Entrevue de Denis Julien: Budget Bachand, fiscalité québécoise

Denis Julien explique les fondements et les effets pervers de la fiscalité québécoise sur notre démocratie. Pour écouter l’entrevue, cliquez ici

– À quoi servent nos impôts élevés?
– Les bonnes et mauvaises raisons pour critiquer le budget Bachand
– Les véritables coûts du modèle québécois
– Le concept du « décideur social »? (à 8:00)
– La véritable valeur du budget (à 9:00) et la Mercedes
– « J’ai jamais demandé ça » (à 11:00)

Ma phrase préférée: « À la minute où le gouvernement te soutire des taxes et des impôts, la plupart du temps, c’est qu’il finance avec ça une soustraction de liberté et la grande fiction, c’est de te faire croire qu’il est en train de te donner un service de grande qualité que tu as demandé, inconsciemment ou pas. »

5 réflexions sur “Entrevue de Denis Julien: Budget Bachand, fiscalité québécoise

  1. Très bon !Petits détails:Pour le RQAP, ce fut conçu par le PQ mais appliqué sous le règne des Libéraux.Pour la monnaie forte, j'ai bien aimé la nuance: "ça dépend des économistes".Sinon, je criais tout seul… derrière mon écran.;-)Sérieux, c'est vrai qu'une monnaie forte comporte CERTAINS avantages, mais elle comporte AUSSI certains désavantages. Et cela dépend aussi beaucoup de la structure économique d'un pays.Pour la monnaie forte canadienne, c'est également vrai de dire que cela dépend de quelle région nous parlons. Par exemple, si demain matin, le Québec avait sa propre monnaie, sa valeur reflèterais son économie et elle vaudrait probablement autour de 75 cennes, par rapport à un dollar canadien…

  2. Bonjour,J'ai été agréablement surpris par le ton de M. Julien en début d'entrevue. Voilà enfin un ex-militant de l'ADQ et économiste de "droite" qui remet les pendules à l'heure en mentionnant tout simplement que les constats de Léo-Paul Lauzon rejoignent les siens. Évidemment, les divergences apparaissent avec les solutions proposées mais on apprend que l'analyse de la situation actuelle n'est pas différente d'un camp à l'autre.Malheureusement, cette entrevue ne dépasse guerre l'étape des constats. À l'exception des grands principes de liberté individuelle et de l'approche de l'utilisateur-payeur, aucune proposition concrète n'est avancée.Tôt ou tard, vous devrez peaufiner votre discours en fournissant les détails de votre approche. Je peux facilement comprendre qu'un conseiller en sécurité financière ait tout intérêt à privatiser la Régie des Rentes par exemple. Mais il faudra donner les détails, les bénéfices, les risques, les désavantages. Aujourd'hui, un citoyen vers à peu près 1,000$ par année pour se bâtir une partie de son fonds de retraite. Ce versement annuel lui procurera environ 12,000$. Évidemment, vous me direz que placer la même somme dans une firme d'investissements me procurera beaucoup plus. Peut-être, mais ça dépend des conseils qu'on reçoit et de la stabilité des marchés financiers…C'est ça que vous devez expliquer. Même chose avec l'accès aux soins de santé (remplacer les impôts par une adhésion à une assurance privée), l'accès à l'éducation, etc…Pour ce qui est d'améliorer la gestion de notre patrimoine collectif, vous avez entièrement raison. Le gouvernement et les gestionnaires de la fonction publique ont le devoir de s'assurer que les fonds publics sont gérés adéquatement et efficacement.Pour ce qui est des revenus de l'état, personnellement, je suis persuadé que le gouvernement actuel se price de revenus auxquels il a "droit". Avantages fiscaux exagérés, évasion fiscale, imposition des entreprises inadéquate, etc…

  3. Correction:"Aujourd'hui, un citoyen verse à peu près 1,000$ par année à la RRQ pour bâtir une partie de son fonds de retraite. Ce versement lui procurera environ 12,000$ par année lorsqu'il prendra sa retraite."

  4. Excellente entrevue, comme toujours!Ça nous manque cruellement des avis comme celui de M. Denis Julien dans les médias de Montréal.C'est sur que personne n'aime voir le gaspillage, la corruption et l'évasion fiscale…Pas besoin d'être à gauche ou à droite. Il suffit d'avoir une graine d'intégrité dans la cervelle.Mais celà dit, je n'ai pas de misère à croire que même en éliminant tous ces maux de notre société, nos finances publiques ne sauront être viables à long terme.Je pense qu'avoir des cours d'économie serait très salutaire pour tous les citoyens. Faire son rapport d'impôt en tant que travailleur autonome nous permet également de nous ouvrir les yeux sur plein de choses. Quand il faut calculer tout ce qu'on doit dans les annexes, on devient bleu marin. D'ailleurs, je suis loin d'être certaine que les chiffres avancés par Lutopium sont exacts. Pour payer seulement 1000$ de RRQ, il me semble qu'il faut gagner environ 20 à 25 000$. J'imagine très difficilement avoir un fond de retraite de 12 000$ (50 à 60% du revenu gagné) avec des cotisations aussi basses.Je ne me prétend pas une experte remarquez et je suis certaine que M. Julien nous serait d'une grande aide à mon conjoint et moi-même qui sommes travailleurs autonomes!J'ai bien aimé le passage où il remettait en question le constat des féministes, à savoir que: hors du travail, point de salut pour l'épanouissement des femmes. Ça aussi se sont des préceptes qu'on nous enfonce dans les oreilles. Je suis loin d'être convaincue que tous les milieux de travail sont hyper épanouissant…

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