La paranoïa nationaliste

Notre ami Frédérick Têtu vous propose ce matin, sur le blogue des @nalystes, un long texte, résultat de ses réflexions sur l’état du Québec.

Têtu pose une bonne question.

Comment un peuple fier a-t-il pu laisser la classe politique l’entraîner dans un tel état de dépendance fiscale et dans une situation financière aussi précaire? Comment expliquer une telle persévérance dans l’échec de l’interventionnisme bureaucratique? Comment expliquer l’acceptation de services publics tantôt de qualité médiocre, tantôt d’une accessibilité incertaine?

Têtu offre une explication: Selon lui, « tout cela n’aurait jamais été possible sans l’influence déterminante de l’idéologie nationaliste sur la politique québécoise des cinquante dernières années. »

Pour lui, le triple cul de sac dans lequel se trouve le Québec s’explique par l’échec des trois vecteurs dominants de la politique québécoise: l’interventionnisme d’État à tendance socialiste, le nationalisme, le souverainisme.

La paranoïa nationaliste

Les passages les plus percutants, pour moi, portent sur la description de l’idéologie politique du nationalisme, sauce québécoise.

Plus qu’une idéologie politique, le nationalisme relève d’abord et avant tout de la psychologie collective. S’abreuvant du sentiment d’insécurité des individus, le nationalisme a donc intérêt, pour se perpétuer, à cultiver chez les gens du peuple une conscience malheureuse, honteuse et aliénée.

Par exemple, on nous raconte notre histoire comme une suite d’humiliations aux mains d’élites étrangères trop contentes de nous exploiter. Selon la vulgate nationaliste, nous sommes un peuple de colonisés. Les Anglais, les « Canadians » et le grand capital américain, avec la complicité d’un clergé corrompu, ont fait de nos ancêtres des ignorants, des impuissants et des locataires sur leurs propres terres.

Cette narration culmine avec le mythe suprême : la grande noirceur, et le nom de Maurice Duplessis sert de mantra pour évoquer à quel point nous étions misérables et petits avant que l’État québécois ne devienne obèse.

Ainsi, afin de nourrir le sentiment d’insécurité et d’aliénation chez les gens du peuple, les leaders nationalistes, assistés par une élite médiatique, déploient une vision du monde paranoïaque.

Têtu aurait très bien pu responsabiliser d’autres acteurs: une certaine classe d’affaires dépendante qui marchande son vote en échange de subventions de l’État ou encore une culture misérabiliste et victimaire encouragée par les grands groupes d’intérêts, assoiffées de fonds publics.

Il aurait été intéressant également de faire remarquer que que la religion catholique a très certainement contribué à préparer un terrain aussi fertile à la dépendance, la honte et la fermeture sur soi.

En bout de ligne, il reste que la « société québécoise » est d’abord formée d’individus et pour ma part, cette « culture québécoise de la dépendance » est peut-être promue par les élites artistiques, médiatiques et politiques, mais je maintiens que celles-ci sont très éloignées de la population en général.

Il en résulte tout de même que l’échec de la troïka de l’interventionnisme, du nationalisme et du souverainisme a pour conséquence une incapacité québécoise à l’introspection et donc au débat public. En fait, pour Têtu, « il n’y a pas eu de véritable débat public bien qu’il y ait eu un véritable capharnaüm médiatique. »

Bref, à la question posée, Têtu ne voit « que le réflexe répressif de la paranoïa nationaliste pour expliquer comment nous en sommes venus au cours des dernières années à tolérer l’intolérable au Québec. »

Le souverainisme

Quant au 3e vecteur,  le souverainisme, Têtu croit que:

l’échec le plus nuisible des souverainistes fut leur incapacité à assumer les deux défaites référendaires. Trop faibles pour accomplir leur projet, ils sont juste assez forts pour maintenir la dynamique politique dans l’axe fédéraliste-souverainiste.

Selon Têtu, la « nuisance souverainiste » génère cette pernicieuse logique de quémandeur invétéré faisant du Bloc québécois  une extraordinaire « machine politique programmée pour générer l’échec ».

Or cette logique de l’échec convient merveilleusement bien à la paranoïa nationaliste, et c’est ce qui selon moi a permis la pérennité du Bloc.

Que faire?

