Le tabou du français: réponse à Bock-Côté

BockCote2Bien malgré lui, la réaction de Mathieu Bock-Côté à mon blogue d’hier prouve mon point et le titre de mon article (Immigration: Le tabou du français). S’interroger sur le comportement des organismes officiels de défense de la langue française au Québec est dangereux. Insinuer qu’ils pourraient être en fait, les pires porteurs de ballons et possiblement les mêmes gens qui accéléreraient la « lassitude envers la cause du français » est presque de l’hérésie.

Pire encore, s’interroger sur les effets d’une réglementation linguistique crispée sur la prospérité économique et le potentiel d’attirer du capital humain et privé étranger est également un tabou. N’avons-nous pas tiré des leçons de l’exode de plusieurs Québécois suite aux référendums? N’entendez-vous pas, depuis quelque temps, des voix qui hésitent à s’investir à nouveau, qui songent à restructurer leur vie et leurs entreprises?

Il me semble donc que les interrogations soulevées par mon texte sont bien légitimes. Mais celle que Bock-Côté pose est peut-être la meilleure:

Autrement dit, l’identité nationale québécoise n’est-elle qu’un fantasme élitiste et néo-clérical justifiant les pouvoirs d’une élite enfermant la population dans un ghetto linguistique appauvrissant? – Mathieu Bock-Côté

À lui d’y répondre (puisqu’il est un ardent défenseur du resserrement de la Loi 101 du gouvernement péquiste).

Mais la vraie question est la suivante: Est-ce que nos élites font ce qu’ils faut pour répondre aux aspirations des Québécois tout en protégeant la qualité de la langue française? La réponse est non. Quand le ministère de l’Éducation n’est pas foutu de fabriquer des diplômes sans faute, quand des entreprises sont menacées de sanction par l’OQLF parce que leurs petites cuillères de plastique portent une inscription unilingue anglaise, quand plus de la moitié des futurs enseignants ne réussissent pas le « nouvel examen national de français » (!), quand on pense refuser à des jeunes francophones l’accès à un Cégep anglais, ne peut-on pas raisonnablement supposer que « nos élites sont complètement déconnectées du Québec populaire », comme le dit si bien Bock-Côté?

Pour certaines personnes, les questions que je pose dans mon article sont douloureuses. Et je comprends. Mais ce n’est pas parce qu’on ne veut pas entendre les questions qu’elles ne sont pas valables.

Enfin, il me semble que la réponse de Bock-Côté est un tantinet excessive. Conclure comme il le fait, que ces interrogations amènent inévitablement à souhaiter que « la langue française est finalement de trop » au Québec, c’est d’entretenir à mon avis un antagonisme qui n’est pas justifié. Comme un de ses commentateurs sur son blogue, il a peut-être été « trop poli ». Le fond de sa pensée est peut-être celui de véhiculer l’idée que je suis parmi les ennemis de la « spécificité québécoise ».

Si c’est le cas, les livres d’histoire raconteront peut-être que les pires ennemis du français ne seront pas ceux que l’on croyait.

_______

P.S. Mon blogue est le mien. Il n’est en aucun cas une représentation fidèle de ce que Bock-Côté se plaît à appeler la « nouvelle droite ». En ce qui me concerne, l’individu existe encore. 😉

15 réflexions sur “Le tabou du français: réponse à Bock-Côté

  1. Il ne faut pas vous arrêter au prêchi-prêcha des curés de notre nouvelle religion, style Bock-Côté.
    Je suis convaincu que votre point de vue est largement partagé dans la population. Ça ne fait pas plaisir aux adeptes de la pensée unique mais qu’importe.
    J’aime bien quand vous dites que l’individu existe encore. J’y crois aussi. Vous n’avez qu’à considérer mon pseudo.

  2. Je suis surpris que Monsieur Bock-Côté ait si vivement réagit. Je pense que vous avez très bien touché une corde sensible. Ce n’est pas la langue française qui appauvrit le Québec, c’est de dépenser plus que nos revenus individus ou collectifs. Et je ne pense pas qu’un Québec français pourrait mettre en péril la langue anglaise au Canada.

