Gaz de schiste (2): L’insoutenable légèreté de nos gouvernements

Il n’y a pas de doute que les « Drama Queens » du Québec se sont fait entendre et de façon très bruyante – et quelques fois originale – pour contester l’exploration de la filière du gaz de schiste. Aucun doute non plus sur le fait que les médias ont largement contribué au nouveau « soap national ».

Tout y est. Des acteurs principaux (les ministres Normandeau et Arcand), des méchants (l’industrie), des victimes (des citoyens lésés dans leurs droits de propriété), des artistes (« champions » de la cause), des partisans enflammés, et tout ça dans une mise en scène des plus improvisées et alambiquées.

À quelque part, loin du bruit, l’honnête citoyen qui gagne sa vie et qui peine à y comprendre quelque chose. C’était mon cas et heureusement, une invitation à participer à un débat m’a incitée à fouiller la chose. En gros, voici ce que j’en retiens: que nous, simples citoyens en quête de connaissances, sommes bien mal servis.

D’abord, par le clan de ce que l’historien Marc Simard a appelé « Les éteignoirs » qui n’hésitent pas, comme le dit si bien Martin Masse du Québécois libre à « chercher à manipuler nos émotions avec un discours moralisateur et nationaliste pour atteindre un objectif économique et politique collectiviste et étatiste ».

On a donc André Bélisle de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique qui parle « d’invasion des promoteurs énergétiques » alors que l’industrie n’en est qu’à une phase exploratoire et de cueillette d’information. On ne parle effectivement depuis le début que d’une trentaine de puits.

On a Daniel Breton de Maîtres chez nous 21e siècle qui fera secouer le hochet de l’héritage de la Révolution tranquille. « Nous sommes en train de démanteler l’héritage de Jean Lesage en donnant les droits d’exploration et d’exploitation aux entreprises privées », s’indigne-t-il. Ah, cette fameuse révolution tranquille! Comme si la nationalisation était la réponse à tout et que l’État se devait encore d’être l’entrepreneur unique de nos richesses naturelles, 50 ans après Jean Lesage et René Lévesque.


N’oublions pas cette merveilleuse mise en scène vidéo de Dominic Champagne où l’un des artistes parle de 20,000 puits à 100 mètres des maisons! Complète désinformation s’il en est une. Comment peut-on verser dans la malhonnêteté intellectuelle à ce point? Et pour vous amuser un peu, voyez ici une jolie parodie:

Enfin, si je me fie à la couverture des rencontres d’information de l’industrie et des séances du BAPE, on aurait des militants professionnels qui profitent de l’occasion pour s’en prendre personnellement au bilan d’André Caillé, à des manifestants qui « huent » un mouvement d’appui au gaz de shale qui a l’audace d’offrir un contrepoids, et à une telle tension dans les rencontres qu’on doit faire quitter les lieux à André Caillé, pour assurer sa sécurité…

D’un autre côté…

Un conseiller municipal de Sainte-Croix et vice-président de l’Organisme de bassin versant de la rivière du Chêne apprend qu’il y a un forage dans sa région et que l’eau utilisée pour le forage est prélevée à même la rivière du Chêne. C’est quoi, l’affaire?

Des conseillers municipaux posent des questions au ministère de l’Environnement et n’obtiennent pas de réponses. Les municipalités régionales (MRC) sont tenues à l’écart du processus de consultation censé déboucher sur une nouvelle loi sur les hydrocarbures.

De son côté, le gouvernement du Québec nage dans le flou artistique sur la question des redevances qui par ailleurs, est excluse du mandat du BAPE. Ne serait-il pas opportun, comme le suggère l’éditorialiste François Cardinal de La Presse d’ouvrir un front supplémentaire sur cette question: « une commission parlementaire ou à tout le moins un comité indépendant qui se pencherait sur l’aspect économique de l’exploitation de la ressource? »

En plus d’apprendre que les usines d’épuration ne suffiront pas à traiter les eaux, il semble que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs n’ait pas terminé son analyse de l’impact des produits chimiques sur l’environnement.

