Financement des écoles privées? Absolument!

La logique syndicalo-socialiste m’étonnera toujours. Écoutez bien la nouvelle présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) – Voir vidéo plus bas. Pour elle, « le public » n’a pas à financer l’école privée. Autrement dit, le gouvernement ne doit financer QUE l’école publique.

Que ceux qui envoient leurs enfants dans des écoles privées assument leur choix, nous disent-ils! Qu’ils paient en double: un système public qu’ils financeront  à 100% à même leurs impôts et leurs taxes, puis l’école privée qu’ils financeront également à 100%.

« Le public ne devrait pas subventionner l’école privée », selon les partisans de « l’école commune » de Madame Chabot.

D’abord corrigeons le vocabulaire. L’école privée n’est pas « subventionnée« , pas plus que ne l’est l’école publique. L’école privée est financée à 60% alors que l’école publique l’est à 100%.

Évidemment, le terme « subvention » n’est pas anodin. Il sous-entend que le gouvernement fait un cadeau aux parents qui choisissent l’école privée. Il sous-entend qu’il s’agit ici d’une dépense supplémentaire pour l’État.

Or, ce n’est pas le cas. Bien au contraire! Parce que certains parents font un autre choix que l’école publique, parce que ces parents choisissent de mettre la main dans leur poche pour payer 40% du coût de l’école privée, le gouvernement sauve de l’argent!!! Si vous voulez mon avis, voilà un fichu de bon deal pour le gouvernement, non? Au lieu d’avoir à payer 100% des coûts, le gouvernement n’en paie que 60%!

En échange de la liberté de choisir une école privée, le parent absorbe un coût supplémentaire. Il faut être fou ou ne vraiment pas savoir compter pour voir que le gouvernement y est perdant.

Et puis, ce « public » dont parle Madame Chabot. Ne comprend-il pas ceux qui choisissent l’école privée pour leurs enfants? Ne serait-il pas normal que leur revienne une partie de leurs impôts sous la forme d’un financement au moins partiel de l’institution d’enseignement privée?

À COURT D’ARGUMENTS

Les syndicats sont à court d’arguments pour justifier l’abolition du financement des écoles privées. Comme vous l’entendrez dans l’entrevue, ils se sont ravisés.

Maintenant, ce qui les chatouille, c’est cette idée qu’il puisse y avoir de la concurrence entre les écoles. Concurrence. Quel vilain mot. Pourtant, s’il existe aujourd’hui d’excellents programmes et d’excellentes écoles publiques, c’est au moins en partie parce que la voie a été tracée par des écoles privées.

Mieux encore, la concurrence ne se limite plus entre le public et le privé! La concurrence existe maintenant entre les écoles publiques! Avec le temps, les programmes scolaires se sont diversifiés et répondent de plus en plus aux demandes des parents et aux talents des élèves du Québec. Une belle réussite, oui.

ÉGALITÉ DES CHANCES OU NIVELLEMENT PAR LE BAS?

Madame Chabot prétend que la sélection des meilleurs élèves par le privé nuit à l’égalité des chances. Personne ne contestera que les écoles privées choisissent leurs élèves. Mais en quoi cela prive-t-il les élèves du secteur public? En quoi cela diminue-t-il leurs chances de réussir leurs études?

La qualité de l’enseignement est-elle de pire qualité dans le système public parce que certains élèves parmi les plus doués ne s’y trouvent pas? Vous me répondrez que le système public manque de moyens, bien sûr, mais savez-vous que pour l’année 2008-2009, le gouvernement du Québec a investi 1,8 milliard $ pour les élèves en difficulté d’apprentissage dans le réseau public? Je n’ose même pas y croire tellement la somme est importante.

Et puis, se peut-il que l’intégration « à tout prix » dans les classes ordinaires ne soit pas nécessairement la bonne solution? A-t-on évalué la chose? Sérieusement? Peut-on penser qu’il existe un lien entre le burn-out des professeurs et l’intégration d’un trop grand nombre d’élèves en difficulté dans les classes?

Peut-on comprendre que les parents en ont soupé des « trips » idéologiques des socio-constructivistes du ministère de l’Éducation? Que les parents choisissent un encadrement plus serré, un environnement où on impose plus de discipline le respect de l’autorité et une surveillance accrue?

