Le grand paradoxe québécois

– Le métro de Montréal et les tactiques populistes et électoralistes de Jean Charest (à lire également La véritable facture du métro de Montréal de Pierre Duhamel)

– Rappel de certaines composantes du modèle québécois: l’absence de concurrence, et par conséquent, des coûts plus élevés pour le contribuable

– Facteurs qui augmentent la pression sur la colonne des dépenses d’État

– Rumeurs autour de la formation d’un nouveau mouvement politique auquel participeraient François Legault et Joseph Facal

– La grande différence entre les « lucides » et la droite québécoise plus pragmatique

– Les bons points et les mauvais points des « lucides » – Retour sur le Manifeste pour un Québec lucide d’octobre 2005

– La responsabilité des élites politiques et des gouvernements dans l’augmentation des dépenses de l’État.

– Les choses à surveiller lorsque le mouvement de François Legault fera connaître ses intentions.

23 réflexions sur “Le grand paradoxe québécois

  1. Pingback: Page non trouvée « Les analystes

  2. Pingback: Tant qu’à être de gauche, soyez efficaces! « Les analystes

  3. On dit souvent que nous avons les politiciens que nous méritons, moi je me demande plutôt ce que nous avons fait pour mérité ca

  4. Pingback: lacapitaleblogue.com | links for 2010-10-06

  5. J’ai bien aimé votre analyse. C’est là qu’on voit l’utilité du RLQ. Espérons que les Legault et Facal de ce monde invitent des RLQistes… pour insuffler un peu de ‘pragmatisme’ (sic)
    😉

  6. Ce doit être l’éternel optimiste en moi mais j’ai comme l’impression qu’il « commence » à se passer quelque chose sur l’échiquier politique du Québec. En tout cas il y a des choses qui brasse selon la couverture m.médiatique.

  7. Les coûts de construction par Bombardier, malgré la baisse de son prix, demeure plus élévé même du prix payé à Toronto – POURQUOI ???

    Certains prétendent que ça fera « des jobs » au Qc vraiment ??? Bombardier n’est-il pas déjà ‘subventionné’ par NOUS ? Oh pardon! Par le gouvernement ???

    M. Charest se fou royalement des récentes décision de son gouvernement puisque, vraisemblablement, il ne sera pas au pouvoir lorsque les ‘défaillances’ de ces décisions (gas de shale, prix compétitifs pour les wagons de métro etc.), surviendront.
    ****
    D’autres part j’ai entendu, aux nouvelles d’hier, que certains ex-péquistes (souverainistes) partaient un nouveau « mouvement » de centre « droite » et qu’ils « invitaient » la droite et les fédéralistes à y participer.

    Est-ce que le RLQ aurait déjà réussi à faire bouger certains un peu plus rapidement qu’anticipé ??? Si c’est le cas, je m’en réjoui grandement.

    EXCELLENT travail tout le monde! Faut continuer et avec plus de rigueur encore! 😉

    P.S.: SI, tel que prétendu, ce nouveau mouvement éliminera (tentera tout au moins) toutes discussions sur la question de ‘l’identité nationale’ ie.: souveraineté, pour s’attaquer AUX VRAIS PROBLEMES alors, il y a une « possibilité », àma (à mon avis) de réussite même POUR les prochaines élections.

    J’ai bien hâte de connaître « leurs » intentions « leur » programme.

  8. Espérons que ce nouveau parti prenne forme. Et espérons que ce parti ne se contente pas d’augmenter les impôts et taxes mais qu’il fasse des coupures dans la bureaucratie. Le modèle québécois est devenu une farce. La dernière farce: 100 000 ronds de cuir dans le réseau de la santé. Autre farce: les pertes colossales de la SGF ! Autre farce: la perte de 40 milliards de la Caisse de dépôt, etc. Il faut tout revoir de fond en comble. On pourrait faire un spetacle d’humour avec le modèle québécois.

