Charte: Entre radicalisme et naïveté

Ce texte est long mais sera l’un des derniers que j’écrirai sur la Charte des « valeurs » du Parti québécois. Voici  l’état de mes réflexions et là où j’en arrive.

ENTRE RADICALISME…

Pour qui a à coeur la défense des libertés individuelles, le débat portant sur la « Charte des valeurs » du gouvernement péquiste est absolument déchirant.

D’un côté, le radicalisme de ceux qui réclament l’éradication mur à mur du port de symboles religieux dans le secteur public nuit à l’aboutissement d’une solution plausible et acceptable tout en disqualifiant l’oeuvre proposée par le gouvernement du Parti québécois. Inapplicable dans les faits et jugée non constitutionnelle par neuf juristes sur neuf devant lesquels deux experts auraient plaidé les deux opinions antagonistes, l’interdiction de porter des symboles religieux à la grandeur de la fonction publique québécoise nous fait malheureusement soupçonner le pire.

Si le Parti québécois s’obstine à préserver l’intégralité de son projet de Charte incluant l’aspect portant sur les symboles religieux, on pourra conclure que l’intention réelle derrière le projet péquiste n’est pas tant de préserver les « valeurs québécoises » ou l’égalité homme-femme, mais bien celle de distraire, de polariser et de s’attacher le vote de certaines clientèles bien ciblées en manque de nourriture identitaire (« wedge politics »).

Ni constitutionnel, ni applicable

La non constitutionnalité de la mesure portant sur les symboles religieux et son inapplicabilité n’ont, de toute évidence, pas ralenti ni calmé les ardeurs des débatteurs de la question. En effet, en plus des 9 juristes cités plus haut, les experts en droit constitutionnel du ministère de la Justice du Québec ont émis un avis négatif confidentiel sur la constitutionnalité de la mesure, nous apprend Yves Boisvert de La Presse tandis qu’une majorité de Québécois ne sont pas prêts à ce qu’on congédie un employé qui refuse de retirer son symbole religieux.

Les plus ardents militants pro-Charte ont beau revendiquer la disparition des symboles religieux, un sondage mené dans une région très francophone nous apprend « qu’une majorité écrasante (80%) est contre le fait de mettre des gens à la porte de leur emploi parce qu’ils portent des signes religieux, que ce soit en garderie, à l’hôpital, etc. » (Lire ici Alec Castonguay).

À quoi sert donc une mesure que l’on ne saurait appliquer sinon qu’à servir d’appât à ce « bon peuple » dont on ignore les préoccupations l’année durant mais qui soudainement, aurait retrouvé tout son jugement lorsqu’il dit appuyer les mesures les plus radicales de la nouvelle Charte québécoise du PQ. Curieux, non?

Radicalisme et maladresse péquistes

Dans ce contexte, la manoeuvre péquiste est tout à fait réussie et à leur image. Est proposée aux Québécois une mesure qui distrait, qui divise et qui appartient davantage à un monde idéologique imaginaire qui rassure les nationalo-identitaires, plutôt qu’une solution réaliste, pragmatique, applicable.

Dommage.

Parce que la laïcité et la neutralité de l’État, les libertés fondamentales d’égalité homme-femme, de liberté d’expression, de séparation de l’Église et de l’État sont des valeurs non négociables. Les demandes plus nombreuses d’accomodements religieux exigent l’envoi de signaux clairs sur l’acceptable et l’inacceptable. Nous sommes, après tout, des héritiers de la civilisation occidentale bénéficiant d’un État de droit, pièce maîtresse pour l’épanouissement et la mobilité économique et sociale des individus libres et responsables.

Un pari risqué; une saine méfiance envers des solutions mur à mur sans objectif clair ni garantie de résultats

Dans un pareil contexte d’opportunisme politique, comment me résoudre à priver certains de nos concitoyens croyants d’afficher les symboles de leurs croyances? Pire, comment penser que cela règlera quoique ce soit pour ce qui est du véritable problème de notre temps, la montée de l’islam politique? Devons-nous nous résoudre à croire que tous les musulmans sont des intégristes? Pire, pourquoi s’en prendre à toutes les religions alors que nous nous avouons de plus en plus que le danger ressenti par certains, porte essentiellement sur l’intégrisme religieux islamiste?