On rapporte également que le ministère de l’Environnement ne s’est réveillé que très récemment en ce qui concerne les inspections. En trois ans, seulement 18 inspections réglementaires avaient été faites sur les 28 sites de forage en fonction au Québec. Et la présidente du syndicat des fonctionnaires qui déplore qu’ils n’ont pas reçu de formation!!!

Coudonc, viarge! Y’a-tu un pilote dans l’avion? Qu’attendaient donc nos fonctionnaires pour s’informer sur cette nouvelle technologie d’exploitation du gaz de schiste? Comment se fait-il qu’ils n’aient aucune espèce d’idée de la chose? Ils font quoi exactement nos serviteurs de l’État qui sont supposés « défendre le bien commun » et être indépendants du politique? N’est-ce pas pour cela qu’ils ont la sécurité d’emploi?

Et dire que Nathalie Normandeau voulait passer un projet de loi cet automne? Non mais…

Alors, il faut saluer la mobilisation citoyenne qui a contraint le gouvernement de remettre son projet de loi à plus tard. Est-ce à dire qu’il faut stopper l’exploration? J’y reviendrai.

Mais il faut aussi saluer les entrepreneurs qui ont investi et pris d’énormes risques financiers pour explorer le potentiel du sous-sol québécois. Grâce à eux, nous savons aujourd’hui que le Québec détient une richesse que d’autres pourraient envier. Mais entre vous et moi, votre meilleur allié n’est peut-être pas celui que vous croyez…

Je vous le dis, je crois qu’il n’y a pas pire ennemi de l’industrie présentement que le gouvernement lui-même. À un moment où nous aurions besoin d’accueillir et de valoriser l’entreprenariat et le développement de nos ressources naturelles et humaines, voilà que notre gouvernement, par une maladresse inqualifiable, provoque une levée de boucliers qui aura peut-être pour effet d’éloigner des investisseurs privés dont le Québec a grandement besoin. Pitoyable, surtout s’il s’avérait que nous passions effectivement à côté d’une belle opportunité de redresser un peu l’état déplorable des finances publiques du Québec.

Tout ça pour dire que l’honnête citoyen là-dedans est oui, bien mal servi. Personnellement, je ne fais confiance ni au gouvernement, ni aux environnementalistes, ni à l’industrie, ni aux artistes.

Alors, je vais attendre. Que le BAPE dépose son rapport. Que les trois comités créés par le gouvernement fassent leur travail. Que l’industrie fasse connaître les résultats de ses travaux d’exploration.

Et je vais espérer que nos médias fassent un peu mieux leur boulot. Des « soaps », je pourrais en écouter à la journée longue si je voulais. Ce dont on a besoin présentement, c’est de l’information factuelle, s’il vous plaît, pas d’un concert de groupes d’intérêts aux agendas corporatistes, nationalistes, environnementalistes, et zartistes.

À suivre: Gaz de schiste (3): Moratoire ou pas?

25 réflexions sur “Gaz de schiste (2): L’insoutenable légèreté de nos gouvernements

  1. Pingback: Gaz de schiste (1): On a-tu vraiment besoin de ça? « Le blogue de Joanne Marcotte

  2. Yep, très bon texte!

    Ce qui est curieux, c’est que ceux qui sont contre le gaz de schiste sont aussi contre les coupures dans le gras, comme les subventions pour les poches; et ne veulent pas du privé dans la santé. Pour eux, la seule solution pour rétablir les finances publiques est des hausses de taxes. Mais, par magie, ils sont pour si on nationalisait l’industrie!

  3. Nationalisé = Embauche d’un paquet de beaux nouveaux employés payés par l’État, syndiqués bien entendu (ce qui ne serait pas le cas par les méchantes compagnies privées). C’est pas plus compliqué que ça! 😉

    • Désolée, mais tant et aussi longtemps que le gouvernement fédéral sera le seul maître des richesses du sous-sol de chaques Provinces Canadiennes. Nous citoyens Canadiens devront nous battre comme des diables dans l’eau bénite.
      Le débat devrait se faire sur le palier gouvernemental fédéral avant toute chose. Quand pense le représentant de la Province à Ottawa?

