Comment étendre la Loi 101 aux cégeps

On peut pardonner à la génération des Bernard Landry et Marc Laviolette de vouloir brimer la liberté des francophones et allophones de choisir d’étudier dans un cégep anglais.

Mais il y a quelque chose de franchement lamentable lorsque l’idée vient de jeunes Québécois, et surtout lorsqu’une partie de l’argumentaire repose sur une étude aussi boiteuse que celle de l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA).

Je l’avoue. Mon parcours de vie me rend incapable de comprendre la peur maladive pour ne pas dire le mépris que certains souverainistes éprouvent envers la langue anglaise. Une peur tellement schizophrénique qu’ils en viennent à vouloir imposer l’unilinguisme aux francophones et allophones et à proposer d’étendre la Loi 101 aux cégeps.

Vous avez encore le goût d’étudier en anglais après votre primaire et secondaire en français? Eh bien, tant pis pour vous. Étendons la Loi 101 aux cégeps et on vous interdira le cégep anglais! Tiens toé!

Bien sûr, il y aura de la résistance. Après tout, il s’agit de brimer la liberté de jeunes adultes de 16, 17 ans, pour qui la décision d’étudier dans une langue ou une autre peut avoir d’importantes conséquences sur leur avenir.

Mais qu’on ne s’inquiète pas. Au Québec, on sait faire.

D’abord, on trouvera un partenaire pour financer une étude. Un syndicat, par exemple, qui a de l’argent à ne plus savoir quoi en faire et qui sympathise avec la cause souverainiste et le « Québec national ». Dans ce cas-ci, ce sera la CSQ, la Centrale des syndicats du Québec.

Ensuite, on prendra pour acquis que le Québec s’anglicise et on émettra l’hypothèse que la fréquentation du cégep anglais y est pour quelque chose ou dira-t-on, a un « certain impact anglicisant ».

La prochaine étape consiste à développer une méthodologie – fort discutable dans ce cas-ci – que peu de personnes valideront, mais dont les conclusions arriveront au but recherché. On fera donc remplir un questionnaire par environ 1500 étudiants fréquentant un cégep anglais.

Quelle langue parlez-vous à la maison? Quelle langue parlez-vous avec des amis? Préférez-vous voir des films en anglais ou en français? Écoutez-vous la télévision en anglais ou en français?

Et oh! grande révélation! Les étudiants qui fréquentent un cégep anglais se font des amis qui parlent anglais! Ils regardent la télé en anglais, vont voir des films en anglais et lisent les journaux anglais!!!

Qui l’aurait crû?

Mais là n’est pas l’étape la plus importante. L’étape cruciale est celle d’injecter dans le discours public et dans le psyché québécois l’idée que la langue française est effectivement menacée par ces quelques francophones et allophones qui fréquentent le cégep anglais.

On fera donc appel aux médias, par exemple à Radio-Canada qui se fera un plaisir d’ajouter un petit effet dramatique. Le reportage s’intitulera « Les cégepiens s’anglicisent » et francophones et anglophones, nous apprend-on, sont encore très tentés de glisser (ooou!) vers la « culture anglaise ».

Finalement, l’on cimentera le tout par une récupération de la nouvelle donne par des grands chroniqueurs nationalistes (souverainistes), et pour ne pas le nommer, les Michel David, Jean-François Lisée et Joseph Facal de ce monde.

Que tout ce joli monde accepte gentiment et sur la base d’une telle étude, que le cégep soit un facteur anglicisant me renverse totalement. Comment conclure à partir d’un portrait instantané pris en cours d’étude que ces étudiants délaisseront totalement ce que les souverainistes appellent la « communauté nationale » (!!!).

Je ne saurais exprimer assez vigoureusement le malaise que provoquent chez-moi des études de ce genre et les dernières pages du document de l’IRFA qui suggèrent des conclusions dont la valeur est plus que discutable.