ÉCRÉMAGE DES ÉTUDIANTS OU ÉCRÉMAGE DES PROFS?

Peut-être également que le problème n’est pas tant lié à l’écrémage des étudiants, mais plutôt à l’écrémage des professeurs? Est-il permis de le penser?

«Le privé est plus stable en termes de fonctionnement», faisait valoir jadis Mme Chantal Longpré, alors présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissements. Elle rappelait que les élèves y changent rarement de professeurs pour des considérations liées à l’ancienneté, par exemple.

Hmmm. Ajoutez à cela que 20% des jeunes professeurs décrochent avant 5 ans de pratique, et vous avez peut-être des problèmes plus sérieux que le financement à 60% des écoles privées, non?

PÉNALISER LA CLASSE MOYENNE ET FAVORISER DAVANTAGE L’ÉLITISME        

Comme cerise sur le sundae, la logique syndicalo-socialiste n’est même pas foutue de réaliser qu’en abolissant le financement partiel (à 60%) des écoles privées, c’est la classe moyenne qui sera pénalisée.

Une classe moyenne qui fait déjà beaucoup de sacrifices pour défrayer les 2000 $ ou 3000$ et pour qui payer la totalité de la facture du privé serait carrément impossible.

Qui se retrouverait alors dans les écoles privées? Les riches. Et là, c’est vrai. Les « vrais riches ». L’école « commune » pour les uns, et l’école privée pour la nouvelle élite.

Et dire que ces gens-là passent pour progressistes! Quelle hypocrisie! Quelle imposture! Décidément, cela échappe à toute logique rationnelle et pour ma part, je n’y comprends absolument rien.

P.S. Commentaire reçu de la part d’un citoyen qui a écouté l’entrevue: « Si on lit entre les lignes, madame Chabot ne veut pas que le gouvernement arrête de financer le privé. Elle voudrait, dans un monde idéal, que le gouvernement interdise le privé afin qu’on soit tous égaux ». Je pense effectivement qu’il a bien raison.

52 réflexions sur “Financement des écoles privées? Absolument!

  1. Personnellement, j’aimerais bien savoir pourquoi le montant du financement est fixé à 60%. La CSQ pourrait peut-être questionner le ratio au lieu de vouloir le couper tout simplement. Peut-être qu’avec un financement à 50% pas trop d’élèves quitteraient le privé et ce serait rentable pour le gouvernement. Peut-être qu’à 70% le privé serait encore plus accessible et plus de gens y iraient et le gouvernement serait encore plus gagnant qu’à 60%. De toute manière ils ne pensent jamais de cette façon. « Je dépense 10%, alors ça me coute 10% de plus au final » Comme si le comportement économique du gouvernement n’influençait jamais les choix des citoyens. Pourtant ils se croient tous de grands maîtres de l’ingénierie sociale. J’aimerais aussi connaître l’Université qui donne le bacc en Génie Social.

    • Essentiellement, ce 60 % remonte à quelque dizaines d’années. Le Ministère de l’Éducation avait alors évalué le cout d’un élève régulier ne necessitant aucun service particulier (ex. pour son retard scolaire ou uhn handicap particulier).

      Aujourd’hui la subenvention de 60 % correspond à 50 % des frais qu’engendrent les services éducatifs offerts aux jeunes dans une écoles privées.

    • De plus, le taux de fréquentation des écoles privées dans les provinces qui ne soutiennnent pas financièrement ces écoles, varient entre 1 % (Nouveau-Brunswick) et 5 % maximum (Ontario). Comme le Québec se compare d’avantage au Nouveau-Brunswick au plan des revenus par famille, cela signifie que quelque 90 000 jeunes imigreraient vers le réseau public si l’État cessait son financement. Il en couterait donc plus de 300 millions, au lieu d’une économie équivalente. Faites le calcul, cela fait une différence de 600 millions.

  2. Madame Marcotte, je suis entièrement d’accord avec votre position, Mais…
    Je ne dirais pas « Quelle hypocrisie! »; parce que cette soviétique, cheffe de la CEQ, entretient un rapport illusoire avec la réalité. Ce n’est pas de l’hypocrisie mais une maladie.
    Alors pour qu’il y ait vraiment égalité des chances, tous les élèves devraient avoir la chance d’aller à l’école privée. Il faudrait alors la financer à 100%, pas à 60%.

