À Maurais Live: Réaction au sondage 40% pour le PQ

MauraisLiveChronique à Maurais Live de CHOI RadioX du mardi 18 février 2014 (sur RadioEgo). Le lien sur SoundCloud ici.

Ce qui est décevant du sondage du matin qui positionne le Parti québécois à 40% et qui prévoit un gouvernement majoritaire; Pourquoi le Québécois qui paie la facture mais qui n’a pourtant pas de services, est tout seul au monde. L’atteinte d’un point de non retour; Que doit-on comprendre de la viabilité d’une 3e voie au Québec? Philippe Couillard est-il « vendable »? Que doit faire Adrien Pouliot? Que pourrait être l’élément déclencheur d’un redressement? Le déséquilibre démocratique; Anticosti: Comment préparer le terrain d’une intervention de l’État dans un secteur d’activité économique.

16 réflexions sur “À Maurais Live: Réaction au sondage 40% pour le PQ

  1. Pour moi, c’était une bonne nouvelle, quand je pense à toute ces années ou l’État à subventionner des compagnie via la caisse de dépôt, FTQ, CSN et qui par la suite ont été vendu sans que le Québec en reçoive le moindre sous. Un bel exemple avec Alcan et bien d’autre. Au moins avec la cimenterie, Anticosti, si ces dernières sont vendu, le Qc aura sa part comme actionnaire. ENFIN, arrêter de leur fournir des beaux $$$$ gratis sans retour du balancier.

  2. Tu es calme Joanne. J’aurais pensé que tu aurais piqué une petite crise. Quand on pense que la commisson charbonneau a touché au mari de Pauline, quand on pense aux magouilles des syndicats qui ont été décrites. Ça aurait du faire mal au PQ, on s’attendait à cela. C’est une méchante claque sur la gueule que les québécois viennent de me donner, de se donner eux même. Ça pis le 50% qui ne font pas confiance à l’entreprise privé.

  3. Joanne, le sondage Crop de ce matin, tout comme ce fut le cas pour celui de janvier, jette tout le monde par terre.. ça ne correspond pas à ce qu’on entend sur le terrain surtout depuis les épisodes du « deal », de l’hélicoptère, de la cimenterie et d’Anticosti.

    Je vous réfère à une analyse récente (15- 18 octobre 2013) de Claire Durand, sociologue, UM intitulée:

    « Les sondages Internet: nouveaux défis et défis revisités. Les sondages Internet sont l’avenir… mais on est dans le présent.. »

    « Potentiel très intéressant à condition de résoudre les problèmes de base, entre autres, la manière de procéder qui entraîne « des taux de réponse inacceptables ». »:

    Qualité des estimations de sondages internet électoraux:

    Canada 2011: sous-estimation des Conservateurs

    Alberta 2012: sous-estimation du Wild Rose Party

    Québec 2012: surestimation de la CAQ

    BC 3 2013: surestimation du NPD

    Il faut informer la population des limites de ces coups de sonde.

    C’est essentiel si on ne veut pas que tôt ou tard des sondages biaisés influencent indûment les décisions politiques ou même le vote. Claire Durand

    Par ailleurs, ne trouvez-vous pas étrange que le PQ retarde la date de l’élection à avril? Les sondages internes leur donneraient-ils une lecture différente?

    Réponse à vos questions: 1) Philippe Couillard serait vendable. Pour cela il faut s’immuniser contre l’image d’insignifiance qui est projetée stratégiquement sur lui.

    Gilbert Lavoie a été le seul à écrire que Couillard s’était montré à l’aise à son entrée à l’Assemblée Nationale que ses répliques avaient décontenancé Pauline Marois à quelques reprises … Entrée réussie malgré les deux fauteurs de troubles Gautrin et Houda-Pépin.

    Je trouve tellement injuste que la présomption d’innocence soit si facilement accordée à Claude Blanchet et qu’elle soit refusée à Philippe Couillard.. Faudra-t-il qu’il écrive un communiqué pour exiger que cessent ces attaques à sa réputation??

    2) L’élément déclencheur d’un redressement serait dans une alliance PLQ/CAQ..

    3) le déséquilibre démocratique est causé par la partisannerie souverainiste des médias.. La Cause souverainiste pervertit la politique au Québec. C’est pourquoi je pense, que le Québec ne pourrait que bénéficier d’un Coderre à Montréal et Couillard à Québec. Deux fédéralistes assumés..

    Denis Coderre surprend. une chose certaine, c’est qu’avec un PQ majoritaire l’espoir pour Montréal s’anéantit. Coderre fulmine contre le PQ qui, aujoud’hui même, lui met des bois dans les roues dans un dossier qu’il tenait à régler, celui dans lequel il a obtenu l’appui de Richard Bergeron.

    4) Anticosti: comment préparer le terrain d’une intervention de l’état.. certainement pas avec le PQ.. Le PLQ est plus ouvert au privé.

    J’ai entendu Adrien Pouliot.. Le Québec n’est pas prêt à un discours aussi à droite.
    Pour l’instant, voter pour le parti conservateur c’est complètement stérile.