  9. Croire que c’est le manque de concurrence qui cause les coûts trop élevés pour un service ou un produit est un raccourci intellectuel que trop de gens prennent. A proprement dit, la concurrence n’a strictement rien à voir avec les coûts. Ce qui influe réellement sur ceux-ci est la manière dont les ressources sont utilisées pour produire: l’efficience du processus de production. Pour en diminuer les coûts, il faut en augmenter l’efficience, et pour cela, ce n’est pas de la concurrence que ça prend, mais de la volonté réelle et sincère des gestionnaires, et ce, en partant du sommet de la hiérarchie. La concurrence n’est en fait qu’une simple source de motivation. Si on s’assure de mettre en place des leaders qui ont la ferme conviction qu’il faut augmenter l’efficience des systèmes, la concurrence devient inutile.

    • @ Sébastien Beausoleil

      Ce que vous dites est du domaine de la pensée magique et/ou marxiste.

      Rien ne motive plus à être efficient que le libre marché et la libre concurrence.

      Dépendre de la bonne volonté des gens pour qu’ils se motivent, fassent les bons choix, etc, c’est la pensée de ceux qui croient en l’économie planifiée et/ou qui croient que la nature humaine n’est pas encline à ‘se laisser aller’ lorsqu’elle n’est pas motivée par la triste réalité de la nécessité.

      J’espère seulement que vous ne travaillerez jamais au gouvernement, car il déborde déjà de gens qui pensent que les structures (libres ou non), ne sont pas si importantes que ça et tout ce qu’il faut, ce sont ‘les bonnes personnes aux bonnes places’…

    • Vous pouvez croire que c’est de la pensez magique, mais ce que je décris présentement, c’est mon métier, dans l’entreprise privée de surcroît. Il n’y a absolument rien de marxiste la dedans, bien au contraire et je n’ai rien inventé vous savez. Ce que je constate pour l’ensemble des initiatives d’amélioration que je dirige, c’est que le facteur de réussite le plus important est l’engagement de la haute direction. Enfin, améliorer la productivité d’un système n’a rien de sorcier en soit, le défi c’est que la haute direction soit motivée dans cette direction.

    • @ Sébastien Beausoleil

      Je crois que vous/nous mélangez/eons 2 choses…

      Dire que:

      « Ce que je constate pour l’ensemble des initiatives d’amélioration que je dirige, c’est que le facteur de réussite le plus important est l’engagement de la haute direction. Enfin, améliorer la productivité d’un système n’a rien de sorcier en soit, le défi c’est que la haute direction soit motivée dans cette direction. »

      C’est ok, et je suis 100% d’accord.

      À l’interne c’est vrai. Mais pour ce qui est de l’environnement externe, rien ne remplacera le ‘bottage dans l’cul’ de la concurrence. 😉

      C’est ce bout que je trouvais exagéré:

      « A proprement dit, la concurrence n’a strictement rien à voir avec les coûts »

      En d’autres mots, ce sont 2 réalités (i.e. concurrence externe et bonne gestion interne) qui font en sorte que les cies performent bien . L’un est aussi important que l’autre.

      Et je ne doute pas de votre compétence lorsque vous dites ceci:

      « mais ce que je décris présentement, c’est mon métier, dans l’entreprise privée de surcroît »

      Je voulais seulement préciser une idée….

      Bonne journée et bonne gestion !
      😉

  10. Je pense que la crédibilité de RLQ va être proportionnel à sa capacité enticiper l’avenir. Un jour l’évidance sera facile à percevoir et cette journée sera le début de gros changement.

  11. @ Sébastien Beausoleil

    Les problèmes inhérents des monopoles publics au Québec ne sont pas uniques à cette province, ils sont reconnus dans le monde entier.

    D’où la tendance dans le monde à leur disparition ou de créer une mixité de service avec le privé pour maintenir une saine concurrence.

    L’absence de concurrence qu’elles soient privées ou publiques, tend produire à l’inefficacité: il n’y a pas d’incitation à bien servir le public, puisque les consommateurs n’ont pas d’autre choix que d’acheter du producteur.

    Les monopoles d’État sont reconnus dans le monde comme des éléments qui coutent de plus en plus cher, plus en plus lourds et de moins en moins efficaces.

    La raison sous-jacente de cette situation est l’absence de véritable responsabilité financière.