  3. Entièrement d’accord avec vous Mme Marcotte. J’ai envoyé mes enfants à l’école privée et ma petite fille y va à son tour. Pour le primaire, je ne crois pas qu’il y est une sélection. Comment faire une sélection d’une enfant de 5 ans. Les enfants sont mieux encadrés dans le privé. Je m’attendais à ce débat étant donné le résultat des élections. Qui dit syndicat, dit Parti Québécois. Tout le monde dans le même troupeau. J’ai écouté sur LCN votre débat avec Mme Chabot. Ce qui me surprend présentement c’est de voir qu’il n’y a plus personne qui sait compter au Québec.

  4. Il faut savoir comment ça marche, l’école privée.
    Un ami qui a été directeur d’écoles privées pendant près de 30 ans, autant au secondaire qu’au primaire, m’a dit que grosso-modo, la différence du côté académique est mince entre le privé et le public. Il y a de très bonnes écoles publiques comme il y a des écoles privées très ordinaires. C’est cette partie qui est financée par l’état dans les écoles privées.

    Là où la plus grande différence, ce sont les services connexes. L es services de garde au primaire et surtout les activités parascolaires, voilà le nerf de la guerre. Et les frais reliés à ces services sont déductibles d’impôts. Oui, même le service de garde car il n’est pas subventionné contrairement à celui des écoles publiques. Très peu d’écoles publiques secondaires offrent des activités parascolaires aussi étendues qu’au privé. Je connais plusieurs familles qui jouissent pleinement du temps en famille la fin de semaine car leurs ados font toutes leurs activités parascolaires à l’école privée en semaine!

    • Je veux corriger une fausse idée sur le privé. Aucun frais payé par les parents lié aux services éducatifs et aux activités parascolaires sont déductibles du revenu du parent. Et vous pouvez être assuré que les deux paliers de gouvernements vérifient cela à la loupe. Les parents ne retierent donc aucun avantage fiscal à envoyer leurs enfants au privé.

  5. Vraiement Johanne, tu as toute mon admiration!
    Avec patience et passions tu mène une bataille contre l’ignorance et les plus bas instincts de l’homme qui habitent souvent les gens de gauche.

    Cette gauche, sous prétexte qu’elle veut s’occuper des pauvres mais qui en réalité est dirigé par l’égo de ceux qui veulent controler les autres contient beaucoups de mauvaises émotions et traits de caractères que nous devons dénoncer: le mépris des autres, la jalousie et l’envie de ceux qui réussissent, la déresponsabilitations de soi (et la justifications du vôle des droits et libertés sous prétexte du bien commun et une vision plutot négative du potentiel individuel qui n’encourage pas le dépassement de soi même.

    De parler d’une tels traits humains en publique est délicat. Cela relève plutot d’un travail de psychologue et d’une éducation de la personne qui doit commencer dès la naissance. Mais je crois que nous devons plus ouvertement discuter de ces traits personnels qui sont, comme nous le savons biens, responsables pour tous succés dans la vie.

    Encore une fois je te remercie et félicite pour l’intelligence et la dévotion que tu démontre envers les autres.

    • Je trouve que votre idéologie des gens de gauche est répugnante … Je ne comprend pas comment vous pouvez dire cela sur les gens qui encourage l’égalité entre les classes alors que vos propos ne sont fonder uniquement sur votre propre idéologie … Je me demande si vous avez déja parler à des gens qui sont pour l’entraide social … Pathétique.

