La Grève d’Ayn Rand

QuitterLaFranceSelon l’éditorialiste du magazine français L’Express, Christophe Barbier, il n’y a pas que les riches qui veulent quitter la France. Selon lui,

« il y a une forte tentation de partir de la France uniquement pour réussir sa vie. Quand on est jeune, quand on est entrepreneur, artiste, quand on veut créer, quand on veut réussir, on se sent avec deux boulets aux pieds, ici, dans notre pays. » (Lire ici)

Ici au Québec, particulièrement depuis l’arrivée du gouvernement péquiste de Pauline Marois, il faut être drôlement déconnecté du monde industriel et des jeunes entrepreneurs pour ne pas avoir observé le même sentiment. Qui d’entre nous ne connaît pas des gens qui ont carrément fermé boutique, diminué leur rythme de travail, décroché ou même quitté le Québec?

L’extraordinaire manifestation de mépris du « riche » propulsé par le mouvement Occupy a certainement cimenté une nouvelle aversion à celui qui réussit. Le créateur québécois de Softimage, Daniel Langlois, en témoigne.

C’est comme si on me disait: tu as créé Softimage, tu as fait de l’argent en vendant à Microsoft pis c’est pas correct. C’est mal de faire de l’argent, c’est mal de réussir, conclut le philanthrope déçu.

Ajoutez à cela la corruption découlant des relations infectes entre fonctionnaires, gens d’affaires et clubs politiques, et vous avez là une ambiance qui nous rappelle le monde que nous présente Ayn Rand dans son roman « Atlas Shrugged ».

Écrit en 1957 et depuis, traduit en 17 langues, ce n’est toutefois que très récemment qu’une version française est disponible sous le titre « La Grève ». Édité chez Les Belles Lettres, le travail de traduction absolument magistral nous est offert par Sophie Bastide-Flotz qui reconnaît que plusieurs facteurs ont contribué au retard de la version française: « le poids combiné de l’anti-américanisme, anti-libéralisme marxisant dans les milieux intellectuels français, l’importance de la pagination (une traduction coûte cher à l’éditeur, surtout pour un livre aussi gros), le caractère polymorphe de l’oeuvre, à la fois roman, essai philosophique et politique. »

L’éditeur Alain Laurent partage ce sentiment:

Si les les lecteurs francophones ont dû tellement attendre, c’est principalement parce que les convictions politico-philosophiques de Rand contredisent radicalement l’exception idéologique française du tout-État et du tout-social…

Selon un sondage de la bibliothèque du Congrès américain et du Book of the Month Club, Atlas Shrugged est pourtant le livre qui a été jugé comme le livre le plus influent sur les sondés, après la Bible! Le fait que pratiquement aucun Québécois n’en connaisse l’existence n’est pas surprenant. Nos élites semblent, après tout, bel et bien sous influence française…

MauraisQUI EST JOHN GALT?

Le livre commence avec cette phrase: « Qui est John Galt? » et raconte l’histoire d’une grève. Seulement voilà, les grévistes sont les gens qui créent la prospérité, les industriels, les artistes, les innovateurs, les « cerveaux », les passionnés de leur art, en somme, les créateurs de richesse. S’étant fait confisqué leur propriété intellectuelle et leurs usines, un à un, ils s’exilent et laissent la population sans défense aux bons soins des bureaucrates, des technocrates et des politiciens véreux. (Écoutez ma chronique à Maurais Live ici)

« Nous sommes résolus à ne plus marcher dans la combine. Nous nous conformons! L’esprit est malfaisant? Nous avons retiré de la société toutes les oeuvres nées de l’esprit; pas une seule de nos idées ne sera connue ni utilisée. La compétence est un mal égoïste qui ne laisse aucune chance aux incapables? Nous nous sommes retirés de la compétition pour laisser toutes leurs chances aux incompétents.