Têtu propose tout de même un profond changement d’attitude.  Aux souverainistes, il ne leur demande pas de renoncer à leurs convictions, mais plutôt « d’accepter de mettre le projet souverainiste sur la glace, et de l’y mettre pour de vrai. »

Il invite également les Québécois véritablement lucides

à dire à chaque fois qu’ils en auront l’occasion aux professionnels de la souveraineté que «tant que vous n’aurez pas mis de l’ordre dans les dépenses publiques de la province, nous ne voudrons rien entendre de votre projet de pays».

En remplacement de la « paranoïa nationaliste », Têtu propose des formes « plus saines » d’amour de la patrie: le patriotisme et le traditionalisme.

Le texte de Têtu mérite d’être lu. Il est l’expression d’un véritable citoyen préoccupé par le Québec et l’avenir des siens. Et puis, ne vous fiez pas au titre qui a si peu à voir avec le fond de son argumentaire. Si l’exposé de Maxime Bernier lui a servi de bougie d’allumage, tant mieux, mais il y a bien plus que ça dans ce que Frédérick nous propose ce matin.

24 réflexions sur “La paranoïa nationaliste

  1. Un essai lucide et réaliste. On ne peut blâmer le reste du Canada de nos propres choix de société.

    Quand le projet souverainiste est né nous étions des boomers jeunes et enthousiasmes capable de se releverles manches et à faire face au défi. La dernière éventualité qui s’est présentée à nous a été le référendum de 1995 et déjà il se faisait tard.

    Il se faisait tard car Parizeau n’a pas hésité de transférer à Toronto toute la caisse de dépôt afin de soutenir la période de sécheresse et de manque de revenus due aux négociations de la séparation où ils faudrait affronter les autres provinces et territoires pour départager le patrimoine collectif (Actifs, dettes
    , institutions y compris les fonctionnaires et l’armée). Déjà Pauline Marois a estimé que ces discussions oiseuses à cinq ans, estimé optimiste, durant lequel nous vivoterons et devrons utiliser la Caisse de dépôt pour payer l’épicerie en vidant la caisse de retraite des québécois et les réserves des organismes comme la SAAQ, le RRQ, la CSST et les fonds de pensions des retraités de l’État. Le jeu en vaut il la chandelle ? Aujourd’hui je répond NON.

    Alors prenons nos responsabilités et faisons de ce Québec une province qui vise à se démarquer économiquement et viser l’excellence. Nous avons les ressources naturelles, il ne reste que la volonté ferme et la détermination qui a fait d’autres peuples des collectivités fortes (Allemands, Juifs, Japonnais, etc…).

    Il est temps de changer la dépendance à l’État providence pour la responsabilisation et la déterminantion. Mais notre jeunesse est-elle prête à ce défi, elle qui a été tant maternée ???

  2. «Cette narration culmine avec le mythe suprême : la grande noirceur, et le nom de Maurice Duplessis sert de mantra pour évoquer à quel point nous étions misérables et petits avant que l’État québécois ne devienne obèse.»

    – Frédérick Têtu

    Étrangement, je suis souverainiste et je ne vois pas Maurice Duplessis comme étant le bourreau qui est dessiné par les gauchistes. L’étiquette de la «Grande Noirceur» et les mots «tyran», «dictateur» et «monarque» ont été collé à son nom et à son époque, d’abord, par les monarcho-fédérastes de la gau-gauche communiste de Cité libre (les futurs Pierre Elliott Trudeau, Jean Marchand, Gérard Pelletier, Pierre Vadeboncoeur, etc.) qui avaient une vision ultra-centralisatrice du Canada.

    Dans un documentaire récent que j’ai pu voir sur la Canal de l’Assemblée nationale, il a été dit que ces gens détestaient Duplessis, parce que celui-ci était pour le respect intégral du Pacte de 1867, sinon «on va se séparer». C’était rare que l’on entendait ça au Québec, dans les années 1950, mais Duplessis, lui, a dit ces mots-là, lorsqu’il a créé l’impôt québécois sur le revenu. Pour expliquer son projet d’impôt québécois, Duplessis avait repris la thèse des Pères-fondateurs du Canada, car, dans l’AANB de 1867, il est écrit noir sur blanc que seules les provinces ont le droit d’imposer le revenu.