Pour les auteurs de l’étude, il semble que « l’attirance pour le français » et un sentiment d’appartenance à la « communauté francophone » et à la « collectivité nationale » (comme si la collectivité nationale se devait d’être unilingue francophone) sont cultivés par la fréquentation de francophones.

Avec cette logique, pour faire survivre la « collectivité nationale », il suffirait d’interdire le plus longtemps possible aux francophones et allophones québécois la fréquentation des anglophones, d’où l’agenda à peine caché d’étendre la Loi 101 aux cégeps.

En bout de piste, il semble donc qu’une certaine élite francophone, en partenariat avec une centrale syndicale, se paie des études qui aboutissent à confiner les Québécois à l’unilinguisme francophone. Pathétique!

45 réflexions sur “Comment étendre la Loi 101 aux cégeps

  1. Madame Marcote…Je suis totallement d’accord sur chaque ligne que vous avez ecrit. C’est dégoutant cette loi 101 qui brime nos droits en prétendant qu’elle protège le français. Depuis que cette loi fut mise en oeuvre, je me sens mal à l’aise et j’ai de plus en plus honte d’ëtre québecoise.

    L’étroitesse d’esprit sur le bilinguisme est irrationelle et devient de plus en plus, une maladie chronique…un manque de logique complet.

    Lorsque les petits anglos serront bilingues et qui naturellement attraperont toutes les meilleures jobs….les québecois unilingues pleurnicheront comme ils savent si bien le faire, et pointeont le doigt vers les anglos qui leur « volent » leurs jobs. Victimes éternelles qu’ils demeurent toujours!

    Les écoles du Québec devraient toutes être bilingues. A t’on peur que les québecois ne sont pas assez intelligents pour naviguer avec les deux langues.

    Pauvre petits québecois unilingues! Ils seront dans la cage de homard et toujours 20 ans en arrière des autres canadiens.. Il faut se révolter contre cette loi qui veut s’étendre dans les cgeps.

    Oui, Madame Marcotte c’est plus que pathétique. C’est maladif.

  2. J’ai envoye le tout a Pierre Curzi

    Et voici la propagande qui suit:

    Pierre Curzi sur Twitter

    1. Je serai à l’émission @IsabelleLeMatin, dès 10h00 14 septembre 2010 à 9:05

    2. Grand rassemblement-spectacle pour la langue française ce samedi. http://tinyurl.com/2avsmls #languefrançaise #projetdeloi103 #101 13 septembre 2010 à 10:19

    3. @PascalBerube Merci! 9 septembre 2010 à 19:11

    • Mais ma chère Renée, vous perdez franchement votre temps avec ces gens puisqu’ils sont, dans la plupart des cas, des robots qui ne savent penser autrement que dans leur boîte…

      Ama, ils sont malheureusement des handicapés intellectuels qui ne peuvent aller plus loin que: « la pensée unique », dictée par le Parti. ;PPP

  3. Laviolette se cherche un job de député. Landry ? Un perdant. Ceci dit, la droite n’a d’avenir au Québec que si elle est nationaliste. Si, nous de la droite, commençons à nous aligner sur les positions du PLC et du PLQ, nous fonçons sur un mur. Nationalisme et droite vont ensemble. Il nous faut un sentiment collectif avec des valeurs de droite. Sinon c’est le chaos. La gauche s’est appropriée le nationalisme. À nous de le récupérer. La droite doit rassembler tout le monde, y compris les nationalistes de droite.

  4. Je ne crois pas qu’il faille interdire aux Québécois français la fréquentation d’un cégep anglophone. Par contre, il est faux que tous ces gens prônent l’unilinguisme. Je n’aime pas plus que vous le nationalisme sous-jacent à leur analyse, mais ils ne vont certainement pas jusque-là.