Ambitionner de devenir riche n’est que cupidité, source de tous les maux? Nous n’essayons plus de devenir riches. Gagner plus que le strict nécessaire pour se nourrir est mal? Réussir est mal, puisqu’il favorise les forts au détriment des faibles? Nous avons cessé d’accabler les faibles avec notre ambition; nous leur permettons de prospérer sans nous. C’est mal d’être patron? Nous ne proposons plus aucun emploi. C’est mal d’avoir des biens? Nous ne possédons plus rien. »

Il faut lire « La Grève »! Les thématiques qui y sont abordées sont on ne peut plus d’actualité: le mépris du succès, la jalousie et la haine de l’argent, la peur de la concurrence, le pouvoir des technocrates, la complicité entre les industriels non performants et les bureaucrates qui les protègent, la notion de responsabilité du créateur face à son oeuvre, etc.

Les personnages d’Ayn Rand sont forts, brillants, passionnés et libres. Totalement rafraîchissant! Aussi, de la même façon que vous reconnaissez aujourd’hui une cigale, une fourmi, un corbeau ou un renard, vous pourrez reconnaître autour de vous des Dagney, Mooch, Reardon et des John Galt. Et puis, il y a bien sûr une trame amoureuse qui allège le tout. Atlas Shrugged est un roman-conte ou un roman-fable si vous voulez.

L’été approche. C’est le temps de se ressourcer. Je vous le dis. Il vous faut lire ce livre. Votre vision du monde ne sera plus jamais le même après.

30 réflexions sur “La Grève d’Ayn Rand

  1. Ayn Rand est une de mes plus grandes sources d’inspiration. d’ailleurs, le mouvement étudiants rentre parfaitement dans le cadre de ce livre : utiliser les autres (les contribuables) à leurs fins

    Par ailleurs, je fais également un John Galt de moi en quittant le Québec. Malgré qq nouvelles sources « rebelles », la rectitude ici est trop grande. Au moins, aux ÉU, il y a des débats

    • Voilà une belle preuve de la passion pour le débat. Vous ne pensez pas comme moi, on arrête ça là. Point. Mais en même temps, l’oeuvre de Rand est une fiction, je l’ai lu au complet et dans sa biographie on démontre hors de tout doute qu’elle vivait dans un tout autre monde. Son mari était un acteur insignifiant avec qui elle avait une rélation banale. Assez loin merci de l’excellence des relations entre ses personnages …

  2. Je suis actuellement expatrié en Asie ou j’enseigne les langues et j’aide les investisseurs locaux à négocier avec les Occidentaux. J’ai quitté le Québec, pas parce que j’avais quelque chose contre la social-démocratie, mais parce qu’elle était mal exploitée. Je fut un ex-activiste de gauche qui s’est mis à l’oeuvre d’Ayn Rand pour mieux comprendre ce libéralisme que je percevais moi-même de manière croche. On a carrément marginalisé le succès, on l’a ostracisé. On ne peut plus émettre d’idées un peu plus libérale et anti-étatiste sous peine de se faire insulté, mais quand c’est la gauche qui attaque la droite, ho là ça passe mieux. Bazzo aurait mérité un traitement beaucoup moins complaisant si c’était moi lors de son intervention à Tout le monde en parle, parce que si quelqu’un de droite aurait émis un commentaire semblable en ce qui concerne la gauche oh, scandale et sûrement une punition et des excuses fait en publique. De plus les syndicats qui sont rappelons le surpuissant au Québec sont devenus des lobbies clientélistes ironiquement accro à l’argent. ma décision partir fut d’ailleurs lié à un problème avec mon syndicat en tant qu’ex fonctionnaire. Ils ont perdu leur role de défendre les travailleurs pour devenir des machines bureaucratique au services de leur clientèle dont on ne peut définir clairement les motivations outre l’enrichissement de ces haut membres, de ces dirigeants. Je crois d’ailleurs que le Québec doit se réformer, mais à droite. C’est cette désétatisation où se rappelle à l’ordre face au role des syndicats et de l’État qui devrait être notre prochaine « révolution tranquille ».