J’ai beau écouter ceux qui croient qu’il doit en être ainsi pour nous assurer de la neutralité de l’État, ou encore qu’il ne s’agit que de l’aboutissement du processus de laïcisation des moeurs québécoises mis en plan par nos révolutionnaires tranquilles, je n’y arrive pas. Et je n’y arrive pas pour une bonne raison: celle de me méfier des solutions étatistes mur à mur que nous ont léguées et que nous proposent encore et toujours une génération de boomers qui peinent à accepter la diversité et même la mixité culturelle des Québécois. Eux, ils préfèrent la « convergence culturelle », voyez-vous… En d’autres termes, l’assimilation totale des nouveaux arrivants au québécois modèle pour ne pas dire modèle québécois..

Et puis, s’il y a une génération dont le projet consistait à instaurer un régime de pensée unique incarné par un modèle québécois étouffant et ghettoïsant, c’est bien celle-là… Désolée pour vous, mais avouez qu’on aurait raison de se méfier de vos projets de réingénierie sociale sous prétexte que le Québécois francophone laïc se meurt.

J’aimerais également pouvoir me réfugier derrière l’idée que tous ceux qui portent ces symboles appartiennent à un courant intégriste, qu’ils sont en mission de ramener le religieux dans l’espace public, ou encore, qu’ils doivent cantonner l’expression de leur confession religieuse dans un espace privé, Église, mosquée ou synagogue. Je n’y arrive pas non plus. Mieux, je m’y refuse. En vérité, la plupart de ces symboles (hormis le voile, je l’avoue) ne m’importunent pas du tout et je me refuse à verser dans le mur-à-mur quand je sais pertinemment bien que le malaise provient essentiellement, là encore, de l’islam politique.

Le mur à mur m’effraie oui. Et en ce sens, avant de brimer la liberté des uns, ne serait-il pas minimalement important de nous assurer que l’objectif est clair et qu’il y a garantie de résultats? Ne faudrait-il pas nous convaincre que l’éradication des symboles religieux dans la fonction publique résout quoique ce soit?

Et si c’est pour assurer la neutralité de l’État québécois, celui-ci ne l’est-il pas déjà? Est-ce qu’il y a quelqu’un qui croit vraiment que le religieux influence les politiques publiques gouvernementales au Québec?

… ET NAÏVETÉ 

Malgré tout cela et l’absence totale de données empiriques, d’études ou de recherches pour appuyer nos intuitions, encore moins, pour appuyer le projet de Charte du gouvernement,  les exigences de certains religieux pratiquants nous dérangent profondément. Certains interprètent cela comme un simple « malaise » comparable à celui qu’éprouvent les gens qui peinent à accepter l’homosexualité, le mariage interracial, l’émancipation des femmes ou encore la différence culturelle.

Si la motivation derrière la volonté de « normaliser » le code vestimentaire de l’employé de l’État – du médecin allant jusqu’au concierge de l’école – pour calmer ce genre de malaise, alors je suis bien prête à admettre que le projet péquiste est non seulement bassement immoral, il est dangereux.

Bien plus qu’un « malaise »

Mais réduire la résistance qui monte vis-à-vis des civilisations aux moeurs rétrogrades et incompatibles aux nôtres n’est pas un simple « malaise ». Ce réflexe relève plutôt, et à raison, d’un principe de précaution basé sur la reconnaissance de la fragilité de nos libertés fondamentales et individuelles.

Comment pourrait-on penser que nous, Québécois et Canadiens, serions à l’abri de ce puissant courant qu’est la montée de l’islamisme radical? Celui qui aime se décrire comme le « laïc ouvert » ne réalise-t-il pas sa très grande naïveté s’il ne se résoud pas à reconnaître la fragilité de nos libertés?

En quoi et pourquoi serions-nous plus à l’abri qu’un pays comme la Belgique où le Parti Islam charme la population musulmane et entend proposer éventuellement la charia? Est-on naïf au point de blâmer celui qui est sainement méfiant des fous d’Allah dont « le terrain de chasse envisagé serait maintenant la scène internationale ». Comme s’en désole l’éditorialiste Mario Roy (lire ici), cette indifférence aura peut-être un coût élevé le jour où l’on frappera à nouveau une capitale occidentale.