  5. Si les souverainistes tournent les coins ronds, vous n’êtes pas en reste, madame. Je ne m’inquiète pas pour l’avenir de l’anglais. Nous, les francophones, nous sommes une minorité en Amérique du Nord. Notre poids démographique baisse constamment. Vous avez saisi l’air du temps, il est à l’anglais. J’ai cru qu’on pouvait défendre le français et être bilingue ou trilingue. Mais le français d’abord. Cela ne semble pas être votre avis. Vous défendez l’anglais avec vigueur. En pratique, ce sera un Québec anglais. Pas un crime, pas une faute contre nature, mais un changement radical dans notre identité. Dans cinquante ans, vous serez morte et moi aussi, le Québec aura l’air de la Louisiane. Et votre promotion de l’anglais aura accéléré le changement. Have a good day, Madam.

    • @Julien….Nous ne devons pas écraser les droits de la personne pour conserver sa langue. C’est anti-démocratique. Period!

  6. Très bon papier Mme Marcotte. Les souverainistes veulent enfermer les Québécois dans un unilinguisme malsain. Les séparatistes ne comprennent pas que les générations montantes veulent s’ouvrir sur le monde et parler plusieurs langues. Quoi qu’en pensent les séparatistes, l’anglais n’est pas une menace à la nation québécoise. Les séparatistes sont vraiment de vieux dinosaures qui vivent encore dans les années 70.

  7. « Nous sommes une minorité ».

    Ça fait plus de 300 ans que les francophones sont une minorité en Amérique du Nord.

    Et ça n’a pas empêché la survie du français.

    Qu’on cesse de chiâler du poids démographique des anglais.

    Comment on prévient l’assimilation?

    Ce n’est pas en passant des lois.

    Des lois ne gouvernent pas les réalités et les désirs.

    Qu’est-ce qui a garanti la survie du français?

    Dans le fond, c’est à cause du taux élevé des naissances.

    Les immigrants ne peuvent pas garantir l’avenir du français. Justement parce que ça prend un bassin de population de francophones pour assurer LEUR assimilation.

    Alors, la solution– qui nécessite AUCUNE intervention étatique– c’est d’avoir 3 enfants et plus par personne.

    Un nationaliste qui chiâle à propos de la langue, mais qui n’a pas au moins 3 enfants (ou du moins n’a pas essayé) n’a pas le droit de se plaindre.

    Mais on sait comment la gauche prône le mythe de la surpopulation au nom de l’environnement. C’est péché d’en avoir plus que deux.

    La gauche s’attend à ce que TOUS LES AUTRES se plient pour résoudre un problème, quand la solution est à la porté de tous (ou presque).

    Pis je sais les gens vont me dire que la réponse est simpliste parce que les enfants ça coûtent cher.

    Je dis: c’est drôle, mais on a de l’argent pour deux chars, des chalets, des skidoos, des motomarines, des gadgets de toutes sortes, mais on n’a pas d’argent pour plus des enfants?

    Nos ancêtres étaient plus pauvres que nous pis ils en avaient cinq ou dix. Trois, c’est quand même faisable.

    La vérité, c’est que c’est une question de priorité. Les gens ne veulent pas investir dans le fait d’avoir trois enfants? Correct. Mais tu ne peux plus chiâler sur l’avenir de la culture et du français. Ça se transmet par les enfants. Pas d’enfants, pas d’avenir. Au lieu de forcer votre agenda sur les autres, commence de faire les choses qui vont avoir un impact concret et immédiat sur l’avenir du français.

    [/rant]

    • @Suzanne…Excellents commentaires. C’est sure que les séparatistes doivent attaquer les autres (les anglos) et ne jamais prendre leur responsabillité. Le manque de procreation…ce pas la faute des anglos.