    Au XXe siècle, pour financer la machine de guerre du Canada, le fédéral est sorti de ses champs de compétences de la façon la plus anti-constitutionnelle qui soit, en volant aux provinces le droit d’imposer le revenu, afin de créer l’impôt fédéral. Ottawa a trahi sa signature de 1867 et, selon les communistes monarcho-fédérastes de Cité libre, il aurait fallu que le Québec se laisse plumer de cette façon. Or, Duplessis ne l’entendait pas ainsi et, grâce à son entêtement qui découlait de ses convictions autonomisto-affirmationnistes quasi-souverainistes qui ont fait sa marque, Ottawa n’a pas eu le choix de baisser les points d’impôt, afin de permettre la création de l’impôt québécois et de rapatrier, d’une certaine façon, cette compétence provinciale-là, au Québec, d’abord, et aux autres provinces, ensuite!!!!

    Duplessis voyait bien que le Québec se faisait voler par Ottawa et que le Pacte de 1867, qui était centralisateur, mais moins que les communistes monarcho-fédérastes de Cité libre ne l’auraient souhaité, devait être décentralisé, afin de permettre une plus grande autonomie au Québec et aux provinces, sinon «on va se séparer»!!!!

    D’ailleurs, la création du drapeau du Québec entrait dans cette tendance. Mais, le plus drôle, c’est que l’opposition à Duplessis l’avait accusé de flamber l’argent des contribuables pour avoir financé la construction de plus de 4000 écoles et de plusieurs universités, dont l’Université Laval. C’est, aussi, grâce au réseau scolaire des collèges classiques qu’il a permit aux jeunes de s’instruire et de faire, plus tard, la Révolution tranquille qui libéra le Québec du joug de la secte catholique.

    Le gouvernement de René Lévesque, qui était le gouvernement le plus instruit et le plus cultivé de toute l’Histoire du Québec, était entièrement constitué (mis à part Claude Charron) de gens dont leurs éducations universitaire, intellectuelle et professionnelle étaient antiérieures à 1960. Vraiment, on a écrit n’importe quoi, dit n’importe quoi et pens.é n’importe quoi sur Duplessis!!!!

    Maurice Duplessis est sûrement le meilleur premier ministre du Québec de la première moitié du XXe siècle, car c’est lui qui a contribué à nous emmener vers les années de lumière qui viendront plus tard!!!

  3. Je suis assez d’accord.

    1)
    Par contre, ce n’est pas le religion catholique comme telle qui a été le problème, mais histoire de notre PEUPLE. L’Église était omniprésente, car l’élite à l’époque de la conquête, a fui en France. Et le clergé d’alors a ‘passé un deal’ avec les conquérants: pas de révolte politique, mais laissez-nous libre dans certains domaines (qui étaient considérés comme importants à cette époque; langue, religion, code civil, etc). Nous pouvons critiquer ce deal (je l’ai déjà fait), mais de là à blâmer toute une religion pour ces dérives spécifiques et uniques au Québec, c’est exagéré. La dépendance (aux autorités anglaises politiques/économiques et religieuses de l’époque, étaient réelles et quasi incontournables), la honte (euh ???, qu’est-ce que cela a à voir avec la religion catho???), et la fermeture sur soi (vraiment AUCUN rapport avec la religion spécifiquement, mais encore une fois, cela à tout à voir avec notre contexte historique).

    Il faut cesser de se révolter contre la religion… elle a fait partie de notre ‘adn’, mais elle n’est pas responsable de tous ces travers…

    Je suis croyant, et si j’étais né dans ces années, j’aurais combattu le cléricalisme, la censure, etc.

    2)
    Même si je suis d’accord avec les éxagérations ‘nationalistes’, que décrit F. Têtu (j’ai déjà été exactement le type qu’il décrit dans son texte!), il ‘oublie’ qu’une bonne partie de notre histoire -que décrivent les nationalistes étatiques- est vraie. Nier ça, c’est nier une partie de la réalité et ne nous aidera pas à réconcilier le peuple ‘encore ‘dépendandiste’ -d’aujourd’hui- avec la réalité actuelle. C’est la collectivivation/étatisation de nos vies (de la part de Qc ou d’Ottawa), qu’il faut dénoncer. Pas renier tout de notre histoire. Pas faire le miroir de ces éxagérations.