  3. ça fait longtemps que les québécois sont en grève… ils ont compris … 40% paient pas d’impôt et le reste se fait en petites coupures…aux USA avec ObamaCare – les PME mettent à la portes ou n’engagent pas au dessus de 50 personnes (vive les robots!) – pour éviter le cauchemar qu’est cette nouvelle législation qui en passant est une connerie monumentale (what else is new?) – les grandes entreprises comme Google, Apple, GE ont leur centres de profits en dehors des USA, etc. La bonne nouvelle est que l’état est con – puissant – mais con – Ayn Rand décrit très bien cet état d’esprit de ces petites gens – ces faibles qui cherchent toujours la protection de l’état ou qui ont toujours des excuses pour leur propre faiblesse (les maudits anglais…) – la « révolution » va arriver lorsque les gens n’accorderont plus de légitimité à l’état – ça va prendre du temps puisque ça fait 100 ans via l’éducation publique qu’on nous brainwash – mais l’état ne pourra pas répondre à la prochaine crise économique – les dettes sont trop énormes – alors là peut-être que la foi va vaciller …

  4. « le mépris du succès, la jalousie et la haine de l’argent, la peur de la concurrence, le pouvoir des technocrates, la complicité entre les industriels non performants et les bureaucrates qui les protègent,  »

    On dirait une description du modèle Québécois.

  5. Quel belle analyse de l’oeuvre d’Ayn Rand que je connais depuis plus de 30 ans. D’ailleurs, un des disques de RUSH, 2112, était dédicacé à l’oeuvre de Rand. J’approuve parfaitement votre lecture de ce gargantuesque livre. Le Québec est envahie par l’état et par la médiocrité. Ce qu’il nous faut, c’est davantage de créateurs du privé à l’exemple de ces pétrolières qui se livrent une bataille de tous les instants pour des parts de marchés. On voit clairement la guerre qu’elles se livrent parce qu’elles sont menacées de disparaître si elles ne sont pas compétitives. Il faudrait plus de créateurs au Québec aussi comme Vincent Lacroix ou ENRON pour nous rappeler que le privé c’est vraiment l’innovation, même si innover veut dire flouer tout ce qui nous entoure. Madame Marcotte, vous le savez, le privé repose véritablement sur une quête d’excellence. Dans les années 1970, une voiture pouvait durer 10-15 facilement. Aujourd’hui, suite à toutes les recherche d’excellence, on organise une fête lorsqu’une voiture franchit le cap des 100 000 KM. Le privé est véritablement à la tête de notre développement. Je dois être le plus malchanceux dans ses relations avec le privé (probablement parce que je suis un sale gauchiste) parce que tout ce que j’achète se révèle défectueux au bout d’un court moment. Vraiment madame Marcotte, merci pour cette lecture et pour l’éloge de ces créateurs du privé …

    • Que de la mauvaise foi — les automobiles d’oujourd’hui durent plus longtemps que celles d’antan, et sont plus sécuritaires qui plus est, et consomment moins de carburant. J’ai un Jeep Cherokee ’97 qui roule encore parfaitement bien — avec un peu d’entretient, rien d’héroique. Pour ce qui est de Lacroix et de Enron, que pensez-vous de la vertigineuse assenscion de l’informatique depuis les 20 dernières années? La pénétration de l’internet qui vous donne accès à de l’information instantannément. Ce n’est pas le pouvoir public qui finance ceci mais bel et bien le désir de profits de milliers d’entreprises différentes qui, pour faire un profit livrent des services que nous voulons. Bref, pour chaque mauvais exemple, vous en trouverez des milliers de bons exemples ou la vie de nous tous s’améliore grace au travail des gens — entrepreneurs, ingénieurs, scientifiques.

      La révolution verte du début du siècle entammé par Normand Bourlaugh par exemple qui permet de nourrir des milliards. C’est le fruit de milliers d’entrepreneurs, d’entreprises grosses et petites.

