Nouvelle étude du Conference Board: « I don’t care »!

Au moment où vous lisez ces lignes, les « endetto-sceptiques » se penchent sur la dernière étude du Conference Board et tentent par tous les moyens d’invalider les hypothèses, sinon les résultats eux-mêmes.

J’imagine nos Louis Gill et Lisée de ce monde ainsi que les fonctionnaires du ministère des Finances tenter, une fois de plus, d’outiller le Ministre qui voudra nuancer et amoindrir le choc. Rapidement, le ministre tentera de discréditer l’étude en faisant croire qu’elle ne tient pas compte des mesures de redressement mises de l’avant par le gouvernement. En fait, il ira même jusqu’à trouver absurdes les résultats de l’étude!

Après tout, afin d’illustrer le cul-de-sac dans lequel se trouve le Québec, le Conference Board prévoit que d’ici 2030:

  • les dépenses publiques de santé passeraient de 26,9 MM $ à 90,2 MM $ (de 43,1% à 63,4% des dépenses totales)
  • les intérêts sur la dette publique de 6,1 MM $ à 32,1 MM $ (de 9,2% à 17% des dépenses totales)
  • le déficit en 2030 atteindrait 45,2 milliards
  • le ratio dette nette (du Québec seulement)/PIB passerait de 47,3% à 96,3%

N’est-ce pas exagérer un peu? Pour équilibrer ses comptes, illustre le Conference Board, Québec devrait augmenter sa taxe de vente à 19,5%!

Alors pour une xième fois, on lira des éditoriaux qui viendront nous dire qu’il ne s’agit que de prévisions et que l’on ne tient pas compte de la capacité d’innovation et d’adaptation de la population.

Pour une xième fois, l’on nous informera qu’il ne s’agit que d’une « vision comptable » ou encore que les plus âgés de demain sont beaucoup plus en santé que la génération précédente. Les jovialistes et les lobbies qui dépendent des deniers de l’État parleront d’alarmisme, de catastrophisme, et qu’il y a peut-être un agenda caché derrière tout ça.

Déjà, Bernard Landry contredit le Conference Board et perpétue l’idée qu’il suffit d’une hausse de productivité pour redresser les finances publiques du Québec. Les économistes auront beau établir une corrélation négative entre le vieillissement d’une population et sa productivité, rien n’y fait. Aucune mesure extrême n’est nécessaire, affirme-t-il.

Vous aurez remarqué que le Conference Board suggère une augmentation phénoménale des revenus du gouvernement du Québec pour redresser le tout. Le chroniqueur David Descôteaux, lui, suggère plutôt autre chose avec laquelle je suis parfaitement en accord.

« L’État n’a pas un problème de revenus », nous dit-il. « Nous avons un problème de dépenses! En fait, nous possédons le titre peu enviable (et absurde) d’État à la fois parmi les plus endettés et les plus taxés. »

Cette étude est donc la dernière en liste à tenter de mettre en garde les Québécois. À peu de choses près, jusqu’ici, la réponse de nos gouvernements se rapproche dangereusement de celle de l’obsédé du i-Phone4 de cette vidéo: « I don’t care ».

Quant à moi, j’avoue que les éléments les plus importants de la dernière étude du Conference Board ne sont pas tant les conclusions des auteurs. Ça, on le savait. Ce qui m’apparaît encore plus important est le petit bout de texte qui suit:

L’heure des choix a sonné! Si les Québécois et les Québécoises désirent maintenir  l’universalité des soins de santé, libre à eux de le faire,  mais ils doivent savoir que ce choix a un prix. Et s’ils  veulent que leurs étudiants universitaires continuent de  payer les frais de scolarité parmi les moins élevés en  Amérique du Nord, encore là, c’est à eux de le décider  et d’en assumer les conséquences.

Le Conference Board  du Canada n’a certes pas l’audace de vouloir dire au  gouvernement du Québec quoi faire, mais il estime  qu’il est de son devoir de prévenir la population que   la situation financière du gouvernement du Québec est  précaire et que le statu quo n’est pas une option.

J’ai bien peur que ce qu’il nous faudrait lire entre les lignes est le message suivant:

L’heure des choix a sonné et il serait dangereux que les Québécois croient que le Canada continuera de soutenir un Québec aussi peu responsable et dépensier. Oui: le statu quo n’est pas une option pour le Québec, mais il n’est surtout pas une option pour le reste du Canada!

Ah oui. Et en passant,

Ne vous imaginez pas une seule seconde que le reste du Canada va continuer gentiment à vous payer des programmes auxquels lui-même n’a pas droit.

Pour dire les choses franchement: « We don’t really care anymore! »

Lire le texte de Pierre Duhamel Le Québec court-il à sa perte?, celui de David Descôteaux Le Québec acculé à des choix douloureux et l’éditorial d’André Pratte L’autre crise.