À propos des Chartes de droits et libertés, 30 ans plus tard

Et puis oui, je m’interroge également sur les effets pervers de ces fameuses Chartes des droits et libertés canadienne et québécoise. En ai-je le droit? Je rappelle ici le combat qu’a dû se livrer Ezra Levant, celui que le commentateur Rex Murphy considère comme le champion de la liberté d’expression.

Dans son essai Shakedown, Levant raconte les moments qui ont suivi la publication des caricatures danoises de Mahomet dans son magazine, le Western Standard. Offensées par la chose, certaines organisations islamistes et musulmanes du Canada avaient porté plainte aux bureaucrates des tribunaux canadiens et des commissions de défense des droits de la personne. Il s’en est suivi presque trois ans de combats entre Levant et le gouvernement.

« L’imam de Calgary et le Edmonton Council of Muslims ont réussi à mettre une agence gouvernementale laïque au service de la poursuite de leur fatwa islamique radicale contre moi », en déduisait Levant. Idem pour Mark Steyn et pour la revue Maclean’s qui ont fait l’objet de plaintes du Congrès islamique canadien.

Au moment de la rédaction de ce fameux Article 2 de la Constitution canadienne en 1982, soit celui de la Charte des droits, aurait-on pu imaginer que quelque 30 ans plus tard, l’Occident tout entier serait la proie de civilisations islamistes en quête de purifier les infidèles, et particulièrement ces femmes, objets de tentation que l’on doit cacher et éviter du regard?

Aurait-on pu imaginer que le « respect des droits de pratique religieuse » venait avec tout un attirail moyenâgeux et que ce « respect » obligerait les sociétés occidentales à tolérer des pratiques ou des moeurs qui fouettent et secouent les fondements mêmes de leur existence. À preuve, le dernier épisode totalement surréaliste du présumé terroriste montréalais Chiheb Esseghaier, qui « exige déjà d’être jugé selon le Coran, et qui a refusé hier que ce soit une femme qui lui passe les menottes au terme de sa comparution à Toronto. » L’accommodement lui a été accordé sur-le-champ, rapporte le journaliste Fabrice De Pierrebourg!

LE VRAI PROBLÈME

Pour toutes ces raisons, je crois profondément que le projet de Charte des valeurs québécoise du gouvernement de Pauline Marois méritait malgré tout réflexion et débat.

Cela dit, il mérite surtout dans un premier temps, d’être épuré de ses artifices populistes inapplicables et inconstitutionnels (le chapitre sur le port des symboles religieux) pour lui permettre de porter sur l’essentiel.

Si nos administrations publiques ont besoin de se faire dire comment dire « Non », offrons-leur donc des balises applicables et réalistes encadrant les demandes d’accomodements religieux dans les institutions publiques. Réglons au moins ça! même si j’ai la conviction profonde qu’ils avaient déjà ce pouvoir d’affirmer hautement et fièrement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.

Je réitère donc ma suggestion d’il y a une dizaine de jours lors d’une contribution à l’émission Franchement Martineau, solution maintenant proposée par de plus en plus de gens intéressés à une conclusion heureuse de ce débat (lire Christian Dufour et Alec Castonguay ici).

Pour le reste, si nous étions bien bien francs, une réflexion subséquente beaucoup plus sérieuse, études à l’appui, devra répondre à la véritable question: comment nous prémunir contre les pressions de l’intégrisme islamiste, véritable menace à nos libertés fondamentales. Et bien franchement, si l’on a l’humilité de tirer des leçons de ce qui se passe dans les pays occidentaux d’Europe, je ne vois pas comment on pourrait s’y pencher sans porter un regard nouveau sur nos politiques en matière d’immigration. L’approche de privilégier la maîtrise de la langue française est de toute évidence à revoir.

Comme probablement bon nombre de Québécois, je réalise que la compatibilité et la bonne entente entre cultures ne se résume pas à la convergence linguistique. Personnellement, je me sens culturellement plus près du chauffeur de taxi torontois qui vient de l’Inde que de l’immigrante francophone portant l’attirail islamiste.