    Il ne faut pas renier notre histoire, elle a eu un réel impact sur nous tous (bon ou mauvais). Traiter de ‘parano’ les gens qui s’identifient à cette histoire (j’en suis) et ensuite faire l’amalgame avec les folies étatiques/interventionnistes de ces gens, est un pas intellectuellement douteux (selon moi en tout cas), que je ferai jamais.

    La droite de Québec (ce courant provient surtout de là), est trop souvent le miroir parfait de la gauche de Montréal. Elle croit qu’en disant tout le contraire *de l’autre extrême), elle est automiquement dans l’vrai. Faux (selon moi): la réalité est unique et pas aussi binaire.

  4. p.s.:

    Mea Culpa:

    J’aurais du lire le -long- texte de F.Têtu avant de commenter.

    Il n’est peut-être pas aussi binaire (ou pas du tout?), que ma lecture -rapide- de votre résumé, m’avais laissé comme première impression.

    C’est ce bout qui m’a fait réfléchir:

    «En remplacement de la “paranoïa nationaliste”, Têtu propose des formes “plus saines” d’amour de la patrie: le patriotisme et le traditionalisme.»

    ***

    Pas besoin de me le dire: Je m’en vais ‘au coin’, en penitence…
    😉

  5. Vous écrivez :

    « Il aurait été intéressant également de faire remarquer que que la religion catholique a très certainement contribué à préparer un terrain aussi fertile à la dépendance, la honte et la fermeture sur soi. »

    1) Catholique signifie « universel » (il y a des catholiques dans tous les pays), en quoi cela favoriserait-il la fermeture sur soi ?

    (C’est la minorisation constante des francophones en Amérique du Nord qui l’explique : c’est une stratégie de survie de la part d’une minorité : se replier, faire le dos rond et avoir plus d’enfants dans l’espoir de redevenir majoritaire ou enfant indépendant).

    2) Les catholiques sont nettement moins hantés par la honte et le péché que les protestants (voir les puritains qui ont banni de nombreuses fêtes et débordements parmi lesquels l’alcool réprouvés par de nombreux protestants (avant la moitié du XXe siècle) et que le clergé catholique acceptait, la confession permet aussi facilement d’effacer la faute alors que la rédemption par simple grâce divine est nettement plus aléatoire et définitive).

    3) Je ne comprends pas le bout sur la dépendance et le catholicisme. Veuillez expliquer. Peut-être voulez-vous dire que la structure hiérarchique de l’Église qui protège son peuple, ses ouailles, a été remplacée par l’État-Providence tout aussi « omniprésent » (en fait plus). Si c’est cela, je pense qu’il y a du vrai, les protestants étant de tout temps plus individualistes (et prompts à se fractionner en de multiples chapelles).

  6. Oh wow…

    J’ai lu les deux textes : F. Têtu et le discours de Bernier, comme suggéré dans le texte de Têtu.

    C’est intéressant comme approche, particulièrement l’inter-dépendance PQ-PLQ, par rapport à la séparation du Québec. Le problème ici, c’est que ces deux parties sont le « backbone » de la politique québécoise. Ils représentent la structure politique, solidement implantée dans notre société. L’ADQ n’est rien, mais absolument rien, à côté des deux autres (dois-je également mentionné Québec-Solidaire a.k.a. PQ Jr ?).

    Par contre, Mario Dumont s’exclame que la création d’un nouveau parti semble peu probable, car, ce parti nous demandera de l’argent, et devra construire sa structure et sa fondation politique. La question est de savoir combien de temps tout cela va prendre, et surtout, le Québec a-t-il tout ce temps devant lui ?

    Oui à une nouvelle approche, mais celle-ci devra grandir à travers un parti politique solide. Nous savons, selon Têtu, que les deux partis (PQ-PLQ) sont interdépendant l’un de l’autre et la séparation est la corde qui les unies, et, probablement celle avec laquelle ils vont finir par ce pendre (si ce n’est déjà fait).

    Jusqu’a quel point cette la contamination séparatiste/souveraineté est-elle sérieuse ? Devrions-nous faire comme Moïse ? C.-à-d. punir les pécheurs d’avoir osé défier les ordres de Dieux en vénérant une statue d’Or… La punition de Moïse : il les a fait attendre dans le désert pendant… 40 ans? Le temps de renouveler une nouvelle génération d’individu qui ne saura pas contaminer. Parce que 40 ans, c’est long en maudit.