    • Jusqu’à la Révolution tranquille, le clergé n’a pas juste élevé les âmes tout en «dirigeant» les consciences québécoises, souvent à des fins politiques; il a aussi assuré la survie culturelle et linguistique, l’instruction, les soins médicaux, les services sociaux, etc., des Canadiens du Bas-Canada.
      Au moment de la Révolution tranquille, alors que l’État prenait tout cela en charge, le Québec conservait effectivement une dette envers son clergé.
      Les 50 dernières années le prouvent, ce n’est pas contre la spiritualité que les québécois se sont révoltés, mais bien contre les institutions religieuse.
      Nous leur devons cependant beaucoup, pas juste pour nos âmes.
      Jusqu’à la Révolution tranquille, le clergé avait un statut seigneurial : grand propriétaire foncier ne payant pas d’impôts, etc.
      Bref, à la création des différents ministères contemporains, le clergé s’est vu retiré ses prérogatives historiques et a commencé à payer des impôts.
      Le but de l’État étant de créer un réseau d’écoles publiques secondaires et post-secondaires, et non pas de mettre fin à l’éducation confessionnelle (d’ailleurs, à cet égard, on notera que les commissions scolaires sont demeurées confessionnelles pendant près de 50 ans),
      l’État québécois a consenti aux communautés religieuses le droit de poursuivre leurs missions éducatives grâce à des subventions de l’État.
      C’est de là que vient le fait que nos collèges privés sont subventionnée à 60%.
      En 2013, les religieux n’enseignent plus. Nos collèges privés francophones ne sont même plus réellement confessionnels.
      Les seules véritables écoles privées confessionnelles que nous subventionnons encore sont orthodoxes, juives, sunites, chiites, maronites, etc.
      Dans un contexte d’État laïque, pourquoi subventionner des collèges privés? Je vous le demande?
      Les subventionner, dans ce contexte, c’est offrir à la petite bourgeoisie la possibilité de faire éduquer ses enfants dans un cadre élitiste — élitiste, car il n’est pas accessible à l’ensemble de la population qui, pourtant, le finance avec ses impôts et ses taxes.
      Le Québec n’est pas un état bourgeois, le Québec n’est pas une ploutocratie (dirigée par l’argent);nous vivons dans une démocratie.
      Au Haut-Canada, en Ontario donc, seul le système public est subventionné.Et il est excellent.
      Je n’ai rien contre les collèges privés PRIVÉS. Si vous avez les moyens, tant mieux pour vos enfants.
      Pareil pour la santé : si vous avez les moyens d’aller vous faire soigner à l’étranger, allez-y (vous pouvez même y rester tant qu’à y être).
      Mais ne touchez pas à mon système public.

  6. Les gens qui envoient leurs enfants à l’école publique subventionnent l’école privée avec leurs impôt eux aussi, il ne faudrait pas l’oublier madame chose.
    Moi, je commence à en avoir plein le dos du chantage : si vous me subventionnez pas, je m’en va. Un chien qui jappe ne mord pas, qu’on se le dise. Et aller où? En Ontario, faite-moi rire, on est la seule place au canada qui subventionne les écoles privées. C’est ridicule.

    • @Frederic
      Pas d’accord. D’un point de vue comptable, les gens qui envoient leurs enfants au public bénéficient d’un rabais pour les études de leurs enfants, tout simplement parce que les enfants qui vont au privé ne coût rien (pas une cenne) au réseau publc, alors que le réseau public bénéficie du 40% non payé comme bonus.

      Quand je suis allé à l’école (publique), on m’a appris une seule sorte de mathématique. Pas une de « droite » et une de « gauche »

  7. Joanne, Joanne…vous auriez tellement pu mettre knock-out Mme Chabot en disant qu’au Québec, 42% des contribuables ne paient pas d’impôts, car trop pauvres…Ceux-ci envoient leurs enfants à l’école publique presque assurément et donc, ne contribuent pas NI au financement du publique, NI au financement du privé. Ceux qui envoient leurs enfants au privé ont au minimum de revenus et contribuent aux deux et PAIENT PLUS d’impôts que la moyenne.

    • Antoine, Antoine. Vous avez têêêllement raison. Y’a tellement d’arguments qu’on peut utiliser. Quand il y a des lignes ouvertes, ça enlève du temps aussi. Mais il est vrai qu’on devrait sans cesse rappeler ça.

    • Ceux qui ramènent constamment l’argument des impôts devraient être cohérents et demander qu’on mette fin à la taxation sur les biens et services (qu’ils oublient systématiquement dans leurs équations simplistes). Les taxes sur les biens et services ne sont pas progressives, comme le sont les impôts. Tout le monde les paie. Et elles font surtout mal aux plus démunis, à commencer par les mères. Qu’on mette fin aux taxes d’une part, et aux évasions fiscales dont bénéficient les plus riches d’autre part, et j’accepterai d’écouter ceux qui disent que la moitié de la population ne contribue pas à l’effort fiscal collectif.

