Réactions au Maclean’s: The Great Escape

J’ai lu l’article de Martin Patriquin du Maclean’s (The Most Corrupt Province in Canada) et honnêtement, il n’y a pas de quoi s’enflammer de façon quasi-hystérique comme le font présentement les élites politiques et médiatiques qui encore une fois, joueront le rôle de la vierge offensée.

Il y a des mois, des années, voire même des décennies que les médias québécois nous parlent de corruption sur une base quotidienne. Pourtant, voilà que la communauté médiatico-politique s’offusque qu’une image de corruption traverse la frontière québécoise et nous soit présentée par un Québécois de langue maternelle anglaise (Martin Patriquin) dans une revue canadienne de langue anglaise (Maclean’s).

Il faut avouer que se taper un recensement des épisodes de corruption québécoise n’est pas très édifiant. Mais de là à réagir de façon aussi émotive et tribale à un texte qui raconte ni plus ni moins ce que bon nombre de Québécois constatent depuis des lunes révèle encore une fois, l’immaturité de nos élites incapables de passer de l’adolescence à l’âge adulte.

On entendra donc l’éternelle litanie habituelle de ceux qui posent comme « défenseurs du peuple ». De façon tout à fait surréaliste, le député libéral Denis Coderre ira même jusqu’à y voir « le syndrome des plaines d’Abraham, où on nous regarde avec condescendance, avec dédain ».  Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal parle d’un article « haineux et diffamatoire » d’un ROC (reste du Canada) qui verse dans le Québec bashing.

Gilles Duceppe fera croire que l’on « attaque le Québec  en entier », que « c’est de la xénophobie, point à la ligne. » Et puis, le grand démagogue insinuera que l’auteur fait un lien entre la corruption et la présence de « séparatistes » au Québec. Facile, mais faux: l’auteur rapporte l’opinion selon laquelle « l’obsession référendaire a fait passer au second plan une bonne gouvernance, peu importe le gouvernement, qu’il soit pour ou contre l’indépendance du Québec. » Très différent…

La vice-première ministre du Québec, Nathalie Normandeau aura, quant à elle, un autre réflexe adolescent et c’est celui de dire que l’article du Maclean’s est « de la pure fabulation », encore une fois du « Québec bashing à l’état pur ». Et puis, on voudra stimuler la fibre tribale en insinuant que l’on s’attaque à l’ensemble des Québécois au lieu de s’attaquer aux corrupteurs.

Plus sournoisement, il y aura ceux qui voudront salir la réputation du messager (surtout lorsqu’il s’agit de journalistes anglophones) plutôt que de blâmer les corrupteurs eux-mêmes. C’est le cas des groupies du modèle québécois, Anne-Marie Dussault et Josée Legault.

Et puis, il y a ceux qui tenteront de retourner le miroir et de ramener toujours et encore le débat sur une guerre entre souverainistes et fédéralistes (exemples: voir une alternative à la Une du Maclean’s assez amusante ici). Tentant, j’avoue, mais fondamentalement une esquive pour ne pas s’attaquer au fond du problème, et se réfugier sur l’axe fédéraliste-souverainiste.

Enfin, il y a évidemment ceux qui voudront en faire une guerre entre le Canada anglais et les francophones du Québec. Bernard Drainville du PQ parlera de « francophobie » alors que Sylvie Roy de l’ADQ voit que le « Canada anglais s’attaque au Québec ». Le politologue Christian Dufour ira même jusqu’à dire que « le seul racisme qui est encore permis, c’est à l’égard du Québec francophone ». Wow! Ce qu’on a l’épiderme sensible!

Toutes ces réactions ont deux choses en commun. Premièrement, elles tentent magistralement d’esquiver (d’où le titre « The Great Escape ») le fond du propos et deuxièmement, elles font usage de paradigmes épuisants et épuisés: fédéralisme vs. souveraineté, anglophone vs. francophone, et ROC vs. Québec.

Or, le fond du propos est celui qui est raconté par les médias québécois eux-mêmes depuis belle lurette. Croyaient-ils sérieusement qu’ils avaient le monopole de couvrir les moeurs politiques corrompues du Québec?

La vérité, c’est que ce n’est pas à l’auteur de l’article de s’excuser, mais bien à nos élites de présenter des excuses à la population québécoise.

La vérité, c’est que ce n’est pas un portrait des Québécois qui est offert ici, mais un portrait des moeurs politiques québécoises. Grosse différence.

