Entrevue : À Ici et là, du Canal Vox avec Sophie Durocher – Les artistes sont-ils sacralisés au Québec?

Je vous laisse juger des « pots » que m’offre le politologue Christian Dufour! Une entrevue qui tourne en débat sur le statut des artistes au Québec… Comme quoi il y a encore beaucoup de choses qui sont « sacralisées » au Québec! Petite discussion sur les médias publics « partisans » (Radio-Canada, Télé-Québec) et leur incapacité à offrir un quelconque contrepoids. Merci à l’équipe de Ici et là pour la précieuse opportunité de présenter mon essai.

31 réflexions sur “Entrevue : À Ici et là, du Canal Vox avec Sophie Durocher – Les artistes sont-ils sacralisés au Québec?

  1. J’hésitais à m’offrir votre Gourvernemaman, non pas parce que je m’oppose à vos idées; mais parce qu’il me demandera du temps pour l’étudier. Pour moi, ce n’est pas un livre à lire comme un Harlequin. Je vais me l’offrir aujourd’hui et je passerai au travers. Ça prendra le temps qu’il faudra.
    Votre participation à l’émission était excellente.

  2. La Grèce n’est plus si souveraine que ça depuis que Van Rompuy le président de la zone Euro a placé ses sbires a la tête du pays (en Italie aussi d’ailleurs).
    Mais il est vrai que la Grèce et l’Italie ont un problème très semblable à celui du Québec.

  3. Très bonne entrevue de ta part Joanne. Tu as très bien défendu ton point de vue. J’aime bien Christian Dufour, c’est un bon analyste politique mais pourquoi cette obsession pour la question nationale. Celle-ci a dominé les débats politiques québécois pendant 40 ans. On peux-tu passer à autre chose bordel. On peut améliorer les choses au Québec sans parler de la question constitutionnelle.

  4. Quel bon raisonnement, bonne interview à propos de l’excellent livre  »Pour en finir avec le gouvernemaman » Je suis d’accord avec Joanne Marcotte au sujet des artistes. Lorsque je vois certaines créations plus que moches qui sont subventionés, j’en suis enragée. Si il y a des artistes qui ne font pas beaucoup d’argent ce serait peut être parce qu’ils devraient changer de jobs! Je suis aussi ecoeurée lorsqu’ils nous font la morale. Et Radio Canada…la plupart du temps il n’y a sur ce réseau, qui nous coûte une fortune), seulement un point de vue, rarement de la controverse. Je souhaite que leurs subventions soient coupées et spécialement qu’ils ne veulent pas ouvrir leurs livres. Magouilles? Cela fait longtemps que je pense ainsi et je ne changerai pas d’idées.

  5. WOW!!!

    Je trouve que vous avez beaucoup évolué dans votre façon de débattre de vos idées et je vous en félicite.

    Je vais définitivement m’acheter ce livre très bientôt.

    Il est effectivement très frustrant pour une personne réaliste comme moi de voir ou d’entendre les « Bizz » et al. de ce monde, subventionnés jusqu’au trognon, profiter des tribunes publiques que NOUS leur offrons pour nous vendre leur salade gauchiste sans qu’il n’y ait quelque contre-poids que ce soit.

    Je crois que votre dernier passage vraiment public grande écoute à la télévision étatique remonte à 2 ans à TLMEP non?

  6. Vous vous débrouillez très bien pour défendre vos idées qui sont aussi les miennes.Vous avez le tour de dire les choses avec le sourire et sans vous choquer.Continuez votre beau travail car il faut éduquer le peuple sur l’économie pour ne pas devenir comme la Grèce,l’Espagne,l’Italie,l’Irlande,la Hongrie et même la France.Tous ces pays devaient se dire que ce n’était pas grave d’avoir une grosse dette,qu’il fallait continuer à dépenser etc.Agissons avant d’en arriver là.

  7. Bonne entrevue Joanne ! Bien que tu sois « Américaine » on t’aime quand même !!! 🙂 Radio-Canada et Télé-Québec ? Je préfère m’abstenir de dire des grossièretés envers ces deux médias du Plateau… Ces deux télés sont aussi inspirantes et diversifiées que la télé roumaine sous Ceausescu !

  8. Vous avez parfaitement raison, nos élites (souvent nationalistes) sacralisent les artistes qui pourtant, ne représentent qu’eux et leurs œuvres. Je doute que Dali représentait la mentalité franquiste de l’époque. En plus, trop axé sur le divertissement pour spectateurs, rien à voir avec la culture. C’est bien beau subventionner les musées, sauf que si à l’école, dans nos cours d’art plastique (de barbouillage), on ne nous apprend pas à faire la différence entre un Rodin et un Claudel, à quoi ça sert ? Saviez-vous que ceux qui on le titre d’artiste peuvent avoir un rabais ou retour d’impôt pour les théâtres, afin d’aider leur imagination ? Et la mienne, pas importante ?

    À propos du petit marché québécois qui nous obligerait à de l’arrosage financier, me semble que 7 millions d’habitants est un bon potentiel, les américains ne demandent pas de subventions pour vendre ici. Normal que nos nationalistes ont peur que certains artistes se retrouvent sur la paille suite à l’instauration d’un marché libre, étant donné le faible nombre de marchands indépendants actuellement.

  9. Pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par «marché» pour les formes d’art. Humblement, je crois que si on avait appliquer les lois du marché pour la production artistique, l’humanité se serait privée de biens des oeuvres marquantes et transcendantes. Tout ne se monnaye pas, tout n’est pas marché, ni pouvoir d’achat.