    • Ceux qui ramènent constamment l’argument des impôts devraient être cohérents et demander qu’on mette fin à la taxation sur les biens et services (qu’ils oublient systématiquement dans leurs équations simplistes). Les taxes sur les biens et services ne sont pas progressives, comme le sont les impôts. Tout le monde les paie. Et elles font surtout mal aux plus démunis, à commencer par les mères. Qu’on mette fin aux taxes d’une part, et aux évasions fiscales dont bénéficient les plus riches d’autre part, et j’accepterai d’écouter ceux qui disent que la moitié de la population ne contribue pas à l’effort fiscal collectif.

  8. Les pauvres comme le dit Antoine B., paient quand même les taxes sur l’essence et tous les produits de consommations par exemple.

    Laissons de côté les syndicats, votre argument d’affaiblissement de la classe moyenne ne tient pas la route. Si vous désirez économiser 3000$, pourquoi ne pas envoyer vos enfants au public?

    Vous dites vous-même que la qualité de l’enseignement n’y est pas plus mauvaise. Côtoyer chaque jour toutes sortes de kids forge votre caractère, prépare à « dealer » avec des gens moins vite peut-être, ou même vous donnera une idée de comment gérer ça avec votre enfant s’il a des difficultés dans le futur.

    Puis, je note que votre livre s’appelle Gouvernemaman… Et vous êtes contre l’abolition du financement aux écoles privées. Ça, c’est un non-sens non? Protester contre l’interventionnisme et ensuite dire que c’est bien dans le cas des écoles privées. À moins que je ne me trompe.

    • Vous ne vous trompez pas. La solution idéale pour moi, serait que chacun puisse être capable de choisir l’école de son choix. Prenons le budget octroyé aux écoles primaires et secondaires 8,8G$, divisez-le par le nombre d’élèves de ces niveaux et vous arrivez à 9,000$. Redistribuez ça aux parents directement et laissez-les faire leurs choix. Ce serait une bonne première étape.

      Par ailleurs, dans le système actuel, je suis contre l’abolition du financement des écoles privées comme je suis contre l’abolition du financement des écoles publiques. Je ne fais pas la distinction. Pourquoi? Parce que les parents ont payé pour!!!

  9. Il est carrément ridicule que le gouvernement finance les écoles privées. Elles devraient être laissées seulement aux riches puisque en fait non accessible à la classe moyenne: 3000 $ représente beaucoup pour une famille de cette classe alors que c’est des « peanuts » pour les riches (ils sont en mesure d’absorber la hausse d’impôt prônée par le gouvernement Marois).

    Et pour une porte-parole d’un mouvement politique de droite qui prône une réduction de l’État, votre position contredit votre manière d’envisager la politique et l’économie québécoises à travers le prisme libertarien. Et comme le dit @louis lahaie plus haut, les syndicats n’ont rien à voir là-dedans. C’est la qualité de l’enseignement qui peut être excellente au public comme au privé. Je vous ferais même remarquer qu’à mon ancienne école secondaire à Ste-Adèle, deux anciennes élèves se sont méritées la Médaille du Gouverneur général du Canada pour leur excellente performance académique. Pourtant, c’est une école publique.

    Alors, qui est la « Gouvernemaman » ici? C’est vous, Madame Marcotte.

    • D’accord. Alors je vous prends au mot. Baissez les impôts de 9G$ et laissez les gens payer pour les écoles de leurs enfants. Ça, ce serait la position libertarienne. Ce n’est pas ce que je propose parce que je suis consciente que c’est totalement irréaliste. Un moindre mal, c’est de financer TOUTES les écoles: publiques et privées, et de laisser le libre choix aux parents.

      En passant, le « gouvernement », c’est AUSSI les parents qui ont payé des impôts et des taxes. Le « gouvernement » n’a pas à discriminer pour les uns ni contre les autres. Tous ont payé alors tous méritent d’être financés, déjà que les écoles privées ne le sont qu’à 60%. C’est déjà un coût très élevé pour jouir d’une certaine liberté de choix.

