Le gaz de schiste: encore un soap libéral!

Dieu ce que notre modèle de développement économique est mal foutu. Prenons l’exemple du développement du gaz de schiste. Bien sûr, je ne suis pas experte dans le domaine mais ce que je lis est typique de ce qui se passe au Québec lorsqu’il est question de développement économique.

On a dans le camp gauche les lobbies écologistes qui exigent un moratoire sur « tout nouveau permis de recherche (exploration), forage ou exploitation de pétrole ou de gaz naturel, dont le gaz de schiste ». Rien de moins.  Dans cette famille, on retrouve évidemment Québec solidaire et le Parti québécois.

Curieusement, dans le camp gauche également, le très novice ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, qui va même jusqu’à laisser entendre qu’une nationalisation pourrait se faire même si l’industrie possède déjà une longueur d’avance et a obtenu 147 permis d’exploitation.

Je ne sais pas qui il a voulu rassurer cette journée-là, mais quand on pense à la façon dont l’État a mal géré et dilapidé la forêt, ou aux résultats désastreux de la nationalisation de l’amiante, il me semble que la nationalisation d’une nouvelle industrie au Québec serait la dernière chose qui me viendrait à l’idée…

Du côté des entreprises, on a une industrie qui profite de la « générosité » et de l’incompétence de nos fonctionnaires et gouvernements qui ne sont pas assez foutus de suivre l’exemple de la Colombie-britannique et d’instaurer un système de redevances décent.

Et puis finalement, on a le très maladroit gouvernement libéral qui risque de brûler, ici aussi, une réelle opportunité de développement économique, en laissant planer l’idée d’une relation incestueuse entre le Parti libéral du Québec, les proches de Jean Charest et les dirigeants de l’industrie.

Bref, encore une fois, on est pris en sandwich entre deux erreurs conceptuelles: celui des nihilistes verts qui refusent tout développement et celui des affairistes très liés à une frange de bureaucrates et de politiciens. Dans un cas comme dans l’autre, le vrai responsable, c’est un gouvernement qui renonce à une grande transparence et à encadrer correctement l’exploitation rationnelle des ressources québécoises à l’avantage à la fois des compagnies d’exploitation privées ET des québécois.

23 réflexions sur “Le gaz de schiste: encore un soap libéral!

  1. C’est sure que le Québec étant la province la plus endettée du Canada qui reçoit des milliards d’Ottawa, dû a son laxisme et manque de bonne gérance, bénéfierait des bienfaits de l’argent que le schiste pourrait nous accorder.

    Nous pourrions peût être payer une partie de notre énorme dette et peût être même toute notre dette. On ne sait jamais, nous pourrions peût être aussi sortir du bien être social, par contre, je pense qu’il est quand même important d’être bien informés pour savoir exactement dans quoi on s’embarque.et des conséquences de ces merveilleux dollars.

    Des recherches importantes pour trouver des substituts pour que éventuellement nous devenions de moins en moins dépendants deces produits d’huile et de gas, devraient être notre priorité.

  2. Je pense pour ma part que les audiences du BAPE ne sont pas une mauvaise idée en soi. Il faut prendre le soin de bien consulter les experts afin de connaître les dangers possibles, s’il y en a. Je trouve quand même bizarre que le PLQ ne l’ait pas fait il y a deux ans, quand des permis ont été octroyés à des entreprises. Ça fait quand même drôle de demander au BAPE de s’y pencher pendant que les travaux d’exploration sont en cours. Je trouve particulier de s’opposer au gaz de schiste sans même le connaître. On a une chance de faire de l’argent, prenons-la!

  3. On a déjà accusé l’Action Démocratique du Québec d’être populiste, on pourrait maintenant dire la même chose du PQ parce qu’il fait le jeu des environnementaliste, en demandant lui aussi un moratoire sur le gaz de schiste. Pourtant, est-ce que ce n’est pas ce même parti qui dit vouloir assurer, la sécurité énergétique du Québec? Parce que de l’aveu même du PQ, le Québec importe 50% de son énergie.

    Ce projet pourrait assurer une certaine sécurité énergétique, tout en créant des emplois de qualité aux québécois, et ça pourrait peut être même faire concurrence au sable bitumineux de l’Alberta.

