Le Québec dépense plus qu’ailleurs? Ouin, pis?

Radio

Mon passage à la radio 106,9 avec Martin Pouliot de ce matin.

Encore une Xième étude qui nous révèle, chiffres à l’appui, que les dépenses explosent au Québec. Ouin, pis? On fait quoi après avoir dit ça? Et re-dit ça? Et re-dit ça encore? On se fait croire qu’il s’agit de « choix collectifs »? On verse encore une fois dans le déni? On écoute les chevaliers de l’État qui arriveront avec d’autres chiffres. J’entends déjà l’IRIS qui s’émoustille à l’idée d’être invité à 24 heures en 60 minutes…

Dans Pour en finir avec le Gouvernemaman, tout un chapitre porte sur ce que j’ai appelé « la pathologie de l’auto-diagnostic ». Pas que je trouve inutile ce genre d’études, mais c’est qu’il est exaspérant qu’aucune option politique ne prenne le relais pour suggérer des solutions compréhensibles et concrètes pour y mettre fin.

Plutôt, au Québec, on jase! Des rapports, des sommets, et le perpétuel déni du côté des leviers politiques. Couillard voudra proposer une réforme de la fiscalité… pour continuer de nourrir la bête; Legault voudra faire rêver… pour continuer de nourrir la bête; quant à Marois, elle nourrit la bête tout court. Aucun ne veut se pencher sur les dépenses structurelles qui affligent le bilan financier du Québec.

Qu’est-ce qu’on apprend dans ce rapport?

  • Que la moitié de ce qui est dépensé au Québec l’est par des administrations publiques (municipale, provinciale, fédérale). Le ratio dépenses publiques/PIB est de 47% (!!!) au Québec alors qu’il est de 38% en Ontario et que la moyenne est de 39% au Canada.
  • Que le poids des dépenses publiques/PIB est 25% plus élevé au Québec qu’en Ontario
  • Que 80% (!!!) de l’augmentation des dépenses publiques au Québec est attribuable au palier provincial (56% en Ontario; 64% au Canada)

L’originalité de ce rapport est toutefois qu’il situe là où la croissance des dépenses est la plus abrupte: dans les « Autres dépenses », souligne-t-on. Parmi celles-ci, les services de garde, le soutien aux ménages ayant des enfants, l’hébergement des personnes âgées et les régimes de retraite des employés municipaux et du gouvernement du Québec.

UN MERVEILLEUX COURS D’ÉCONOMIE

Résultat de notre laisser-aller et du perpétuel déni? Un merveilleux cours d’économie pour toute la population québécoise. Des dépenses publiques au-delà de notre capacité de payer créent un climat réfractaire à la création d’emploi. Plus d’impôts, plus de taxes, plus de dette publique. Conséquence? Baisse de l’investissement, économie à la baisse, moins d’argent qui rentre dans les coffres de l’État. Conclusion? Le cash rentre pu!

SOLUTIONS, QUELQU’UN???

Les solutions sont connues.

  • Revoir le panier de services payés par le gouvernement EN FONCTION DE NOS MOYENS! et tout en protégeant certaines clientèles défavorisées et bien ciblées
  • Revoir la fiscalité en remplaçant des « mauvaises taxes » par des « moins mauvaises taxes ».
  • Ouvrir à une multiplicité de façons de produire les services publics en introduisant de la concurrence et en distinguant l’État-payeur et l’État-producteur jouissant d’un monopole
  • Revoir les avantages du secteur public si tout ceci est impossible.

Un jour ou l’autre, nous y serons. La question est de savoir quel sera l’élément déclencheur de cette inévitable réforme.

17 réflexions sur “Le Québec dépense plus qu’ailleurs? Ouin, pis?

  1. Je le dis depuis quelques années que le Québec est a un point de non retour. Ce que je veux dire est: Avec 900,000 fonctionnaires de l’état et leur proches ça fait 1,800,000 au moins. Deplus vous avez les gens démunis qui dépendent de l’état 400,000 plus les dépendants éligible a voter vous avez 800,000. Ces chiffres sont approximatifs et aucun analyste n,oserait faire cette étude. Donc vous avez avec tous ces voteurs 2.5 millions ou plus ceux qui veulent que le gouvernement continuent de s’occuper d’eux comme a dit Mme Marois lors de la dernière élection: Je vais m’occuper de vous. Je suis,trop négatif,j’espère mais ça devient de plus en plus évident que nous ne pourrons pas revenir a un équilibre ou le gouvernement va se mêler de ses affaires et aider l’entreprise privé et permettre au Québec de se sortir de ce marasme inquiètant.