Enfin, la vérité, c’est que cet article reflète probablement ce que pense une bonne partie de la population québécoise. On n’a effectivement pas les gouvernements qu’on mérite!

Jouer la carte de la victime, d’une minorité accâblée, de l’offensé, de la langue, de la souveraineté, du fédéralisme, du ROC qui méprise le québécois francophone, c’est franchement dépassé!

Heureusement, il y a tout de même quelques analystes qui voient un peu plus clair, tels ceux du panel de l’émission « Les coulises du pouvoir » (segment 4, à partir de 3:34) cette semaine qui offre une meilleure analyse de l’article du Maclean’s (particulièrement Michel C. Auger et Chantal Hébert). Un autre est Marco Fortier (lire Les méchants Anglais ne sont pas fins avec nous)

La voie de l’auto-critique et de l’auto-analyse doit précéder une époque de réformes.  En ce sens, suite à une lecture de l’article du Maclean’s, un premier pas pour nos élites serait peut-être de méditer sur le concept de responsabilité.

Pour les assister, je leur suggère de lire un excellent texte de David Brooks sur le sujet, The Responsibility Deficit. Après cela, ils pourraient peut-être songer à passer de l’adolescence à l’âge adulte et à assumer les conséquences de leurs fautes.

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43 réflexions sur “Réactions au Maclean’s: The Great Escape

  1. @Madame Marcotte..bon billet comme toujours. Nous nous y attendions d’entendre ces commentaires des victimes éternelles….et Coderre’s Quebec Bashing. Si il fallait que nous comptions le CANADA BASHING journalier… Oh la la!

    Par contre, j’aurais mieux aimé pour titre de couverture que l’on soulève très fort plutôt la grogne et la rage des citoyens qui montent a une vitesse vertigineuse au Québec à propros des malfaisances et le manque de transparence de ses leaders.

    Jaurais préféré un titre tel:

    LES LIBERAUX SOUS LA LOUPE POUR CORRUPTION AU QUEBEC

    ou

    LES QUÉBECOIS N’ACCEPTENT PLUS (ou se révoltent contre) LES DEBAUCHES DE LEUR GOURVERNEMENT

    En plus, je ne crois pas que Maclean’s avait le droit de se servir du Bonhomme sans la permission des chefs du Carnival? J’imaginerais que Maclean’s va se faire actionner. Le Bonhomme est touristique et non politique.

    Mais la dessus…le Québec chiale mais lorsqu’il est temps de mettre ses culottes, il est « chicken » au bout!

  2. Pingback: Maclean’s « Les analystes

  3. Vous avez PARFAITEMENT raison lorsque vous dites que se seras à nos politiciens de s’excuser auprès de nous,et non au Mclean.

  4. “The Responsibility Deficit” malheureusement est un syndrome qui se repend de plus en plus autour de nous. Force d’admettre que nous en somme les premiers responsables, car nous oublions trop facilement que cette valeur si importante « être responsable » dans la vie doit s’enseigner dès l’adolescence.

    Comment pouvons-nous prétendre être en mesure de préparer nos jeunes à devenir de bons politiciens matures sans cette valeur?

    Excellent article!

  5. Bravo! Mais pourquoi en faire tout un plat? Au Québec, les scandales pleuvent! D’ailleurs, on parle seulement de ceux qui furent ébruités! Il y a des scandales ailleurs aussi. La critique est bonne et permet de se remettre en question et de s’améliorer! Petite politique égocentrique, petit peuple «gardé» ignorant! Et attention, parler anglais, c’est dangereux…

  6. Parce que Mme Marcotte, c’est la classe politique qu’on vise.

    Imaginer nous sommes en déficit structurel (ce qui veut dire que nous somme incapable de payes les comptes courants sans emprunter) et nous avons cumulés plus de 220 milliards de dettes sans avoir eu une crise immobilière, avez-vous une idée comment nous avons été mal gérés par nos politiciens depuis des décennies, combien de mesures ont prises pour satisfaire les groupes d’intérêts.

    L’article vise la classe politique qui est corrompue, aussi simple que cela c’est pour cette raison qu’ils sont offusqués.

    L’immobilisme du Québec est maintenu par les groupes d’intérêts qu’ils ne veulent pas perdre aucun privilège, et comme les groupes d’intérêts ont la main mise sur le pouvoir politique, aucune réforme majeure n’a lieu, aussi bien pour la santé ou l’éducation, il ne faut pas offusquées nos petits amis.