    Il faudrait par contre, que le gouvernement réussisse à négocier un bon système de redevance.

  4. Prime abord je suis entièrement d’accord pour un développement du gaz afin peut-être un jour d’être auto-suffisant au niveau énergétique. J’ai aucune confiance au deux vieux partis et encore moins à Québec soliTaire pour une bonne décision dans ce dossier. L’art de se faire fourré par les libéraux sans avoir eu de plaisir.
    Je m’explique comment se fait-il que l’on accepte de se faire exploité, violé etc…il est sur que de cette façon nous allons continuer d’être la province la plus pauvre au pays.
    En Colombie-Britannique chaque permis d’exploration a donné à la province un minimum de 1000$ l’hectare. Au Québec il y a eu 147 permis d’exploitation (un site nécessite un minimum de 10 hectares 1470 hectares) à .10 SOUS L’HECTARE donc 147.00$ au lieu de 1,470,000$ de plus, plusieurs des entreprises qui explorent notre sous-sol sont de l’ouest Canadien donc déjà il nous vende leur pétrole sale des sable bitumineux et après le comble de l’absurdité il vont nous revendre le pétrole de notre sous-sol.
    Nos Caves de dirigeant gouvernementaux on accordés 147 permis Les titulaires de permis d’exploration au Québec payent un loyer absurde de 10 cents l’hectare pour la première année. Le loyer augmente à 50 cents l’hectare à partir de la sixième année.
    Pour une société comme Junex, qui détient des permis d’exploration pour 400 000 hectares au Québec, cela signifie un loyer annuel total variant de 40 000$ AU LIEU DE 400,000,000.00$ OU SI VOUS PRÉFÉREX 400 MILLIONS .
    En Colombie-Britannique, pour chaque hectare, les enchères rapportent régulièrement plus de 1000$, le prix frôlant parfois les 10 000$, pour une durée variant de cinq à dix ans.

    Ma seule autre crainte c’est la possibilité de peut être éventuellement contaminer la nappe phréatique de notre eau qui est elle aussi une richesse qu’on ses fait volé par à l’époque si ma mémoire est bonne le P.Q.

  5. Décidément on en sort pas de la quadrature du cercle. Les libéraux au pouvoir se servent de leur influence pour récompenser les petits amis et les verts socialistes qui espèrent au retour è la simplicité volontaire s’allient au PQ, au Bloc et à Khadir pour réclamer un moratoire.

    Ce gouvernement maladroit a mal expliqué que l’exploration dépend d’un permis qui a été émis dans certains cas depuis des décennies et que déclarer un moratoire sur l’exploration équivaudrait à s’exposer à des poursuites en dommages et intérêts de la part des compagnies qui ont déjà investi des dizaines de millions dans l’exploration. Par exemple, Junex paye des redevances de permis de 40,000$ par année depuis sa fondation en 1999 et celà n’inclue pas des frais d’exploration engagés depuis ce temps. Pour cette seule compagnie on parle de plus de 60 millions. Imaginez le lot de compagnies qui explorent au Québec avec les 147 permis. Les écolos demandent un sacrifice économique énorme au gouvernement qui ne peut se le permettre. (Voir carte du Québec gazier )
    http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/carte/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B17_carte_1257652_article_POS1

    M. André Boisclair a raison de refuser tout moratoire même s’il passe comme une belle-mère qui tire dans le dos de son chef comme on est habitué au PQ.

    http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/201009/04/01-4312656-boisclair-critique-la-position-de-marois.php

    Ce gouvernement est maladroit car il a attendu qu’André Caillé claironne la fin de l’exploration pour ouvrir la période d’exploitation avant de bouger. Les verts sont montés aux barricades et ne se satisferont pas d’un BAPE qui va fixer les conditions d’exploitation dans un souci de l’environnement et qui permettra au gouvernement de fixer les nouveaux critères en ce domaine afin d’en tirer plus de redevances tout comme la Colombie Britannique le fait. Pour eux il faut faire le débat 20 ans après que l’exploration a copmmencé et effacer tout le passé en remettant les compteurs à zéro. Naïveté et imcompréhension del’économie. La vice-Première-Minicstre a pourtant été claire là dessus : «On veut s’inspirer des meilleures pratiques, et celle qui nous inspire, c’est la Colombie-Britannique, a affirmé Mme Normandeau à La Presse. Avec la modernisation du cadre législatif et réglementaire, on va s’assurer que les Québécois retirent un maximum de l’exploitation de leurs ressources.»