  2. Á quand un gouvernement conservateur pour la province? Çà presse avant une décote des agences financières.

  3. On dénombre au Québec 200, 000 NEET
    NEET : Jeunes de 15 à 29 ans hors du marcher du travil et hors du système d’éducation.
    Quand il y a contestation à Montréal – Croyez-vous que se ne sont que des étudients ! Une panoplie de claqueurs de chaudrons et de casseurs.
    Payer peut-e^tre avec notre rigime bien aide social ?
    Flash-info – Institut de la statistique du Québec
    http://www.stat.gouv.qc.ca/publication/…/flashinfo_fev13.pdf

  4. L’étau de la réalité se referme sur le modèle Québécois (et aussi français, espagnol, italien, etc…)

    Il est maintenant clair que la fiscalité n’est pas la solution, étouffer davantage les contribuables et l’économie privée dans l’espoir de maintenir le régime actuel ne fera qu’accélérer son agonie.

    La seule solution réside dans la croissance.

    Malheureusement les solutions proposées par tous les partis politiques représentés à l’assemblée nationale passent par l’intervention de l’état et autres plans nord, verts, St-Laurent, etc… Cela malgré le fait que le Québec est déjà de loin la province la plus interventionniste au Canada, avec les résultats qu’on sait. Me semble qui si cette approche fonctionnait on le saurait.

    Quoi dire de plus? Bien sûr il existe des solutions mais compte tenu des rapports de force en place elles sont absolument impraticables au Québec. Pensez vous vraiment que nous puissions réduire sérieusement la taille de la fonction publique? Régler à l’avantage des contribuables les problème des retraites des fonctionnaires? Réduire le pouvoir des syndicats et sabrer dans les conventions collectives? Privatiser à grande échelle des services jusqu’ici assumés par l’état? Éliminer des programmes et remplacer les subventions par des baisses d’impôts? Simplifier les réglementations et éliminer des tracas administratifs (au lieu de ça on fait l’inverse comme avec la loi 14)?

    Remplacer des mauvaises taxes? Mais comment faire quand absolument tout est déjà taxé? C’est clair, du côté fiscal il y a zéro marge.

    Les Québécois ont besoin d’être libérés, mais ça n’arrivera pas. Je maintiens ce que je répète depuis des années et qui peu à peu se concrétise: nous nous enfonçons et les vrais changements n’auront lieu qu’après avoir touché le fond.

    Que c’est dommage et triste… Les Québécois méritent mieux mais les nouveaux curés qui les dirigent en ont décidé autrement.

  5. @yvon grenier

    Non vous n’êtes pas trop négatif. Ça fait des années qu’on répète les même choses pendant que rien n’est fait et que la situation s’aggrave. Qu’il soit trop tard (pour éviter de sérieux problèmes) n’est rien d’autre que logique.

    D’un point de vue strictement pratique, même si toutes les bonnes décision étaient prises à court terme (se qui compte tenu des rapports de force en place est impossible) ça prendrait plusieurs années très difficiles avant de constater un revirement

    Morale de l’histoire: c’est à un sauve qui peut individuel qu’il faut se préparer. Restons employables et productifs, épargnons et investissons dans des actifs productifs capable de suivre l’inflation (des actions d’excellentes entreprises et surtout pas les obligations du Québec ou d’autres entités irresponsables), etc… Et acheter une bonne réserve de popcorn le film catastrophe va bientôt commencer!!!

  6. @ pbrasseur:

    Comme vous avez raison.

    Je crois également que les changements viendront des agences de crédit et du reste du Canada qui en aura plein son « cass » de payer pour nos lubies car le Québécois « moyen », tout illettré économique qu’il est, n’a aucune espèce d’idée du marasme dans lequel nous nous enfonçons. Il se contente de beugler avec le reste du troupeau sans savoir pourquoi il gueule.

