J’veux pas l’savoir!

Je ne sais vraiment pas comment ça pourrait être pire que ce qu’on apprend jour après jour. Et on en est seulement qu’à ce qui se passe à Montréal! Aujourd’hui, le témoin Martin Dumont, ancien organisateur politique de l’équipe du maire Gérald Tremblay, nous en apprend des vertes et des pas mûres.

D’abord, il nous apprend qu’il y avait 2 comptabilités distinctes du financement du parti politique du maire: une officielle… et une officieuse. Mieux que ça: le maire le savait, selon Dumont, mais en bon représentant du peuple, quitte les lieux après avoir entendu ça en disant: "Je n’ai pas besoin de savoir ça".

La réceptionniste qui comptait l’argent le savait, les organisateurs le savaient, mais le maire feint toujours de ne pas le savoir. Les coffre-forts débordent de cash, les manteaux sont gonflés de cash, mais "Y a-t-il quelque chose de suspect dans votre environnement, Monsieur le Maire?" Nooooon.

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La débâcle

Les dernières semaines auront démontré ce que plusieurs reconnaissent intuitivement: le secteur public n’est ni plus vertueux ni plus protecteur de ce que la gauche aime bien désigner comme le "bien commun".

Après mon texte de la semaine dernière intitulé Le public plus vertueux – Vraiment?, La trahison des clercs de Benoit Aubin et La double trahison de Lysiane Gagnon, c’est au tour de Joseph Facal ce matin (Fin de parcours) de s’étonner qu’il n’y ait pas plus d’indignés qui expriment leur dégoût devant un secteur public qui contrairement à leurs prétentions, n’est pas "imprégné d’une sorte d’essence morale intrinsèquement supérieure à celle du vil secteur privé". [Lire la suite...]

Le "public" plus vertueux – Vraiment?

Avec ce qu’on entend jour après jour à la Commission Charbonneau, les hôtels de ville de Laval et de Montréal mériteraient d’être inondés de citoyens indignés.

Ajoutez à cela toute la mal gouvernance des gestionnaires des systèmes publics de santé, d’éducation et des transports et vous avez là au moins autant de raisons de souhaiter que se soulève la population dans un énorme mouvement de "Occupy l’hôtel de ville" ou "Occupy le gouvernement"!

Depuis la dernière crise économique et financière, de nombreux livres ont été écrits pour dénoncer les travers du capitalisme, du secteur financier et de la meute affairiste et corporatiste. Tout n’est pas rose bonbon à Wall Street, avons-nous conclu, quelques fois à tort, d’autres fois à raison. [Lire la suite...]

Conjuguons le verbe "corrompre", voulez-vous?

Il y a des gens qui me demandent pourquoi je ne fais pas trop de commentaires sur la Commission Charbonneau. C’est bien vrai. J’essaie très très fort de garder mon calme. Et je tente de me concentrer sur le folklore péquiste de même que sur le travail des partis d’opposition – dont les efforts sont pratiquement et malheureusement oblitérés de la couverture médiatique au profit du "Reality show" de la corruption québécoise.

Mais je suis admirative du travail de Madame Charbonneau et du commissaire Renaud Lachance. Je l’aimais bien, celui-là, lorsqu’il occupait le poste de Vérificateur général du Québec. Quel bon choix!

Seulement, aujourd’hui, il m’est difficile de ne pas réagir. Parce que s’il y a quelque chose qui me répugne, s’il y a quelque chose qui me donne des hauts-le-coeur, c’est bien cette facilité qu’ont les gestionnaires et fonctionnaires du secteur public à se renvoyer la balle et à n’assumer aucune responsabilité. [Lire la suite...]

L’UQÀM ou le foyer idéologique de la gauche québécoise

Il y a des moments où on se dit que le Québec cherche le trouble. Qu’on a ce qu’on mérite: mal gouvernance, collusion, corruption, incompétence des hauts dirigeants, institutions publiques à la dérive, etc.

