L’art d’argumenter sans arguments

Une des répliques préférées des étatistes pour discréditer une philosophie politique qui prône la réduction de l’État québécois est celle qui veut que les solutions dites « de droite » soient simplistes.

Thomas Sowell, dans son dernier livre Intellectuals and Society, décrit bien comment l’élite bien-pensante s’y prend pour s’éviter de devoir argumenter avec leurs adversaires sur une base rationnelle ou à partir de données empiriques.

Selon Sowell, malgré le talent et la « virtuosité verbale » dont les intellectuels peuvent faire preuve, la défense de leurs points de vue politiques et idéologiques repose souvent sur des arguments qui n’en sont pas. Parmi ceux-ci, l’on retrouve l’idée que les solutions de l’adversaire sont « simplistes » ou qu’elles ne sont pas la « panacée ».

J’ajouterais que la plus courante, en tout cas ici au Québec, est que le discours de la droite manque de compassion. À cet énoncé, je propose d’écouter mon documentaire L’Illusion tranquille. Il y a là une véritable argumentation empirique à l’effet que les politiques sociales étatistes québécoises, quoique reposant sur un discours vertueux, sont bien loin de répondre à des critères de « justice sociale » dont la gauche se réclame.

N’oublions pas non plus le recours à la peur de l’extrême-droite, à la droite religieuse, à la droite créationniste. Bien que je partage ces mêmes peurs, avouons que les extrêmes existent à la gauche comme à la droite et qu’elles n’empêchent pas pour autant une gauche néo-communiste québécoise de s’exprimer très aisément chez-nous. Reconnaissons également que cette droite religieuse créationniste est extrêmement marginale au Québec, fort heureusement.

Mais ce qui m’amène à refeuilleter les pages du dernier bouquin de Sowell est cet échange au Club des Ex sur le Réseau Liberté-Québec et tout particulièrement les propos de Jean-Pierre Charbonneau. Je ne m’attarderai  pas au ton condescendant des échanges ni aux petits sourires narquois des Ex lorsque l’animateur Durivage introduit le sujet en début d’émission.

L’on reconnaît aussi chez l’Ex libérale, Liza Frulla, la condescendance montréalaise lorsqu’elle affirme très candidement: « D’abord, ça va se faire à Québec… C’est Québec, tsé. »

J’avoue cependant qu’il m’est difficile de résister à faire le lien entre l’analyse de Sowell et la non-argumentation de Charbonneau. En réaction à la constitution du Réseau Liberté-Québec, celui-ci, du haut de sa chaire radio-canadienne décrète que « Ces gens cherchent des solutions simples. Ce sont des gens dogmatiques qui nous arrivent avec des solutions simplistes ».

Voilà. Le débat est clos. Pourquoi s’attarder à débattre davantage?

Or, non seulement l’Ex péquiste recourt-il lui-même à la facilité et à la non-argumentation, Charbonneau a tort sur le fond.

En effet, il n’y a rien de simpliste ou simple à prôner ou défendre au Québec une philosophie politique qui repose sur une plus grande liberté et responsabilité individuelle. Dans un État qui accapare presque la moitié du PIB, où l’intervention économique surpasse celle de toutes les autres provinces réunies, et où les politiques sociales nourissent la dépendance envers l’État et la péréquation canadienne, il faut être drôlement imprégné du dogme étatiste pour se permettre de qualifier la droite québécoise de « gens dogmatiques qui nous arrivent avec des solutions simplistes ».

Non, Monsieur Charbonneau. Il n’est pas facile, ni simple, ni simpliste de proposer une alternative à notre État nounou. Et si je me base sur vos propos, il n’est pas non plus simple d’être un véritable démocrate qui encourage de véritables débats.

—-

Pour entendre l’échange au Club des Ex, cliquez ici et soyez patients. Il faut vous rendre au 4e segment de l’émission.

34 réflexions sur “L’art d’argumenter sans arguments

  1. Parfait Joanne. Son sang coule bleu, donc difficile de voir autre chose que des doctrines péquistes. Pour Mme Frula, où en est l’enquête sur les FIER ?