    Est-ce que le seul moyen pour enfin se débarrasser des séparatistes/option souveraineté comme on les connait actuellement (ou selon la définition de Têtu) ? Ceux-ci ne prêchent que par une seule chose : la fin justifiera les moyens. Peu importe le prix…

    Ouais… mais ça va nous couter très cher tout ça, et, comme avec la tragédie des Éboullements (vous vous souvenez ?), c’est lorsque l’autobus se retrouva dans le fond du ravin avec des dizaines de morts que l’on réalisa qu’il est déjà trop tard et… « qu’on aurait donc du… », malgré les avertissements répétés de combien de citoyens…

  7. Bonsoir Joanne

    Merci pour l’entrevue chez Dupont ce midi avec votre conjoint Denis et Frédérick Têtu. Quel threesome!

    Merci d’être venus ensemble souffler sur les braises de la réflexion, de la colère et de l’espoir car dernièrement c’est plutôt la morosité qui règne.

    J’en suis rendue à me demander : Que s’est-il donc passé depuis ce soir du 26 mars 2007 où j’étais assise seule dans mon salon, une bière à la main (moi qui ne boit pas!) pendant que toute la maisonnée sommeille. J’avais une boule dans la gorge et j’étais presque incrédule devant la page de journal où était inscrit chaque comté que j’avais soigneusement surligné à la couleur du parti victorieux : Libéral-rouge, PQ-bleu, ADQ-vert, QS-orange. 41 députés !!!

    Moi qui votais obstinément ADQ depuis 1994, j’avais enfin une vraie famille politique. J’étais envahie par la fierté et par un sentiment de communion…

    Que s’est-il donc passé depuis ce soir du 26 mars 2007 ?

    France

  8. Très bon commentaire M. Jean-Luc Proulx

    La grande noirceur on est présentement en plein dedans, avec un Québec en faillite, l’éducation qui produit des décrocheurs et qui nivèle par le bas, le système de santé qui va à la dérive et toute la corruption par rapport au financement du parti Libéral.

    La question n’est pas de savoir s’il y a assez de souverainiste au Québec pour faire l’indépendance, la question est de savoir quel parti politique pourra nous emmener vers ce beau projet, en étant fière d’être Québécois.

    Moi je n’en veut pas d’un Québec indépendant diriger par le P.Q et le Bloc, qui nivèle par le bas, qui aide les criminels plus que les victimes, qui ne parle que des droits mais jamais de responsabilité, qui ne pensent qu’aux dépenses mais jamais à rembourser les dettes, qui ne parle jamais de dégraisser l’appareil gouvernemental et qui veut tout contrôler de la naissance jusqu’à la mort.

  9. @ Madame Turcotte

    MERCI pour vos reflections sur le contenu du merveilleux texte de Têtu.

    Si tout les séparatistes lisaient le texte de Têtu, pensez vous qu’ils ferraient une introspeciton sur leur comportement et qu’ils reconnaitraient le temps qu’ils nous ont fait perdre pour un projet invalide en partant, ce qui nous a posé d’énnormes difficultés et nous a empêché d’avancer et de placer notre écoonomie au premier plan.

    Est-ce qu’ils se sentiraient partiellement coupables d’avoir entrainé plein de Québecois à croire que le Québec était exceptionnel, différent de culture, distinct, un peuple, une nation, capable de s’assumer mais ne pouvait le faire tant qu’ils restaient dans la méchante prison du Canada, ces anglophones qui les diminuaient et les humiliaient à chaque occasion?

    J’ai l’impression que la plupart ne reconnaîtraient jamais leurs torts car la misinformation que l’on leur a fait avaler depuis si longtemps est gravé très profond,

    Comment nous en sortirons nous…c’est la question que je me pose. et comment reprendre le temps perdu. j’ai l’impression qu’il faudrait repartir a ZÉRO.

    Si seulement on pouvait « cloner » Obama!

  10. Pour ma part, toutes ces démarches nous ont permis d’en tirer des conclusions. Nous devons maintenant établir le plan de match suite à ces constats.

    J’ai appuyé le mouvement souverainiste. Surtout, pour me débarrasser du dédoublement avec le gouvernement fédéral, et la chambre du Sénat. Mais maintenant je n’y suis plus.