    Ex » Le budget du ministère de l’Éducation augmente depuis des années, pourtant il y a de moins de moins d’élèves et de plus en plus de décrochage.

    Ex : Si la SAQ avait la concurrence, vous payeriez un caissier à 24,81$/heure…, j’en doute !

    • 1. C’est vrai qu’ailleurs ils éprouvent dans certains cas des problèmes d’efficience de leurs monopoles publiques, mais c’est qu’ils font les mêmes erreurs que nous. La privatisation d’un service publique est le signe de notre échec à trouver les bons leaders.
      2. On ne peut « produire » de l’inefficacité. Au risque de me répété, ce n’est pas la concurrence qui améliore la productivité d’un système, ce sont les gens qui y contribuent sous la volonté des leaders. Dans le privé, la concurrence risque de faire diminuer le profit et donc le revenu des hauts dirigeants, c’est pourquoi certains d’entre eux tentent la voie de l’amélioration des processus pour en réduire la non-valeur ajouté.
      3. C’est votre opinion à vous que le caissier à la SAQ devrait gagner moins. Pour ma part, je préfère qu’ on paye quelqu’un un revenu décent, comme ça il paye de l’impôt et contribue plus activement à la société. De plus, j’ai un excellent service à toute les fois où je vais dans une SAQ, je ne peux pas dire là même chose lorsque je vais dans un liquor store au E-U.

      Enfin, là où je suis entièrement d’accord avec vous, c’est que la faible efficience de certains de services publiques découle de l’absence de responsabilité financière des hauts dirigeants qu’on met en place. Privatiser ces derniers ne fait que changer les actionnaires: au lieu que ce soit nous, ce sont des investisseurs.
      Ce qu’il faut vraiment faire c’est de premièrement doter nos organismes d’indicateurs fiables du niveau de valeur ajouté de leur processus. Par la suite, il faut s’assurer de moduler les revenus des hauts dirigeant en fonction de ces indicateurs tout en exigeant qu’ils appliquent les méthodes éprouvées d’amélioration continue (« lean »). Enfin, il faut donner le temps à l’ensemble de gens qui oeuvrent au sein de ses organismes d’assimiler le changement culturel. Tout ça, n’est possible que grâce à une chose: la volonté politique de nos élus. Ces derniers ont tout le pouvoir d’initier ce changement culturel, il suffit qu’on leur exige. C’est à nous de voter pour le bon conseil d’administration. 😉

    • @ Lorraine:
      Merci 😉

      @ Sébastien Beausoleil:
      Que vous voulez l’admettre ou non, j’avais raison de dire que votre pensée est marxiste.

      Si on pousse votre logique jusqu’au bout, nous devrions tout nationaliser/étatiser et améliorer notre système, car (je vous cite): « ce sont les gens qui y contribuent sous la volonté des leaders. »

      C’est Fidel (l’ancienne ‘version’, avant qu’il mette 500 000 fonfons à la porte, qui serait content de vous lire).

  12. Tu viens de toucher un problème fondamental de la démocratie représentative, trouver un politicien responsable qui pense plus loin que 4 ans est une rareté dans le milieu politique.

    Quand tu travailles pour une compagnie et tu fais un excellent travail , tu risques d’avoir des promotions et d’avoir une meilleure rémunération.

    Mais la différence entre toi et un politicien, c’est que le but premier d’un politicien c’est de ne pas gagner plus d’argent, mais de gagner des votes.

    «Le premier, pour ne pas dire exclusif, souci de l’homme politique est de gagner des votes et donc d’adopter des décisions politiques qui influencera plus de votes. C’est sa façon de gagner sa vie. Comme l’homme d’affaires pour faire du profit, le politicien adoptera les politiques qui lui vaudront la reconnaissance du maximum de votes.»

    C’est pourquoi qu’on se retrouve au Québec en 2010 d’avoir des monopoles d’États gérés par des monopoles syndicaux, l’efficience est leur dernier souci, aussi longtemps qu’il gagne les élections, en ayant l’appui des syndicats, l’efficacité de l’État est tout à fait secondaire.