  8. Au risque de me répéter une autre fois, je citerai Robert Deschamps, auteur du Manifeste d’un surtaxé (ISBN 978-2-89590-157-0 pour les intéressés), pour l’occasion : « si les Québécois francophones tiennent véritablement à obtenir le respect de leur langue et son adoption généralisée, il leur faudra se rendre maître de leur économie, devenir propriétaires et patrons de tout ce qui existe sur le terrain du commerce. En somme, il faudra que le français devienne payant. La meilleure motivation qui puisse être à apprendre une langue et à la faire sienne dans sa vie courante, c’est de voir qu’elle peut permettre de gagner honorablement sa vie et, le cas échéant, de s’enrichir. »

    N’en déplaisent à plusieurs, il s’agit encore d’une décision économique. Des francophones se tournent vers les études anglaises puisqu’ils estiment que cela leur procurera un meilleur avenir, un point c’est tout. Les priver de ce droit, c’est limiter leur potentiel futur, c’est les tirer vers le bas. C’est bien beau tous ces arguments émotionnels pour la sauvegarde du français, mais ils tiennent pas la route contre la dure réalité économique.

    J’ai été heureux d’apprendre Mme Marcotte que l’étude que vous citez est encore plus bidon que ce que je ne le croyais. Ca devrait être d’ailleurs le réflexe de tout bon citoyen moderne, ce qui n’est pas le cas actuellement vu les manques de notre système d’éducation, mais c’est un débat pour un autre jour : aller voir au-delà de ce qu’on nous présente comme la vérité avec un grand V en examinant méthodologie et source!

  9. 1) J’ai passé 25 ans dans la région de Québec et, effectivement, je ne comprenais pas le « problème » de la langue française. Je vis maintenant dans la région de Montréal et je comprends mieux… Tous s’entendent pour dire que l’usage du français s’effrite.

    2) Vous n’avez certainement pas lu la chronique de Michel David à ce sujet. Il est beaucoup plus modéré que vous ne le laissez croire: http://www.vigile.net/Le-moindre-mal

    3) Je demeure convaincu que la très grande majorité des québécois n’a pas besoin d’être bilingue pour vivre et travailler au Québec.

    • « Je demeure convaincu que la très grande majorité des québécois n’a pas besoin d’être bilingue pour vivre et travailler au Québec. »

      C’est du nivellement par le bas et c’est carrément méprisant.

      Je regrette, mais ce n’est pas une raison pour empêcher les gens d’étudier en anglais s’ils le désirent. Les gens devraient pouvoir déterminer pour eux-mêmes s’ils auront besoin de l’anglais ou non, et subir les conséquences de leurs choix.

      C’est de plus en plus une nécessité. Que ça vous plaise ou non, beaucoup d’employeurs font des affaires à l’extérieur du Québec, et ça ira en augmentant, à moins que vous vouliez forcer les Québécois à vivre en autarcie (très peu pour moi).

      Je suis contente de ne pas avoir gardé cette mentalité, car je n’aurais jamais pu occuper le bel l’emploi que j’ai en ce moment. Petite, j’étais certaine que l’anglais me servirait jamais. Eh bien, je lis et j’écris en anglais à tous les jours, et je le parle par régulièrement dans le cadre de mon travail… à Québec.

      Au-delà du travail, il y a la possibilité de communiquer avec plus de personnes (pas nécessairement anglophones), de voyager et (scandale!) d’aller vivre ailleurs.

  10. Il y a une très bonne raison que le PQ depuis sa fondation et jusqu’à tout récemment prônait le libre choix au CEGEP. Parce que se sont des ADULTES. Si on ne possède pas suffisamment sa propre langue à l’âge adulte, et que 2 ou 3 ans dans un CEGEP anglophone risque de nous la faire oublier, le problème ne se solutionnera pas en bannissant l’étude en anglais car il est beaucoup plus profond.

    Et , en désespoir de cause électorale, c’est ce que Curzi veut nous faire avaler de façon subliminale. C’est une manoeuvre purement électoraliste. En se dépeignant comme seuls défenseurs de la langue et en exagérant de plus en plus la menace, ils ( les péquistes) croient qu’ils retrouveront la faveur populaire.

    Voir aussi le complot fédéraliste pour angliciser le CH.