Le PQ a deux choix

Le gouvernement du Parti québécois a donc deux choix devant lui. Se comporter en gouvernement responsable tout en se réclamant d’une victoire, en déposant un projet de loi basé sur l’offre et l’appui de la CAQ (qui lui a incidemment tendu la main) -ou- démontrer que ceux qui n’ont vu dans leur démarche qu’une basse manoeuvre politique populiste avaient bien raison.

Dans l’éventualité où le PQ choisissait de faire de leur projet intégral un enjeu électoral référendaire, je vais me permettre d’aviser les Québécois de ceci. Ce projet de charte dans son intégralité ne résoudra pas vos malaises, ni vos peurs, ni la menace de l’islam politique. Surtout, soyez-en avisés. Ce projet de charte incluant l’éradication du port de symboles religieux est non seulement inapplicable; il est aussi inconstitutionnel.

Enfin, ce qui est clair pour moi, c’est que si le Parti québécois obtenait une majorité de sièges avec cet enjeu, il vous aura trompé à nouveau comme il vous a trompé avec la taxe santé.

Ce dossier de Charte est réglable. Exigez-le et pour l’amour de Dieu (sic)… passons maintenant à autre chose.

23 réflexions sur “Charte: Entre radicalisme et naïveté

  1. Non-constitutionnel évidemment. Et le PQ le sait depuis le début. Leur vrai but avec ce geste est simplement d’envenimer les citoyens radicaux pure laine afin de tenter de rester au pouvoir.
    N’oublions pas que le PQ repose en grande partie sur l’appui de francophones qui ne parlent pas anglais ou qui ne possèdent pas assez d’éducation pour se permettre de quitter le Québec, contrairement aux anglophones et les  »ethniques » – les deux secteurs de la population que le PQ veut faire détester par ces gens  »pure laine ».
    Donc l’indoctrination d’une masse de pauvres gens captifs.
    Trop triste.

    • Reflextion quite stupid and unthinking, I speak and write both languages, ​​before saying stupid and insulting a good majority of Quebecers, turn your tongue several times that you will avoid looking stupid with your about.

      Je traduis, juste au cas ou tu ne comprendrais pas.

      Réflextion tout à fait stupide et non réfléchie, je parle et j’écris les deux langues, avant de dire des stupidités et insulter une bonne majorité des Québécois, tourne ta langue plusieurs fois cela t’évitera d’avoir l’air stupide avec tes propos.

    • Les commentaires de Paul me rappelle une caricature dessiné par Ygreck http://ygreck.typepad.com/ygreck/2013/09/plan-de-match.html En observant de plus près la caricature où on voit la stratégie marquée sur le tableau; ça me fait penser à une technique utilisé par l’ancien maire de Boston James Michael Curley appellé « The Curley Effect »(en français « l’effet Curley »), la méthode sera repris aussi par l’ancien maire de Détroit, Coleman A. Young.

      On dit parfois que la vérité choque ou encore on dit aussi une vérité qui dérange. Les commentaires de Paul sont pas mal plus proche de la vérité que l’on croit. Et pour ajouter, j’ai repéré cet extrait audio avec le « Doc » Pierre Mailloux datant de 2008, ce qui pensait du PQ et du Bloc lors des élections fédérales de 2008. http://www.radioego.com/ego/listen/980

      Et la manière que le PQ est dirigé, ce n’est plus le PQ de mon enfance. Je dirais un peu à la manière de Ronald Reagan qui avait dit « Je n’ai pas quitté les démocrates, c’est les démocrates qui m’ont quittés »; je n’ai pas quitté le PQ, c’est le PQ qui m’a quitté.

  2. Que de lucidité, bravo!
    J’aimerais revenir sur un élément compris dans la phrase « assimilation totale des nouveaux arrivants au […] modèle québécois ». En s’en prenant à toutes les religions, le PQ démontre que sa « pensée unique » est anti-religieuse. Pire, elle est « soviétique ». Et je pèse ce mot. Ce régime a tout fait pour écraser les religions. Le PQ est juste plus « soft ». Le but visé est que la morale du « bon peuple » doit être celle de l’État de gauche.
    Oui, « passons maintenant à autre chose » mais sans oublier de trouver « comment nous prémunir contre les pressions de l’intégrisme islamiste ».
    Encore bravo!