  4. Bonjour Joanne!
    Texte fort intéressant! Lors de mon premier mandat de député à l’Assemblée nationale, j’avais vite constaté (dans mon travail de porte-parole de l’Opposition officielle en matière d’énergie) le manque de vision et le manque de rigueur de la part du gouvernement Libéral paresseux. Et, pourtant, le Québec est très chanceux de vivre sur une terre si riche en ressources naturelles de toutes sortes. Je suis tout à fait d’accord avec toi que nous devons exploiter ces ressources pour le bien de tous les Québécois, mais pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix. Ce qu’il nous faut pour prendre les meilleures décisions, et tu le soulignes très bien, ce sont des faits, pas des demi-vérités, pas des vidéos truffés de mensonges. Ensuite, que les décideurs mettent leurs culottes!! Au lieu de se réjouir d’un déficit annuel moins élevé, on pourrait peut-être se réjouir, un jour, du fait qu’on aurait plus besoin de $8 milliards de péréquation pour payer l’épicerie!!

    • Tout à fait Richard. Et ce qui semble difficile ces temps-ci, c’est justement d’obtenir cette information. Il n’y a pas que le gouvernement qui est paresseux. Les médias versent trop facilement dans le « soap ».

  5. C’est tout à votre honneur de vouloir aller au fond des choses et d’essayer de comprendre un dossier fort complexe. En effet, ce n’est pas facile d’avoir l’heure juste.

    Est-ce que nous tous, lescitoyens, sommes prêts ou sommes capables d’autant de curiosité, de sens critique, de remise en question?

    Permettez-moi d’en douter. On peut reprocher aux journaux d’écrire n’importe quoi (je suis la première à le faire!) mais on peut aussi se désoler du manque d’intérêt aux affaires économiques (le secteur des ressources dans ce cas-ci) de la part de la population.

    Je ne suis pas sure que l’industrie croit que le gouvernement est son meilleur allié. Au contraire, les gens de l’industrie sont très inquiets. Ils trouvent que le gouvernement cède trop aux groupes de pression (par souci de popularité).

    Par exemple, pour faire plaisir et se donner un look environnemental, les aires protégées ne cessent d’augmenter. Ce sont des territoires où il n’est plus possible de faire une demande pour un permis d’exploration (pas d’EXPLOITATION mais bien d’exploration!). Ainsi, en augmentant son territroire d’aires protégés, le gouvernement se prive d’une source de revenus (mois de demande de permis). Et il se prive de savoir si il y a oui ou non une ressource sur ses territoires.

    Ce qui se passe présentement avec l’uranium et le gaz de schiste est très mauvais pour l’industrie et les investisseurs. Ces trois dernières années, nous détenions la première place comme étant la juridiction la plus attrayante pour l’exploration et le développement miniers. Au dernier sondage de l’Institut Fraser (aout 2010), on s’est fait déclasser.

    http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/mines-et-metaux/mines-l-alberta-deloge-le-quebec-soutient-l-institut-fraser/517215

    Et là, avec cette crise des gaz de shale, est-ce l’amorce d’une longue descente?

  6. Pingback: lacapitaleblogue.com | links for 2010-12-08

  7. Très bon texte Mme Marcotte. C’est vrai que le dossier du gaz de schiste est très compliqué. Nos médias pourraient faire un meilleur travail pour nous expliquer cela au lieu de donner de la crédibilité aux artistes qui font une campagne de peur contre l’exploration de cette ressource.

    Il y a une chose qui m’a frappé dimanche soir à Tout le monde en parle. Tous les artistes présents (Véronique Cloutier, Louis Morissette, Guy. A Lepage et Dany Turcotte) ont une peur bleue du gaz de schiste. Ils veulent que le gouvernement nationalise cette ressource. Si le gaz de schiste est nationalisé, cela ne serait plus dangereux pour l’environnement. Les gauchistes veulent que l’État s’occupe de tous comme si celui-ci était spécialiste dans tous les domaines.