  2. Oui, ça remets les pendules à l’heure.  » La simplicité a bien meilleur goût  », disait le message. Puis il y a Monsieur Gros bon sens chez Nissan qui me fait dire que le gros bon sens prime sur les idées alambiquées de la gauche qui étire le filet social à son extrême sans se soucier de l’argent nécessaire à ces ajouts fantaisistes parfois.

    Pourquoi une assistée sociale monoparentale a besoin du CPE pour garder son enfant car elle est à la maison à attendre son chèque mensuel ? Pourquoi une personner très riche ne peut pas faire un choix entre un système étatique et privé autant dans les CPE qu’à la santé ? Pourquoi des commissions scolaires existent quand toutes les directives émanent du complexe G. Ici ne pas confondre avec le point G même si des technocrates jouissent dans leurs élucubrations les plus pétées…

    Autant de question que ni Monsieur Charbonneau, ni Liza la libérale jusqu’à la moelle peuvent répondre car eux ils ont mis en place cette buireaucratie envahissante qui les sert bien…

  3. Je suis bien d’accord avec vous qu’un débat doit se faire au niveau du mérite d’une vision sociale par rapport aux autres (il n’y en a pas que deux, comme vous le laissez bien entendre). Toutefois, le commentaire précédent démontre bien que le réductionnisme et les attaques gratuites viennent aussi du côté de ceux qui partagent vos idées. Je suis convaincu que les citoyens et citoyennes doivent être bien davantage les acteurs politiques d’où partent les décisions prises par les administrations qu’ils ne le sont présentement. Je ne crois pas cependant que la « responsabilisation individuelle » (comme vous l’appelez) entrainerait un progrès social. J’ai bien peur que ce soit le contraire qui se produirait. L’État a ses défauts, mais nous nous en sommes servis pour devenir en une quarantaine d’années l’une des sociétés les plus avancées de la planète. En quoi votre approche améliorerait-elle les choses?

    Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguité : je suis membre et militant de Québec solidaire. Les cercles citoyens sont des lieux de débats très conviviaux. Tout le monde peut y assister, pas seulement les membres.

    • « l’une des sociétés les plus avancées de la planète » ???

      Mais vous vivez sur quelle « planète » au juste ? Le gouvernement fédéral a dû donner des milliards DE PLUS au Qc et ce dans le seul but d’instaurer les réseaux internet dans les régions du Qc. alors que dans le restant du pays, c’est fait depuis belle lurette …

      « l’une des sociétés les plus avancées de la planète » ???

      S.V.P. monsieur Monette, dites-nous « où » le Qc devient « l’une des sociétés les plus avancées de la planète » ???

      En éducation où le taux de décrochage est le plus élevé au Canada ??? La santé où les attentes sont également parmi les plus longues au Canada et ce, pas seulement depuis que Charest a prit le pouvoir ???!…

      S.V.P. éclairez-nous sur « la pseudo supériorité » du Qc à travers rien de moins que: la planète.

    • @ Lorraine J’ai fouillé la question du développement dans le monde sur soblogue.com (de 2004 à 2008) et croyez-moi nous avons un niveau de vie qu’envie une très grande partie du monde actuel.

      Pour ce qui est de ce que le fédéral «donne» au Québécois, je ne crois pas que le fédéralisme joue en notre faveur, et je serais le premier à y renoncer demain matin. Vivement l’indépendance.

      Décrochage scolaire: je ferais comme en Ontario : pas de subventions aux écoles privées. Santé: encore là le privé ajoute des coûts de système dont on se passerait volontiers.

  4. Il faut alors recherches des solutions compliquées ! Le Québec est maitre dans cet art. Suffit de regarder nos magnifiques solutions compliquées dans le domaine de l’éducation ! En fait, il faut souvent écarter les intellos de gauche dans la gestion de l’État. Partout où la gauche a gérée, ce fut la catastrophe (pertes de libertés, endettement, improductivité, etc.).

  5. Personnellement, je trouve les commentaires de Liza Frulla bien plus ridicules. Jean-Pierre Charbonneau est clairement un social-démocrate, mais il a un certain respect des autres options qui s’expriment. Quant à Liza Frulla, on dirait une personne en retard de deux siècles sur la réalité qui défend les libéraux de Jean Charest à chaque fois qu’elle peut parce que ce sont ses amis. J’ai rarement vu une personne si vide que ça dans ses arguments. Au moins, Jean-Pierre Charbonneau sonne vrai dans ce qu’il dit.