  3. Mes commentaires affichés suivant le texte de Bock-Coté:

    M. Bock Coté…Mme Marcotte a arrêté de se regarder le nombril depuis longtemps. Je ne crois pas qu’il serait possible pour plusieurs Québecois avec des tendances gauchistes, de la comprendre. Je suis 100% d’accord avec ses propos. La langue nous garde dans la pauvreté économique et morale.

    Je suis revenue au Québec voilà déjà 30 ans et il n’y a pas une journée ou les médias ne s’acharnent pas sur le sujet. Nous n’en pouvons plus! Et la plus grande faille des journalistes est de garder le peuple dans l’ignorance, car …rares sont les articles sur notre pietre économie, qui croule a vue d’oeil. Même avec le milliards de BS reçu des provinces riches. Madame Marcotte a raison sur chaque ligne écrite.

    Le Québec demeure en arrière de tout les provinces et est la deuxième plus pauvre au Canada, après l’Île du Prince Edouard, se disant perdante de sa langue, de sa culture, à cause des méchants anglos. Pas logique du tout! On veut protéger sa langue même si 94% des québecois peuvent converser en français (Stats Can). Il est ou le probleme?

    Le PQ adore garder les gens dans la peur, peur de disparaître, peur de perdre sa langue, peur du fédéral, peur des méchants anglos qui nous enlèvent notre langue. Une obsession maladive! Est-ce qu’un Mexicain perd son espagnol parce qu’il demeure au Québec depuis plusieurs années? …NON! Laver les cerveaux semble être un élément important du PQ. pour garder le peuple insécure, monolingue, sans confiance en lui même…pour alors pouvoir mieux le dominer!

  4. Bonjour Mme Marcotte,

    J’ai lu votre article « Immigration : Tabou du français » et ainsi que les réponses de M. Bock-Côté et vous-même datant d’environ deux semaines. Pour moi, la principale faiblesse de votre article n’est certainement pas que vous soulevez des questions. Au contraire, soulever des questions pertinentes est le propre de tout intellectuel dans une société. La principale faiblesse de votre article est plutôt que vous avez tenté de jouer à l’avocate du diable en soulevant ces questions alors que votre idée était déjà faite, telle cette question :
    « Se peut-il qu’il y ait une relation entre nos obsessions et réglementations linguistiques et le retard relatif constant que le Québec maintient en terme de niveau de vie et sur notre difficulté à attirer des investissements privés? » – Johanne Marcotte

    Vous clamiez dont être neutre en ne « faisant que poser des questions » et ceci vous permit par la suite, lors de la réponse de M. Bock-Côté, de vous dépeindre en victime d’un certain « establishment » au Québec :
    « S’interroger sur le comportement des organismes officiels de défense de la langue française au Québec est dangereux. » – Johanne Marcotte

    Cependant, vous êtes surement au courant de la grande difficulté de démontrer scientifiquement une causalité entre les restrictions de la Charte de la langue française et leurs possibles répercussions négatives sur l’économie québécoise alors à la place, vous prétendez « soulevez des questions de fond de façon neutre ». De cette façon, aucunement besoin d’apporter de l’eau à votre moulin argumentaire, simplement d’attendre la réplique d’un(e) autre pour ensuite vous identifiez victime de ce que vous aviez « identifié » lors de votre premier billet. Fort futé mais scientifiquement faible.

    Nicolas Bouchard

    • Nicolas, à part d’être PERSONNEL et d’essayer de diminuer Mme Marcotte, je ne vois rien d’nteressant dans votre texte. Je dois souligner que Mme Marcotte est très très loin d’être une victime…oh la la! Je remarque que la plupart des Québecois sont peu intéressés d’entendre la vérité, surtout lorsqu’on parle d’économie!

      Êtes vous au courant que le Québec est sur le BS depuis du moins 20 ans. Cette année nous avons reçu $7.6 MILLIARDS des provinces riches! Ouch!