    Tous ces postes coûtent une fortune. Il faut arriver à rationaliser. La majorité travaillent fort, mais sur quoi travaillent-ils ?

    Le fameux panier de services que plusieurs veulent voir ré-évaluer. C’est par là que ça doit commencer.

  11. En remplacement de la “paranoïa nationaliste”, Têtu propose des formes “plus saines” d’amour de la patrie: le patriotisme et le traditionalisme.

    Oh! Le patriotisme et le traditionalisme ?
    Un émule de Bush ou du pape ?

  12. En regardant les commentaires du sujet de discussion, je dois vous suggérer le livre « Le dernier Testament de l’Occident » qui m’a apporté beacoup de réflexions et de réponses aux questionnements de ce qui ne va plus dans notre pauvre petit Québec d’aujourd’hui. Les projets comme l’indépendance, nécessitent plus que la simple volonté ou de mettre le « X » dans la bonne case. Il faut comprendre et connaître les éléments qui feront en sorte que ces projets sont non seulement réalisables, mais surtout durables et inaltérables. Dans ce livre, tout est si bien expliqué que c’en est épeurant….

  13. @ Fernand
    Excellent commentaires.

    @ Jean Luc Prouxl

    Si le Canada a volé l’argent des Québecois, le Québec s’en met plein les poches maintenant avec l’argent des autres provinces du Canada, n’est-ce pas?

    La religion et le séparatisme…

    La religion, à mes yeux, aurait été reponsable et aurait occupé la plus grande place pour garder les Québecois dans le noir.

    Les prêtres ont participé à retenir le peuple, ignorant et pauvre pendant des décénies en exgigeant que les femmes soient des usines de fabrication et produisent des petits catholiques à répétition pour que la business du Vatican s’enrichisse. Sinon ces pauvres mères devaient brûler en enfer.

    Ce qui est arrivé, c’est que les 20 enfants de grand mère Paulette n’ont pas été trop loin dans l’éducation et aucun ont fréquenté l’université, car ils étaient trop nombreux et trop pauvres.

    Pendant ce temps les anglophones qui étaient en général protestants n’avaient que 2-3 enfants et la plupart se retrouvait à l’université. Alors ils sont devenus les présidents des compagnies québecoises car ils avaient le savoir faire. On les a damné pour cela et nous continuons à chialer contre ces maudits anglais depuis. Ils ont bâti Montreal mais on crache dessus et sur leur langue. C’est ignoble et troublant.

    Éventuellement, les francophones se sont reveillés et ils ont fouté la religion par la fenêtre, s’éduquèrent, fréquentèrent l’université et s’accaparèrent les postes de président des compagnies.

    Malheureusement, à l’université une autre religion est née…le séparatisme et le gauchisme, les voulant comme des victimes éternelles qui doivent quémander et travailler le moins possible parce qu’ils pensent que tout le monde leur doit quelque chose. Le temps perdu va nous couter très cher. Les ardeurs souverainistes sappent l’énergie et prendront des décénies à s’éteindre en empêchant le Québec de grandir.

    Il faut arrêter de niaiser et de se faire vivre par les anglophones des provinces riches du Canada ($8.6 Milliard pour 2010). Il faut suer pour avancer et pour devenir un peuple intelligent.

    • @ Renée Houde

      Il faut faire attention avant de mépriser le nationalise intègre. Le PQ de dit nationaliste, mais en fait il est aussi pire que les fédés incultes et décadents et en aucun cas le PQ agit comme de vrais nationalistes. Ils utilisent cette doctrine pour ramasser les votes de ceux qui les confondent avec le vrai courage d’avancer. Dans l’Histoire, il est connu que ce sont les régimes nationalistes qui ont toujours fait le plus évoluer la société : Auguste-Rome, LouisXIV, Napoléon, Pierre Le Grand de Russie, etc. Quant aux femmes qui n’ont plus d’enfants, on voit le résultat aujourd’hui, la Nation se meurt, la culture prend le bord et les curés ont été remplacé par votre inculture et par la masculinisation des femmes devenues des hommes. Les hommes portent maintenant le tablier pour remplacer l’absence des femmes qui n’ont pas peur de leurs gènes. Quand on remplace une situation par une autre encore pire, on ne peut être que décadent pour applaudir une pareille ineptie! On peut ainsi être nationaliste, intelligent et progressif au lieu d’être mourant, inculte et instruit pour mieux gérer notre décadence prolifique!