25 réflexions sur “Nouvelle étude du Conference Board: « I don’t care »!

  1. Ça fait longtemps que je le predis que le r.o.c. va nous fouter a la porte un jour ou l’autre. La fille de mon amie vit a Vancouver. Sa garderie lui oute plus de 40$ par jour par enfant. Il en est de même dans les autres provinces. Ils n’ont pas non plus les congés parentaux. Dans leur impôt une partie importante va aux bénéfices du Québec par la péréquation. Ça s’en vient et plus vite que l’on pense. Ils vont nous séparer.

  2. Absolument d’accord, c’est de plus en plus évident que le reste du Canada désire fermer le robinet. De toute façon, avec autant d’irresponsabilité de notre part, c’est plutôt étonnant qu’il ne l’ai pas déjà fait.

  3. Pingback: lacapitaleblogue.com | links for 2010-11-19

  4. Je viens de voir voir film « L’illusion tranquille ». Je reconnais que vous savez poser quelques bonnes questions et je reconnais aussi que tout n’est pas rose au Québec. J’ai remarqué qu’au chapitre des « solutions » promues par les intervenants dans votre film, à deux reprises l’Irlande a été citée comme un exemple dont on devrait s’inspirer. Je suppose que vous partagiez une telle idée pour ne pas l’avoir coupée au montage. Je serais curieux de savoir ce que vous avez à dire quant au fait que ce pays soit aujourd’hui virtuellement en faillite.

    • Le piège, lorsqu’un pays devient très prospère, est de se lancer dans les dépenses publiques. L’Irlande, comme d’autres États dont le Québec, n’a pas su profiter de cette période de prospérité, mais a plutôt ajouté à la colonne des dépenses. Lorsque survient une récession, crise financière ou lorsque les taux d’intérêt augmentent, le modèle « crash ».

    • Encore plus simple — si on comprend un peu le Keynsianisme — le model prone que l’état intervienne quand les choses vont mal … mais il implique aussi que l’état renfloue ses coffres et coupe dans ses investissements quand ça va bien. Le problème c’est qu’au Québec, l’intervention Etatique à toujours été sur une pente ascendante … et c’est probablement quelque chose comme ça qui se passe en Irlande.

      – Yves

    • @ JF:

      ouin…l’Irlande…je me suis posé la même question et l’explication de Mme. Marcotte ne me convainct pas.

      Nos adversaires vont sans doute l’utiliser contre nous pour tenter de nous discréditer et nous devons parer à leur argumentation avec des FAITS convaincants. À notre défense, il est bon de se rappeler que Bernard Landry lui-même faisait benoîtement l’éloge de l’Irlande lorsqu’il était au pouvoir…mais est-ce un témoignage en notre faveur? Landry était l’un des pires interventionistes qu’aient connu les péquistes.

      De plus, la période de temps entre la parution de « L’illusion tranuille » et la bancroute de l’Irlande est trop courte pour que le gouvernement irlandais soit rendu totalement et entièrement responsable du fiasco.

      Quelqu’un a une idée?

  5. Si on ne fait rien, le Québec s’en va en faillite. Notre Belle province va devenir la Grèce de l’Amérique du Nord. Si cela continue comme cela, le gouvernement du Canada pourrait mettre le Québec en tutelle. Un moment donné, le Fédéral et les provinces riches vont être tannés de payer pour nos programmes sociaux. Le Fédéral pourrait décider de ne plus nous envoyer de péréquation tant que le gouvernement du Québec n’aura pas fait le ménage dans ses finances publiques. Le Québec doit se réveiller. Ça ne me surprend pas de voir le petit Landry dire que les conclusions du Conference Board sont alarmantes. Il s’en fout car en 2030, il ne sera plus de ce monde et ce sont les jeunes générations qui vont payer pour ce gâchis.

  6. À mon sens, il n’est jamais arrivé dans l’histoire qu’une partie constitutive d’un pays soit chassée par une autre pour des motifs strictement économiques. Cela n’arrivera pas davantage au Québec. De même, quelles que soient les récriminations des Canadiens anglais, les paiements de péréquation vers le Québec diminueront peut-être légèrement, mais ils ne cesseront pas d’exister; ces mécanismes de redistribution de la richesse existent dans tous les pays occidentaux et sont considérés normaux par la majorité des citoyens.

    D’ailleurs, et sans rien enlever à la générosité d’un tel procédé, les paiements de péréquation font souvent plus mal aux groupes qui en bénéficient qu’aux groupes qui les offrent. Ces revenus additionnels, qui ne reposent sur aucune force productive locale, permettent à une société appauvrie de vivre au-dessus de ses moyens véritables, et lui permettent de repousser le moment où elle devra effectuer des choix douloureux. Ils lui procurent cette fausse sécurité qui est déjà un début de décomposition et de mort.