    Je ne connais pas bien cette ressource mais on ne peut pas se permettre d’imposer un moratoire sur cette ressource. On pourrait exploiter le gaz de schiste tout en respectant l’environnement car cela créerait de la richesse et le Québec en a bien besoin.

    • En fait, la façon dont les choses se présentent, je pense que le gouvernement n’aura pas besoin d’imposer un moratoire.
      Les compagnies vont abandonner l’exploration parce que c’est devenu anti-social d’exploiter nos ressources naturelles…

  8. Ces groupuscules de défense de tout et de rien ont compris comment fonctionnent les médias et, surtout, de quoi ils se nourrissent.

    Une chose est certaine, ils ne tueront jamais ce qui leur donne une raison de vivre. Ce qui veut dire que les causes qu’ils prétendent défendre existeront toujours, et ce, même si on fait tout ce qu’ils demandent. S’ils admettaient qu’ils n’y a pas ou plus de problème, ce serait l’équivalent, pour eux, de tuer la poule aux oeufs d’or.

    Si vous croyez à la pureté des intentions d’André Bélisle, de Steven Guilbault et Gaston Cadrin (GIRAM), pour ne nommer que ceux-là, vous êtes dotés d’une belle naïveté. Ce qu’il y a de pure – dans le sens de clair et limpide – c’est l’intérêt personnel qu’ils en retirent. Même genre d’intérêts personnels qu’ils trouvent profondément méprisables chez les gens qu’ils dénoncent.

    Or, ces parasites ont aussi un rêve. Celui de bloquer tout développement? Pas tout à fait. Leur rêve est d’assurer leur pérennité en devenant les juges obligés de tout développement futur. Pour eux, ce serait le rêve ultime.

    Pour ce faire, ils tentent d’importer et de mettre en place, un principe anti-progrès et anti-sciences qui est trop bien implanté en Europe : Le principe de précaution.

    Résumé ainsi, ce principe exige que tout projet de développement ait démontré qu’il n’a et n’aura aucune conséquence négative sur quiconque ainsi que sur l’environnement, actuellement et dans le futur.

    Or, aucun projet de développement – tout scientifique qu’il soit – ne peut se qualifier selon cet utopique principe.

    Si on avait appliqué ce principe dans les 200 dernières années, aucun médicament n’aurait vu le jour, par exemple. Quand on y pense, tout ce qui a fait appel à la science, durant cette période, n’aurait pu être développé.

    Je vous rappelle que, selon Karl Poppers, la science évolue de théories contestables en théories contestables et que tout ce qui n’est pas contestable relève de la magie ou de la mystique.

    Actuellement, nous avons un bon exemple de théorie incontestable : Le réchauffement climatique anthropique. Selon la définition, de Poppers, on peut douter du caractère scientifique qui a mené aux derniers rapports du GIEC sur le sujet.

    Donc, revenons aux gaz de shale et imaginons que ces groupuscules d’intérêts personnels réussissent, à la longue, à imposer ce délétère principe de précaution comme base de tout développement.

    Le seul développement possible, en ces circonstances, serait celui qui est incontestable…

    Nous serions donc soumis aux lois de l’arbitraire, de la magie et de la mystique ?

    Très peu pour moi.

    Une loi physique élémentaire dit que tout ce qui cesse d’évoluer, stagne et fini par s’effondrer.

    C’est ce que nous voulons pour notre monde?

    C’est directement là que nous mènerons ces groupuscules, si nous continuons à leur donner de l’importance.

    «Qui craint de souffrir, souffre déjà ce qu’il craint.» – Montaigne

  9. Imaginez-vous une seule petite seconde, Madame Marcotte, que l’un de nos Premier Ministre veuille, aujourd’hui, entreprendre un gigantesque projet comme la Manic, ou pire, la Baie James, qui figurent pourtant comme des fleurons québécois.

    Pas certain que nos ayathollas verts et bien Québécois (Steve Guilbaud et al.) se rendraient seulement compte du potentiel contre lequel ils ne manqueraient de se braquer.