    C’est pour cette même raison, qu’il n’y pas d’enquête sur la construction et le financement des partis, car on constaterait comment le système politique est complètement CORROMPU »

    Le journal Maclean’s a raison, le Québec est sérieusement corrompu, de sérieuse faille démocratique, entraîne la corruption, remarqué notre modèle de scrutin qui favorise le bipartisme n’aide pas la situation.

    De plus la corruption d’État entraîne la corruption de la société, selon M. Ménard (CCQ), une enquête réalisée l’an dernier auprès de 27 000 Québécois révélait qu’une personne sur quatre avouait avoir encouragé le travail au noir. Tu ne peux demander aux gens d’être imputable socialement quand l’État est imputable de rien, quand l’État distribue inéquitablement la richesse, il est difficile de demander au peuple d’avoir un esprit solidarité sociale, quand ils constatent régulièrement tous les magouilles politiques, que certains individus ou groupes d’intérêts reçoivent indûment de l’État.

    Pour avoir une saine démocratie représentative, il faut qu’elle soit bien encadrée, sans cela elle peut facilement s’orienter vers la corruption et de la non-imputabilité.

    Un Think Tank du Québec

    Q.D.

  7. Je suis allé lire le blogue de Martineau (JdeMtl) en fin de semaine et à première vue, il semble qu’une majorité de gens RECONNAISSE la « véracité » du texte.

    Remarquez que la PROPAGANDE dont vous citez quelques exemples ce matin dans votre article, n’avait pas encore ‘débutée’. J’ose expérer que la majorité des citoyens du Qc « SAURONT » faire la part des choses en utilisant beaucoup plus de discernement que ce qui fut fait depuis les dernières années; toutefois, sans vouloir tomber dans la ‘négativité’, disons que je ne cesserai pas de « respirer » tout de suite pour autant!… ;O)

    Il semble qu’au Qc, les gens peuvent dire n’importe quoi conçernant la ‘corruption’ existante chez nous (par nos politiciens) mais, IL FAUT que ce soit dit EN FRANÇAIS SEULEMENT ???!!!…

    Duceppe et Cos., PEUT(vent) porter des ‘préjudices » contre le Fédéral à l’ONU et n’importe où ailleurs dans le monde MAIS, que personne « daigne » DIRE LES VÉRITÉS du Qc où que ce soit S.V.P. (…)

    Je m’arrêterai ici parce que ces imbéciles me font monter la moutarde au nez avec LEURS partisanneries politique.

    Encore une fois EXCELLENT ARTICLE Joanne et encore une fois, vous visez en plein dans le mil!

  8. Excellent travail, Mme Marcotte!

    L’affaire MacLean’s illustre à merveille le petit bijou de texte de M. Têtu, dont il nous avait fait cadeau dans le blogue des Analystes ce printemps dernier. Plus particulièrement le passage où il traite de nationalisme:

    « Plus qu’une idéologie politique, le nationalisme relève d’abord et avant tout de la psychologie collective. S’abreuvant du sentiment d’insécurité des individus, le nationalisme a donc intérêt, pour se perpétuer, à cultiver chez les gens du peuple une conscience malheureuse, honteuse et aliénée. »

    On était en plein dedans, en fin de semaine!!

  9. Très bon billet madame Marcotte. Je suis d’accord avec vous. Le journaliste de Macleans a écrit un très bon texte et cela reflète bien la culture politique qui est corrompue en ce moment. Je crois que c’est le gouvernement Charest qui devrait s’excuser à la population québécoise. C’est Jean Charest qui est le vrai responsable de cette situation. Il est entrain de causer un tort irréparable aux institutions politiques québécoises.

    De plus, les médias traditionnels n’ont vraiment rien compris de l’article de Macleans. Ils ne l’ont pas peut-être même pas lu. Au Québec. quand tu oses attaquer le modèle québécois social-démocrate, tu te fais accuser de raciste et de faire du Québec bashing. Cela est vraiment pathétique.

  10. Bravo madame Marcotte, je n’avais pas eu l’occasion de vous connaître et je viens de vous voir à la télévision à l’émission de Martineau. Vous défendez très bien vos idées (qui sont aussi les miennes) et vous aviez une longueur d’avance sur M Dufour.Je vais maintenant consulter votre blog régulièrement pour connaître votre opinion sur d’autres sujets.
    Continuez votre bon travail,il n’y en a pas assez comme vous au Québec.
    Pierre Bournival

  11. Bravo madame Marcotte.

    Nous devrions traduire -et diffuser- de larges pans de l’article du Maclean’s… pour que tout le monde puisse constater la véracité du contenu.