      Non — ce n’est pas parfait, mais si vous voulez vous tourner vers une économie centralisée comme l’ancienne union soviétique … on voit comment ce systême à tellement bien fonctionné.

    • Faut pas prendre le mors aux dents de même! C’était juste pour provoquer un peu! Il ne s’agissait pas d’une fine analyse mais juste d’un coup de gueule.

      Il y a dans ces analyses drettistes quelque chose que je trouve déprimant, comme s’il suffisait de donner plus de libertés individuelles pour que tous les maux disparaissent. Comme si la somme de nos besoins collectifs se résumait à la somme de nos besoins individuels.

      Nos sociétés reposent toujours sur un fragile équilibre entre les trois valeurs promulguées par les pères de la Révolution française : Liberté, égalité et fraternité (devenu solidarité depuis). Les drettistes sont très bons pour montrer les limites du modèles socialistes qui mettait toute l’emphase sur l’égalité et ils ont bien raison. Mais tous les autres arrangements qui ne prennent en compte qu’une seule de ces valeurs fondamentales sont vouées à l’échec. Et le monde d’Atlas Shrugged est bon dans un livre mais il ne s’agit que d’une utopie. Même son auteure se complaisait dans la médiocrité qu’elle décriait tant.

      À bon entendeur,

  6. @Michel Bernier dit:
    7 mai 2013 à 15:38

    Donne donc un exemple de pays socialiste qui fonctionne?
    Il ne faut pas nommer la Suède parce qu’il n’y a pas de différence entre le privé et le publique.

    Un drettiste c’est quelqu’un qui veut que l’état vit selon ses moyens.

    Un casseroleux (gauchiste) c’est quelqu’un qui veut se faire vivre avec l’argent des autres.

  7. Votre opinion sur le sujet Mme Marcotte……

    Scandale à CHOI Radio X – “L’existentialisme de Sartre est-il soluble dans la postmodernité?”
    2013/05/05

    jean-paul Sartre copie

    Un animateur de CHOI Radio X a causé un important scandale ce matin en remettant en question le dogme philosophique de la solubilité de l’existentialisme sartrien dans le monde postmoderne.

    “J’veux pas faire de marde à matin, mais y m’semble que Sartre avait juste pas d’osti d’allure dans son analyse du rapport entre l’Homme libre et les contraintes du monde post-révolution industrielle, a-t-il dit. Y’a juste des gnochons pour penser ça!”

    Comme on pouvait s’y attendre, une controverse médiatique gigantesque s’en est suivi. Une centaine d’auditeurs ont notamment appelé la station pour rappeler que Kant et Schopenhauer offraient des pistes de solution beaucoup plus pragmatique sur la question.

    “Dans son analyse voilée du proto-capitalisme parlementaire occidental, Schopenhauer prouve que la liberté de l’humain n’est qu’une vulgaire façade, a argumenté Steve de Laval. Dire que Sartre s’inscrit en faux est une hérésie que je ne pardonnerai pas.”

    Le CRTC s’est rapidement joint au débat, enjoignant l’animateur à préciser son approche quant au libre-arbitre selon Sartre, sous peine d’une amende ou d’une révocation de licence. “Y a des limites à dire n’importe quoi”, a indiqué l’organisme.

    • Mise à jour de cet important dossier. On a toujours hâte cependant à la réaction de Madame Marcotte. LE CRTC s’est dit rassuré puisque l’animateur en question, après avoir passé la nuit à passer en revue l’oeuvre de François Lyotard, ferait une mise à jour importante sur le post-modernisme et sur la fin des « grands discours ». Selon les rumeurs, CHOI FM deviendrait la première radio parlée qui s’inspirerait des préceptes du constructivisme radical. La mise au point de la station concernant cet enjeu philosophique suivrait l’émission du midi où une rencontre au « Sommet » aurait lieu entre Éric Duhaime et Bruno Latour. À suivre …