    Mais la perte de confiance envers ce gouvernement usé par le pouvoir et les scandales de conflits d’intérêts ainsi que l’entêtement des verts nous mènera à un dialogue de sourd à ce BAPE.

    Il demeure que la cage de verre alimentée par les sbires, les bailleurs de fonds électoraux, les syndicats tout puissants et les affairistes/lobbyistes autour du gouvernement existera toujours et quiconque arrivera au pouvoir sera confronté à choisir entre le comfort de laisser ces gens orienter le gouvernement ou les balayer pour faire un grand ménage. Je ne vois pas ni dans le PQ ou l’ADQ cette volonté de balayer ces mandarins et ces affairistes dehors de l’Assemblée Nationale. Le peuple en a raz-le-bol, 50,000 ont marché dans la rue. Il ne reste que le mouvement Québec-liberté à nous donner cette orientation courageuse.

  6. Je suis en faveur du développement de cette richesse-là mais, pas à la façon que le gouvernement le fait actuellement. Il devrait plutôt créer une société d’État qui elle en ferait l’exploitation au lieu d’appeller les Royal Dutch Shell, Exxon-Mobile, Chevron, Occidental Petrolium et le reste pour le faire. Chacune de ces sociétés sont plus grosses que le gouvernement lui-même. Elles sont multi-milliardaires et le gouvernement du Québec les appelle pour leur dire de s’enrichir d’avantage avec notre bien collectif! Elles n’ont pas besoin du BAPE et du BAPEE pour faire le travail. Ces organismes parasites devraient disparaître du portrait dans ces conditions car le gouvernement du Québec leur présente la richesse sur un plateau d’argent ou d’or, enfin, toute ronde.

    Chaque citoyen qui paie des impôts sur leur revenu devrait avoir une part dans cette nouvelle société et recevoir directement dans sa poche une ristourne à l’exemple des Caisses Populaires et non que l’argent aille au gouvernement du Québec qui la dépensera à tout vent comme il le fait actuellement car plus on lui en donne, plus il en dépense.

    • Les compagnies qui ont desw droits d’exploration sont des entreprises dont la plupart sont inscrites à la bourse. Or, le capital actions de ces compagnie est public et ne souffre d’aucune ségrégation. Ainsi toutes les compagnies énergétiques ont comme principaux propriétaires des actions des fonds de pension ipersonnels ou collectifs, des fonds mutuels, des gouvernements parfois. Jean-Claude perpétue un mythe répandu chez ceux qui ne connaissent pas le domaine financier et les gauchistes sont du nombre, eux qui s,appuiie sur un émule de Fidel Castrro en la personne du prof. Lauzon.

      Je prend deux exemples;

      Junex est à 100% québécoise. Le Fonds Desjardins, Les frères Lemaire de Cascades, le Fond de Solidarité de la FTQ, la Caisse de Dépôt et des petits épargants forment la pricipale source de capitalisation. Naturellement, pour prendre de l’expansion et de l’expertise, cette compagnie va s,associer avec deux compagnies américaines qui exploitent le gaz de chiste au Texas. Mais Junezx s,assurera de garder le contrôle québécois de l’exploitation . Déjà Junex a investi dans les deux compagnies américaines pour aller chercher lÙ,expertise nécessaire et connaître tous les rouages administratifs d’une telle exploitation. Déjà tous les forages de Junex y compris ceux avec ses partenaires sont fait par sa filiale Foragaz. Pour ces mêmes raisons, l’acquisition de Foragaz permet à Junex de mieux négocier et gérer les ententes de partenariats avec des compagnies qui peuvent ainsi avoir un accès direct aux équipements et autres ressources nécessaires au forage de puits pétroliers et gaziers. Foragaz est la seule compagnie québécoise active dans le forage de puits pétroliers et gaziers. Donc Junex est dans le siège du chauffeur. Toute personne désireuse de faire des profits peut acheter des actions à la bourse. Un des partenaires de Junex est Pétrolia, une entreprise gazièreentièrement québécoise…

      http://www.junex.ca/files/chambre%20de%20commerce.pdf

      Talisman est une compagnie ayant son siège social en Alberta mais son capital actions est diversifié lui aussi et est partenaire minoritaire de Junex. Elle explore dans le grand nord, partout en Amérique, en Asire du sud-est, au Pérou, en Colonmbie et en Algérie.