J’avais fait un moyen saut en apprenant que le syndicaliste Gérald Larose se proposait comme recteur de l’UQÀM. Je n’aurais pas dû. C’est cohérent après tout. L’UQÀM n’est-elle pas le foyer idéologique de la gauche québécoise? (Et puis, sérieusement, faudrait peut-être allumer sur le fait qu’on a un sérieux problème de relève au Québec, non?)

Il semble maintenant qu’il ne sera pas le seul en lice. Un dénommé Robert Proulx sera également candidat. Un théologien contre un psychologue… Un syndicaliste contre quelqu’un qui siège sur le Conseil d’administration et le conseil exécutif de l’université depuis 5 ans. Oui, oui. Il était là du temps de l’îlot Voyageur.

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Chronique: Fred Pellerin, Argo et la course au PLQ

Chronique à Maurais Live du lundi 22 octobre 2012 -

Je raconte mes sorties culturelles (Fred Pellerin, Argo), puis partage quelques commentaires à propos du lancement de la course à la chefferie au Parti libéral du Québec.

PLQ-CAQ: À la conquête du vote anti-péquiste

La course à la chefferie du Parti libéral du Québec est officiellement lancée! Vingt-quatre délégués pour chacune des 125 circonscriptions électorales voteront pour le prochain chef de leur parti: 3000 personnes dont le tiers est constitué de jeunes de moins de 26 ans. Selon les règles adoptées hier, la parité entre les hommes et les femmes est assurée, dit-on.

Cinq débats auront lieu en grande partie au cours du mois de janvier 2013 après quoi les délégués se réuniront à la mi-mars 2013 pour choisir leur nouveau chef.

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Comment je lis le sondage politique de ce matin

L’ÉCHEC DE LA STRATÉGIE MAROIS-LISÉE

Après 45 jours de cafouillages, d’improvisations et de reculs, le Parti québécois récolterait toujours 32% des votes s’il y avait des élections aujourd’hui. Après avoir fait des yeux doux et même, intégré en son sein certains éléments de la gauche radicale québécoise, le couple Marois-Lisée semble perdre son pari. Québec solidaire navigue toujours autour des 6 à 8%. Rien n’y fait. Les gens de Québec solidaire lui restent fidèles et adorent leur(s) chef(s).

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À Maurais Live: La gauche à court d’arguments

Chronique du lundi 15 octobre 2012 – La gauche syndicalo-péquiste est à court d’arguments pour justifier leur idéologie anti-sélection et anti-concurrence des écoles primaires et secondaires au Québec.

En reprenant chacun des arguments, force est de constater qu’ils sont basés soit sur un biais idéologique égalitariste, soit sur le mensonge: l’argument financier, l’argument "égalité et équité" et l’argument anti-concurrence et sélection des élèves.

Autre sujet: Loto-Université. Pourquoi en sommes-nous rendus là?

À lire également: Juste pour les riches (Richard Martineau), Juste pour les riches (2) (Richard Martineau), Pas de répit (Mario Dumont), Une petite semaine (J.-Jacques Samson), Une affaire explosive (Joseph Facal), L’école publique coûte deux fois plus cher, Ces méchantes évaluations (Dominic Maurais), La stratégie du bordel (Alain Dubuc)

À Martineau: La Loto-Université?

L’idée d’une nouvelle loterie pour financer les études universitaires est une nouvelle illustration que le contrat social et fiscal a atteint ses limites.

Au Québec, le contrat social implicite veut que nous payions beaucoup d’impôts en échange de quoi l’État nous gratifie de services universels "gratuits" ou à très bas prix: tarifs d’électricité plus bas que le prix du marché, services de santé, services d’éducation, droits de scolarité les plus bas en Amérique du nord, garderies à 7$, etc.

Ce deal se résumait en peu de mots: "Donne-moi ta paie", nous dit le Gouvernement, et t’auras "toute grrrratis"!

Avec la courbe démographique qui s’inverse, les impôts ne suffisent évidemment plus.

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