    Ceci dit, je suis toujours CONTRE toute manoeuvre qui aurait pour but de transférer encore plus d’argent entre les mains malpropres de nos politiciens car ces derniers ne m’inspirent aucunement la confiance et le sentiment de sécurité qu’ils devraient pourtant me susciter.

    Starve the beast!!!

  10. Bonjour Joanne,

    Je lis toujours avec beaucoup d’intérêt ton blogue et j’écoute tes chroniques aussi.

    Tu as dû fouiller pas mal le sujet des gaz de shale, plus que moi sûrement. As-tu trouvé des références sur

    1- Les assemblées de citoyens telles celle de lundi qui ont été tenues dans les états américains et provinces dans lesquels on exploite maintenant du gaz de shale (les inquiétudes manifestées, la façon dont les exploitants les ont calmées etc… )

    2- Les « audiences » des « BAPES » de tous ces états et provinces sur ce sujet. J’espère que Québec ne prétend pas que son BAPE est le plus compétent en Amérique du Nord pour mener ce genre d’enquêtes, ou que son shale est tellement différent des autres qu’il justifie qu’on recommence ce qui a été fait ailleurs. Comment ces BAPES se sont-ils déroulés ailleurs, quelles en ont été les conclusions et recommandations?

    Radio-Canada qui dispose de hordes de recherchistes, en a-t-il lâché quelques uns sur ces pistes?

    • Je parierais que non. Je serais aussi déçue si le BAPE terminait en disant qu’il n’a pas ce qu’il faut. Par ailleurs, il y a une grande révision de la règlementation dans l’État de New York qui sera rendue publique au printemps 2011. J’aurais de la difficulté à croire que le Québec ne pourra pas de servir de ces études.

      « Selon John P. Martin, un expert travaillant pour une agence gouvernementale de l’état de New York, avec un encadrement réglementaire approprié, il est possible d’exploiter le gaz de schiste avec un minimum d’impact sur l’environnement. L’organisme pour lequel il travaille, le New York State Energy Research and Development Authority, conseille l’État dans sa révision de la réglementation gazière. Cette révision, commencée en 2008, pourrait se terminer au printemps 2011 par l’adoption d’un nouveau chapitre de 1200 pages portant exclusivement sur les impacts et l’encadrement de la fracturation hydraulique massive, la technique qui permet d’exploiter les gisements de schiste gazéifère. Ce document promet de devenir une référence dans le domaine, avec ses dizaines de documents techniques en annexe et ses centaines de références scientifiques. Dans l’intervalle, les permis de fracturation massive sont donnés au cas par cas dans l’état de New York, après une étude d’impact spécifique, ce qui équivaut presque à un moratoire. »

  11. Pour comprendre qu’est ce que la nationalisation vient faire dans ce dossier, il faut peut-être aller chercher du côté de ceux qui tirent sur les ficelles de la peur et de la constestation.

    LA coalition qui est derrière cela est celle-ci:

    http://www.quebecmeilleuremine.org/content/qui-nous-sommes

    Je vous invite à regarder qui sont les membres de cette coalition.

    Vous verrez, vous reconnaîtrez quelques « amis » là-dedans. Eh oui! Ils sont partout les syndicats.

  12. Combien de temps entre la demande et l’octroi du permis d’exploration / exploitation dans les autres états et provinces? (bureaucratie, études d’impacts efficaces ou interminables?) . Chaque jour de retard ce sont des millions $ en m3 de gaz non produits.

  13. Gaz de schiste : On parle beaucoup des retombées économiques possibles. Par contre, on ne parle pas beaucoup des impacts sur les autres économies du Québec…

    Sur Youtube, il y a une présentation d’une minute qui fait réfléchir quant aux impacts économiques sur l’agriculture.

  14. Les 2/3 des puits de gaz de schiste du Québec ont des fuites (19 sur 29 puits) maintenant! ( http://www.legazdeschiste.info) Quel drame pour les gens qui vivent autour de ces bombes à retardement. J’aimerais mieux vivre près d’une centrale nucléaire que d’un puits de gaz de schiste opéré par un multinationale

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