Le “racket” des garderies : Quand le PLQ brûle tout sur son passage

S’il y a quelque chose qui caractérise le gouvernement de Jean Charest, c’est qu’il brûle tout sur son passage. Cette semaine, ce sont toutes les garderies privées qui sont éclaboussées. Aujourd’hui, même le président de l’Association des garderies privées en a plein son casque (Les garderies privées lâchent Tomassi).

L’opposition péquiste et le lobby des centres de la petite enfance (CPE) auront eu raison du ministre Tomassi. Les histoires d’horreur liant présumément le financement du Parti libéral à l’octroi de places subventionnées choquent, écoeurent et nuisent aux entrepreneurs de bonne foi.

Mais derrière tout ça, on ne peut pas ne pas y voir un combat idéologique contre les garderies privées.

Selon le président de l’Association québécoise des CPE, Jean Robitaille, le marché des garderies privées est un marché « extrêmement rentable ». Le gouvernement ne devrait plus accorder de places au privé, croit-il. Un point, c’est tout.

« Les profits des garderies privées sont excessifs », croit M. Robitaille. N’est-ce pas scandaleux qu’un propriétaire de garderie puisse vendre son entreprise à fort prix? Un « racket », dénonce l’opposition officielle.

Ont-ils considéré que ce ne sont pas les contribuables qui subventionnent les immobilisations mais les propriétaires de garderies privées eux-mêmes? Non. Ont-ils considéré que lorsqu’il y a dépassement de coûts, ce n’est pas l’État qui vient à la rescousse, mais l’entrepreneur qui doit assumer. Bien sûr que non.

Et puis, pourquoi un actionnaire de garderie privée n’aurait-il pas le droit de revendre ses parts lorsqu’il voudra prendre sa retraite et récupérer son investissement? La bâtisse elle-même peut valoir autour du million dans certains cas. (Écoutez une entrevue avec Sylvain Lévesque, le président de l’Association des garderies privées du Québec)

Alors, on parlera de collusion et l’on s’amusera à parler de « processus » pour l’octroi des nouvelles places. L’on s’offusquera qu’il y a des gens qui veulent « faire des profits sur le dos des enfants. » Y’a rien comme de solliciter le vieux fond catho qui méprise l’argent, n’est-ce pas?

Tout compte fait, cependant, il serait peut-être bon de nous rappeler quelques chiffres. Une place en garderie privée coûte 37 $ par jour alors qu’une place en CPE en coûte 45 $.

Dites-moi, si les profits des garderies privées sont si excessifs, n’aurait-on pas le droit de nous poser la question sur le coût des CPE? Qu’est-ce qui explique la différence de 20%? Il doit bien y avoir des profits à quelque part? Excessifs même. Elle va où, tout cet argent? Je vous laisse deviner.

7 réflexions sur “Le “racket” des garderies : Quand le PLQ brûle tout sur son passage

  1. Ouf, tu mords ce soir Joanne.

    Un enfant une place, tu le sais pourtant!

    Je l’aime moi, ma garderie privée à 25$. Je peux-tu la garder sivouplait! Surtout, que la gentille éducatrice, elle n’a rien d’une libérale et je ne me sens pas du tout exploité.

  2. Je me demande comment moi, ma conjointe de l’époque et même mes ancêtres avons fait pour survivre…

    Imaginez l’horreur! On n’avait PAS de CPE! Et en plus, l’État ne gérait pas nos enfants. On devait être responsables de NOS enfants et devinez quoi? On s’en est miraculeusement sortis! OUF!

    Nous les avons éduqués (au privé bien sûr) et ils sont sujourd’hui bien vivants, heureux et ils occupent des emplois intéressants. En plus, ils m’ont donné quelques petits-enfants qu’ils ont le bonheur d’éduquer à leur tour aujourd’hui, mais pour se faire, ils ont la bonne fortune de devoir attendre patiemment des places en garderie étatique (ils ne sont pas parmi les privilégiés…), bonheur qui m’a été, ô horreur, refusé à l’époque. On devait se débrouiller sans le gouvernement comme l’ont fait des générations de parents avant nous. On n’avait aucune idée du malheur qui nous accablait. Essayez d’imaginer le « calvaire » de devoir téléphoner à une gardienne (la plupart du temps une voisine sans diplôme socio-constructiviste mais avec l’expérience de MÈRE…) qui les a pris en charge avec tout l’amour qu’elle porterait à ses propres enfants. Et elle ne les a pas mangé…

    Ah…ils en ont de la veine aujourd’hui de pouvoir, lorsqu’il y a de la place, remettre leurs chérubins entre des mains technocrates et syndiquées mur-à-mur qui peuvent leur transmettre toutes leurs connaissances tout en respectant le ratio gardienne/enfant, les congés sociaux, les vacances d’été, les tempêtes de neige, et tous les petits caractères du « contrat social »…bien sûr.

    Histoire de les aider, j’en suis réduit à considérer sérieusement une généreuse contribution aux partis politiques québécois. C’est dire…

  3. Ce gouvernement de kleptomanes aura réussi à transformer ces fermes d’élevage des petits veaux Québécois que sont les CPE en une nid de patronage et de culture d’influence. Ce ministre Tomassi, fils d’un organisateur libéral, peut sans rire en une semaine à peine nous affirmer exactement le contraire de sa positon défendue péniblement jusqu’à maintenant en réponse aux questions pointues de Nicolas Girard au sujet du trafic d’influence érigé en système de collecte de fonds en faveur de la mafia libérale, en bref, un aveu de culpabilité.

    De plus en plus JJ Charest et ses complices nous livrent un spectacle d’une telle insignifiance, incapable de d’éteindre les feux qui le consument lentement mais sûrement.

    En multipliant les impairs, ce gouvernement est parvenu à dilapider le capital de sympathie qui lui restait, même au sein de ses propres rangs. Le lien de confiance est rompu. Non seulement Charest doit-il quitter dans la honte, mais avant de disparaître du radar médiatique pour aller rejoindre ses semblables ordures dans les poubelles de l’histoire, le PM devra répondre des ces allégations de proximité entre le crime organisé et les organisateurs libéraux qui, selon diverses sources convergentes, nomment les juges par un jeu de coulisse. Il s’agit d’une forme très grave de trafic d’influence sévèrement sanctionné par le code criminel. Que JJ Charest se le tienne pour dit.

  4. Le pire c’est probablement pour les parents qui paient leurs taxes pour payer les CPE, sont sur une liste d’attente depuis le debut de la grossesse et n’ont pas encore de place en CPE alors que l’enfant a 1-2 ans et un parent doit arreter de travailler… J’en connais quelques uns!

    Quand on a notre precieuse place, oubliez l’idee de demenager dans une autre ville, vous etre pogne la car il sera impossible d’en avoir une ailleur.

    C’est sans parler des tactiques qu’il faut prendre pour se tailler une place. Les listes d’attente c’est une joke. Ceux qui ont des places c’est ceux qui vont rencontrer les educatrices au parc pour montrer combien leur enfant est gentil. Il faut « tricher » pour entrer dans le systeme.

    Un retour d’impot ya pas de nombre limite de places et quand on depense notre propre argent, c’est drolement plus efficace!

  5. @tous: D’accord avec vous. Et c’est ça que ça donne, lorsque le critère principal principal pour devenir ministre, c’est le financement que tu rapportes au Parti libéral du Québec.

  6. Pingback: Le Chialeux De Salon » Blog Archive » Réseau Liberté Québec

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