Démocratie syndicale? Mon oeil!

LabourWatchSi les syndicats étaient vraiment démocratiques et transparents, voici les mandats sur lesquels ils s’affaireraient. Selon le plus récent sondage Léger réalisé au nom des 1 400 employés membres de l’Association Labour Watch du Canada,

83% des travailleurs canadiens croient qu’il devrait être obligatoire pour les syndicats de divulguer publiquement et sur une base régulière leurs informations financières. (89% chez les gens qui ont déjà été syndiqués!);

Cette transparence va coûter cher, disent les dirigeants syndicaux qui suggèrent hausse des cotisations. Ah ouin? Les travailleurs canadiens suggèrent plutôt autre chose:

Réduisez plutôt les dons à des partis politiques, les salaires des dirigeants syndicaux et les dépenses pour les causes sociales et politiques!

En effet,

82% des sondés sont contre le fait de verser des contributions pour financer des publicités d’attaque contre un parti politique;

78% sont contre les contributions à des partis politiques

65% sont contre les contributions aux groupes de pression non liés aux besoins de leur milieu de travail.

MauraisScrutin secret lors d’un vote pour la formation ou le retrait d’un syndicat d’un milieu de travail? 84% sont d’accord. C’est clair, non? Mieux que ça, plus de la moitié des travailleurs canadiens syndiqués choisiraient de ne pas être syndiqué si on leur donnait le choix. (Écoutez ma chronique à Maurais Live ici).

Alors, ma question est simple: En fonction de ses résultats, comment se fait-il qu’il n’y ait aucun parti politique d’importance au Québec qui ose remettre en question l’absence de démocratie et de transparence syndicale?

Lâcheté? Indifférence envers le travailleur? Soumission au diktat syndical? Faites votre choix.

8 réflexions sur “Démocratie syndicale? Mon oeil!

  1. Il faut commencer par quelque chose pour améliorer la démocratie syndicale qui n’existe pratiquement pas, présentement au Québec. Au dernier congrès du PCQ, équipe Adrien Pouliot, les deux propositions suivantes ont été adoptées: 1)Le libre choix dans l’utilisation des cotisations syndicales ADOPTÉE.
    2)Un scrutin secret pour l’accréditation syndicale et pour son maintien ADOPTÉE.

  2. De toutes évidences madame Marcotte n’a pas passé son cours en méthodologie! Hého tu as lu, j’espère, le rapport du sondage??? Les questions contiennent tous un préambule qui en gros dit  » le méchants syndicats anti-démocratiques disent noir, alors si on vous demande si c’est blanc ou noir?? » … Un sondage doit se faire avec des questions objectives ! Aussitôt qu’on applique un préambule dans une question de sondage, on perd toute crédibilité et on tend à penser qu’on cherchait à avoir un résultat X !!

    • Les syndicats sont des organisations extraordinaires.Ils ont effectué un travail excellent en 1950 et 60. Ils continuent de représenter leur syndiqués devant l’employeur que ce soit une entreprise privée ou le gouvernement. Ou le bas blesse,est le pouvoir qu’ils exercent sur nos gouvernements. On les écoute quand ils disent si le gouvernement veut légiférer contre notre population(syndiquée) on va les débarquer. De plus en permettant que leur cotisations soient déductibles d’impôt,ça implique que le reste de la population doit compenser pour le manque a gagner.Après 50 ans il serait temps de reviser leur bénéfices fiscaux. Et je ne parle pas de leur fond de placement (f.t.q.,c.s.n.) retraite qui coute unefortune a la population.

  3. Les syndicats ne seraient pas démocratiques; parce qu’ils ne font pas ce que les membres demandent dans les sondages! Les syndicats sont-ils pire que nos gouvernements qui n’écoutent pas les électeurs?
    Le problème majeur de la démocratie syndicale est qu’elle est doublée d’un système de répression qui exercent du harcèlement psychologique ou physique, et dans certains cas de la violence organisée, autant contre les syndiqués que contre leur employeur. Et ce n’est pas seulement dans la construction que ça se passe ainsi.
    Les causes sont d’abord le monopole syndical et la démission des citoyens. Les membres ont renoncé à s’occuper de leurs syndicats et les électeurs ont renoncé à s’occuper de leurs partis politiques. Alors les magouilleurs magouillent, les violents violentent, les politiciens font semblant et les commissions d’enquête essaient d’éteindre les feux.

  4. Quel gouvernement osera s’attaquer aux syndicats? Ils sont pires que la mafia. Je pense que les carrés rouges n’étaient qu’un aperçu de ce qu’ils peuvent faire. Mais c’est dommage parce que la société silencieuse serait derrière ce gouvernement.

    • Ce gouvernement sera dirigé par un parti politique qui sera appuyé par la majorité silencieuse avant de prendre le pouvoir. Pas l’inverse. Pour ce faire, le seul moyen que je connaisse est qu’environ 1% de la population fasse de la politique son loisir et que 9 autres % de la population s’intéressent à la politique. C’est ce 10% qui ira chercher l ‘appui du 50% de l’électorat qui manquent.
      Si ce parti prend le pouvoir sans la majorité silencieuse, c’est qu’il est soit appuyé, soit par les syndicats, soit par la finance, soit par les deux. Et ni un ni l’autre ne sont intéressés à ce que ça change vraiment.
      Le PQ, à son début, a réussi cet exploit. Après il s’est laissé noyauté par la gauche et il est devenu ce que l’on connait. Il faut un leader charismatique; mais il faut aussi un peuple qui s’occupe de ses affaires.
      En politique, je ne crois pas au miracle.

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