  6. Le problème est qu’il est beaucoup trop facile de dire qu’un tel modèle est «simpliste» sous peine de vouloir entonner qu’un nombre sensible de problèmes décriés dans le système actuel viennent en fait d’une version très étrange de la «social-démocratie» qui met une emphase toute particulière (qui est très rare dans le monde occidental) sur l’élément de mettre tous les programmes sociaux de façon «mur-à-mur» tout en déresponsabilisant à moyen terme l’individu. Au mieux, si on regarde de plus prêt avec ce qui se fait ailleurs dans le monde occidental, le système Québécois davantage à un amalgame de socialisme, de clientèlisme, de nationalisme et de corporatisme. Cela est aussi sans oublier que l’état subventionne malheureusement tout ce qui bouge ou du moins ceux qui font du lobbying auprès des instances politiques alors que je crois que l’état ne devrait avoir aucun rôle de redistribution auprès du domaine privé.

    Or, le fait est de mentionner qu’à la longue un modèle où un état centralisateur (et l’état Québécois l’est beaucoup trop) et dirigiste est omniprésent dans nos vies, ce qui est à l’image depuis 15-20 ans des gouvernements successifs qui vont des commissions sur n’importe quel sujet tout en faisant peu d’action sur le terrain. De façon plus quotidienne, il suffit juste de regarder le solde de gens qui sont aux rouages de cet état (qui sont pour la plupart du temps des non-élus) qui utilisent le modèle public comme sorte de laboratoire, comme en éducation où la transparence de ces gens qui prennent ces décisions n’est pas quelque chose de très présent car je suis certain que personne ici ne peut les nommer.

    Sur ce, on ne parle plus d’un problème venant des administrations politiques partisanes, mais bien un problème qui va à la base même de l’administration publique.

  7. J’avais l’habitude de regarder l’émission « les ex » mais, entre Lisa Frula l’inconditionnelle libérale et Jean-Pierre Charbonneau l’inconditionnel souverainiste, il ne reste plus que Marie qui, en bout de ligne est la seule qui semble « la moins partisanne »…

    Charbonneau a toujours la même solution ie.: la sécession du Qc et tant qu’à Frula, comme solution c’est toujours plus d’argents (dépenses)…

    Entre Frula et Charbonneau dont un s’associe à un Parti centre gauche et l’autre à un Parti gauche centriste (bonnet blanc blanc bonnet) où est la différence ?

    NI un Ni l’autre ne peut apporter quoique ce soit de nouveau en tant que solutions idées nouvelles POUR le Qc. puisque les deux groupes sont responsables de l’état actuel Qc ie.: cette socio-bureaucratie dans laquelle ils ont plongés le Qc et qui leur est très profitable.

    L’émission « les ex » n’apportent plus rien d’intelligent et encore moins d’idées nouvelles si ce n’est que: de vieilles idées par de vieux ratoureux.

    Ils devraient tous prendre leur retraire au soleil! 😉

  8. Personnellement, je me fous complètement de ce que ces insignifiants personnages aient pu dire au sujet du Réseau Liberté-Québec. L’important, c’est qu’ils en aient parlé (ils en ont peur, c’est certain!) et peut-être ont-ils suscité la curiosité de certains téléspectateurs non-convertis car c’est avec eux que se joue la partie. Il faut prêcher aux néophytes.

    Une fois que la roue aura commencé à tourner, car elle tournera c’est sûr, ce sera au Réseau en question à construire sa crédibilité et à convaincre les gens de la justesse de leurs positions.

    Préparez-vous car le choc sera terrible. Les commentateurs-journalistes, gauchistes pour la plupart, tenteront de vous discréditer et de vous démoniser, certains plus subtilement, d’autres plus lourdement. On tentera de vous associer à Jeff Filion (Frulla a déjà commencé son travail de sape avec ses commentaires méprisants au sujet de la Ville de Québec…), aux créationistes, aux facistes, on vous reprochera votre association à l’ADQ et tutti quanti. Bref, ça prendra du temps, du courage et une bonne dose d’abnégation mais sans vous connaître personnellement, je crois que vous avez une personnalité agréable qui passe bien dans les médias et surtout, vous semblez passionnée par ce projet.