      Les actions d’une valeur de 13 milliards sont détenues par des institutions prêteuses tels : les banques TD, CIBC, BMO, RBC et même le Ontario Municipal Employees Retirement System. On y voit le fond de Jarislowsky, le fond mutuel Fidelity et celui de Trimark. Là aussi toput citoyen désireux d’investir peut le faire.

      http://investor.shareholder.com/tlm/ownership-profile.cfm?disclaimer=1

      Mais Talisman au Québec c’est peu et ils ont ouvert un bureau dans la Ville de Québec suite au premier forage à Gentilly.

      http://www.talisman-energy.com/operations/north_america/quebec/francais.html

      http://investor.shareholder.com/tlm/ownership-profile.cfm?disclaimer=1

    • M St-Yves, mes respects.
      Vous dites: « Je suis en faveur du développement de cette richesse-là mais, pas à la façon que le gouvernement le fait actuellement. Il devrait plutôt créer une société d’État qui elle en ferait l’exploitation au lieu d’appeller les Royal Dutch Shell, Exxon-Mobile, Chevron, Occidental Petrolium »

      Bien oui, on a essayer cela ailleurs les Sociétés d’États. Dans un endroit ou on a monopolisé toute l’activité humaine. C’étais un beau et grand pays. C’était l’URSS dans ces plus grandes souffrances!
      Au lieu de chialer sur les pétrolières, je vous recommanderais d’acheter le maximum d’actions de ces compagnies et de redistribuer les centaines de dollars de dividendes/mois aux pauvres. Est-ce que c’est logique et cohérent? Bien sur que non, tout comme votre discours communiste.
      Sans rancune.

  7. Merci Joanne, très bon texte !

    Je suis libertarien et comme David sur Antagoniste.net, je suis en principe contre les redevances.

    On parle de Joanne Marcotte et des redevances ici:
    http://www.antagoniste.net/2010/09/01/miracle/#comment-203073

    Par contre, tant que nous serons aussi endettés, je dois rester pragmatique et réaliste…

    Donc, je suis pour une ‘généreuse’ augmentation des redevances !

    MAIS ET CE « MAIS » EST TRÈS IMPORTANT:

    *Si* et seulement *si* la part qui va au gvt provincial, est 100% appliquée sur la dette. Et ce principe devrait être le même pour les redevances hydrauliques, forestières, minières, etc.

    *

    Avec les exploitons gazières, pétrolières (dans le golfe?), et les nombreuses exploitations minières du Québec, qui sont déjà en exploitation, nous pourrions sérieusement diminuer la poids de la dette ET surtout empêcher le gvt de ‘partir sur de nouvelles dépenses’ avec l’augmentation de ces redevances…

    ***

    Je suis pour qu’une partie des redevances soient allouées aux propriétaires et résidents de ses localités. Cela compensera pour les dégâts, si dégâts et dérangements il y a…
    (cela va contre mes principes libertariens, mais nos droits -dont celui d’une pleine et adéquate protection juridique de nos propriétés privées- ne sont pas respectés dans ce pays non-libertarien)

    Je suis pour le développement économique si c’est fait en respectant l’environnement, qui est doit être sain pour les futures générations.

    ***

    Bon, je viens de me réveiller (dans le cauchemar québécois?)… j’ai bien aimé partagé avec vous mon rêve…

    • Un bon point. On aurait raison de craindre que les sommes perçues par nos gouvernements (peu importe lequel) servent à créer de nouveaux programmes et à dépenser davantage.

  8. Pour un méchant « droitiste », je vais vous surprendre mais je suis POUR un moratoire…jusqu’à ce qu’un gouvernement responsable ne dirige le Québec.