  11. Mme Marcotte, je suis d’accord avec vous. Quand nous naissons, nous ne choissions pas notre nationalité ni notre langue, on l’apprend de nos parents et de ceux que l’on côtois le temps de nos premières années!

    De quel droit légitime un gouvernement peut-il décider à notre place la langue que nous devons parler et nous soumettre à leurs règles que personne d’autre n’a contribué à établir sinon par la force naturelle donnée à l’élu une fois élu?

    À mon avis, les souverainistes veulent limiter l’espace social et d’affaires. Il ridicule de ne pas apprendre l’anglais car pour avoir une vie bien informée, il faut au moins les deux langues. Nous sommes entourés de 300 millions de personnes qui parlent anglais et bientôt ce sera l’espagnol qui arrivera. La culture de la langue, c’est bien beau, mais la garder dans un vase ne fait pas progresser son possesseur. Nous sommes à l’heure de la mondialisation, l’ouverture sur le Monde se fait actuellement, ce n’est pas le temps de l’empêcher ici!

  12. Je pense qu’il serait mesquin de garder les gens dans l’ignorance sous la présomption qu’on risque de perdre notre langue.

    À chaque année on perd plus de 10,000 Québécois qui décident de partir du Québec, plus de 48 ans d’immigration interprovinciale négative, pourquoi, parce que la migration suit la prospérité, avant de créer des lois si on gardait nos jeunes déjà formés et éduqués à rester au Québec.

    Posons-nous la vraie question pourquoi parte-il ?

    Pensez-vous qu’un jeune qui a du potentiel veut nécessairement rester dans une province, qui lui a donné un cadeau 220 milliards de dettes, une province qui est pognée avec des débats stériles sur la souveraineté fédéralisme depuis des décennies et qui fait du surplace.

    Pourquoi veut-il apprendre l’anglais ?

    Parce qu’il sent au fond de lui-même, que le Québec avec son éternel immobilisme n’est peut-être pas la meilleure province pour réaliser son plein potentiel et apprendre l’anglais lui donne un atout, car ça lui permet d’avoir d’autres opportunités ailleurs.

    C’est à nous de lui donner une province prospère, et
    naturellement les jeunes vont être fiers d’y rester, ce n’est pas une loi qui vas les empêcher d’apprendre une seconde langue et qui va les obligés à rester au Québec, c’est la prospérité.

  13. @Québec Droite

    Et moi aussi j’ai eu des emplois extraordinaires parce que j’étais bilingue, j’ai voyagé à travers le monde. J’ai beaucoup appris des anglais qui sont comme peuple très disciplinés, et je suis fière d’être bi-culturelle. Les anglos ne m’ont jamais méprisé et le fait que je parle l’anglais ne m’a jamais enlevé quoi que ce soit.

    Je me trouve très fortunée d’avoir accès à tellement d’information supplémentaire qui me vient en anglais, pour satisfaire ma curiosité . Sur l’internet je me gave de connaissances plus élaborées en anglais. Une personne unilingue n’a pas accès à plusieurs informations et recherches venant des Etats Unis, de la Grande Bretagne et du Canada anglais .La personne unilingue est malheureusement moins « up to date » et est très limitée dans ses choix de carrières.

    Je ne comprendrai jamais ces leaders, surtout séparatistes, qui ne veulent pas donner à ses enfants tout les outils nécessaires pour réussir. C’est malade.

    Les parents devront sortir leurs enfants des cégeps du Québec pour les envoyer étudier l’anglais. C’est à Toronto que J’ai moi même fait ma 11eme et 12 eme année en anglais. Voilà M. Curzi, lorsqu’on veut on peut, tout ces lois anti-démocratiques n’ont aucun sens et ceux qui veulent apprendre l’anglais l’apprendront d’une manière ou d’une autre.

  14. J’ai rêvé, ou j’ai entendu Mathieu Bock-Côté falre l’éloge de la rigueur de l’étude dans un débat avec Éric Duhaime? Il est pourtant brillant et rigoureux en général, mais quand vient le temps de discuter de langue ou de nationalisme, il perd toute sa crédibilité.