    • Malheureusement, encore beaucoup trop de gens attribuent de l’importance à ce que ces gens disent et ce, selon leur croyance partisanne ie.: ils sont libérals ou péquistes.

      A force de toujours entendre la ‘démonisation’ de la droite, les gens finissent par y croire et c’est ce qui se passe envers Harper ou la droite québécoise.

      Cette émission àma n’offre QUE des opinions ‘biasées’ et pourtant détient une ‘cote d’écoute’ très enviable.

      C’est donc de cette façon (médias gauchiste), que le Qc ne cesse de demeurer dans ce sempiternel ‘immobilisme’ politique et c’est très triste àma.

    • En parlant de Jeff Filion, le RLQ devrait l’inviter et le dire sur toutes les tribunes…

      Ça va encore faire plus crier les adeptes de la « socalio-bureaucratie » (merci Lorraine) = pub gratuite.

      D’ailleurs je l’ai écouté parlé avec Dutrisac dernièrement, et il semble beaucoup, beaucoup plus ‘profond’, que lorsqu’il était très populaire…

      Sa traversée du désert semble TRES profitable dans son cas… et il y a une façon de parler très raisonnable, ce qui risque de convaincre beaucoup d’individus de Montréal (ou autre), encore endormis par la propagande étatique omniprésente…

  9. Monsieur Monette,

    Lorsque vous faites référence à notre niveau de vie dans le monde faites-vous référence au Canada ou au Qc strictement ?

    D’un autre côté, je vous accorde que le fédéralisme actuel n’est peut-être pas « parfait » mais, je crois qu’à l’intérieur de ce fédéralisme, le Qc réussi tout de même assez bien àma.

    Si toutefois, on fait élire des Partis « centralisateurs » (socialiste) à Ottawa, il est certains qu’on fini par ‘hériter’ d’une ingérance constante dans les affaires provinciales.
    —————-
    Si toutefois, votre perception de l’indépendance revient à la sécession et que, suite à ce retrait, le Qc persisterait dans cette socio-bureaucratie (socialisme) in extremis àma, d’un gouvernement central (fort) Québécois – tel qu’il existe présentement et qui est pire encore que celui d’Ottawa présentement, alors, je dirais NON.

    Pourquoi voudrait-on changer un gouvernement maman pour implanter un autre gouvernement maman qui s’ingérerait encore plus dans nos vies privées ?

    Je crois sincèrement, que la meilleure façon de « se » valoriser, c’est à travers la responsabilité individuelle ie.: le travail, la famille, l’éducation etc.; c’est ainsi que les gens prennent leur fierté et non pas PAR la dépendance sur des gouvernements.

    Je conçois qu’on ait besoin de certains programmes pour aider ceux qui ont vraiment des besoins ex.: aide-sociale aux gens incapables de travailler pour des raisons de maladies ou qui se retrouvent « temporairement » dans le besoin et multiples autres programmes, chômage etc.

    Toutefois, SI « notre succès » n’est dû en grande partie que « grâce » aux subventions ($$$) gouvernementals, celà n’est pas àma, une réussite réelle mais bien seulement qu’une « illusion » de réussite.

    Les gouvernements ne « créent pas » la richesse, ils ne peuvent qu’encourager les investissements (PME et plus) qui eux premettront l’emploi d’une main d’oeuvre (travailleurs) qui elle (main-d’oeuvre), permettra d’enrichir le pays et qui permettra aux gouvernements d’offrir de meilleurs services par la perception de ses impôts, taxes etc.

    Les services que l’on reçoit (ou pas), sont payés principalement PAR nos impôts c’est-à-dire, les travailleurs. Ceci vous semblera probablement sévère mais, « les fonctionnaires » sont payés par « nos » argents – c’est donc dire que même s’ils payent des impôts c’est toujours le même argent qui tourne en rond et plus encore le gouvernement doit emprunter pour (???) dû aux demandes excessives des syndicats (???) et présentement, une des plus grosses parties des dépenses gouvernementales au Qc est justement ‘les fonctionnaires’ (emprunts pour payer l’épicerie) puis vient le chômage, l’aide-sociale, les subventions et patatietpatata.