    • Moi je répondrai que notre revenu familiale est de 50 000$ par année et trouvons le moyen d’envoyer nos enfants à l’école privé. On coupe partout pour assurer une meilleure éducation à nos enfants et merci au gouvernement de mettre une partie des impôts qu’on paye pour nous aider. J’aime bien profiter de mes impôts quelque part, moi! L’école privé ( je parlerai de ;a notre) , est de loin supérieure au publique ne serait-ce que pour l’encadrement, la notion de respect de l’autorité par le vouvoiment, la discipline et dieu merci le dépassement de soi. Aujourd’hui, malheureusement, au publique ils ont une espèce de mentalité d’égalité mur à mur. On ne fera pas coulé le petit Félix, on pourrait le décourager; on ne donnera plus de récompense de bonne conduite ou de rendement, on pourrait faire sentir aux autres qu’ils ne sont pas méritant. Et je ne parle pas de l’autorité qui fait gravement défaut, faudrait surtout pas faire fâché la maman de l’enfant-roi…

  10. Tellement rafraîchissant de voir des gens qui comprennent les chiffres! Depuis les élections, on dirait que la logique de la société a pris le bord. Mes enfants sont au privé. Mais nous avons fait l’expérience du public aussi avec mon plus vieux. Nous regrettons pas du tout la décision d’avoir passé au privé… mais comme vous dites, nous avons fait des sacrifices financiers pour envoyer nos enfants au privé. Si les subventions étaient retirées au privé, nous serions dans l’obligation d’envoyer nos enfants au public. Et la société hériterait d’un décrocheur… un de mes fils aurait de la difficulté au public… Nous avons trouvé un programme au privé à son image et c’est ce qui le garde accroché à l’école. J’imagine que je ne suis pas le seul parent dans cette situation.

  11. 42% de gens ne paient pas d’impôts car soit trop pauvres OU ne déclarent pas leurs revenus… il y en a beaucoup plus qu’on pense…

  12. Une question importante à mon avis, es-ce que le public aurait la capacité d’absorber, l’exode des étudiants du privé au public si les subventions étaient retirées??? Il s’agit de plusieurs miliers d’étudiants… je doute que le public soit capable de les absorber, ils ont de la difficulté à subvenir aux besoins de leurs étudiants actuels. Je sens que beaucoup de sous se retrouveraient dans les commissions scolaires pour de nouveaux fonctionnaires qui ‘réorganiseraient’ le tout. Ça me décourage à y penser… vivre au Québec actuellement c’est plus que chiant!

  13. Mme Marcotte, votre raisonnement est tordu sur cette question là. Faudrait subventionner plus encore les écoles privées? Mais pourquoi donc?? Pour nous garantir une bourgeoisie qui s’embourgeoise sur notre dos?? Ridicule.
    Un coup parti, faudrait financer le libre accès à tout un chacun de rouler en BMW pour garantir l’égalité des chances de se promener dans une voiture de luxe sécuritaire. Prochaine étape, l’épicerie, le bungallow etc… et on fera la file comme dans l’ex URSS.
    Le Québec est le seul endroit des provinces canadiennes et états américains qui subventionne ses écoles privées. On devrait dire semi privées d’ailleurs…Je pense qu’il faudrait au minimum réduire le financement à 50%. Y en a marre…

  14. Une bonne partie de ceux qui envoient leurs enfants dans une école publique ne payent meme pas d’impôt… parce que trop pauvres…

    Alors c’est faux d’affirmer que « tous ceux qui envoient leurs enfants à l’école publique financent -via leurs impôts- l’école privée » (sic)

    • J’envoie mon fils dans une école publique et je paie des impôts. Donc je paie pour les écoles privées.

    • @Julietheoret Oui. Tout le monde paie pour les écoles. Avec vos impôts, vous financez à 60% les écoles privées et avec leurs impôts, ceux qui envoient leurs enfants dans des écoles privées financent également les écoles publiques à 100%!