  12. @Jocelyn Nadeau: Désolée, mais je ne peux publier votre commentaire. Il y a là-dedans des accusations d’ordre légal que je ne peux pas cautionner ne connaissant pas votre cas particulier.
    Cette précaution est due au fait que les bloggeurs doivent assumer la responsabilité pour tous les commentaires sur leurs blogues.
    Merci tout de même,
    Joanne M.

  13. Voulez-vous un bel exemple de dérapage, le projet de loi 109.

    On veut imposer un code d’éthique aux villes, mais ça semble que le Québec ne veut pas se l’imposer à lui-même.

    Genre 2 poids, 2 mesures, donc faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais, après on se demande pourquoi on soupçonne la classe politique d’être corrompu !

    Genre un éthique à deux vitesses :

    http://lejournaldemontreal.canoe.ca/actualites/national/archives/2010/09/20100908-044407.html

  14. C’est en effet une excellente et très juste critique. Je suis entièrement d’accord avec Mme Marcotte sur le fond.

    Parcontre, je suis certain que Mme Marcotte est consciente de l’importance que donnent les médias à l’image. Or, bien que Mme Marcotte a raison de dire, sur l’article ;

    « La vérité, c’est que ce n’est pas un portrait des Québécois qui est offert ici, mais un portrait des moeurs politiques québécoises. Grosse différence. »(Joanne Marcotte)

    l’image sur la couverture est un Bonhomme carnaval avec sa ceinture fléchée. Ce symbole représente les Canadiens français du Québec et non pas tous les résidents du Québec. C’est un portrait fondamentalement ethnique et étant moi-même issu du domaine de la publicité je sais qu’un média important ne prépare pas une couverture sans une profonde réflexion sur son symbolisme.

    L’image de la couverture associe, exclusivement, à une ethnie spécifique le portrait des moeurs politiques de l’article.

    C’est un article xénophobe envers les Canadiens français.

    « Jouer la carte de la victime, d’une minorité accâblée, de l’offensé, de la langue, de la souveraineté, du fédéralisme, du ROC qui méprise le québécois francophone, c’est franchement dépassé! »(Joanne Marcotte)

    Il est évident que ce n’est pas le cas.

    Dans le fond, c’est l’élite english canadian qui nous reconnait comme nation fondatrice originale, tandis que notre élite nous renie cet héritage identitaire fondamental pour servir la cause de l’établissement d’une république démocratique indépendante francophone en Amérique. Une république dont le seul héritage est sa langue.

    Étant parfaitement consciente de celà, l’élite english canadian s’amuse aux dépends de notre élite politique.

    • Je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas parce que l’article traite du Québec que l’on parle d’une ethnie.
      Est-ce que si l’article portait sur Terre-Neuve, on parlerait d’une ethnie? NON.
      Ce qui fait qu’on se sent toujours attaqué dans notre identité relève de nous-mêmes.

    • Désolé Gébé mais contrairement à ce que certaines gens voudraient bien nous faire croire, l’image du Bonhomme Carnaval ne représente pas QUE « les canadiens-français » et/ou, TOUS les Québécois francophones.

      D’ailleurs, où que ce soit dans le monde, la plupart des gens ne savent même pas qu’au Canada, il existe un endroit (Province) dont la majorité des citoyens est de langue française.

      Seulement, àma, le Bonhomme Carnaval représente surtout ‘la ville de Qc’ et ses festivités extra-ordinaire de la saison hivernale; voilà àma où serait la possibilité d’une certaine « illégalité » à considérer et ce serait surtout à la ville de Qc d’en entamer des procédures de ‘droit d’auteur’ ou quelque chose du genre (à vérifier) et/ou exiger des excuses de la part du magazine McClean.

      Bonhomme Carnaval = VILLE DE QUÉBEC et non, tout le Qc, tous les Québécois, tous les Canadiens-français etc. etc.

      Y a vraiment pas matière à chercher les poux comme nos nationalistes/souverainistes et autres etc. AIMENT TANT à faire pour NOURRIR l’insécurité de certains ‘Québécois’ francophones de souche.