    Prenez l’exemple l’achat des wagons du métro de Montréal, qui a été accordé de gré à gré avec Bombardier, pensez-vous que M. Charest se préoccupe de la crédibilité du Québec sur le plan international, oubliez cela, ce qui l’intéresse c’est de gagner l’élection partielle dans Kamouraska.

    Alors, imagine-toi on s’est taper pendant plus de 40 ans des politiciens qui était plus préoccupés à rester au pouvoir que de gérer efficacement l’État, conséquence 220 milliards de dettes.

    Par contre, je dois t’avouer qu’ils ont été extrêmement efficaces, faire 220 milliards de dettes en moins de 40 ans, chapeau !

  13. @sebas

    Peu importe le système politique, il n’y a qu’une seule manière d’augmenter réellement l’efficience d’un processus. Donc partant de ce constat, je crois qu’on doit faire l’effort de l’amélioration afin qu’on puisse connaître la vraie valeur de nos monopoles publiques. Et ensuite, si notre société désire en toute connaissance de cause de les privatiser, elle le fera en en obtenant une plus grande valeur à tout le moins .

    Penser à privatiser car nos élus gèrent mal nos deniers est selon moi le comble du cynisme. Ça se résume à dire qu’on est incapable d’exiger le contraire de ceux que nous mettons au pouvoir, donc que ce sont eux qui nous mènent plutôt l’inverse. Il me semble qu’ on devrait plutôt s’affairer à combattre ce cynisme, non?

    Enfin, je ne crois pas au marxisme. Je crois sincèrement que l’entreprise privée est nécessaire pour favoriser l’expression maximale de la créativité des gens. Cependant, pour que notre société génère un maximum de créateurs (industriels ou artistiques), on doit assurer une égalité des chances pour chacun. Sans cela, on perdrera la créativité de plusieurs. Ainsi, le seul moyen d’assurer cette égalité ne passe-t-il pas par des services publiques universels?

  14. Question par rapport à ça:

    Vous dites:

    « Ainsi, le seul moyen d’assurer cette égalité ne passe-t-il pas par des services publiques universels? »

    Mettons que je vous donne raison en partie (‘because’ le système monétaire injuste)… j’aimerais bien connaitre vos arguments contre l’idée de nationaliser/étatiser/socialiser/etc, le secteur de l’alimentation (des fermes, en passant par les restos, jusqu’aux supermarchés), car l’alimentation est 2x plus importante pour assurer notre survie ou assurer « une égalité des chances » (sic), que l’instruction ou la santé, non ?

    Qui nous a placé dans la tête que sans nationalisation/étatisation/socialisation/etc de l’instruction et des soins de santés, les gens auraient moins de chance de s’instruire ou de se soigner, si tout était aussi libre et privé, que le secteur de l’alimentation… qui permet à tous de -quand même- bien se nourrir ?

    Et pourquoi ces 2 secteurs obsèdent-il autant les étatistes de gauche?

    Pourquoi ne pas nationaliser/étatiser/socialiser la culture de A à Z ?

    Pourquoi ne pas nationaliser/étatiser/socialiser nos logements de A à Z ?

    Etc.

  15. La culture, parce que les artisans du show bisness ont beaucoup de visibilité dans les médias.

    Les locataires font aussi partis de leurs clientèles, des ganses qui veulent payer un montant et ne pas avoir de responsabilité.

    Mais je crois que le problème de l’efficience est plus profond que cela. Selon mes connaissances empiriques, je dirais qu’il y a 50% de la population qui est vaillante. L’autre moitié c’est en décroissance de pas très vaillant à nul. C’est bien plate mais ca ne se donne pas de la vaillance c’est un don de la nature.

    • Je ne vous suis pas en ce qui concerne les gens de la culture et les locataires?

      Pour ce qui est du niveau d’efficience que vous attribuez à la population, vous avez tout faux. Dans chacune des entreprises où j’ai eu à travailler à l’amélioration, j’ai eu par la force des choses à le faire avec les employés ( l’amélioration continue passe nécessairement par eux) et la très forte majorité d’entre eux sont plein de volonté, ils veulent que l’entreprise soit plus productive, ils veulent faire mieux. Là où c’est problématique est beaucoup plus souvent au niveau des gestionnaires…

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