  7. J’oubliais le plus important (concernant comment s’adapter à la déconfiture Québécoise en cours)

    De grâce faites de l’exercice, mangez bien et RESTEZ EN SANTÉ…

  8. tellement vrai ce que dit pbrasseur ,il ne reste que le sauvetage individuel de possible,que touts les québecois responsables préparent leur plan B et j’en suis

  9. Devant la lucidité des commentaires de pbrasseur, une chose commence à m’emmerder drôlement: quelle est la possibilité qu’un gouvernement gauchisto-interventioniste québécois, placé VRAIMENT devant la réalité catastrophique de notre économie de pacotille, répète le honteux hold-up qu’a commis le gouvernement chypriote envers ses propres citoyens?

  10. Qu’aviendrait-il si nous étions souverain? le Québec ressemblerait a la Grece et a Chypre en meme temps Quelle belle perspective que nous est offert par le projet des péquisses

  11. Mme Marcotte,

    J’ai beau lire et relire votre texte, il ne comportement tout simplement aucun argument. Vous ne faites que niez ses arguments sans prendre une seconde pour développer les vôtres.

    Aussant ne rejette pas le modèle mixte. Vous qui avez travaillé sur la place du privé en santé, vous savez donc que le Québec est déjà très mixte en santé et il n’oppose pas une critique du modèle. Il ne fait que rejeter l’idée d’une plus grande place au privé. Rien de dramatique.

    Côté simplicité, vous devriez vous regarder dans le miroir une fois de temps en temps. D’ailleurs, Aussant possède une MBA du London School of Economics. Quelles sont vos études pour pouvoir dire qu’il ne sait pas de quoi il parle?

  12. Ça ne fonctionne plus le système socialiste, qui est de soutenir la croissance économique en fessant des stimuli de dépense public, pour que les emprunteurs privés (particulier et entreprise) puissent avoir les fonds pour couvrir le principal + l’intérêt. C’était facile et ça faisait l’affaire de tout le monde, ça fonctionnait jusqu’a temps que les coûts d’emprunts restent bas. Les citoyens font du gros n’importe quoi, bing!! bang!! un nouveau programme social pour soutenir la masse monétaire et envoie ça sur la dette de la province.

    Je vais en profiter aussi pour dire pourquoi les pertes sont socialisées. Voyez vous, quand vous créez un emploi de fonctionnaire et que ça crée aucun gain en terme monétaire bien-sur, le fonctionnaire lui aussi à lever des emprunts personnels avec son emploi garantis. Les droitiste qui veulent sacré tout fonctionnaire dehors et bien ça serait catastrophique. Vous allez seulement déplacer de la dette vers le néant, il aurait fallu que leurs emplois soient recyclé au privé au bon moment et les employés auraient eu le temps de réajuster leur dépense en fonction de leur salaire. Mais comme les salaire ne sont pas flexible et condition de travail, c’est impossible. Il y a une bulle qui a été gonflé dans le secteur public on ne la voit pas puisqu’elle est public. Il présumait qu’il avait seulement à les envoyer les employés à la retraite et le tour était joué, mais là, pas sûr que les fonds vont y être.

    Pour les entreprises et bien je sais que messieur Aussant veut les contrôler puiqu’elles sont fermées ou ont fait faillite après 5 ans. Si elle ne paye pas d’impôts et bien peut-être, qu’elle ne fait pas de profit. Si elle ne fait pas de profit et bien peut-être que le propriétaire ré-hypothèque sa maison pour faire travailler du personnel et un jour améliorer son sort. La seule différence entre lui et le gouvernement c’est quand il se plante, ce n’est pas la nation qui paille le prix. C’est à cela que sa sert le privé. Ça garde les prix à la baisse avec l’offre et la demande plutôt que les monopoles. Vous n’êtes même pas capable de faire la distinction entre c’est deux mondes parallèles. Cette distorsion donne le goût de crissé la clef dans la porte. Pour vous le profit veut dire profiteur alors que c’est une unité de mesure de l’efficacité.