      Ces gens feraient beaucoup de plutôt passer plus de temps à chercher des ‘solutions’ plutôt que de toujours chercher à « diviser » PAR leurs constantes manipulations ‘du verbe’…

      L’article en lui-même dénonce toutefois une des réalités ‘politique’ québécoise – mais gardons en tête que: où il y a du pouvoir (pas seulement au Qc) il y a et il y aurait toujours un certains % de corruption … celà fait parti de « la nature de la bête ».

  15. Le bohnomme carnaval avec sa ceinture fléchée est incontestablement le symbole des Canadiens français, fondateurs du Canada.

    Et non pas le symbole du Québec qui est le drapeau de la province.

    Ce ne sont pas les États qui ont des moeurs, mais les gens qui l’habitent. Les différentes ethnies du Québec ont différentes moeurs.

    Le Québec n’a pas de moeurs. À moins que l’État les impose comme dans les pays communistes.

  16. « Est-ce que si l’article portait sur Terre-Neuve, on parlerait d’une ethnie? »(Joanne Marcotte)

    Tout dépend du visage (image) qu’on lui met, à cette province.

    Quelle image aurait choisi Maclean’s pour identifier Terre-Neuve ?

    La majorité ethnique à Terre-Neuve sont des Irlandais Anglais. Puis il y a une minorité francophone que se dit Terre-Novas, descendants des Français. Et enfin les Micmacs amérindiens.

    Est-ce que Maclean’s aurait choisi une image typiquement celtique-irlandaise ? Excluant les deux autres ethnies ?

  17. Sue Baby Sue….Je viens d’apprendre que des avocats vont actionner Maclean’s re :Bonhomme du Carnaval.

    Québec could get a few millions from les anglais for the amphitheatre. There’s always something good in something bad!

    Sur ce point, Maclean’s should have known better.

    • I believe there’s a law that says that you can use trademarked images for parody purposes. So I think the cover used by MacLean’s is protected under the charter.

  18. MERCI MACLEAN S . CA FAIT DU BIEN DE VOIR LES PROFITEURS DU MODELE DESUET SE FAIRE CONFRONTER . MAIS COMME D HABITUDE ILS REAGISSENT COMME UNE CHORALES DE VICTIMES DANS UNE HARMONIE HELAS PREVISIBLES….MAIS JAMAIS ILS SE DEFENDENT PAR UNE ARGUMENTATION COHERANTES ESPERANTS TRES BIEN QUE L ECHOS MEDIATIQUE SE FERA PAR NOS CLOWNS CONNUES ET
    BIEN EN SELLE. SACHEZ CHERES ARTISTES JOURNALISTES, POLITICIENS D UNE GENERATION QUI A TOUT EU ET QUI DERRIERE ELLE FERME LES PORTES DE LA LIBERTEE QUI LA SI BIEN ENGRAISSÉE . VOTRE REVOLUTION N AVAIT QUE DE TRANQUILLE; VOTRE QUIETUDE BASÉE SUR L ASSURANCE DE NE JAMAIS RECEVOIR DE FACTURES. ET BIEN VOUS AVIEZ RAISON CA VA ETRE LES SURVIVANT DE VOTRE PARTY… BREF LA DESCENCE M EMPECHE D EXPRIMER MON MEPRIS D AVANTAGE.

  19. Pingback: lacapitaleblogue.com | links for 2010-09-27

  20. Le titre pointant le Québec et la photo de Bonhomme a masqué le contenu. Ce sensationnalisme destiné à vendre des copies a fourni des munitions à nos corrompus de libéraux et à nos séparatistes. J’aurais aimé que Mclean’s fasse preuve de perspicacité et n’oublie pas ceux qui se battent dans les tranchées de la province en question; pour quelques dollars de plus.

  21. Corrompus la classe politique québécoise ? Évidemment. Mais on n’aime pas que les « Anglais » nous le disent…. Nous sommes susceptibles…Qu’on se prenne en main: il faut faire le ménage dans la politique municipale et provinciale. Il faut renouveler au complet notre classe politique, instaurer la proportionnelle, etc. Il faut limiter les mandats politiques à 8 ans. C’est pas normal qu’un politicien municipal ou provinciale fasse de la politique pendant 30 ans !!!!

