Réforme fiscale et panier de services

impotsLes gens de la classe moyenne et de la classe moyenne supérieure le savent bien maintenant. Malheureusement pour ces familles, il y aura toujours des tranches de citoyens qui seront jugées plus méritantes lorsqu’il s’agit de revoir la fiscalité.

Je me souviens encore des fameuses « baisses d’impôt » du premier ministre des Finances de Jean Charest, Yves Séguin. Vous vous souvenez? Il avait proposé des baisses d’impôt à des gens qui n’en payaient même pas! En réalité, le gouvernement avait institué de nouveaux programmes sociaux (Soutien aux familles, Prime au travail).

Une fois les impôts au plafond, l’autre façon de distribuer la richesse, c’est d’instaurer des crédits d’impôts remboursables. Travaille, travaille pas, revenu imposable ou pas, ces crédits sont des transferts directs garantis vers les contribuables dans le besoin, nous assure-t-on.

Pour payer tout cela, évidemment, les impôts des travailleurs ne sont plus suffisants. Quand l’impôt marginal frôle les 50%, quand les taxes sur la masse salariale de nos entreprises plafonnent, quand la dette commence à faire peur, la solution devient l’augmentation de la TVQ de 2 points, l’augmentation des tarifs d’électricité, l’instauration d’une nouvelle taxe santé, de taxes sur l’essence et la sous-traitance d’une augmentation de taxes aux commissions scolaires.

Voilà comment se résume notre contrat social et fiscal: Un problème, un programme. Un programme, une taxe!

Ces derniers jours nous apprennent que le Québec a perdu des dizaines de milliers d’emploi. Ajoutez à cela un solde migratoire négatif au Québec. Des familles parfaitement francophones quittent le Québec de plus en plus. De jeunes entreprises privées y songent.

Les partis politiques, maintenant tous positionnés à la gauche du spectre idéologique (donc étatistes, interventionnistes et pour la conservation intégrale du panier de services) sauront-ils réagir et proposer une alternative viable, adaptée aux besoins de l’heure, ou verseront-ils dans un cynisme maternisant qui retardera encore la bouffée d’air frais dont on a tant besoin?

Philippe Couillard en entrevue parle de réforme fiscale. Je veux bien, mais quelqu’un doit lui rappeler l’échec total de l’exercice mené en 2010 par le gouvernement de son propre parti et qui concluait ceci:

Les suggestions de coupures ou de remise en cause du panier des services publics se sont chaque fois heurtées à de fortes oppositions, provenant des clientèles directement concernées, et conduisant à leur rejet. (…) Le comité a donc décidé de centrer sa réflexion sur les façons de dépenser, en prenant bien soin d’isoler cette question de toute référence à une redéfinition des services publics.” (p. 27)

« Mieux dépenser et mieux financer » avait été la grande conclusion du fameux Comité Consultatif dirigé par Raymond Bachand, alors qu’on avait complètement fait abstraction du véritable défi auquel nous devons tous faire face.

« Moins dépenser et quoi dépenser »! Voilà la question de l’heure. Bref, une réforme fiscale doit nécessairement passer par une révision du fameux panier de services payés par les fonds publics. Autrement, oubliez ça, les amis. L’exercice a déjà été fait et a échoué lamentablement.

8 réflexions sur “Réforme fiscale et panier de services

  1. Merci pour avoir tout déchiffré. J’aimerais envoyé votre texte à M. Couillard, mais… moi qui est fédéraliste au bout, Couillard m’a bloqué sur Twitter, go figure! Alors, je vais le poster sur le PLQ. et PQ. Marceau est invisible sur Twitter et partout.

    Je dois avouer que ma confiance a diminué énormément pour la Chef Libéral. Si il n’est pas intéressé à suivre le pouls de son publique, il en désapointera plusieurs! Pourquoi j’ai l’impression qu’il sera moche dans tout.

  2. Très…très…très…déçu de Philippe Couillard.

    Que veut-il faire? Quel est son objectif? Remplacer Amir chez QS?

    À moins que ce ne soit qu’un piège à cons dans lequel le Parti québécois ne manquera pas de tomber et où il sera forcé de prendre des positions encore plus à gauche pour ensuite se contredire et reculer (ce qui est devenu leur marque de commerce!) face aux réalités de la gouvernance, ce qui ne ferait que profiter aux Libéraux.

    • Tu n’es pas le seul!

      Je me demande par quels sortes de bouffons il s’entoure pour avoir sorti un telle ineptie.

      Dire que le PQ n’est pas assez à gauche. Si François ne déconne pas, il peut récupérer le vote de « droite » qui allait au PLQ par défaut.

      Les gens de centre droit ou même du centre sont complètement orphelin au Québec, aucun parti ne les représente.

  3. Il ne faudrait pas oublier la fiscalité municipale et scolaire.Récemment on a assisté à la crise des taxes scolaires,crise qui risque de se répéter l’an prochain si rien n’est fait.Quant au municipal tous les partis ont reconnu le problème de l’explosion ses rôles d’évaluation,dans certain cas les comptes de taxes municipales ont doublé en 10 ans,toujours aucune solution à l’horizon,alors qu’un éclatement de la bulle immobilière nous guette.

  4. Par définition – the worst rise to the top (Friedrich Hayek) – les politiciens sont des sociopathes – l’idée de vouloir dire aux autres quoi faire et avoir le pouvoir de le faire via le monopole de la violence sur un territoire donné – que représente l’état – est déjà le signe d’une drôle de personnalité – il ne faut donc pas s’attendre à des changements du top – les choses changent par les idées – pour l’instant les gens pensent encore que l’état est une bonne idée – tant qu’on aura pas changé cette idée dans la population – ce sera du surplace mais lorsque les chèques vont commencer à rebondir – la foi va peut être commencé à vaciller… les plus productifs vont donc continuer à quitter – ce n’est pas seulement le Québec… les USA connaissent un nombre record d’Américains qui renoncent à leur citoyenneté (le IRS est la gestapo en personne) avec pénalité – on s’entend que ceux qui renoncent ne sont pas ceux qui attendent un chèque du gvt…

  5. Quelle est la différence entre un banquier et un Premier ministre…Le premier s’occupe à faire fructifier les avoir de sa compagnie alors que le deuxième s’occupe à se faire soit élire soit réélire. Quoi de plus simple que de dépenser l’argent des autres et lorsque la caisse est à plat, simplement augmenter les taxes. Il ne faudrait surtout pas couper dans les services qui dépassent notre capacité financière, évitant de déplaire aux votes. Nous du Québec, sommes à bord du Titanic gouvernemental, indestructible aux dires des politiciens, mais un iceberg financier mettra find à notre rêve plutôt que tard…

  6. Aux dernières élections provinciales j’ai voté stratégiquement pour la CAQ. C’était plus pour nuire à l’élection du PQ que par conviction.
    Aux prochaines élections j’ai l’intention de voter pour Adrien Arcand. Fini le vote stratégique.
    Philippe Couillard j’ai pas confiance.

  7. Dans mon commentaire précédent je voulais parler d’Adrien Pouliot et non du tristement célèbre Adrien Arcand. Mes excuses pour le lapsus.

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