    Les entreprises Canadiennes ont de l’épargne en réserve au grand désespoir des syndicaleux, tout cela est une excellente nouvelle, ils n’ont donc pas transféré de la dette sur les fournisseurs, sous-traitant, salaire ou masse salariale, ça évite les faillites en cascade comme en Grèce mais ce n’est que temporaire. L’état n’ayant plus de presse à billet, il ne reste que la tarification et l’imposition.

    Quand même bien que vous imposeriez tous les riches, il n’y aura jamais assez d’argent pour avoir une croissance soutenue pendant plusieurs années. Les riches, ils sont là pour prendre des risques à grande échelle, car ils en ont les moyens. Messieur Legault veut mettre ce risque sur ceux qui veulent de la stabilité. Il n’y a pas un politicien qui veut être le chef des bécosses, ils veulent dépenser de l’argent pour leurs lubies. Ça va tout ensemble cela quand les investisseurs ne joue plus leurs rôles d’investisseurs, parce qu’ils veulent se sauver comme des lapins à cause des impôts et règlementations qui sont très couteuses à grande échelle et ont les impose au maximum et v’la que débarque les nationaliseux, prennent le gain des uns sous forme d’impôt sur le profit, pour le donner à son compétiteur qui est en difficulté parce que ses salaires sont fixés par un syndicat et après ont se gratte le coco en se demandant pourquoi la croissance a disparu.

    On est devant un changement drastique de système économique. Au Québec le montage économique est toxique, sa ne résistera pas à l’austérité comme les États-Unis qui est un pays et non une province. Le peuple des États-Unis ne se laissera pas mourir. Au Québec on va attendre après le gouvernement. Je peux dire que je ne serai jamais indigné, car dans tous les obstacles que j’ai traversés au fil des années, ça m’aura permis de comprendre ce qui s’est passé.

  13. l’élément déclencheur… comme la France – le Québec peut encore relativement s’endetter à bas coût avec la politique de taux d’intérêt bas de la FED… et avec un bilan au Canada qui « back » celui de la province… mais lorsque les taux d’intérêt vont monter – c’est game over et ça va faire mal… car effectivement les revenus ne rentrent déjà plus… comme en France, en Italie – au Québec – ça marche au noir… ils peuvent essayer de mettre des nouvelles taxes.. mais il y aura plus de travail au noir, arrêter de travailler ou déménager… Quand Québec ne pourra plus emprunter sur le cheap… la fête va commencer… margin call… ce sont les 2 seuls mots que les politiciens vont comprendre… avant ça ce n’est que tergiversations… la majorité qui vote vit du vol de la propriété de la minorité … les politiciens ont compris ça aussi en attendant…

  14. Cyberk
    Citer le MBA de la London School of Economics n’est pas garant d’une connaissance de l’économie … toutes les facultés d’économie sont Keynésiennes à la base ou monétariste comme celle de Chicago (donc par définition font la promotion de l’intervention de l’état dans l’économie). Pas une de ces écoles en passant a prédit la crise de 2008… ils étudient quoi ces gens?. Il n’y a que l’école Autrichienne (Mises Institute) qui a prédit que d’imprimer de l’argent (monopole d’état dans la production de la monnaie via la banque centrale – on n’insiste pas beaucoup sur ce point à LSE…) créer des bulles qui finissent toujours par éclater (lire immobilier, finance…) et que l’intervention gouvernementale dans l’économie créer des distorsions. On apprend en économie que les monopoles sont par définition inefficaces car il n’y existe aucun incitatif à faire mieux puisque tu n’as aucune compétition et tu n’as aucun moyen de savoir si tu alloues tes ressources (par définition rare sur cette terre) de la meilleure façon possible puisque tu ne fonctionne avec aucun P&L. Évidemment, on pense que la santé est un bien public … qui est un mythe car si c’est si important pour la vie (les méchants médecins qui veulent faire des profits..) pourquoi ne nationalisons pas la bouffe? Si tu manges pas tu ne te rendras même pas à l’hôpital… La médecine d’état est peut-être inspirée de bonnes intentions mais l’enfer est aussi pavé de bonnes intentions.. rappelons nous que pour Lénine, la médecine d’état était la fondation de l’état socialiste…des citoyens bien dépendants de l’état … comme on les aime… Les démocrates aux USA viennent d’apprendre aussi comment ça fonctionne la médecine socialiste avec Obamacare… un succès retentissant!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s