    • Mme Houde Edwarth, simplement parce que vous ne voyez rien d’intéressant dans un texte ne veut aucunement dire que ce dernier n’en contient aucun. J’ai critiqué la structure des deux textes de Mme Marcotte, comment cela pourrait-il être une attaque ad hominem. Peut-être faites-vous face ici à des subtilités vous dépassant?

      Étiez-vous au courant que le Québec reçoit un montant bien en deçà de sa portion démographique en « dépenses aux entreprises », « biens et services » et ainsi que pour le nombre de fonctionnaires fédéraux? Non? Saviez-vous qu’année après année le Québec reçoit bien en deçà de sa contribution aux recettes fédérales des dépenses de bon nombre de ministères fédéraux? Cela non plus vous n’étiez pas au courant? Et pourtant ce sont des situations existant depuis des décennies également.

      Donc, mettons de l’ordre dans tout ceci (je vais vous guider dans cette démarche) Moins de dépenses fédérales créatrices de richesses -> économie moins développée -> moins de revenues possibles -> plus de péréquation et de transferts aux individus. Merveilleux n’est-ce pas? Et vous n’étiez pas au courant de tout cela ? Vous devriez plutôt vous en faire pour l’Ontario alors. Malgré que l’argent déborde en Ontario grâce à toutes les dépenses fédérales, celle-ci croule sous un déficit important et va bien nous rejoindre pour la péréquation et la dette. Un économiste a même calculé suite à un million de simulations que l’Ontario (et l’Alberta aussi si elle ne changeait rien mais c’est peu probable) était plus à risque de faire défaut sur sa dette que le Québec à moyen et long term, rassurant non?

      Pour vous parler d’économie consiste à répéter ad nauseum le chiffre de la péréquation que le Québec reçoit. Le plus comique est que même votre donnée est techniquement fallacieuse. De un, le gouvernement fédéral paie la péréquation, pas les provinces « riches ». Oups ! De deux, le Québec paie 22% des montants du programme de péréquation donc vous devez soustraire 1,7 milliard en partant. Re-oups!

      En passant, si vous aimez tant l’économie, je vous recommande un excellent livre d’histoire économique du Professeur Charles Calomoris de l’Université Columbia. Vous pourrez en lire un extrait grâce à l’article de Michael Babad dans le Globe and Mail :
      « English oppression of French at heart of Canada’s strong banks: Study ». Bonne lecture.
      N’ayez crainte, ils sont tous deux anglophones. Alors vous ne pourrez les accuser d’être des séparatistes à la solde du PQ et ainsi ignorer leurs arguments, votre défense favorite.

      Nicolas Bouchard

    • Nicolas…Ça c’est du Aussant tout craché premiere classe. Je lui ai souvent demandé comment il faisait pour dormir le soir, avec tout les mensonges qu’il fournissait aux plus naifs. Finallement il a quitté parcequ’il ne pouvait plus fournir. Je vois que vus savez tout et que vous ne voulez rien savoir. Croyez ce que vous voulez…

    • Mme Houde Edwardh, vous réaliser qu’accuser Jean-Martin Aussant de mentir sans que vous n’apportiez le moindre argument est non simplement un manque élémentaire de respect mais également profondément anti-démocratique. Ne nous leurrons pas ici. Vous avez une certaine haine des souverainistes au point où vous considérez chaque mot sortant de leur bouche comme un mensonge. Vous êtes bien mal partie pour être capable de participer et apporter concrètement à tout débat démocratique.

      J’ai présenté des contre-arguments à votre « chiffre magique » et votre seul et unique argument fut de dénigrer ma personne. Si vous ne voulez pas avoir une conversation d’idées avec les gens, vous n’avez qu’à ne pas leur adresser la parole en premier lieu. Mon billet original portait sur la structure argumentaire de Mme Marcotte et, peut-être est-ce votre seul argument, vous avez réussi à glisser la question de la péréquation dans la conversation. Est-ce une obsession que vous avez?