    • Dans un autre ordre d’idée C. Bernard, je n’ai pas trouvé le communiqué en question, serait-il possible de me le faire parvenir, ainsi que vos coordonnées courriels, à l’adresse suivante : bababern1962@gmail.com

    • On aura compris que je référais à Jean-François Lyotard (avant que Madame Marcotte ne me remette à ma place!). Après vérification nous aurions tous été mené en bateau puisque le communiqué de presse de CHOI RADIO X aurait été lancé par inadvertance. En voici un extrait : CHOI FM en tant que radio parlé et intellectualisante estime que les progrès de la connaissance ont à la fois rendu possible et exigé la fin de la crédulité à l’égard des métarécits de la Modernité, qui visent à donner des explications englobantes et totalisantes de l’histoire humaine, de son expérience et de son savoir. Les deux grands récits narratifs qui justifiaient le projet de la connaissance des Lumières seraient, selon la station, le métarécit de l’émancipation du sujet rationnel d’une part, et d’autre part le métarécit hégélien de l’histoire de l’Esprit universel. Or, après la mise en place du Réseau Liberté Québec d’une part, mais aussi en raison de l’informatisation de la société et du passage à une société postindustrielle, le savoir scientifique perdrait ces légitimations; le savoir est alors réduit à une simple « marchandise », dénuée de toute légitimation et qu’il est possible de « donner » sur les ondes privées à condition que les auditeurs se tapent aussi des annonces des entreprises privées qui ont autant à coeur l’avancement des connaissances que la vente de leurs guidis. »

  8. @ Gaétan Grondin:

    Madame Marcotte vous a répondu intelligemment et j’ajouterais ceci: tenter de démoniser une personne qui est décédée (donc qui ne peut se défendre elle-même) est questionnable, surtout si l’on sort sournoisement ses affirmations du contexte dans lequel elles furent faites tout en coupant, au montage, les « bouts » qui ne font pas l’affaire.

    Le présentateur tente d’expliquer un comportement des années soixante avec une grille d’analyse du XXIe siècle. C’est incroyablement injuste et ça dénote une malhonnêteté intellectuelle scandaleuse.

    • « Madame Marcotte vous a répondu intelligemment … ». Malheureusement, je n’ai pas vu la réponse intelligente de Madame Marcotte. Pour ce qui est du jugement sur Ayn Rand, quiconque prend la peine de lire sa biographie se rend compte que sa vie ne reposait que sur de la fraude. Quand on vit dans une maison de verre le métier de tireur de roche (ou de moralisateur) est toujours délicat …

    • Alors, François 1, vous en savez quoi d’affirmer que l’analyse présentée est malhonnête. Et si le discours de madame Ayn Rand n’est plus « à date », pourquoi ramener son argumentaire pour expliquer la situation d’aujourd’hui ? Un peu de rigueur intellectuelle svp pour éviter de nous faire avaler les valeurs qu’elle prône d’une autre époque. Je ne dis pas qu’elle a tort sur tout. Je veux un vrai débat adabté au temps ou nous vivons. L’individualisme n’est pas nécessairement une recette à tous les maux. Et expliquez-moi pourquoi le Tea Party américain s’en inspire tant ? Allez voir ce que prône ces gens fanatiques… et vous comprendrez qu’ils ont pris ce qui faisaient leur affaire. Il devient trop facile d’aborder les problèmes d’aujourd’hui par des solutions d’autrefois. C’est en avant que la vie se déroule, et faisons attention de ne pas se faire leurrer.

  9. @ Michel Bernier:

    « Malheureusement, je n’ai pas vu la réponse intelligente de Madame Marcotte. » (sic)

    Pas tellement surpris…

    Ça prend un minimum d’intelligence et de perspicacité pour comprendre sa réponse. Ces vertus sont des particularités dont vous êtes de toute évidence pauvrement garni.