    • Dans mon essai, je raconte que je ne suis pas pour l’abolition de toutes les subventions. Par contre, il ne suffit pas d’être un « artiste » pour se réclamer le droit d’être subventionné. Encore faut-il qu’il y ait un public, donc, un marché. Dans le contexte actuel où bientôt, on aura tous à contribuer au redressement du Québec, il est normal de penser que les « artistes », eux aussi, auront à subir certaines coupures… comme nous tous.

  10. Madame Marcotte,

    Quand vous faites référence à la Grèce, vous sombrez dans l’inflation verbale à un point tel que vous perdez toute crédibilité. La Grèce n’a aucun point de comparaison avec le Québec. Bien au contraire. Et ce n’est pas seulement la lourdeur de sa fonction publique qui pose problème mais plutôt son manque de ressources et de revenus. Ce pays sert de pavillon de complaisance à 15% de toute la flotte mondiale de cargos sans que les armateurs ne paient un sou d’impôt. Et cela dure depuis des décennies. C’est le manque de fiscalisation qui fait mal. Ce pays est un paradis fiscal pour ceux qui ont les moyens. De plus, vous passez sous silence les investissements grecs dans le marché des produits dérivés au détriment du marché obligataire. En d’autres termes, la corruption institutionnalisée qui a permis à des gens de s’enrichir à même les revenus de l’État. On a investi dans le privé et voilà ce que cela a donné. Beau résultat! Et c’est ça que vous voulez ici?

  11. M. Dufour est irréaliste et dans les patates avec l’importance qu’il donne à la souveraineté pensant que les finances se redresseraient… voyons! …et son appuie avec les exigances extrêmement gourmandes des artistes pour des subventions est peu rseponsable. Combien de fois sommes nous sortis du cinéma durant un film plus qu’ennuyant produit au Québec! Ouuuff! Çela sort de nos poches pour produire des médiocrités. Moi aussi je suis tannée de me faire faire la morale par les artistes qui plus que souvent crées beaucoup de n’importe quoi. Il faut couper partout! Les festivals nous sont offerts à la pelleté, c’est plus que trop. L’austerité doit être appliqué dans tout les domaines. La culture pour moi, c’est un luxe si on possède une des plus importante dette des régions industralisé sur la planète.

  12. Bravo pour votre entrevue, je vous félicite pour votre calme avec M. Dufour. Vous méritez votre place à la télévision. C’est ce genre d’événement qui me fait décrocher des média grand public québécois. En dehors du consensus point de salut.
    J’ai beaucoup apprécié votre film, ça représente beaucoup ce que je pense. Mais parfois c’est dit sur un ton qui ne peut pas convaincre les novices, amis ou famille. ex: les syndicaleux J’aime ça le mettre comme ça dans la face des syndicaleux, mais ça attire pas la foule, ça satisfait plutôt les convaincus. En tout cas, j’ai bien hâte de lire votre livre.

  13. Si je ne me fie pas à R-C en ce qui concerne le point de vue politique à droite, j’apprécie R-C pour ses qualités dans d’autres domaines. C’est vrai que seulement avec le marché on aurait une culture maigre, mais si on subventionne de façon à compenser uniquement la faible taille du marché c’est mieux. En conservant la concurrence et le choix populaire au guichet.

    Mais je suis tanné aussi de l’artistocratie. Merci pour ce vocabulaire représentatif de mon opinion.
    Les artistes dans leur bataille de droits d’auteurs et Alain Brunet dans la presse fait la promotion d’une taxe internet par le CRTC pour subventionner les « créateurs musicaux » et il traite les opposants de libertariens. Comme si leur travail était tellement supérieur au notre (salariés) qu’ils méritent de nous taxer pour payer leur créations. « Ils travaillent tellement fort » et sont précaire. Pour moi leur travail ou leur status ne justifie pas le droit de nous taxer automatiquement.

    Des fois j’aimerais savoir combien ça nous coûte individuellement toute cette différence culturelle québécoise et de la langue. Le coût financier des subventions culturelles, de la traduction, des entreprises qui ne dépassent pas le niveau local, des touristes détournés, de la mobilité professionnelle des francophones, du réseautage nord américain, de la faible concurrence de notre marché isolé, des coûts des batailles linguistiques etc.

    C’est peut-être un suicide politique d’aborder cette question directement, mais des fois je me demande. Je suis bien lassé de ce modèle culturel, je ne suis pas un drapeau, je suis la même personne avec les mêmes valeurs quand je parle français ou anglais.

    • Beau témoignage, Pierre. Il serait effectivement intéressant de connaître ça. Peut-être que la communauté artistique serait surprise de constater la générosité des Québécois!

  14. Stéphane…c’est beau la culture, mais on ne doit pas dépenser l’argent que nous n’ avons pas! La langue c’est un outil de communication, pas une religion. A propos des subventions trop généreuses, il faut se rappeler que le Québec est la 5e regions industrialisée des plus endêtées sur la planète, juste après la Grèce. Alors nous, il nous faut dégraiser (dégrècer) avant de tomber ….les artistes doivent accepter cette réalité comme tout les autres. Austérité, c’est le temps de se serrer la ceinture.

  15. Pingback: Un autre texte surprenant de Jérôme Lussier – Le blogue de Joanne Marcotte

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