  15. Je suis pour que le gouvernement donne des montants pour les enfants allant l’école privé. Les parents de ces enfants ne sont pas des citoyens de seconde zone. Je ne sais pas si l’école privé offre vraiment mieux que les écoles publiques car j’ai été au publique et je ne connais pas les écoles privées. Si les écoles privées étaient en tout points identiques aux écoles publiques mais que l’école privée n’ai pas de règlements stupides comme pas de noix dans les lunchs. Juste ça, justifie d’envoyer ses enfants à l’école privée. J’ai un bon salaire mais si je n’avais pas fait de mauvais choix dans le passé, je paierais volontier l’école privé mon beau-fils. L’école publique infantilise les enfants et les parents. Ils ne méritent pas mon argent que j’ai gagné honnêtement dans un pays libre.

  16. Si on doit éliminer le privé parce que ça prive le réseau public des meilleurs éléments, alors éliminons les écoles internationales aussi, elles privent le régulier des meilleurs éléments. Cette recherche d’uniformité au Québec devient très irritante. Ce ne sont pas tous les écoliers, tous les élèves qui ont les mêmes intérêts et motivations. Pourquoi demandons-nous toujours à ceux qui veulent progresser d’attendre. Faisons différents groupes, diversifions l’offre et tout le monde s’en portera mieux.

    Si certains parents sont prêts à payer, disons parce que l’école internationale n’est pas accessible dans leur secteur, où est le problème. Pourquoi ramasseraient-ils la totalité de la facture alors que dans d’autres coins de la province on offre ce service sans avoir à débourser. Si je comprends bien la dame de la CSQ, s’il n’y a pas d’école internationale dans mon coin, pour avoir ce type de programme, de projet pédagogique, je dois me taper la totalité de la facture, et, de ce que je verse au trésor public, rien ne devrait revenir à l’éducation de mon enfant?

  17. Aussi, l’erreur est de croire que l’école privée est pour les bourgeois. Ces écoles sont pour répondre à une demande à laquelle le gouvernement ne peut subvenir qu’en partie. Au final, on obtient plus d’argent dans le système d’éducation pour le même nombre d’enfants, et ce de deux façons. Si nous sommes deux voisins à payer 1000$ en impôts et taxes allant à l’éducation, si j’envoie mon enfant au privé, il y aura 1400$ qui ira pour la formation de celui au publique et 600$, plus ce que je paie, à celui du privé. Disons que je paie 800$, ceci donnerait donc 2800$ au total. Par contre, Si les deux étaient au publique, ils auraient chacun 1000$, 2000$ au total. Donc non seulement en payant pour le privé, on peut allouer plus d’argent au publique, mais aussi, au total, il y a plus d’argent dans le système.

    Autre point, concernant cet écrémage. Dans biens des cas, les tests ne servent qu’à déterminer le niveau de l’élève, à s’assurer qu’il puisse suivre. Dans bien des cas, il suffit d’obtenir la note de passage. Il serait faux de croire qu’on fait le tri en fonction des notes obtenues et qu’on ne prend que les premiers. Dans plusieurs cas, on fait des tirages au sort, on inscrit les enfants sur une base du premier arrivé premier servi, ou autre méthode que le tri par résultats obtenus. Les écoles internationales mettent également des barrières à l’entrée, devrons-nous les rendre privées, sans financement étatique parce qu’elles écrèment elles aussi?

  18. Mesdame Marcotte ça serait plus simple que ceux qui paie des taxes scolaires choisissent s’ils mettent un crochet dans la case contribution aux école privé ou publique. De cette façon la parenté et amie pourrons contribuer de façon indirect à l’instruction de vos enfants.

    C’est pareille comme l’université gratuite sur crédit de réussite appliqué. C’est dangereux!

  19. Une question très simple : Pourquoi appelez ça école privée si plus de la moitié des ressources proviennent du public?