    • «Pire, elle est « soviétique ». Et je pèse ce mot.»

      Quel aveu d’imbécillité. Comparer le Québec à l’Union Soviétique relève du lavage de cerveau des drettistes!

  3. Merci Joanne, un magnifique texte qui nous montre les vrais problèmes, de cette charte, ce ne sont pas des signes religieux qu’il faut se protéger, mais de deux choses du PQ qui sait très bien que c,est inconstitutionnel et sera refuse, le PQ le sait mais continuera de laver le cerveau des 49% de nos illettrés et nos francophones unilingue qui croient n’importe quoi venant du PQ tout comme la taxe santé, voter PQ sur cette charte c,est de l’abus politique.

    Mon deuxième point ‘la montée islamique est réel, et oui la charte est nécessaire et urgent il faut des balises claires que immigration Canada et Québec peut bien faire ou un autre GVT pas besoin du pQ pour ca notre prochain ennemi est pas l’anglais mais l’islam qui ne souhaite que la Charia comme justice, attention a cette radicalisation restons vigilants

    • Permettez moi de vous faire part des discussion que j’ai eu dans ma famille. Ma mère mon père,mon grand père,ma grand mère sont tous d,accord que le voile des femmes les bouleverse. Ils disent ,après ce que nous avons vécu…innaceptable. Les accommodements sont très souvent fous et innacceptables. Pour le reste ils ne voteront pas P.Q. croyez moi. Ma conjoint et moi non plus.

    • @ beadesm1
      Je ne peux pas être d’accord avec votre premier paragraphe. Je ne pense pas que la majorité des appuis que reçoit le PQ vient du fait qu’ils sont illétrés ou unilinques. Je suis moi-même unilingue français.
      J’ai commencé mon militantisme politique en 68 au MSA (PQ); parce que j’avais confiance en René Lévesque qui avait été un des piliers du PLQ. Puis vers 1972, est venue l’Enquête Cliche qui a dénoncé les activités criminelles dans la FTQ-Construction (dont j’étais membre) avec laquelle le PLQ était gravement impliquées. Pas le PQ, parce que trop jeune, il ne s’était pas encore approché du pouvoir. Je ne suis plus péquiste depuis longtemps et ce n’est pas parce que je serais devenu bilingue ou lettré.
      Aujourd’hui c’est la Commission Charbonneau. En 40 ans ça ne s’est pas amélioré. On constate que s’il fallait rayer de l’Ordre tous les ingénieurs qui ont fait de la corruption ou de la collusion, il manquerait d’ingénieurs. Ils sont tous lettrés, puisque diplômés de la Polytechnique et probablement tous bilingues et un bon nombre trilingues.
      Je pense que ce qui pourrit le PQ comme le PLQ, ce n’est pas le manque d’instruction ou l’unilinguisme; mais le manque de jugement, de discernement et d’honnêteté.
      Je crois que votre propos a dépassé votre pensée.

  4. Le « principe de précaution » voilà une expression qui me hérisse. Le principe de précaution c’est bon pour ceux qui ont peur d’avoir peur.
    On boira quand on sera rendu au puits. En attendant on peut mettre des balises pour éviter que des incompétents sans jugement prennent de mauvaises décision.
    Je sais que c’est difficile quand les gens en autorité sont des fidèles du parti plutôt que des gens compétents.

  5. En réponse à Alain:
    Bravo, vous êtes le portrait type du bon petit québécois qui a le cerveau lavé par le PQ… « Penses comme moi sinon je tombe dans l’insulte pour te descendre »… Pathétique.

    Bravo Joanne pour vos idées et votre courage de débattre de telles idées publiquement. Vous êtes toujours un beaume sur la grande plaie qu’est le Québec.

  6. Joanne…Wow, quelle bonne analyse. Vous avez tellement raison lorsque vous dites: « Et bien franchement, si l’on a l’humilité de tirer des leçons de ce qui se passe dans les pays occidentaux d’Europe, je ne vois pas comment on pourrait s’y pencher sans porter un regard nouveau sur nos politiques en matière d’immigration. L’approche de privilégier la maîtrise de la langue française est de toute évidence à revoir ».