    • @PiLuc

      Je suis tout à fait d’accord avec votre propos, mais j’aimerais ajouter une nuance à votre premier paragraphe: le ROC ne manquerait pas de motifs non-économiques pour vouloir se séparer du Québec.

  7. C’est le problème avec l’argent des autres, comme disait Margaret Thatcher, celui ci finit toujours par manquer…

    Honnêtement le plus tôt sera le mieux, plus vite le Québec sera forcé de se responsabiliser mieux ce sera.

  8. Et est-ce que tu penses que l’ADQ de Gérard Deltell va nous sauver?…

    Toi et Éric Duhaime, êtes tellement plus documentés et plus convainquants, parce que vous ne cherchez pas à vous faire élire, probablement…

    Les adéquistes sont tellement décevants et faibles en contenus, qu’ils ne cherchent qu’à être opportunistes comme l’a fait Gérard Deltell à son congrès dernièrement, lorsqu’il a qualifié Jean Charest de « parrain »…

    Ce n’est pas ça qui va sauver le Québec des catastrophes qui s’annoncent à l’horizon, et pour lesquelles il faudra du courage et agir…

    Je crois de plus en plus qu’il faut un « vrai parti de droite crédible au Québec », qui prendra le risque d’être impopulaire et même à la limite de ne pas être élu, pour pouvoir faire comme toi et Éric Duhaime et dire ce qui DOIT être fait au Québec, qu’importe les conséquences politiques…

    À la limite, cela pourrait provoquer un gouvernement péquiste ou libéral, « minoritaire », aux prochaines élections, qui serait certainement plus attentif à la droite, comme ça été le cas de 2007 à 2008…

    • Je pense aussi qu’un gouvernement minoritaire avec une balance du pouvoir chez un parti réformateur serait bien. Je pense également que pour qu’un tel parti existe et soit sûr de lui, il faut démontrer qu’il y a un électorat qui voterait pour lui. C’est un des objectifs du Réseau Liberté-Québec d’envoyer un tel signal.

    • Pas au niveau provincial malheureusement…C’est pour cela que ça urge qu’un vrai parti de droite crédible soit créé, puisque Gérard Deltell et L’ADQ ont dit qu’ils étaient là pour rester, sans changer de chef, ni le nom du parti…

      Donc si rien ne change, ce sera encore entre le PQ et le PLQ que ça se décidera aux prochaines élections, et donc l’impasse…

      À moins que le PLQ prenne son courage à deux mains et qu’il fasse un virage à 180 degrés qui soit crédible et qu’il accepte d’en payer le prix politique dans 3 ans…

  9. Démographie 101

    Examinons la situation démographique au Québec.

    Le Québec décline. Comment ça? Sa population vieillit. Bientôt le ratio travailleur- personne retraité sera de 2 pour 1. Moins de travailleurs pour supporter de plus en plus de retraités.

    Si on prend une génération 1 de 100 personnes adultes (soit 48 femmes en âge de procréer), il faut que ces 48 femmes mettent au monde 2,1 enfants chacune afin que la génération 2 soit renouvelée et comprenne à son tour 48 x 2,1 = 100 personnes.

    Au Québec, la fécondité d’une telle génération 1 n’assure que 1,6 enfant par femme, la génération 2 sera donc de (100/2,1) × 1,6 = 48 × 1,6 = 77 (environ) personnes.

    Par un rapide calcul en chaîne, et en supposant un indice de fécondité constant, on peut envisager l’avenir du Québec pour les générations suivantes :

    génération 3 = (77/2,1) × 1,6 = 59
    génération 4 = (59/2,1) × 1,6 = 45 personnes, soit un 45% de la génération 1.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Crash_d%C3%A9mographique

    Étude du conference board.

    Les finances publiques du Québec
    l’heure des choix a sonné

    http://www.conferenceboard.ca/temp/12dd6272-91cd-4934-82a7-b2215001dc20/11-138%20Les%20finances%20publiques%20(2981)_WEB.pdf

    La proportion des Québécois âgés de 65 ans
    et plus augmentera considérablement entre
    2009 et 2030, passant de 14,9 à 24 p. 100.

    Cette importante redistribution de la population
    et une faible croissance démographique —
    déterminée par les trois facteurs que sont les
    naissances, les décès et la migration nette —,
    se répercuteront sur la croissance de la production
    économique potentielle du Québec et les
    dépenses de consommation des Québécoises
    et Québécois.

    À long terme, elles pèseront sur
    les perspectives économiques, si bien que le
    PIB réel global aux prix du marché progressera
    au taux annuel composé de seulement 1,4
    p. 100, en moyenne, de 2016 à 2030

    De fait, le
    nombre de personnes de 65 ans et plus dépassera celui
    des moins de 20 ans pour la première fois en 2025.