  14. @ Phil

    Par expérience, je sais que cela ne donne rien de discuter avec des séparatistes. Je considere qu’ils sont coupables de retenir le Québec, les poches vides mais plein de sermons en pensant qu’ils sont les seules avec la vérieé.

    Les fédéralists ont un trop plein et ont perdu toute patience avec leurs inssassiables requëtes pour leurs énormes appétits pour plus de pouvoirs pour leur société distincte, pouvoirs qu’ils bousillent aussitôt reçus…éducation Marois, santé Marois etc.

    Vous faites perdre du temps et faite mal au Québec et au Canada.!

  15. @ Renée Houde

    À mon avis vous faites preuve de laxisme et de défaitisme en refusant de parler avec ceux qui défendent la langue et la culture françaises, la survie légitime, l’honneur et le courage. Vos fédés qui sont bien constipés dans leur colonialisme, leur assimilation et leur défaitisme, ne valent pas grand chose puisqu’ils mènent directement la Nation vers la ruine culturelle et le génocide national. Si le Québec est trop français et trop courageux à votre goût, alors déménagez avec vos incultes en Ontario. Personne ne vous retient ici puisque ce n’est pas votre culture. C’est hilarant de voir des fédés vendus et parfaitement incultes essayer d’entrainer avec eux dans leur lâcheté et leur pitoyable défaitisme les nationalistes courageux. Les fédés sont tous du pareil au même, ils ne peuvent que mépriser le courage du nationalisme intègre sans jamais pouvoir offir une alternative intelligente. Tout ce qu’il peuvent offrir, c’est la lâche assimilation, l’exécrable inculture et leur misérable décadence à s’écraser devant le courage d’évoluer et de progresser.

  16. @ Phil Lacasse

    Vous ne faites que vous diminuez en diminuant les autres.

    Vos efforts pour intimider montrent à quel point vous êtes affligé par une bonne dose de paranoia nationaliste. Vous êtes sur le blogue parfaitement taillé pour vos énnoncés. .

  17. Je vous ai vue – par hasard – le 3 juillet 2010 avec Martineau et me demandais qui vous étiez.

    Vous êtes le pendant féminin de Martineau. Vous vous pourfendiez à vous approuver l’un et l’autre!

    Ce n’est pas avec des gens comme vous qu’on peut avoir un gouvernement et un peuple honnêtes.

    P.S. J’ai compris vos instruction en anglais. Attaboy!

  18. Pingback: I like PM

  19. A vous lire
    Toujours cette paranoïa entre fédéraliste et souverainiste.

    Êtes vous inconscient au point de ne pas réaliser que c’est ce cloisonnement de l’esprit,votre manque d’ouverture,cette égocentrisme qui caractérise le PQ et le PLQ qui ont conduit le Québec au gouffre.

    Oui a une nouvelle formation avec du sang neuf.
    Une nouvelle vision
    Un nouveau Québec ouvert sur le monde.

  20. Il est pathétique de lire ce texte de Frédérick Tétu, bourré de préjugés et de légendes urbaines sur le Québec.

    Il aurait avantage de relire de manière plus réfléchie et appronfondie la situation réelle du Québec. Nous retrouvons au Québec le taux de pauvreté le plus bas en Amérique du Nord, un taux de chômage des plus bas en Amérique du Nord (environ 8% au Qc et 10% aux USA), une sensibilisation à l’environnement enviable, etc., etc.

    L’approche de F. Tétu (et de ses semblables) de noircir la situation acuelle pour mieux avancer ses théories me rappelle celle des témoins de Jéhova et autres évangélistes américains.

    Rosaire Brouillard

    • @Rosaire

      Avec quel châtiment vous acablez l’auteur de cette article.

      Si cela va si bien au Québec, comment se fait t’il que les provinces riches doivent nous donner $8.6 Milliards ($8,600,000,000.00) pour que nous ne tombions pas en faillite et pour que nous pussions offrir les mêmes services que les autres provinces?

      Nos gouvernements pequistes ou liberaux ne se vantent pas de çela, c’est un peu trop gënant. Et qu’arrivera t’il si jamais les bourses des provinces riches se vidaient. Les subventions seraient rares et le taux chomage atteiingnerait des proportions jamais vu.

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