  22. Pingback: Entrevue : Trop de cadres en santé/Réactions au Maclean’s « Le blogue de Joanne Marcotte

  23. @Yves….You must be a lawyer…You are probably right, as I doubt Maclean’s would be negligent on such a serious matter. They must be covered legally and must certainly have checked it first. I used to work for Maclean Hunter and they were « very strict » with all the journalists. I do think however that their wording could have been different specially for a cover story.

    The worst of it is that Charest still doesn’t get yet …and that by refusing to order a commission on the construction’s doubtful procedures, he himself created the atmosphere that something wrong is being hidden. The citizens are not heard, so that you Maclean for bringing it up to shake up our dear deaf Prime Minister.

    Is he not aware that (not only Maclean’s) but « all the newpapers, TV shows, radio interviews including blogs like ours » have been heavily involved in treating the subject of alleged corruption in the Liberal party…why is he so surprised? CANADA BASHING!? Will he be asking all of our QUEBEC journalist to excuse themselves as well?

    M. Charest , you definitely had it coming to you. Do not act like the offensed virgin! You do not make any sense…it’s time for you to step down.

    cc: M. Charest

  24. Lorsque que Charest dit que: « Les Québécois ont toujours reconnu que leur État assume avec ses institutions une mission identitaire unique. Aucun autre gouvernement d’Amérique du Nord ne porte sur ses épaules la responsabilité de protéger la culture d’un peuple qui représente moins de 3 % de la population du continent… »

    Eh bien, selon Jean-François Revel dans Le Regain Démocratique, l’homélie de Charest ressemblerait à celle de Mitterrand en juillet 1986, qui soutenait que ce qui appartient réellement aux citoyens est la richesse nationale qui est propriété de l’État. C’est une philosophie dangereuse, car légitime en bonne conscience le pouvoir de l’État à distribuer l’argent public sous formes de nominations, de faveurs, de subventions ou prébendes.

    En passant, selon Revel, il y a 2 types principaux de corruption qui se mélangent: L’un dans les régimes libéraux qui découlent de la collusion entre le pouvoir politique et les entreprises: adjudications, marchés de l’État, dérogations, exemptions fiscales, subventions diverses; et cela croit où l’État est de plus en plus interventionniste. Ensuite celui dans les régimes collectivistes, largement nationalisés où propriété de l’État et patrimoine national se confondent.

    À ne pas oublier que la corruption croît en raison inverse de la démocratie. Là où la démocratie n’existe pas, la corruption est l’un de ses plus coriaces obstacles à sa naissance. Et là où la démocratie existe, la corruption est l’un des plus pernicieux moyen de la violer.

  25. Dionysos moi ce que j’aimerais savoir c’est comment peut-on être indépendant et imparcial quand on doit autant d’argent à nos céanciers?

    C’est qui nos créanciers au juste?

  26. Un peuple en otage…

    Il semble bien que la revue Macleans n’ait pas tout-à-fait tord, lorsqu’elle tente d’expliquer ce qui favorise le fait que ceux qui nous dirigent au Québec, soient si « corrompus », et ce, depuis très longtemps, avant même la soi-disant Grande Noirceur de Duplessis…

    Elle évoque le fait que nous constituons une « minorité » culturelle et linguistique, soit un peuple « francophone », et que nous avons un passé « catholique » très puissant…

    Personne ne peut démentir ces faits qui nous ont poussés vers une certaine forme d’ISOLEMENT, au point où l’on dit souvent que les québécois sont « tricotés serrés »…

    Car, soyons lucides, se pourrait-il que nos élites québécoises profitent actuellement et depuis des décennies, de nos « différences » en tant que peuple minoritaire francophone et catholique, par rapport au reste du Canada, pour « abuser » de leur propre peuple?

    Car depuis l’arrivée du mouvement séparatiste, les élites québécoises séparatistes ont systématiquement découragé les québécois d’apprendre l’anglais, sous prétexte que cela menaçait la survie du français, alors que dans les faits, la plupart des francophones hors-Québec sont « bilingues », et n’ont pas pour autant été « assimilés »…

    De plus, la religion catholique a exercé une « emprise » très puissante sur les Québécois, qui comme dans d’autres pays catholiques, ont ainsi été prédisposés au « communisme », à partir du moment, où ils ont rejeté cette religion en masse…Car tous les pays qui sont devenus « communistes », avaient un passé catholique…

    Et toutes ces caractéristiques réunies ensemble, « minorité-francophone-catholique », ont-elles fait du Québec, non seulement une « société distincte » certes, mais surtout, un « terrain fertile » pour remplacer l’Église par l’État, comme cela s’est fait dans tous les pays communiste d’hier à aujourd’hui, mais en appelant cela de la « social-démocratie »…