    C’est la raison pourquoi les voiles sont içi parce que la plupart parle français. Et maintenant que nous les avons laissé rentrer, ont veux les chasser. Si seulement ces élus prenaient le temps de réfléchir un peu.

    Vous avez peur de l’Islam et il y a la raison d’avoir peur, lorsqu’on jette un coup d’oeil sur Europe,mais alors, arrêtez l’immigration des musulmans, c’est assez simple. Et le français est-il plus important que les valeurs? Non!

    Je parlais avec des musulmanes et elles me disaient qu’elles sont les BOSS à la maison…et on veut les protéger. Elle me disait aussi à quel point elles étaient déçues d’avoir tout laissé derrière pour retrouver la liberté içi au Canada, mais que le Québec veut maintenant leur enlever leur liberté!

  7. Les péquistes ne sont pas bien dans leur esprit. Ils sont en train d’essayer de déchirer notre société…mais je pense cette fois que la société se reveille et va se révolter.

  8. « Renee Houde Edwardh dit: 27 septembre 2013 à 03:50
    C’est la raison pourquoi les voiles sont içi parce que la plupart parle français. Et maintenant que nous les avons laissé rentrer, ont veux les chasser. Si seulement ces élus prenaient le temps de réfléchir un peu. »

    Une anglophone s’exprime.

    Ces pourtant évident.
    Le monde entier, l’ONU, sait que les voiles ne font pas partie de la latinité et du français. Plutôt du monde musulman islamiste, de la charia et de la langue arabe. La langue de l’islam n’est pas le français, mais l’arabe.

    Quant vous parlez de « nous les avons laissé rentrer », sans le savoir vous parlez de l’immigration du Canada. Pas du Québec, évidemment.

    Pourquoi les québécois devraient-ils critiquer et ostraciser ce que vos politiciens et fonctionnaires, Canadiens, laissent entrer au Canada ?…

    Ces immigrants arabes qui créent leur ghetto, puis leur charia et leurs tribunaux islamistes, en Ontario, ont été admis au pays par Immigration Canada.

    Maintenant, démerdez-vous !…
    CH

  9. Cher Christian… avant de blamer le Canada, faites un peu de recherches. Le Québec est en charge du choix de ces immigrants.plusieurs musulmans parlent français, ie: Algérie etc. Mm de Courcy est en charge des sélections.

    De nouvelles règles et procédures d’immigration québécoises sont entrées en vigueur jeudi, favorisant les candidats qui ont des formations recherchées et qui maîtrisent le français. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2013/08/01/001-immigration-formation-francais.shtml

    • Moi aussi je suis un de vos ventilateurs.
      Dans ce cas, comment se fait-il qu’on ne vous vois qu’à la télé de la lèvre supérieur endurcie, la CBC.
      Jamais avec les francophones.
      Hein !…
      SP

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  12. que çà soit en Afghanistan, Quebec ou partout au monde, Les FEMMES devraient avoir le droit de disposer de leur corps comme elles le souhaitent, de se dévêtir ou de se couvrir, c’est leur choix, et personne, pas plus l’ ÉTAT , qu’aucun homme, ni qu’aucune féministe autoproclamée ne devrait interférer dans leur décision.
    On a pas le droit d’assigner à résidence des femmes voilées, sur les conséquences des lois anti-voiles liberticides( Charte des valeurs du PQ)
    le vrai féminisme consisterait à défendre ces femmes, au lieu de les stigmatiser continuellement, et de s’insurger contre les agressions odieuses qui les prennent pour cible.
    une de ces agressions a été perpétrée contre Marwa el sherbini poignardée à mort (16 coups de couteaux) en Allemagne et pas en Afghanistan , voici le liens:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Marwa_El-Sherbini
    plusieurs cas harcèlement , causé par la charte ont eu lieu, du moins ceux qui ont été déclarés, ils sont ou les droits des individus?

  13. Pingback: Vos préférés de 2013 | Le blogue de Joanne Marcotte

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