    Vous semblez de plus incapable de faire la différence entre le livre « La Grève » et la biographie de Madame Rand. Bref, comme toute personne en proie à la terreur devant une idée à laquelle elle n’était ni préparée, ni en accord, elle attaque bêtement le messager comme si les idées allaient disparaître comme ça…par enchantement.

    Minable!

    • @ francois 1

      Voici la réponse de Madame Marcotte : Je pense que l’assassinat d’une personnalité sur la place publique n’a rien à voir avec l’analyse de son oeuvre. Point.

      1) J’aimerais que votre grandeur de drettiste explique à l’attardé gauchiste que je suis la perspicacité de sa réponse.

      2) Ces vertus sont des particularités dont je suis de toute évidence pauvrement garni. J’aimerais comprendre de quelles vertus et de quelle particularités il est ici question.

      3) J’ai lu Atlas Shrugged dans les années 1980. Je connais le discours et les idées sous-jacentes. Vous m’invitez à lire et à comprendre. Êtes-vous prêt à en faire autant ? Par exemple, êtes-vous disposés à lire le chapitre 13 du magnifique livre de Lester Thurow intitulé Les fractures du capitalisme ? Ce chapitre est intitulé Démocratie contre marché. Probablement que vous ne ferez pas cette lecture en disant que Thurow n’est qu’un gauchiste de plus.

      À bon entendeur,

  10. @ Gaëtan Grondin:

    Voir ma réponse à Michel Bernier.

    La beauté du capitalisme est qu’il n’a pas été nécessaire de l’inventer. Il a coulé de source.

    L’être humain de changera pas fondamentalement. Il tendra vers la meilleure solution à ses problèmes et le livre « La Grève » (à ne pas confondre le livre et l’auteur!) en est un exemple et il est toujours d’actualité aujourd’hui.

    Lorsque confrontés à une injustice flagrante (trop d’impôts par exemple…) et se sachant prisonniers d’un système économique carcéral et coercitif comme seuls les socialistes peuvent en créer, les gens ont tendance à se tourner vers une solution qui leur permet de s’épanouir à l’extérieur de ce système. Ils le contournent (désobéissance civile, travail au noir, etc…) ou ils déménagent sous de meilleurs cieux.

    Ça arrive actuellement en France, en Grèce et ailleurs dans le monde. C’est le résultat du non-respect de la courbe de Laffer qui met en lumière ce simple fait: trop d’impôt tue l’impôt.

    • Pour quelqu’un qui me traitait de personne pas intelligente et peu perspicace, la citation qui suit se passe de commentaire :

      « La beauté du capitalisme est qu’il n’a pas été nécessaire de l’inventer. Il a coulé de source.»

      Je pense qu’il te manque un petit bout d’histoire …

  11. @ Michel Bernier:

    « La beauté du capitalisme est qu’il n’a pas été nécessaire de l’inventer. Il a coulé de source.»

    Les échanges LIBRES et CONSENTUELS (le capitalisme!) entre les individus existent depuis la nuit des temps Monsieur Bernier et ils n’ont pas eu besoin d’être créés. C’est dans la nature humaine d’échanger des biens et des services LIBREMENT entre les individus. Sans eux, l’homme aurait disparu de la Terre il y a longtemps.

    Les systèmes politico-économiques qui qui ont été littéralement CRÉÉS artificiellement par certains individus soit disant bien intentionnés (socialisme, communisme, etc…) n’ont en fait qu’apporté un déséquilibre malsain entre ces échanges individuels naturels en créant des rapports empruntés, factices et contrôlés par l’État Big Brother entre les gens. Les interventionnistes n’ont PAS LE CHOIX: ils DOIVENT centraliser leur système vu qu’ils veulent en contrôler tous les éléments au contraire du système capitaliste qui est basé sur le LIBRE échange entre les individus.

    Voilà pourquoi le capitalisme n’a pas été inventé. Il coule de source!!!