      Pour revenir sur le billet de Mme Marcotte, la droite au Québec a deux problèmes majeurs à mon avis. De un, elle est décriée automatiquement sans que l’on ne s’attarde à ses idées. Un peu comme la gauche aux États-Unis est automatiquement taxée de communisme et autres épithètes de ce genre. Cette situation est bien évidemment pénalisant car tant la gauche que la droite ont des idées valables. De deux, la droite québécoise est un désert intellectuel à bien des égards lorsque l’on regarde ses idées arrivant à circuler quelque peu.

      Malheureusement pour elle, ce sont surtout ce qu’on appelle populairement les « radios poubelles » qui propagent ces idées. Les Éric Duhaime, les Dominic Maurais et Johanne Marcotte de ce monde ont tari la profondeur intellectuelle de leur discours en une simple haine idéologique portant sur l’injure et le dénigrement (gouvernemaman, les syndiqués, la gogo-che) et se sont faits les apôtres d’un néo-libéral sans âme. S’ils avaient poussé leur réflexion plus loin, ils auraient découvert toute une droite québécoise basée sur le conservatisme dont les valeurs interpellent beaucoup plus les Québécois que cette mouvance « américaine ». Haïr et vouloir la disparition de quelque chose ne fait pas de notre idéologie le choix #1 comme choix de remplacement.

      Pour finir, si vous croyez vraiment que Jean-Martin Aussant a démissionné car vos questions l’empêchaient de dormir (était-ce de l’harcèlement psychologique?) alors c’est vous qui souffrez de dissonance cognitive assez grave. Le monde n’est pas divisé entre bons fédéralistes et « mauvais séparatistes » manipulant une population de naïfs comme vous semblez l’avoir intériorisé. Je n’ai pas raison sur tout et je le sais, ce qui selon Socrates me rend déjà plus connaissant que vous, alors si vous ne me croyez pas, aller vérifier mes dires et peut-être après cela pourrez-vous offrir un argumentaire académique et non porté uniquement sur le dénigrement des autres.

      Nicolas Bouchard

    • Nicholas…vous avez raison sur tout naturellement. Je n’ai pas de temps a perdre. Si toute personne ne dit pas comme vous ils sont remplis de haine. Voilà, c’est aussi simple que ça la mentalité séparatiste. Aussant disait que le Québec était riche et que la péréquation était de la propagande fédéraliste…il ne pouvait plus continuer à manipuler les gens comme çela, spécialement les jeunes universitaires plutôt façile a impressioner. Il faisait très mal au Québec.

      J’aime Marcotte, Duhaime,Maurais, Martineau parce qu’ils disent la vérité brutale sur les choses et que l’intimidation ne marche pas avec eux.. Et…j’ajoute… vous ne m’intimider pas non plus., alors ne perdez pas votre temps.

    • Mme Houde Edwardh,

      Je vous suis difficilement. Vous prétendez maintenant que je fais de l’intimidation à votre égard. Pourtant, Mme Marcotte, en bonne hôtesse de ce blogue qu’elle est, m’aurait bien évidemment averti si cela avait été le cas. Elle ne l’a pas fait cependant alors il faut croire que vous étiez à court d’arguments et avait préféré jouer à la victime.

      J’ai parlé de haine car c’est à ce résultat que mène votre raisonnement. Vous accusez Jean-Martin Aussant (et moi-même en l’imitant supposément) de mentir comme il respire et de corrompre les esprits de pauvres universitaires naïfs (car tout le monde sait que l’université n’apprend pas aux gens à penser par eux-mêmes) et tout ceci sur la simple base de ses idées politiques, notamment qu’il soit souverainiste. C’est mon humble avis mais je crois qu’il faut souffrir d’une certaine haine idéologique pour avoir de pareils raisonnements.