  15. Droits et libertés au Canada

    1. La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés qui y sont énoncés. Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique.
    La chartes canadiennes des Droits et libertés est tres intéressante et mérite d’etre étudiée pour cette cause tres importante, c’est dégueulasse toute cette propagande de peur contre la langue anglaise par ces controls freaks.

  16. @ Renée,

    vous avez bien raison concernant la quantité d’information en anglais qui bat à plate couture celles disponible en français. Quiconque fait des études un tant soi peu avancées se rend vite compte que les revues spécialisées sont en majorité anglaise. Ce n’est pas de gaieté de coeur que je dis cela mais il faut avoir le courage de voir la réalité en face.

    J’ai fait ma maîtrise en géologie et le seul article scientifique que j’ai publié était, évidemment, en anglais.

    Dans le domaine de l’exploration minière, j’ajouterais que d’écrire en anglais est quasiment incontournable. Car, à la fin, les rapports serviront de matériel pour vendre les projets aux financiers qui, il faut bien voir les choses comme elles sont, ne résident plus sur la rue St-Jacques à Montréal mais bien à Bay Street, à Toronto (entre autre). Les milliards de dollars nécéssaire à la mise en oeuvre de certains projets, ce n’est certainement pas le gouvernement endetté du Québec qui va les allonger. Que M. Khadir et ses sbires se le tiennent pour dit.

    J’aime également beaucoup l’histoire et je pense que dans ce domaine également, plus on est à la recherche d’information pointue, plus on risque de devoir la lire en anglais. J’ai été visité la forteresse de Louisbourg il y a quelques années et j’ai voulu m’acheter un livre pour en savoir plus long dans la boutique souvenir. Il y avait des livres en français et en anglais mais après en avoir feuilletés plusieurs, je suis ressorti avec »Aspects of Louisbourg. » Ça peut sembler paradoxal de lire l’histoire d’une cité française en anglais mais…ce livre était le plus documenté et complet sur le sujet.

    C’est d’une absurdité totale de vouloir restreindre la liberté de choisir sa langue d’enseignement jusqu’au CEGEP. C’est déjà suffisamment (trop) protégé présentement. Et je trouve encore plus dangereux certains qui prétendre qu’on n’a pas besoin d’apprendre l’anglais pour vivre au Québec. Cette simplicité volontaire n’a pas à être imposée et cette vision délétère pour notre société doit être dénoncée avec force.

    • @ Isabelle…excellents points…Le manque de connaissances dû à l’unilinguisme arrange les leaders séparatistes. Moins les gens sont informés, plus les partis péquiste, séparatiste, souverainiste, bloquiste, nationaliste (qui se reinventent à chaque occasion pour brouiler le paysage), peut garder ses membres.

      A la conquête de l’ignorance, le Québec sait faire!

  17. Personnellement, j’ai appris la langue anglaise par choix et je l’ai fait lors de mon entrée sur la marché du travail. Faut pas se leurrer, ça prend pas des études universitaires pour se débrouiller en anglais… Deux ou trois mois à Calgary et c’est assez pour se débrouiller.

    Je suis d’abord reconnaissant envers le système d’éducation québécois (incluant le Cegep et l’université) de m’avoir permis de maîtriser la langue française et de m’approprier ma culture. C’est ma langue. Ma langue maternelle, et j’en suis fier.

    Je crois que certains québécois tombent un peu dans le mélodrame avec cette question. Le débat le plus important est de savoir si oui ou non nous voulons protéger notre langue. Ça n’a absolument rien à voir avec l’apprentissage d’une deuxième langue, que ce soit l’anglais, l’espagnol ou le mandarin.

  18. Ne seriez-vous pas d’accord pour dire que les québécois font beaucoup plus d’efforts pour tisser des liens avec les anglophones que ces derniers dans l’autre sens?