    • WOW. Par où commencer! Voici un léger développement sur les définitions du capitalisme :

      L’Académie française propose une définition simple : le capitalisme est un « régime économique dans lequel les moyens de production sont propriété privée ».

      Dans la pratique, il est patent que le terme est loin d’être doté d’une acception consensuelle. D’où l’existence de significations différentes.
      Chacune de celles-ci :
      – renvoie à des réalités sous-jacentes qui peuvent différer : contextes sociaux et politiques , cadres idéologiques, théories de référence.
      – pondère, combine et articule de façon spécifique des concepts ou des mécanismes importants tels que :
      – la recherche du profit,
      – l’accumulation du capital,
      – la dissociation de la propriété du capital et du travail,
      – le salariat,
      – la régulation par le marché.

      Associer le capitalisme à l’échange de bien, qu’il soit libre et consensuel ou non, témoigne d’une profonde méconnaissance des phénomènes sociaux. Vous avez raison, les échanges libres et consensuels existent depuis la nuit des temps et sont à la base de l’émancipation de l’Homme (Voir d’ailleurs à ce sujet Théorie du don de Jacques Godbout). Toutefois les échanges sous le régime capitaliste au sens de la possession des moyens de production et de l’accumulation de capital sont récents et malgré votre prétention, ont fait l’objet d’une « création » comme tous les systèmes politiques et sociaux.

      À bon entendeur,

  12. Jörg Guido Hülsmann explique les conséquences économiques et culturelles de l’inflation en cinq videos.
    Sur la chaine de l’institue économique de Molinari, c’est très intéressant!

  13. @ Michel Bernier:

    « WOW. Par où commencer! » (sic)

    Tiens commencez par ceci:

    http://www.iedm.org/fr/37415-le-moteur-du-progres

    Extrait:

    « Regardez bien autour de vous. Le confort qui vous entoure n’est pas le résultat d’un heureux hasard. C’est encore moins une gracieuseté de l’intervention de l’État. Notre mode de vie, c’est à l’économie de marché que nous le devons. Certes, les acteurs dans une économie de marché poursuivent leur intérêt personnel. Cependant, les motivations n’ont aucune importance, ce sont les résultats qui comptent. On se fiche bien de savoir que ce n’est pas l’altruisme qui motive l’entreprise Apple à proposer des produits révolutionnaires. Ce qui importe, c’est qu’elle développe et rende accessibles de formidables technologies.

    Que le capitalisme présente des failles, personne ne le conteste. Toutefois, quelle est la solution de rechange? Un système dirigé où le népotisme, le copinage, le favoritisme et la corruption sont systémiques et universellement répandus? Un système dans lequel l’État ment pour pouvoir accaparer le travail de la classe moyenne afin de « sauver » des banques et des entreprises amies? Non, merci! »

    • @ François l

      Que de plaisir à débattre avec un drettiste! J’ai lu ce texte et j’y reviendrai. Avant, je te rappellerai que mes questions étaient au nombre de deux :

      1) Est-ce que le capitalisme se résume à l’échange entre les Hommes ?
      2) Est-ce que le capitalisme s’est imposé comme allant de source ?

      Pour ce qui est du texte que tu cites, dire que les progrès de l’humanité dépendent uniquement de l’économie de marché ne tient pas la route. Les systèmes qui ont permis des avancés ont tous pris en compte, dans des aménagements divers il est vrai, les trois valeurs fondamentales d’une démocratie à savoir liberté, égalité et solidarité.

      Si je savais que tu étais capable de lire en dehors des gourous de la Droite québécoise, je citerais ici quelques ouvrages. Je sais que tu ne les lirais pas parce qu’ils sont dans un spectre que les drettistes jugent avant d’avoir lu.

  14. Bonjour, la version française est-elle disponible au… Québec? (ou a-t-elle été mise à l’index par le clergé syndical et verdoyant? ha ha ha ha ha)

    Si oui, à quelle enseigne? Ce livre, je le veux! Merci 🙂

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