      Pour ce qui est des gens que vous avez nommé disant la « vérité brute », j’ai dans tous mes textes ici défendu la liberté d’expression et le devoir des intellectuels de stimuler les discussions d’une société. Ceci est vrai pour la gauche, la droite, le centre, les souverainistes, les fédéralistes, les autonomistes et etc. Aller relire mes textes et vous verrez que c’est le cas. De plus, attaquer les arguments des autres avec nos propres arguments n’est pas de l’intimidation. C’est ainsi que se déroule les débats académiques, notamment à l’université. Alors, si vous êtes incapable d’accepter que des gens puissent vous contredire, n’adressez simplement pas la parole aux gens alors.

      Finalement pour les « non sequitur » peuplant votre texte, je ne crois aucunement avoir raison en tout point sur tout. Je suis ouvert à toute discussion alors si vous décidez de présenter des arguments cohérents et bien articulés, il me fera plaisir d’échanger avec vous. En attendant, vous ne faites que lancer accusations sur accusations et ça n’avance aucunement le débat public et de ce blog.

      Bien à vous,
      Nicolas Bouchard

    • C’est votre décision Mme Houde Edwardh et je la respecte. Au plaisir de vous recroiser sur les forums.

      Nicolas Bouchard

    • Bonjour Nicolas,
      Merci pour vos commentaires. Il y en a des constructifs dans le lot. Avant de conclure à un désert d’idées, je vous suggère néanmoins de visionner mon film « L’illusion tranquille » et l’essai « Pour en finir avec le Gouvernemaman ». Ce n’est qu’après s’être donné cela comme devoir que vous pourrez mieux juger de ma contribution. Merci.

    • Bonjour Mme Marcotte,

      Merci de votre réponse. J’apprécie beaucoup lorsque le ou la propriétaire d’un blogue prend le temps de répondre aux gens. Je reconnais également votre réponse posée à mes critiques plutôt acerbes, c’est tout à votre honneur. De plus, mes excuses pour avoir fait une faute dans votre nom, ce n’était bien évidemment pas volontaire.

      Je tenterai de consulter vos documents afin d’avoir une meilleure compréhension de votre argumentaire. Malheureusement, comme je le disais, les titres chocs que vous utilisez ne me rassurent point. Je ne serais pas plus tenté de consulter un document de « gauche » appelé « néolibéralisme empoisonneur » ou quelque chose du genre. Cependant, je n’aurais peut-être pas dû vous inclure dans le lot des animateurs de « radios poubelles » car, à ce que je sache, vous n’êtes pas animatrice même si vous restez malgré tout une des porte-paroles de cette nouvelle droite au Québec.

      Comme je le disais dans mon texte précédent à Mme Houde Edwardh, mon principe problème avec cette nouvelle droite québécoise est qu’elle semble avoir importé une idée « américaine », le néo-libéralisme, et que ce modèle est loin de faire l’unanimité sur ses succès aux États-Unis et ailleurs. Cette droite croit également qu’elle n’a qu’à dénigrer assez le modèle actuel pour que son idéologie remplisse subséquemment le vide ainsi créé. Je considère la droite québécoise une alternative légitime et vitale dans notre société mais dans sa forme actuelle, elle est plus un bruit de fond agressant, pour moi et surement d’autres, qu’une alternative intéressante. À mon avis, elle se doit de se retrousser les manches et de faire une critique beaucoup plus efficace du système actuel qui dépasse le simple dénigrement et « les droits du payeur de taxes qui est tanné de payer ».

      Ce que je trouve triste également est que cette droite est devenue complètement allergique au projet souverainiste. Je comprends leurs craintes de voir des extrémistes comme Québec Solidaire prétendre vouloir faire du Québec indépendant un « paradis socialiste » mais je crois qu’ils devraient réaliser qu’il sera plus beaucoup plus facile de faire des changements en profondeur dans un Québec indépendant que dans un Québec en « mode défensif » car craignant pour sa survie culturelle à l’intérieur du Canada. Après tout, les trois hommes du référendum de 1995 : Bouchard, Parizeau et Dumont étaient des « conservateurs » au sens classique du terme. Souverainisme et droite/conservatisme ne sont donc pas incompatibles.

      Bonne journée à vous,
      Nicolas Bouchard

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