Revue de presse – Samedi 8 mai 2010

Je vous offre ce qui m’a intéressé ce matin dans les quotidiens francophones du Québec.

1. Le hall des miracles – Édito de Mario Roy, La Presse

« Les attentes, elles, sont permanentes. (…) Qui croit une seule seconde qu’une loi contre la pauvreté (Québec 2002) éliminera la pauvreté. » Mais plus intéressant encore: « Qui demande l’impossible aux politiciens? Certainement pas le citoyen lambda, anonyme, sans voix, qui paie la facture et sait donc pertinemment ce que peut accomplir un dollar – le sien – cédé à l’État: presque rien. »

Cela ne vous rappelle pas quelque chose? Indice: « J’ai jamais demandé ça »

2. Démission politicienne – Lysiane Gagnon, La Presse

« En principe, ce sont les politiciens élus qui devraient représenter les citoyens ordinaires. Ce sont eux qui, ayant passé le test ultime de la crédibilité et de la confiance, devraient être les mandataires actifs de la majorité silencieuse. Mais encore faudrait-il que ces élus soient capables de prendre position, et d’accepter que même en politique on ne peut être aimé par tout le monde. (…) Ah, mais pensez-vous qu’aujourd’hui on pourrait faire la Manic et la baie James? »

Autrement dit, Y‘a tu des vrais hommes icitte?

3. Le réveil de l’Alberta – Alec Castonguay, Le Devoir

La première cible du gouvernement albertain est le système de péréquation fédéral. « Un sondage Léger Marketing publié en janvier 2009 montre que 78% des Albertains estiment que la fédération canadienne leur coûte plus cher qu’elle ne leur rapporte. »

Je pense que le Québec devrait en prendre bonne note…

4. Défendre l’indéfendable – Richard Martineau, Journaux Quebecor

« Ça prend quoi pour qu’un syndicat dise: «Désolé, ma vieille, mais les gestes que tu as posés sont tellement barbares, tellement dégradants, qu’on a décidé de ne pas prendre ta défense?»

5. The limits of policy – David Brooks, The New York Times

En prime, un article fascinant sur les limites des politiques publiques et sur l’importance de la culture dans l’essor socio-économique des populations. Un texte qui fait réfléchir sur la « culture québécoise »…

Bonne fête des mères aux mamans!

7 réflexions sur “Revue de presse – Samedi 8 mai 2010

  1. 3- Finalement, devrait-on accepter l’existence du fameux déséquilibre fiscal ? Au Québec, un groupe se plaint que la péréquation n’est pas assez généreuse, alors qu’en Alberta c’est inverse. Serait-ce ca, le déséquilibre fiscal ? Je suggère qu’on pose la question à Denis Coderre ou Michael Ignatieff. Ca ne fera pas avancer les choses, mais au moins, on pourra rire pendant une heure avec leurs réponses. Plus sérieusement, il faut avouer que c’est le résultat des gouvernements libéraux subséquents. Ils sont très centralisateurs dans tous les domaines, ca ne peut que créer des mécontents à la grandeur du pays. La solution passe probablement par une révision des pouvoir de chaque pallier, ce qui ne se fera pas de sitôt, ce n’est pas envisageable de toucher la constitution comme tout le monde le sait.

    4- Malheureusement, dans un milieu syndicalisé, la logique et le gros bon sens sont constamment évacués pour des intérêts assez discutables. Enfin, non, pas nécessairement. Comme le disait un des mes profs d’économie (Gérard Bélanger, UL), les choses font plus de sens quand on analyse les actions syndicales sous une autre perspectives : l’exécutif syndical travaille d’abord pour son propre bien, ensuite pour le bien de la structure et finalement, quand ca ne nuit pas pas aux palliers supérieurs, au bien des simples membres. Dans cette histoire, il apparait nécessaire à l’exécutif syndical de défendre cette personne dans le but de montrer sa position de force face à la partie patronale; ce qu’on ne ferait pas au nom de la sacro-sainte sécurité d’emploi, il ne faut pas ouvrir de brêche sous aucun prétexte !

    5- Réflexion tout à fait intéressante en effet. La conclusion parallèle qu’on en tire est que pour que les politiques aient un impact fort sur le tissu social, elle doivent être immensément répressive. Seul un état totalitaire aura l’applomb pour établir de telles politiques rigides avec une certaine forme de succès. Un autre argument pour la réduction de l’état ? 😉

    • @Jeff B.
      3-Je ne pense pas qu’il faille tant réviser la constitution. Il suffirait de la respecter tout simplement, c’est-à-dire respecter le partage des compétence qui y est déjà inscrit.
      4-Ben d’l’allure
      Joanne

  2. Imaginez qu’on est en train de fonctionnariser la lutte à la pauvreté en structurant au niveau provincial des Corporations de Développement Communautaire

    http://www.tncdc.qc.ca/fr/TNCDC/6/Mission.aspx

    Pour notre localité ca va permettre de recevoir 36,000$ par année pour suivre le groupe et participer à deux congrès provinciaux par année.
    Oui de futurs voyageurs pour Bordeaux…

  3. Je me permets d’ajouter à votre revue de presse le lien suivant : http://tiny.cc/1fwl8

    Il s’agit d’un excellent texte de Vincent Bénard, président de deux think tanks libérals européens, sur notre gestion franchement déficiente de la dette publique. Avertissement : M. Bénard est un peu aride par moments par son utilisation de nombreux termes techniques, souvent dans une variante française qui nous est un peu étrangère.

    • Merci Jeff B. Ton lien est excellent. Belle démo de ce type Européen. Il vulgarise très bien, et voit le monstre qui nous guête.

      J’ai bien aimé sur son site le vidéo sur le libéralisme.

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