  19. Jeff B a fait un commentaire intéressant concernant le français: si c’était payant, ça aiderait (bien que je crois que c’est, somme toute, une question démographique).

    Cependant, l’économie québécoise n’est pas très dynamique. Elle dépend sur des subventions et est sclérosée par le syndicalisme et le gauchisme en général.

    Si on misait plus sur l’entrepreneuriat et qu’on éliminerait les réglements fâcheux, si on coupait les taxes et rapetissait la taille du gouvernement, la situation économique améliorait et le français serait plus attrayant.

    Regarde la situation des chinois. Leur langue devient plus attrayante à cause de leur poids économique. Je ne dis pas que le monde entier va se mettre à apprendre le français. Mais au moins les Québécois auraient raison de rester et de préserver la langue.

  20. @Lutopium…vous dites:

    « Ne seriez-vous pas d’accord pour dire que les québécois font beaucoup plus d’efforts pour tisser des liens avec les anglophones que ces derniers dans l’autre sens? »

    Pas du tout ,avec les récentes sorties de M. Curzi….au contraire, l’état s’exagère. En voulant imposer le français aux cegeps, nous faisons du français un genre de secte malade. C’est un manque de respect pour la langue anglaise et un abus total des droits de tout les citoyens du Québec, anglophones, francophes et allophones.

    En 2010, vivre dans un continent presque totalement anglophone et demeurer unilingue est inconçevable. Méritons nous le respect des autres avec nos entêtements de toujours blâmer les autres pour nos malaises. Le quÉbec sait faire!

  21. @ Lutopium

    Personnellement je suis plutôt d’accord pour dire qu’une certaine classe politique (Mme Marois et M. Curzi) fait beaucoup d’efforts pour allumer la flamme de la souveraineté.

    Ces efforts sont d’une maladresse pitoyable, comme la thèse voulant que le Canadien soit devenu l’instrument de promotion des fédéralistes. Franchement, quand on entend de pareilles sottises, on ne sait pas trop si on devrait en rire ou en pleurer!

    Allô, ici la Terre à la recherche de pauvres types partis dans l’orbite du complot.

    Les mélodrames inventés de toutes pièces c’est plutôt dans les sphères occupées par ce genre de souverainistes que vous devriez aller les chercher!

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  23. En 33 ans de carrière comme professeur d’université, j’ai assisté presque impuissant à la lente dégradation de la qualité du français dans nos écoles. Le français au Québec a besoin d’être promu, et non pas protégé. Je considère cependant comme handicapée, toute personne qui vit au Québec et qui ne possède pas une connaissance fonctionnelle de l’anglais.

    • @Reynald…très bien dit

      J’espere que ce sujet pitoyable de la loi 103 ferra partie de la conférence le 23, car le Québec se fait très mal et nuit a tout ses enfants. Pourtant Madame Marois, elle qui parle un anglais qui nous fait pouffer de rire (2 mots en anglais suivit par trois mots en français), devrait être d’accord que l’anglais prenne une place dans l’éducation de nos jeunes.

  24. Nos souverainistes et cie, depuis 20 ans ne cessent de nous dires que notre langue maternelle est en très grand danger.

    Si c’est le cas, alors pourquoi avoir diminuer (P.Q.) les heures de cours de français dans les écoles ??? Pourquoi avoir enlever (P.Q.) l’étude et analyse de textes litéraire de langue française ??? Pourquoi avoir diminuer (P.Q.) les programmes d’intégration au français aux immigrants ???

    Ceci étant dit, j’ai habité à l’extérieur du pays pendant 20 ans et je suis revenu au Qc depuis les 7 dernières années.

    Ce que j’y ai trouvé, c’est une dégradation ‘innacceptable’ du français chez les plus jeunes… OR, si nos nationalistes/souverainistes etc. veulent blâmer la perte de la langue sur les épaules d’un groupe quelconque, QU’ILS le fasse sur eux-mêmes et personne d’autres.