    Les facteurs démographiques ont une incidence
    déterminante sur les perspectives à long terme d’une
    économie. Parmi les tendances démographiques qui
    marqueront le Québec au cours des 21 prochaines
    années, les principales seront le ralentissement de la
    croissance démographique, l’augmentation des niveaux
    d’immigration et le vieillissement de la génération du
    baby-boom.

    Alors que l’âge moyen des Québécois passera
    de 40 ans en 2009 à 43,2 en 2030, on s’attend à ce que
    la croissance de la population diminue durant la période
    de prévision à long terme. La population québécoise,
    estimée à 7 814 406 habitants en 2009, atteindra
    8 940 264 habitants d’ici à 2030. Son vieillissement a
    déjà commencé et deviendra plus prononcé au cours des
    20 prochaines années. La pyramide des âges illustre ce phénomène. En 2009, les enfants du baby-boom, c’est à-
    dire ceux nés entre 1947 et 1966, appartiennent pour
    la plupart au groupe des 40 à 64 ans; ils se situent donc
    près du milieu de la pyramide. Vers 2030, ils auront
    rejoint les niveaux supérieurs de la structure, si bien que
    le sommet de la pyramide sera plus large qu’il ne l’était
    en 2009.

    Le ralentissement de la croissance démographique
    sera plus accentué au Québec que dans le reste du
    Canada et ressemblera davantage à celui observé dans
    plusieurs pays d’Europe occidentale. Le Québec a déjà
    une population plus âgée que la moyenne canadienne.

  10. Je crains que certains se réjouiraient d’une expulsion du Québec du Canada si c’est le prix à payer pour que l’amaigrissement de l’État québécois devienne top priorité. Le passage récent d’Ezra Levant a peut-être laissé des traces; j’aime pas beaucoup ça.

  11. Vous avez la réponse à tout.
    En plus d’être persécutés, les droitistes, ou disons la mouvance marcoteuse, peut prédire tout ce que les gens pensent. Dans le fond ils disent aux autres, ne prenez pas la peine de penser, nous savons tout.
    Pour une Xiéme fois, ne pensez pas.
    Parce que le point faible de la droite est l’analyse et les marcoteux le savent très bien. Il vaut mieux prévenir, ils nous demandent donc de se méfier des gens qui les contredisent.
    Promenez-vous les doigts dans les oreilles, en chantonnant lalala, vous serez à l’abri. Ils vous le disent…

    • À part divertir avec le terme « marcoteux », je ne vois pas ce que vous apportez à la discussion. Ce que je rapporte ici est le pattern qu’on a si souvent observé aux lendemains de rapports de ce type. Si vous suivez la politique, vous l’auriez remarqué.

    • @ Droito-sceptique:

      La go-goche nous a infligé la pensée étroite et unique depuis 40 ans au Québec et vous venez ici, tenter de nous faire croire que NOUS imposons nos idées?

      Vous écrivez n’importe quoi et le genre de sentiment que nous inspire votre message simplet est…l’indifférence glaciale et je demeure poli.

      Vous nous étalez ici votre votre ignorance et votre aveuglément et vous prouvez avec un pétant retentissement l’étroitesse d’esprit qui a caractérisé la gauche depuis trop longtemps.

      Continuez votre excellent travail. Ça nous aide grandement!!

  12. J’apporte le fait que la droite se croit toujours investie de la vérité parce qu’elle reprend un trait bien caractéristique d’un Québec dépassé, celui de la victime.
    Et ça c’est un pattern que j’ai observé et que vous reprenez.
    Je n’apporte rien à des gens qui ne veulent bien sûr pas discuter mais plutôt décréter. Décréter des vérités invérifiables mais certaines parce que certaines autorités, que vous préférez, l’ont dit.
    Excusez-moi, le droito-sceptique que je suis, est un peu dur dans ses propos. Prenez une camomille avec vos amis et consolez-vous en vous berçant des rengaines calmantes telles que, la gauche contrôle tout, la droite ne peut rien dire, la droite doit se décomplexer, etc.

    • Pas tout à fait d’accord avec vous sur un point. S’il y a quelqu’un qui ne joue pas la victime, c’est bien moi. La droite a ce qu’elle mérite et récolte ce qu’elle sème. Il nous appartient de nous définir, de nous réseauter et de faire nos mea culpa.

  13. Pingback: Gaz de schiste (1): On a-tu vraiment besoin de ça? « Le blogue de Joanne Marcotte

  14. Les frais des guerres napoléonniennes sont-ils payés ? Ceux de la Première Grande Guerre ? Et de la Seconde ? De l’expo, du Stade ?

    Dites-moi ?

  15. Pingback: Le Québec dans le trou – La vérité? On dépense trop! | Le blogue de Joanne Marcotte

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s