Chronique à Maurais Live du lundi, 24 septembre 2012 sur le style de gouvernance de Pauline Marois et sur ce qui est considéré comme un "riche" au Québec par le Parti québécois.
Mon passage à Franchement Martineau aujourd’hui:
La politique québécoise... autrement
Chronique à Maurais Live du lundi, 24 septembre 2012 sur le style de gouvernance de Pauline Marois et sur ce qui est considéré comme un "riche" au Québec par le Parti québécois.
Mon passage à Franchement Martineau aujourd’hui:
L’histoire des canadiens-français ne compte pas beaucoup de générations de "riches" francophones. Certes, nous avons fait un rattrapage, mais les chiffres sont là. Notre héritage catholique et notre bagage culturel méprise davantage la richesse qu’elle ne l’encourage.
Cela dit, une personne dont les revenus se situent dans les 4e et 5e quintiles des revenus les plus élevés ont, pour la plupart, un parcours qui se ressemble. Précisons également que le "riche" québécois n’a normalement pas hérité de sa fortune. Il l’a construite. (Et jadis, il était certainement dans les 1er ou 2e quartiles des revenus. Non, la pauvreté n’est pas un état permanent et oui, la mobilité sociale, ça existe.)
Ainsi, selon la directrice des communications de Pauline Marois, Shirley Bishop, voter contre l’ajout de deux nouveaux paliers d’imposition en remplacement de la taxe santé serait "brimer cinq millions de personnes". Dans sa grande générosité, Pauline Marois a effectivement versé dans le populisme le plus abject en promettant en février dernier, l’abolition de la taxe santé de 200$.
"Je savais qu’il y aurait des conséquences et je vais les assumer", nous dit-elle. Comme si "elle" allait assumer quoique ce soit. Bien sûr que non. Parce que, par les temps qui courent, il n’y a rien de plus facile politiquement que de s’en prendre aux "riches" et aux entreprises, évidemment. Nous sommes à l’ère du mouvement d’Occupy, souvenons-nous, et avec le PQ-Nouveau, c’est la rue qui mène.
Juste comme ça, voici quelques commentaires que j’ai vu passer hier sur les réseaux sociaux lors du Jour 1 de la gouvernance souverainiste du PQ-Nouveau. (ou devrais-je dire co-gouvernance par les groupes d’intérêts et par la minorité bruyante du Québec?).
Je pense que cela donne une bonne idée de la façon dont s’exercera la démocratie (le mot est-il encore le bon?) sous un gouvernement Marois-Lisée. Peut-on, effectivement, vraiment parler de "gouvernance" et de "démocratie" quand autant de fils tirés par la rue font bouger la marionnette péquiste?
Juste quelques mots rapides sur une partie du Conseil des ministres.
Un carré rouge (Pierre Duchesne) qui devient ministre de l’Éducation supérieur, le père des référendums d’initiative populaire (Bernard Drainville) qui devient responsable des institutions démocratiques (feu vert aux RIPs!), et Jean-François Lisée responsable des relations avec les anglophones ?*(*?%&?#&%?$??.
C’est ça qui est ça.
Pour le détail, cliquez ici.
En juin 2010, j’ai eu le privilège de préparer et de présenter, en Suisse, l’état du système de santé du Québec (voir présentation ici).
Fraîchement sortie du Comité Castonguay (sur le financement du système de santé au Québec) auquel j’ai participé, les constats et l’impasse financière n’étaient pas, à mon avis, suffisamment pris au sérieux. Alors ministre de la santé, Philippe Couillard, dans l’après-midi même du dépôt du rapport, avait écarté les principales mesures de réformes qui auraient pu moderniser l’organisation du système.
Eh bien, les souverainistes du Québec ne pourront plus blâmer le gouvernement Harper de jouer autant sur le symbolique (ex: photos de la Reine dans les ambassades????).
Voilà que le premier geste, le tout premier geste de la première Ministre Marois est celui de retirer le drapeau canadien du salon rouge de l’Assemblée nationale.
Il s’en trouve pour dire que les "choses sont revenues à la normale" puisqu’on raconte que c’est Jean Charest qui l’avait ramené lorsqu’il a été élu en 2003. La normale? La normale pour qui? Pour les 28% des gens qui voteraient pour la souveraineté, il semble.
Chronique à Maurais Live du lundi 17 septembre 2012
Ce qui se passe à Chicago et études portant sur l’effet et le pouvoir d’un bon prof!
Ce qui se passe en Ontario où le gouvernement McGuinty a fait adopter une loi qui gèle le salaire des enseignants et retire temporairement le droit de grève pour une période de 2 ans.
Ce qui se passe au Québec (des professeurs qui incitent les étudiants à la grève)
Les causes structurelles derrière la prise en otage des étudiants lors des conflits de travail entre les enseignants et leur employeur (l’État)
Si Lucien Bouchard avait voulu "passer un savon", comme on dit, au Parti québécois, il n’aurait pas fait mieux. Un moyen pied de nez, oui.
M. Bouchard n’a pas de trouble à montrer aux Québécois comment sa pensée évolue avec le temps. Souvenons-nous. C’est le même gars qui est passé du Parti conservateur du Canada de Brian Mulroney au Bloc québécois, puis au Parti québécois. Plus récemment, il a scandalisé toute la gauche québécoise en devenant le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ). Quelle horreur!
On le sait. Le droit de grève dans le secteur public est un puissant pilier du modèle québécois. Non pas parce que le droit de grève est illégitime, mais parce qu’il bénéficie d’un double monopole: celui de la prestation des services par des monopoles publics et celui du monopole syndical. Quand il y a une grève des employés du gouvernement dans un secteur donné, c’est pas compliqué. Tout le monde est en grève.
Tout de même paradoxal cette notion de droit de grève dans le service public, non? D’une part, on croit au service public. Le secteur public (syndiqué) serait garant de la qualité des services, dit-on. Il serait garant d’une meilleure accessibilité aussi. Et puis, le secteur public ne serait pas miné par cette malheureuse notion de profit. Le secteur public est noble, généreux, équitable, bref, il a toutes les vertus.
Et pourtant…