Entrevue : RLQ, Loi 101, décrochage scolaire des garçons

Pour écouter la chronique de la semaine sur les sujets suivants:

– Des nouvelles du Réseau Liberté-Québec

– Réactions aux groupes qui veulent étendre la Loi 101 aux écoles non subventionnées et aux cégeps

– Compte-rendu de la lecture du livre de Égide Royer, « Leçons d’éléphants – Pour la réussite des garçons à l’école ».

8 réflexions sur “Entrevue : RLQ, Loi 101, décrochage scolaire des garçons

  1. Je ne sais pas si vous allez me lire, mais je viens d’écouter la chronique et je ne peux m’empêcher de ne pas répondre aux critiques que vous présentées, avec les animateurs, des problèmes liés à l’éducation des petits, en maternelle et en 1ère année.

    Je ne me ferai pas le défenseur des syndicats, ils sont assez grands pour se défendre eux-mêmes, et ils le font bien.

    Mais, je dois mettre un bémol aux liens que vous faites entre décrochage, absence de professeurs compétents à la petite école (maternelle – 1ère année) et syndicats.

    Les facultés universitaires d’éducation primaire choisissent les meilleures qui se présentent à leurs portes, et plus souvent qu’autrement, ce sont les seules, des filles. Je ne me fais pas le dénigreur des femmes, mais, s’il n’y a que des filles, pas d’homme, c’est parce que l’école au Québec c’est une affaire de femmes. Pas de syndicat, rien à voir, mais de femmes. L’école n’a pas de noblesse aux yeux des garçons, dès le tout début, dans ce cercle vicieux, les valeurs féminines (pas syndicales, mais féminines) sont partout présentes. Ce sont des valeurs extraordinaires, mais pas pour les garçons. Ce ne sont pas les syndicats qui motivent les parents à ne pas encourager leurs garçons à persévérer à l’école, ce ne sont pas les syndicats qui, il y a 100 ans ont bien lavé le cerveau des hommes en leurs disant que l’éducation c’était pas bien, qu’il fallait travailler et tout le baratin d’une autre époque (les syndicats balbutiaient à peine).

    Il fait démêler les choses. Je ne suis ni syndiqué, pas intéressé à l’être, encore moins gogauche, mais je n’accuse pas Pierre du crime de Gilles parce que Pierre ma tape sur les nerfs.

    Pour en remettre, je suis sur une lancée, le problème de l’éducation au Québec est sociologique, notre inconscient collectif (gauche ou droite) n’encourage pas l’éducation, le responsable du décrochage au Québec c’est tout le monde, patrons, syndicats, politiciens, parents (surtout eux), enseignants, journalistes, tout le monde, moi le premier.

    Bien avant la gauche, la droite, la souveraineté, le fédéralisme, il y a une chose, et toute une, et c’est l’éducation. Chaque mot gaspillé à déblatérer sur n’importe quel autre sujet est un échappatoire pour éviter de faire face au seul et unique sujet, la racine du mal, qui ronge le Québec, l’éducation.

    Une population éduquée, va coûter moins chers en aide sociale, en soins de santé, va être plus efficace et productive, va avoir de l’imagination va fonder des entreprises, va être moins criminalisée, va payer des impôts, être plus responsable car mieux informé.

    Tout ça, c’est à travers l’éducation. La droite, la gauche, ce sont des véhicules politiques, on se positionne, on vacille, bravo. Mais il faut travailler à améliorer l’éducation, sans tout mélanger.

  2. Madame Marcotte,

    Je suis d’accord vous sur tout.

    Par contre, côté stratégique, je me demande combien il y avait de nationalistes identitaires ou « semi-identitaires » comme moi (‘semi’ dans le sens de fier de mes origines, sans vouloir les imposer à tous, par l’entremise du corporatisme-bureaucratique-étatique syndical…).

    Comprenez-moi bien, je suis VRAIMENT tanné de discuter de ces sujets et je crois vraiment qu’il faut vraiment être la 3e voie… donc… je ne sais quoi dire, car cela me prendrais plusieurs pages pour m’expliquer.

    Comme vous dites:
    « en tout cas, je comprends pas ce monde-là »

    Il faut trouver des idées nouvelles qui touchent les Québécois comme moi, tout en se concentrant sur ce qui presse le plus… non?

  3. Correction:

    « Je suis d’accord AVEC vous sur tout. »

    ***

    Pour le décrochage et autres problèmes dans le domaine de l’instruction:

    Le problème est complexe, car nos syndicalistes et bureaucrates compliquent tout. Vous mettez vraiment le doigt sur le bobo et ça fait au moins 15 ans que les plus brillants d’entre nous, voient ça.