    Si nous exploitons les gaz shistes maintenant de la façon dont le dossier est actuellement engagé, ce sera le bordel total et les exploitants remettront PLUS d’argent entre les mains de nos politiciens dépensiers (libéraux ou péquistes…c’est du pareil au même!) qui, eux, n’hésiterons pas à profiter de cette occasion inespérée pour le gaspiller de façon encore plus scandaleuse et honteuse qu’ils ne le font aujourd’hui d’où ma position d’attentiste.

    Plus d’argent enttre les mains « charitables » de nos politiciens actuels = plus de coulage, de dépradation et au final, dette plus lourde pour le Québec car avec les « retombées » et l’effet levier, ils nous endetteront à coup sûr!

    Je rejoins un peu Sebas dans ses commentaires…vais-je me réveiller ou continuer mon beau rêve?

    • Il n’y aura jamais de gouvernement suffisamment responsable pour résister à l’envie de dépenser les sommes perçues des redevances… à moins que la population exprime clairement qu’elle veut s’inspirer de ce que l’Alberta a fait avec les redevances de l’industrie pétrolière: diminuer sa dette et équilibrer son budget.

  9. QS, le PQ et le PLQ sont tous ciblés par vos critiques. Or vous êtes silencieuse sur l’ADQ. Serait-ce que dans ce dossier l’ADQ a la bonne approche selon vous mais que (ayant abjuré le parti) vous n’osez pas le dire?

  10. Toujour un plaisir de vous lire ! Je partage toujours (à 99.9%) votre vision des choses. Pour ce qui est de ce dossier, j’aurais quelques commentaires :

    Premièrement, il est vrai que c’est désolant d’entendre la cheffe du PQ se ranger du côté gauche en demandant un moratoire. André Boisclair a cependant donné un autre son de cloche qui est beacoup plus valable à mes yeux. Je pense que le PQ s’est privé d’un chef autrement plus avisé:

    http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/201009/04/01-4312656-boisclair-critique-la-position-de-marois.php

    Dommage que quelques malheureuses lignes de poudre blanche aient suffi pour que le PQ se tire dans le pied. Mais ça, se tirer dans le pied, il semble que ce soit une de nos caractéristiques à notre belle société distincte.

    Concernant l’écart faramineux entre les droits payés en C. B. et ceux d’ici, il y aurait une sérieuse mise en contexte à faire. Le regroupement écolo MCN21 avance des chiffres qui semblent exacts mais…

    Les terrains ont été acheté aux enchères (je n’ai jamais entendu parler de vente de droit aux enchères au Québec) à l’été 2008, c.a.d. AVANT que la crise financière ne frappe. les prix du gaz naturel ou du pétrole ont peut-être joué dans le prix des droits. Qui sait combien elles auraient été acheté l’automne d’ensuite ? Pour avoir une idée de l’engouement du secteur de l’énergie : à l’été 2008 une action de Junex (JNX) a atteint 7$ ! Aujourd’hui, elle se transige autour de 1.75$.

    J’ai cru comprendre que certaines de ces formations géologiques étaient déjà exploitées. Alors sans doute que ces terrains se trouvent à un stade d’exploration plus avancé qu’au Québec, avec des ressources mieux définis. Ce qui fait qu’on savait déjà d’avance que les droits achetés étaient prometteurs. Cela dit, on devrait peut-être songer à augmenter le prix des permis d’exploration au Québec même si on n’est pas rendu aussi loin dans cette aventure.

    En fait, le volet qui présente assurément un stade avancé au sujet de l’exploration des « shale gas » au Québec, c’est le mouvement de contestation.