  20. J’ai un problème avec cette interprétation madame Marcotte, mais votre avis m’intéresse évidemment. Le C.A., la direction et ceux qui sont en charge des nominations (etc.) dans les écoles privées sont indépendants du gouvernement, c’est un fait. Mais c’est exactement la même chose pour les sociétés d’État qui sont régies par la loi sur la gouvernance des sociétés d’État et ce ne sont pas pour autant des « sociétés privées »… Pourquoi? D’abord et avant tout parce qu’elles sont financées de façon significative par l’argent public pour la plupart. Je sais qu’il ne faut pas tout mêler, mais cette comparaison est pertinente puisque l’on parle bel et bien ici d’une « administration privée » qui manipule de l’argent dit public. Regardez le dernier rapport de l’OCDE sur le financement de l’éducation primaire/secondaire intitulé « Public and private schools », les « private managed schools » aux États-Unis ou en Angleterre sont financées par l’État à …. 0%, ce sont des mécanismes de crédits d’impôt et de subvention « familiale » (style vouchers) qui permettent à certains d’avoir accès à cette liberté de choix (et je dis certains puisque les frais de scolarité souvent effarants couvrent dans bien des cas 70 à 80% du budget des écoles privées). L’un des plus grands problèmes avec ce discours blâmant le système du Québec parce qu’il entrave la liberté de choix, c’est que vous ne pensez pas à ceux qui veulent, par choix, financer le système public et non pas les écoles privées… ils existent aussi ces gens. Merci encore de votre réponse.

  21. Mes enfants sont allés à l’école privée… Si vous voyiez la différence entre leur façon de comprendre et de s’exprimer. Un monde je vous dis.

    En plus des arguments traditionnels pour les écoles privées (économiques, qualitatifs, etc…), il y a celui de la compétition.

    En effet, avez-vous constaté comme moi que les écoles publiques sont maintenant de plus en plus ouvertes aux besoins de leur clientèle et que plusieurs d’entre elles offrent des programmes spéciaux plus avancés que nous n’aurions pas rêvé d’avoir il y a quelques années?

    Sans la réelle compétition du privé, aucune école publique n’aurait osé effectuer ces améliorations.

  22. Pingback: La malhabile Malavoy – Le blogue de Joanne Marcotte

  23. Mme Marcotte, je n’ai pas de problème avec le système public/privé des écoles, cependant, si tous les contribuables payeurs d’impôt finance le privé à 60%, tous les contribuables ont le DROIT d’envoyer leurs enfants dans ces écoles privées. Il ne devrait pas y avoir de sélection. On devrait aussi cesser d’appeler ces écoles PRIVÉES, mais plutôt SEMI-PRIVÉES.

  24. Pingback: Retour sur 2012 : L’année de la polarisation – Le blogue de Joanne Marcotte

  25. Mme Chabot vient de battre le record du nombre de contradictions dans une entrevue. De plus, quand elle dit à 7:20 qu’elle veut l’égalité des chances sans égard aux capacités d’apprentissage, elle dit clairement qu’elle ne veut pas que le Québec produise des cerveaux de niveau mondial (des futurs chercheurs, etc.), car il ne faut pas sortir de l’école avec plus de chances dans la vie qu’un autre Québécois, même si on est en compétition au niveau mondial…

  26. Mme Chabot…De vouloir faire que tout les jeunes soient égaux est ridicule, la liberté de choisir l’école de son enfant fait partie de notre démocratie que l’on baffoue souvent au Québec.

    Les éleves des écoles publiques coûtent 100% et les contribuables, ne paient que 60% pour les éleves des écoles privés au lieu de 100%. Mme Chabot est dans le faussé et ne comprend rien.

    Si le financement était enlever pour les écoles privés le Québec se priverait de jeunes qui auraient reçu un meilleur enseignement et créerait deux classes, les élites qui auraient les moyens du privé et ceux qui n’ont pas les moyens se reajouteraient au public et les contribuable auraient a payer à 100% pour ces éleves au lieu de 60%

    Çela couterai PLUS CHER à « tout » les contribuables. Le gouvernement sauve 40% avec les écoles privés parce que les parents paye ce 40% de leur poche. Capiche!

  27. Pingback: Écoles privées: Réponse à Michèle Ouimet de La Presse | Le blogue de Joanne Marcotte

  28. Pour tous mes amis qui ont des enfants à New York si vous allez à l’école privée, même l’école publique les subventions et bourses disponibles pour les enfants pour les grades Prek-12. Je vous recommande tout jetez un oeil à ce site Web et essayez d’obtenir du financement pour l’éducation de votre enfant comme les dépenses sont simplement accumulent.

  29. Si t’a besoin de l’école privée pour bien éduquer ton enfant,ben ta un problème,secondo,je connais une femme seule sur l’ aide financière de dernier recours,qui a élevées ses quatre enfants seule,qui sont aujourd’hui,ingénieur,professeur et psychologue pour enfants.

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