    OR, que ce soit à l’échelle des emplois gouvernementaux, dans le domaine de l’éducation (très mal organisée depuis plusieurs années) àma ou autres, lorsqu’il y a TROP d’un et pas assez de l’autre, c’est un débalancement et c’est ce que le Qc vit (réalité) présentement et il faut faire les corrections nécessaires maintenant si nous (Qc) ne voulons pas tomber de plus en plus dans la ‘dépendance’ gouvernementale àma et, si on veut garder un niveau de vit ‘enviable’.

    • Nous ne sommes pas si loin l’un de l’autre quand à la «responsabilisation» des individus. Le problème est une grave lacune dans la démocratie participative. Nous élisons des femmes et des hommes qui nous représentent plus ou moins bien pour une période de quelques années. Il faut renverser la vapeur et donner plus de pouvoir aux citoyennes et citoyens entre les élections. La gestion de nos taxes et impôts, et surtout de nos intérêts collectifs, s’en trouverait nettement améliorée.

      Je ne vois pas, par ailleurs, en quoi il est malsain de se donner des services et des programmes publics collectifs. Dans certains cas, l’entreprise privée est la plus à même de combler nos besoins, dans d’autres c’est le public qui l’est (entreprises ou organismes d’État).

      J’ai travaillé pour le Musée de la civilisation de 1987 à 2003 et, croyez-moi, c’est un organisme public drôlement efficace. Qu’en est-il des autres organismes d’État, des réseaux de la santé, de l’éducation ou de la fonction publique? Certes il y a des problèmes, comme dans le privé du reste, mais dans l’ensemble il y a là une grande richesse de femmes et d’hommes qui ont à cœur de nous servir. Les salaires sont amplement mérités. Demandes excessives? Là j’avoue ne pas comprendre. Avez-vus suivi les dernières négociations?

  10. Pour la gauche, la droiite n’a pas le droit d’exister car c’est le diable en personne. La droite veut réduire la taille de l’État, c’est épouvantable, elle veut nous ramener dans la grande noirceur. La gauche est antidémocratique car elle veut empêcher la droite de s’exprimer. La gauche n’a rien de neuf à proposer aux Québécois et elle utilise des arguments simplistes comme le socialiste du Club des ex. Dans une vraie démocratie, la droite et la gauche s’affrontent sur le terrain des idées, il me semble que cela n’existe pas au Québec.

  11. Monsieur Monette, on semble très bien se rejoindre sur certains points et c’est excellent.

    Mais, pour ce qui est des dernières négociations syndicales, ce ne sont certes pas celles auxquelles je référaient mais plutôt, aux « abus » des négociations passées qui sont àma responsables en partie de l’état actuel de nos finances.

    En ce qui me conçerne, les syndicats sont nécessaires beaucoup plus à l’échelle privée plutôt qu’au gouvernement puisque le gouvernement « c’est nous » supposément – il est donc ridicule àma que l’on « s’impose nous-même », des conditions syndicalistes (???) Que l’on cherche à payer de plus en plus cher pour des conditions travail ???

    P.S.: je ne faisais pas allusion aux services tels les Musé qui sont pour moi une nécessité puisque c’est du domaine culturelle et dieu sait qu’on a besoin de culture.

  12. On verra si vos propositions sont simplistes ou non lorsque votre site web offrira plus de contenu que le message « à venir ». Personnellement, je suis en faveur d’un débat des idées. Vous aussi utilisez des syllogismes pour discréditer la gauche en utilisant le terme communiste. Vous le faites encore ici aujourd’hui et vos copains chez Les Analystes le font encore également. Et, si vous suivez de près la politique québécoise, vous savez très bien que 99% des gauchistes sont loin d’être des extrêmistes.

    Vous oubliez un des joueurs du Club des Ex… Vous ne parlez pas de Marie Grégoire… Serait-ce parce qu’elle est très sceptique? Tout comme Mario Dumont?