    Un article du Globe and Mail jette un regard éclairant au sujet du shale gas en Colombie Britannique (voir dernier paragraphe qui met en contexte les prix de permis d’exploration payés).

    http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/industry-news/energy-and-resources/bc-pulls-in-404-million-for-gas-rights/article1616371/

  11. Les redevances sont présentement fixées à l’intérieur de la vieille loi sur les mines car, outre de rares exceptions, nous n’avions pas d’exploitation d’hydrocarbures au Québec. Tout ce qui touche le sous-sol était réuni au sein d…’une même loi. Or, le gouvernement procède actuellement au scindement des deux : mines (projet de loi 79) et hydrocarbures (en rédaction et prévue pour l’automne). Les taux des redevances sont donc calqués sur l’exploitation des mines, où seule une partie des minerais extraits est exploitable, d’où un taux qui peut sembler faible. La nouvelle loi sur les hydrocarbures sera calquée sur celle de la Colombie-Britannique. Il n’y donc pas d’inquiétude à avoir. La seule préoccupation à avoir concernant les redevances est qu’elles doivent être similaires à ailleurs au Canada et ailleurs dans le monde (ni trop basses pour ne pas se faire avoir ni trop haute pour empêcher les investissements).

  12. « …des nihilistes verts… »
    Je crois que l’on peut reprocher des choses aux écologistes mais certainement pas d’être nihilistes…Le turbo-capitalisme lui est certainement nihiliste. Il y a un principe important auquel on pense très peu en développement économique: le principe de précaution…
    Et chialer contre la soi-disant propagande de Radio-Canada, Découvertes ( et les Années lumières (radio) ont entamé une série pendant 3 semaines sur ces gaz ). Ce sont des émissions scientifiques. Vous êtes créationnistes?

    • Ouin le fameux principe de précaution qui sclérose toute innovation et stoppe toute évolution humaine tout en empêchant tout recherches nouvelles.

      Si on l’avait utilisé, aurions nous des ordinateurs polluants pour la santé dont les composantes sont néfastes pour l’environnement ?

      Aurions-nous des télévisions qui projettent des ondes et affectent la santé de ceux qui s’y trouve trop longtemps et trop près devant?

      Est-ce que Parmentier s’il aurait écouté ces précautionnistes, il n’aurait jamais commercialisé la pomme de terre ?

      Ce principe de précaution que nos verts brandissent à tout venant. Pourquoi ilsd ne l’ont jamais appliqué pour lire les rapports du GIEC au lieu d’en faire un diognç^me religieux, comme une vérité infaillible. Pourtant le GIEC est un organisme onusien donc politique et n’esy t pas le gardien de ;a science qu’il a prostitué et déformé pour créer l’hystérie collective. Voici un extrait d’une note de l’Institut Économique Molinari intitulé : Le principe de précaution :
      un principe à hauts risques

       » Il y a 400.000 ans, les hommes ont appris à domestiquer le feu et il y a fort à parier,
      comme le relate Roy Lewis dans « Pourquoi j’ai mangé mon père », qu’une bataille a fait rage entre ceux qui voyaient le danger du feu et voulaient le bannir et ceux qui en voyaient les avantages tout en s’intéressant aux possibilités de le maîtriser. L’oncle Vania de la nouvelle s’adresse ainsi à son frère « Jusque-là je peux accepter. Mais ça Edouard, ça! Cette chose là! dit-il en montrant le feu, ça, c’est tout différent, et encore personne ne sait où ça pourra finir. Et ça ne
      concerne pas que toi, Edouard, mais tout le monde! Ca me concerne, moi! Car tu pourrais brûler toute la forêt avec une chose pareille et qu’est-ce que je deviendrais ? »2. Si Edouard avait suivi les conseil de son frère, il se serait privé, comme il aurait privé l’humanité toute entière, d’une possibilité de se chauffer, de s’éclairer, de faire fuir l’ennemi, de cuisiner, etc. »

      http://www.institutmolinari.org/IMG/pdf/note20051fr.pdf

      Alors pourquoi se priver d’une énergie si proche de nous au lieu de dépendre de celle des autres au nom d’un sacro-saint principe dont l’application n’est pas un moyen efficace de réduire le risque.