    Car quoiqu’il en soit, il n’en reste pas moins que les Québécois « subissent » sans cesse depuis des décennies, des « dictatures unilatérale » tant de gauche ( sous le PLQ et le PQ ), que de droite ( sous l’Union nationale de Duplessis ), qui les empêchent de vivre dans une véritable DÉMOCRATIE, où existe une dualité gauche-droite, qui permet d’éviter les EXCÈS…

    • @Julie….Très bonne analyse, je partage les mêmes opinions, J’ajouterais que les leaders séparatistes attirent beaucoup des genres de personne qui sont un peu naifs qaui n’osent questionner comme dans le temps des restrictions religieuse.

      Ils sont pris dans un genre de tourbillon d’idées qui les mènent à la confusion ce qui empĉhe l’évolution de la pensée. et mène à l’inaction!

  27. Presque de la compassion…

    Les articles de la revue Macleans sur la culture de « corruption » qui semble exister depuis des décennies au Québec , laissent davantage à penser que les auteurs ont presque de la « compassion » pour le peuple québécois et la situation burlesque dans laquelle il se trouve depuis trop longtemps, rien à voir avec du Québec Bashing…

    En effet, il semble bien que la « question nationale » avec laquelle le Québec est aux prises depuis plus de 50 ans, ait lentement mais sûrement, fait DÉVIER le débat normal dans une démocratie, qui généralement se situe sur un axe gauche-droite, vers un perpétuel climat de confrontation fédéraliste-souverainiste, qui permet à nos élus d’éviter les enjeux qui intéressent réellement la population québécoise…

    Prétendre que c’est du Québec bashing, c’est vouloir empêcher le peuple du Québec de se « libérer » de cette emprise qu’ont nos élites, qui elles, ont grand intérêt à ce que la « question nationale » reste d’actualité, afin de continuer de servir leurs propres intérêts, plutôt que ceux du peuple québécois…

    • L’article du Macleans rapporte certaines vérités. Mais pas toute la vérité.

      Le Québec est au prise avec la corruption d’une certaine élite politique. Mais il faudrait ajouter que les québécois ont à coeur de combattre la corruption. Ils la dénoncent et demandent depuis des mois des enquêtes.

      Il faut voir de quoi parle cet article. Il parle d’une société qui est pourrie parce qu’elle n’a pas les bons réflexes politiques. Notre héritage catholique, notre isolement, l’importance de l’état et notre statut de minoritaires nous prédisposent à la corruption parce que nous ne sommes pas capable d’auto-critique.

      Je suis désolé de décevoir les auteurs de Macleans mais les citoyens québécois s’élèvent contre la corruption. L’élite libérale au pouvoir ne veut pas en entendre parler, mais les médias enquêtent et informent.

      Ce n’est pas une question de tares génétiques, de complot de gauche, de mainmise des syndicats ou d’obsession constitutionnelle, mais plutôt de citoyens qui ne s’occupent plus assez de la chose publique. De citoyens qui élisent un gouvernement sans idéaux et sans autre projet que de gérer à la petite semaine une petite province.

  28. M. Patriquin de Maclean’s va être interviewé à tout le Monde en Parle…Oh la la!

    J’ai beaucoup de difficulté avec Guy A Lepage, je ne trouve pas l’émission très intéressante. Je pense que l’auteur de l’article de Maclean’s M. Patriquin est plus que brave de se livrer à Guy A pour se faire mitrailler et ridiculiser. On pourrait s’attendre a ce que Guy A. dénonce les vérités accablantes du Québec et pointe aux autres provinces au lieu de regarder nos failles en détails. Le Qéebec sait blamer les autres et faire l’autruche. Esperons qu’il n’ira pas là!

    Le pire de l’emission c’est d’avoir invité Jean Francois Lisee un séparatiste qui n’a que du dédain de tout ce qui est canadien et que peu de citoyens respectent à part les souverainistes, naturellement, M. Patriquin n’a pas à subir les impropriétés de certains du Québec pour avoir pratiqué son travail de journaliste qui a traité les mêmes problemes que tout les journeaux québecois avaient déjè couvert depuis des mois.

  29. Pingback: Corruption: Les “p’tits amis” des partis politiques – Le blogue de Joanne Marcotte

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