    De vouloir garder la population du Qc dans l’ignorance de la langue anglaise PAR PEUR de son ‘ombre’ ne fera rien d’autre que d’amener cette population et cette Province au titre de: tier monde.

    Il est vrai que la meilleure façon de pouvoir mieux contrôller les populations est à travers « l’ignorance » de ceux-ci.

    SI vraiment, nos souverainistes, nationalistes (etc.) étaient aussi convaincus et confiants envers « L’INTELLIGENCE » des Québécois qu’ils le prétendent, LES CONNAISSANCES (d’une langue ou autres) ne leur feraient pas aussi peur (paranoïa) que maintenant…

    Quant on aime vraiment, on libère! Quant on ‘encage’ (brime les libertés), on perd!

  25. @Lorraine…Je sais que ces gens sont bornés…mais on ne sais jamais, je ne veux pas totallement désaspèrer!

    C’esst bizarre mais je remarque, qu’ils repètent les mêmes choses comme s’ils avaient été programmés.

    • Ma chère Renée, vous avez parfaitement raison àma, lorsque vous dites qu’ils (souverainistes/natinalistes et cie) répètent toujours les mêmes choses (arguments » comme s’ils avaient été programmés ».

      C’est toujours les mêmes rhétoriques, mêmes démagogies etc.

      C’est exactement ce qui arrive et c’est pour cette même raison que le RLQ est aujourd’hui encore plus, une « nécessité ».

      Le ‘journaux Québécois’ ne sont plus surtout aujourd’hui, qu’un AMALGAME de ‘sensationalisme’ pour envoyer QUE de la poussière aux yeux de la population afin de les ‘endormir’ AUX VRAIS problèmes et/ou VRAIS situations du Qc.

      Ça aussi c’est une autre raison de la nécessité du RLQ.

      Pour ce qui est d’une tentative à vouloir « changer » les Curzi et cos., je crois surtout que c’est une ‘perte de temps’ puisque « UN » des gros aphrodisiaque est justement « le pouvoir » et ils en ‘bavent’ présentement… ;O)

  26. @ Lorraine…merci de ta gentillesse

    Disons que peût je prends un méchant plaisir à les faire baver si ils ne peuvent changer leurs pensées archaiques et leur « Me Myself and I » syndrome.

    Je pense qu’ils ont avancé beaucoup déjà avec leurs doctrines de secte parce qu’ils ne demordent jamais…serait ce parce que nous étions trop polis pour riposter dans le passé…et qu’ils en ont pris avantage? Aujourd’hui avec les blogues, ils se font rabattre les oreilles assez souvent sur les blogues fédéralistes.

    Alors c’est pour cela que je dépense des efforts par occasion en cas ou…quelque chose pourrait coler. Je remarque qu’il y en a de moins en moins sur notre blogue ici et que les gens sont plus respectueux. C’est beaucoup plus plaisant. Isabelle et vous defendez bien le gros bon sens avec les séparateux qui s’y présentent avec des faussetés.

  27. Je me demandes pourquoi qu’on essaie toujours d’imiter la France? La charte de la loi française, les règlements sur le travail avec toute les « cartes » qu’on doit avoir pour travailler dans presque toute les métiers.

    La France nous a abandonée il ya longtemps, nous sommes Québécois, vivant en Amérique du nord, et non en Europe.

    La loi 101 a été crée avec des intentions favorables, mais appliqué par des gens qui n’avaient aucune sagesse. Protéger les droits des francophones au Québec c’est une chose, mais nier les droits des minorités n’est pas la façon d’obtenir cette protection.

    Acepptons les Anglophones, et les Allophones, dans notre culture, sans les gêner, sans les mettre mal à l’aise d’être different, sans les ridiculiser, ils sont ici de leur propre gré, ils veulent s’intégrer.

    Si on veut vraiment célébrer et partager notre héritage, commençons avec « la fête Nationale », une célébration dite pour tout les Québécois, et arrêtons de mettre des séparatistes en charge de planifier les orateurs.

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