    • Développez, développez, dans quelques décennies il n’y aura plus personne pour acheter vos bebelles parce que plus de race humaine…
      Comique de voir que sur la question de la dette économique vous ne cessez ici et ailleurs de dire que c’est un niveau d’endettement insoutenable pour les générations futures ALORS que sur la question environnementale, notre développement qui se fait à ce rythme avec les conséquences environnementales que l’ont connaît et que vous semblez nier (développement planétaire bien au-delà du Québec…) eh! bien il se fait…sur le dos des générations suivantes…De la cohérence svp…Mais en voyant que Jacques Brassard vous parlera climato-scepticisme, ça semble pas demain la veille…Votre liberté c’est la liberté de polluer sans regarder plus loin que le bout de son nez…

  13. Je ne me reconnais dans aucun de ces deux groupes et je crois que la majorité des québécois ne se classeraient ni sous une étiquette ni dans l’autre mais:
    1) la nationalisation de l’hydro électricité semble avoir été une bonne idée qui a été profitable à la population du Québec; 2) l’assurance automobile gouvernementale qui fait que le Québec est le territoire où ça coûte le moins cher en assurance automobile en amérique de nord; 3) je suis inquiet qu’on soit en train de littéralement donné les ressources naturelles du Québec et que la population habitant le territoire (nous tous) sera laissé à ses propres problèmes une fois que les ressources auront été exploitées et que les effets secondaires néfastes inévitables devront être remédiés. Aucun discours de l’industrie ou du gouvernement du Québec n’a allégé mes inquiétudes à ces sujets. Bien au contraire à mesure que les interventions se multiplient. Vous rendez-vous compte qu’il y a un mois la très grande majorité des citoyens du Québec ne connaissaient même pas le terme gaz de schiste et se sentait fier de faire partie d’une société qui avait basé l’essentiel de son développement sur une énergie propre !

  14. L’écolo vit des largesses de la société capitaliste et chie dessus. Quant à la pollution, on n’a pas besoin des chialeux pour savoir qu’il faut agir proprement.

    Les écolos sont des chialeux professionnels qui n’investissent aucunement dans l’avenir. C’est vrai qu’eux ont choisi la décroissance démographique ou économique pour régler les problèmes de la terre.

    Ce qu’ils réclamene tc ,est un moratoire le plus long possible pour se faire payer des études de toutes sortes. On a vu ca quand après 35 ans le site de la Sidney Steel Au Cap Breton a subit 5 BAPE et que nos écolkos en réclamait une sixième. Harper a agi en annoncant un programme de dépollution. Èa la conférence de presse, le groupe écolo Sierra protestait avec des pancartes pour bloquer la dépollution…

    Le problème que nous vivons en est un d’épuisement à moyen terme des ressouces énergétiques non renouvelables. Pour le pétrole les réserves sont de 50 à 60 ans. Pourle gaz, on parle de 100 ans de plus. Ces deux énergies sont abondantes et accessibles à un prix abordables.

    Pour moi, stopper tout ca c’est se préparer des lendemains d’insécurité énergétiques. Pour une fois qu’on a la chanced,avoiir des énergies chez nous, le les refusons pas, C’est le chemion de notre indépendance financière et notre sécurité énergétique.

  15. Monsieur Guy, on ne donne pas nos ressources, on permet èa des compagnies de les exploiter en fournissant une énergie plus propre que le mazout pour alimenter nos industries.

    Une bonne partie des entreprises qui ont exploré sont québécoises. Déjà Gaz Métro veut dominer le transport par pipeline de ce gaz.

    Quands au gaz, ce n’est pas la première fois qu’on l’exploite au Québec mais sur une capvaste échelle, OUI…

    À St-Flavien dans Lotbinière Shel avait trouvé un gisement qui a été exploité par SOQUIP, une compagnie du gouvernement du Québec entre 1980 et 1991. Depuis 1997, la compagnie Intragaz exploite le plus important site d’entreposage souterrain de gaz naturel au Québec.

    A Pointe du Lac, en 1966, les puits producteurs sont reliés entre eux par un réseau collecteur. Un gazoduc achemine le gaz vers certaines industries de Trois-Rivières. L‘exploitation du gisement de Pointe-du-Lac a pris fin en 1976. Les résultats d’études de pré-faisabilité, conduites par divers groupes dont la compagnie JALTIN, démontrent que le gisement épuisé peut être converti en réservoir souterrain. Ainsi, en juillet 1990, le Ministère a délivré le premier bail d’exploitation de réservoir souterrain de l’histoire du Québec à Intragaz.

    http://www.junex.ca/fr/oilgas/production.php

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