    Il faut vraiment appliquer ce genre d’idées:

    http://lejournaldemontreal.canoe.ca/actualites/national/archives/2010/09/20100913-072302.html

    http://lejournaldemontreal.canoe.ca/actualites/education/archives/2010/09/20100913-072729.html

    http://lejournaldemontreal.canoe.ca/actualites/education/archives/2010/09/20100914-060609.html

    Et appliquer les idées du modèle Suédois ‘moderne’ où les syndicats et la bureaucratie ont acceptés de faire des concessions.

    ***

    Selon moi, elle est ici la 3e voie:

    60% des Québécois ne sont pas syndiqués et parmi ceux qui le sont, beaucoup pensent comme « nous ».

    Pour que le RLQ devienne vraiment, mais vraiment populaire, je crois qu’il faut savoir sur quel clou taper, tout en évitant le sujets (ou angles) qui vont repousser ces gens.

  4. Re-zut (j’suis trop endormi):

    Par contre, côté stratégique, je me demande combien il y avait de nationalistes identitaires ou «semi-identitaires » comme moi, qui étaient parmi le fameux 700 000 Adéquistes…

  5. Je partage votre inquiétude, à savoir que les syndicats et surtout, la CSDM se mêlent outrageusement de politique linguistique.

    C’est dommage que j’ai détruit quelques courriels que nous envoyaient notre ancien commissaire scolaire de la CSDM. Il faisait CARRÉMENT de la politique, dissertant sur les bienfaits des CPE (comparant les éducatrices aux enseignantes dans l’importance de leur tâche), nous exhortant même à voter pour une candidate péquiste lors de l’avant dernière élection!! De quoi se mêlait-il celui-là??

    Et concernant le rassemblement-spectacle pour la loi 103, on s’est fait carrément invité à y aller à l’école (de la CSDM) de mon fils, lors de la réunion de parents du début d’année! Je n’en revenais tout simplement pas.

  6. Je vais faire plus bref que mon précédent message même si vous abordez plusieurs sujets en 23 minutes. Je pense que vous faites fausse route en indiquant que le PQ prône l’unilinguisme francophone, autrement dit le repli identitaire. C’est une analyse sans nuance de votre part pour ne pas dire plus.

    Pour les écoles privées, la position actuelle du PQ n’est pas sa position privilégiée : c’est une position de rechange à la suite d’une (mauvaise) décision de la Cour suprême, comme le dit si bien André Pratte, concernant la loi 104. Cette loi, votée sous le PQ en 2002, enlevait les écoles passerelles tout en permettant aux gens d’aller à l’école privée. De plus, c’est complètement absurde de penser que parce que c’est la solution du PQ, que le PQ est souverainiste, que tous les souverainistes ont la même solution au problème. Pensons juste à Louis Bernard pour s’en convaincre. Pour être franc avec vous, moi-même j’aimerais beaucoup mieux qu’on puisse garder la loi 104 de 2002, mais le jugement nous en empêche.

    Pour les CÉGEPs anglophones, la position du PQ s’est modifiée au fil des différentes études qui ont été rendues. Par exemple, l’étude la plus récente de l’IRFA indiquait que 28 % des francophones utilisaient la langue de Shakespeare après leur passage au CÉGEP anglophone comme langue d’usage privée dorénavant, c’est-à-dire avec leurs amis et familles. Les foyers passent donc de francophone à anglophone ! Ce n’est plus que du bilinguisme rendu là… Je comprends parfaitement que les gens veuillent s’ouvrir à d’autres cultures en apprenant très bien l’anglais. Mais l’apprentissage d’une langue ne signifie pas l’oubli d’une autre pour autant…

    Est-ce que nos étudiants auront des problèmes linguistiques s’ils ne vont pas au CÉGEP anglophone ? Non. Il est tout à fait possible de devenir bilingue au CÉGEP francophone. Voyez par exemple le programme du Baccalauréat International. C’est un programme exigeant, reconnu par l’UNESCO et fait à la base pour les enfants de diplomates. Il offre un diplôme avec mention bilingue si on prend les bons cours. Il est offert dans différents CÉGEPs de la province. Tout ça pour dire que l’apprentissage du bilinguisme n’est pas uniquement possible au CÉGEP anglophone.

    Même si on appliquait la loi 101, les étudiants pourraient encore être bilingue ! Au lieu d’accuser les péquistes d’empêcher les gens d’être bilingue, dites plutôt qu’il y aura toujours différentes possibilités d’offertes aux étudiants. Cela revient donc à une question de choix individuels…

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