Quand la démocratie fout le camp

Si j’avais à orchestrer une campagne électorale demain matin, je pense que mon slogan serait « Assez, c’est assez! ». Vous vous souvenez de la chanson « Enough is enough » de Donna Summer ? OK. Peut-être pas. Donna Summer était la Disco Queen des années 70 et 80.

Bon ben, ce serait cette chanson que l’on entendrait en boucle. « Enough is enough », oui. « I can’t go on, I can’t go on no more, no! »

De voir revenir régulièrement des « dossiers » qui ne se règlent jamais. Le « Dossier Santé du Québec », le « dossier de l’attente dans les urgences », le « dossier du décrochage scolaire », le « dossier de la construction », le « dossier du CHUM, de la 30, de l’autoroute Ville-Marie ».  Vous pouvez compléter la liste…

S’ajoutent à cela tout le bordel autour de la collusion entre les administrations publiques dont celle de Montréal et l’industrie de la construction, le bordel du financement des partis politiques, le bordel des accommodements raisonnables.

Mais bon sens! N’y a-t-il rien que l’on puisse régler? Ne peut-on pas réaliser une fois pour toutes que ce joli modèle doit être revu de fond en comble? À titre d’exemple, voulez-vous bien me dire pourquoi les horaires de travail des infirmières se négocient entre le gouvernement et les syndicats? Ne serait-il pas plus normal que les directions d’établissement règlent ça localement? C’est quoi, l’affaire?

Assez, c’est assez! De lire quotidiennent le gaspillage éhonté des administrations publiques bureaucratisées à l’extrême. De constater l’impuissance du patient qui attend maintenant 17 heures en moyenne à l’urgence ou celle du parent qui n’y peut rien devant une commission scolaire qui se soumet au pouvoir syndical.

Il y a toujours ben une limite. Ou est-ce moi qui a un seuil de tolérance beaucoup plus faible que la majorité des Québécois?

Peut-être pas. Peut-être qu’arrivé à l’automne, le camp du changement aura réalisé l’importance de faire entendre sa voix. Je le souhaite. Je ne crois pas qu’il porte le nom d’un parti encore, honnêtement. Mais je sens une colère qui gronde.

Et je m’encourage de voir une nouvelle philosophie politique s’exprimer encore plus librement à la radio, à la télé, sur les blogues. Et puis, n’oublions pas la marche des cols rouges de Québec. C’était un beau moment.

Enfin. Peut-être que d’ici l’automne, on sera devenu allergique au gaspillage, au niaisage, aux enfantillages, et au plaignage…

Imaginez.

Imaginez si ce camp se rencontrait, se regroupait, se réseautait. Qu’il fasse savoir qu’il n’endurera plus rien. Qu’il trouve des moyens de faire connaître son existence et qu’il s’exprime.

Je pense encore que c’est possible. Je pense que c’est même nécessaire… et qu’on devrait tous, chacun de notre côté, y réfléchir durant l’été.

Sinon, eh ben, sinon, c’est notre démocratie qui foutra le camp, et pour de bon, cette fois.

P.S. Un lecteur me suggère plutôt We’re not gonna take it comme chanson thème. Bonne idée! Imaginez le père du vidéo comme étant la bureaucratie étatique. Autre suggestion très divertissante: Mad as Hell (un extrait du film Network)

3 réflexions sur “Quand la démocratie fout le camp

  1. Je partage votre opinion là-dessus. Il est temps de capitaliser sur le ras-le-bol général. Qu’attendent l’ADQ pour attaquer?

    À défaut de la création d’un nouveau parti, ils seraient les mieux placés pour capitaliser sur la grogne populaire. Qu’est-ce qu’ils attendent? C’est le temps pour eux de commencer à livrer un message qui les démarquent.

    Mon clin d’oeil musical serait plus « We’re not gonna take it anymore » de Twisted Sister.

  2. Le cas des problèmes de la Santé ne seront réglés que dans l’après-baby-boomers. On verra que la situation sera inversée, le personnel médical deviendra en surnombre. Alors là, il sera le temps de remettre les choses à leur place dans tout l’ensemble du ministère de la Santé et de ses structures pour corriger l’erreur du gouvernement Lesage. Cette erreur aura finalement pris presque 100 ans à se corriger et causé le malheur de beaucoup de personnes dû aux aléas des essais de corriger des situations d’alors.

    Finalement le CHUM deviendra un éléphant blanc après avoir coûté tant d’argent. L’immigration et les avortements contriburont à solutionner le problème de la Santé en paralèle avec la disparution des baby-boomers. Nous n’auront pas beaucoup d’immigration grâce à la politique du gouvernement fédéral et à cause de la langue Française que les immigrants pour une bonne partie fuient et avec le nombre d’avortements pratiqués au Québec, ça équivaut à la disparution d’une ville de 15,000 habitants chaque année en moyenne au Québec, chaque année. Pour le moment, les gens en place ne peuvent que plaster les problèmes au jour le jour, ne pouvant remettre le compteur à zéro, ployant sous le nombre de patients et des listes d’attentes dans les urgences et pour les opérations et interventions dans les blocs opératoires.

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