    • Primo, ceux que j’appelle les communistes sont les membres du PCQ (Parti communiste du Qc) qui sont ‘obligatoirement’ membre du Parti Q.S.
      Alors, je n’exagère rien en parlant de la gauche extrémis.

      Marie Grégoire, j’ai déjà mentionné plus haut, EST la seule à l’émission des ex, qui ne fait pas de politique partisanne.

      Ce scepticisme dont vous faites mention monsieur lutopium est justement dû au fait qu’au Qc, la partisannerie politique est très rampante ie.: fédéralisme -vs- séparatisme. Il (scepticisme) n’est pas tombé du ciel que tout récemment; c’est simplement que de plus en plus de gens, se « réveillent » à la réalité du Qc. et sont déçus – mais ce n’est certes pas d’aujourd’hui que le scepticisme existe au Qc.

  13. Le Parti communiste du Québec a fait le choix d’adhérer à l’alliance de la gauche au sein de Québec solidaire, comme c’est expliqué ici: http://bit.ly/cxOyLF Nous n’avons pas beaucoup l’expérience politique de ce genre d’alliance au Québec, mais une chose est certaine : Québec solidaire n’est pas un parti communiste pour autant. Il est un regroupement de tendances politiques. Je suis de gauche sans être communiste et je suis loin d’être le seul membre de Québec solidaire en ce sens. Ce qui compte, c’est le programme que nous sommes actuellement à débattre. Les communistes participent au débat comme toutes les tendances au sein de QS.

    • Mais si toutes ces tendances sont de gauche et d’extrême gauche, où sont les débats ?

      Ama, ce n’est simplement qu’une question de ‘maquillage’ différent mais c’est tout ?!

  14. Monsieur Monette, je suis allé visiter le site que vous suggérez.

    Honnêtement, j’ai de la difficulté à y voir ce que j’entendrais de différent de ce que NOUS entendons depuis au moins 20 ans ???

    Au Qc, on chiâle parce que le gouvernement élève la dette puis on se retourne pour dire: le gouvernement ne doit pas couper nul part ???

    Le gouvernement ne devrait pas couper dans la fonction publique et para-publique (les superflus), NI dans l’éducation (les superflus), NI dans la santé (les superflus) NI ……………………………………………….

    Alors, quelles sont les autres « solutions » à apporter ? Augmentation constante des impôts, des taxes, des contributions syndicales etc.etc. ???? et la roue continue de tourner toujours dans le même sens jusqu’au jours ou tout cesse et qu’on devienne entièrement « dépendants » soit du gouvernement soit des autres individus de notre société ???

    M.Kadir peut envoyer tous les souliers qu’il veut à M. Harper ou autres pour singer mais il demeure, qu’il n’apporte absolument aucune solution autre que ce qui existe déjà si ce n’est que d’une légère couleur et/ou saveur différente àma.

  15. @ Tous:

    A lire toutes les réactions émotionnelles et irrationnelles des militants $yndicaliste$ du ouèbe (aka militants inféodés à QS), nous pouvons dire que les concepteurs du RLQ viennent de frapper un coup de circuit !!!

    On dirait qu’un mouvement non inféodé à UN parti politique, donc LIBRE de ses actions et idées, fait VRAIMENT peur à ses militants qui se disent $olidaire$ avec l’argent -durement gagné- des autres…

    La liberté = ouash caca !

    Et tout le monde sait comme la « démocratie » (euh-hum), syndicale est hyper présente au Québec…
    🙂

  16. Salut, j’ai compris ton message à l’émission de Dom Maurais… Tout d’un coup, je sais pas pourquoi, je me suis sentis visé. Y aura pas que Facebook. 🙂

  17. Moi aussi j’avais noté l’attitude méprisante de Mme Frulla, et particulièrent celle de M. Charbonneau (seule Mme Grégoire semblait montrer une certaine ouverture au dialogue). Quand au lapsus (?) de M. Durivage, à l’idée qu’un mouvement «d’extrême-droite» voyait le jour au Québec, il laisse présager, je le crains, la malhonnêté intellectuelle à attendre d’une certaine part de notre «élite» médiatique.

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