Joanne Marcotte répond à Carole Beaulieu de l’Actualité

À Madame Carole Beaulieu,
rédactrice en chef de la revue l’Actualité,

En attendant que je développe davantage sur le thème du populisme (de gauche), je vous soumets deux textes qui sauront peut-être apaiser vos craintes quant à ce que vous décrivez comme "un automne chargé de populisme" au Québec dans votre éditorial du 1er décembre 2010.

Je vous convie d’abord à lire mon discours d’introduction à l’événement du 23 octobre du Réseau Liberté-Québec ici: Événement du 23 octobre à Québec

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Pétition demandant la démission de Jean Charest

Lettre ouverte au Parti libéral du Québec
Mardi le 16 novembre 2010

Aux dirigeants et financiers du Parti libéral du Québec,

Le 18 mars 2010, j’implorais le chef de votre parti de remettre sa démission et de quitter les lieux de l’Assemblée nationale.

Depuis hier, des dizaines, voire peut-être même des centaines de milliers de citoyens demandent la démission de votre Chef en signant la pétition qu’un groupe de citoyens a soumis aux Québécois.

Alors que le Québec devrait miser sur le développement des compétences de nos jeunes, apporter des réformes importantes dans les domaines de l’éducation et de la santé, se doter d’un plan de redressement des finances publiques et créer un environnement qui favorise la prospérité, voilà à quoi s’occupe le Québec.

Incapable de se faire entendre, une partie de la population a carrément décroché alors qu’une autre, à droite comme à gauche, en est réduite à observer le spectacle désolant d’une pluie de mise en demeure et le cirque d’une période de questions complètement surréaliste.

Le camp des sociaux-démocrates (la gauche) se montre insatisfait parce que Jean Charest préside à "l’effritement des acquis sociaux" et le camp des réformateurs (la droite) se montre insatisfait parce que le Parti libéral du Québec a continué de faire grossir l’État, un État dont nous n’avons plus les moyens.

Avouons-le, il devient périlleux de gouverner au centre (au centre-gauche, en réalité). La société québécoise se polarise. Au grand dam des partis traditionnels que sont le PLQ et le PQ, l’axe fédéraliste-souverainiste ne sera bientôt plus celui qui déterminera le vote. Heureusement, le Québec pourra enfin débattre des enjeux en opposant deux philosophies politiques complètement distinctes.

Dans le nouveau virage qu’entreprend le Québec, force est de reconnaître que l’obstination maladive de Jean Charest ne sert ni le Parti libéral et surtout pas les Québécois.

Il nous reste donc de vous implorer de lui faire entendre raison! Il ne reste plus que vous qui puissiez le faire. Autrement, ne vous étonnez pas plus tard si votre marque de commerce sera souillée pour de nombreuses années.

P.S. Ne pensez pas une fraction de seconde que vous pourrez vous dispenser d’une enquête sur l’industrie de la construction. Le choix est clair: c’est maintenant avec Jean Charest ou plus tard avec un futur gouvernement qui en aura fait une promesse électorale solennelle. À vous de décider.

L’axe gauche-droite: En construction (3 de 3)

Nous y voilà donc! De plus en plus de citoyens l’exigent et de plus en plus, notre élite intellectuelle le reconnaît: la question nationale et les débats constitutionnels doivent maintenant être relégués au second plan.

La priorité doit maintenant être accordée à des enjeux qu’on a malheureusement négligés: l’éducation, l’administration de la santé, l’endettement public et la protection de nos valeurs occidentales.

Depuis 50 ans, partout ailleurs en occident, l’axe gauche-droite est l’axe autour duquel gravitent les débats. Partout ailleurs, la gauche et la droite revêtent des couleurs qui s’adaptent aux caractéristiques historiques et culturelles des gens du pays. Je ne crois pas, non, qu’il existe de référent unique. Des idéaux, peut-être, mais certainement pas de cadre ou de grille uniques.

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Le Réseau Liberté-Québec: un contrepoids essentiel (2 de 3)

Les véritables immobilistes

Depuis le lancement du Réseau Liberté-Québec le 1er septembre dernier,  combien de fois ai-je entendu de la part de sympathisants des commentaires du type:

"Je trouve extraordinaire ce que vous faites, ne lâchez pas… mais faites attention aux mots. Vous savez, la droite au Québec, ça fait peur…";

"Il y aurait beaucoup plus de gens qui seraient sympathiques à votre cause si vous vous montriez un peu plus pragmatiques et rassembleurs";

"Le débat gauche/droite, c’est un débat stérile… mais lâchez pas. Vous dites les vraies affaires";

"Ah, les étiquettes gauche et droite, on n’a vraiment pas besoin de ça; ce qui compte, ce sont des solutions qui marchent!", etc.

"Oui, mais: À quoi ça sert si vous n’aboutissez pas à un parti politique?"

De toute évidence, toutes ces personnes n’ont pas l’habitude d’un mouvement citoyen à la droite de l’échiquier politique. Et ils sont en peine d’imaginer qu’un tel mouvement de citoyens puisse exister à l’extérieur d’un parti politique. C’est le cas, par exemple, des gens qui aux lendemains du lancement du Réseau, l’associait à un "SPQ-Libre" de l’ADQ alors que pour le qualifier comme tel, il aurait fallu minimalement être une entité interne à l’ADQ. Enfin…

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Entrevue de Denis Julien: Comment parle-t-on de la droite?

Denis Julien analyse les "terrains politiques" en redéfinition au Québec et raconte comment il perçoit les interventions du panel (Antoine Robitaille, Josée Boileau, Joseph Facal) de Bazzo.tv portant sur les participants au Réseau Liberté-Québec.

Le Québec choisira-t-il de se comporter comme la Grèce ou comme la Grande-Bretagne?

Comment caractérise-t-on les élites de droite de la Grande-Bretagne? (ex: David Cameron, Nick Clegg)

Les atouts de la Grande-Bretagne et l’importance de la croissance du service de la dette (les intérêts sur la dette)

Opinions sur les propos de Joseph Facal

Une réplique à Marc Picard qui qualifie (selon les médias), le Réseau Liberté-Québec comme étant des "purs et durs" de la droite

Mention et commentaire sur un des éditoriaux de Mario Roy de La Presse et portant sur la droite québécoise

Une droite québécoise: un contrepoids essentiel (1 de 3)

Contrepoids: Masse utilisée pour contrebalancer le poids d’une charge lourde.

Dans une culture où le "consensus social", le "dialogue entre partenaires" et le "politically correct" sont rois, il semble bien que le Réseau Liberté-Québec bouscule certaines sensibilités et insécurise le clan des privilégiés.

Bien sûr, les attaques les plus invraisemblables viendront des syndicalo-socialistes. La démonstration est sans équivoque: ces gens-là vont user de toutes les stratégies possibles et recourir à toutes les absurdités inimaginables (notamment l’hilarante idée que le RLQ serait financé par un groupe pétrolier du Kansas!) pour tenter de discréditer et de tuer dans l’oeuf une réflexion qui remet en cause leurs acquis.

Devant cette montée de bazookas (!), on peut bien s’en offusquer ou en rire, mais on devra avouer qu’elle est tout de même respectable. Le camp du Non est organisé, extrêmement bien financé, clairement campé et efficace. Leur agenda est clair et les résultats sont indéniables. Après plusieurs décennies de "combats", le Québec est la nation où l’État continue d’engraisser.

Malheureusement pour eux, les voix bruyantes du camp du Non ne réalisent pas encore qu’elles ont déjà perdu la bataille.

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