    Le seul scénario, qui selon moi pourrait sauver la mise, ce serait de vous convaincre vous et Éric Duhaime du bien-fondé stratégique d’une alliance avec PLQ/CAQ..

    Ensuite il vous appartiendrait de vendre l’idée aux ex adéquistes.. Legault n’aura jamais la magnanimité de se retirer. Se sachant perdu, il choisit de rester car contribuant à diviser une dernière fois le vote fédéraliste, c’est à ses amis souverainistes que cela va profiter.

    Je vote Harper, ADQ, CAQ.. mais cette fois-ci, l’élection du PQ majoritaire identitaire m’inquiète au plus haut point.. les derniers 18 mois ne seront rien en comparaison de ce qui s’en vient avec eux au pouvoir, quelqu’un peut-il encore en douter?

    Ce que je crois c’est que pendant les quatre années d’un gouvernement Couillard, Adrien Pouliot et les conservateurs pourraient travailler à consolider leur parti.

    Car, je pense que si les forces libérales et caquistes s’unissaient, le PLQ pourrait rentrer majoritaire. Le PQ sortirait très affaibli..

    Le Québec a changé! Pour les souverainistes il est minuit moins une.. Quatre ans, avec un parti qui ne parlerait pas de souveraineté, pourraient signifier le chant du cygne du projet souverainiste..

    Désolée d’avoir été si longue..

    Ce n’est que mon opinion et je vous la partage..

  4. Le PQ va former un gouvernement majoritaire et faire du Québec un pays. C’est le retour de la question nationale. Seul l’indépendance nous forcera à faire le grand ménage car nous payons pour deux gouvernement qui se disent nationales et sans les transferts fédéraux mais avec tout l’argent qu’on envoyait à Ottawa on pourra savoir ce qu’on peut vraiment ce payer. Le PQ vient d’ouvrir la voie pour exploiter notre pétrole, nous pourrons nous enrichir davantage et avoir l’indépendance énergétique.

    L’indépendance permettra de recentrer l’État du Québec vers deux choses : les infrastructures de transport et d’énergie et les programmes sociaux : santé, éducation, pension, aide sociale et assurance emploi. Tout le reste excepté la sécurité publique, l’armée et la justice pourra être soit privatisé soit transféré aux villes. On pourra instauré des tickets modérateurs pour la santé et l’éducation car la loi canadienne sur la santé relèvera du Québec.

    • Si le PQ ferait le gros ménage, les centrales syndicales et les artistes se sentiraient trahies et j’ai l’impression que les manifestations des employés d’état de 1982 pourrait se répéter.

    • Le fédéral retourne plus d’argent au Québec qu’il en perçoit. Le PQ n’en a rien a foutre du pétrole. L’annonce est de la poudre aux yeux. Et de toute façon, tout ce que touche le gouvernement se termine en fiasco. Etiez vous dans le coma les 40 dernières années pour croire encore aujourd’hui qu’un gouvernement peut parvenir a créer de la prospérité?

  5. Je trouve ce sondage tellement décourageant mais par le fait meme pas du tout surprenant.Les Quebecois sont généralement individualistes qui ne pensent qu’a leurs nombril leurs petit confort individuels sans meme se soucier du cadeaux empoisonné qu’ils vont léguer a leurs enfants et insouciant de ce qui nous attend collectivement.Ils ont un besoin viscéral de se faire materner par le Gouvernement,c’est tellement plus simple quand ce sont les autres (Gouvernement) qui prennent les décisions pour nous.Les coffres sont vides et ce Gouvernement se lance dans une orgies de dépenses avec de l’argent qu’ils n’ont meme pas et il y en a qui sont convaincu qu’en étant souverain tout ira bien madame la marquise.Le Gouvernement devrait plutot engager des économistes dans nos écoles a la place d’historiens pour enseigner l’histoire du Quebec Il n’est plus nécessaire de dépenser une fortune dans l’exploration spatiale pour trouver une forme de vie Extraterrestres ils vivent ici.au Quebec

  6. @ Dan,

    Les gens confondent les choses quand on parle des transferts au Québec et cela est entretenue par les partis fédéralistes. Le Québec envoie environ 35-40 milliard plus ou moins en impôts personnels, des sociétés, taxes sur l’essence, tps, droit des douanes, revenus des sociétés d’états fédérales, permis fédéraux et cotisation d’assurance-emploi. Le Québec reçoit bien sur la péréquation de 9.5 milliards ce qui est gênant, je suis d’accord mais à cause de calcul comme les revenus d’Hydro-Québec qui sont limités par le bloc patrimoniale on sous estime la richesse du Québec. De plus au Québec, il y a beaucoup de travail au noir à cause qu’on est surtaxé.

    Donc la péréquation plus les autres transferts qu’on reçoit comme les autres provinces pour la santé, programmes sociaux, routes, etc. pour un total d’environ 16 milliards de transferts donc 35-40 milliards moins 16 milliards moins l’assurance-emploi (4 milliards environ) et les pensions fédérales (9 milliards environ) le reste c’est pas retourner au Québec mais une allocation en fonction du poids du Québec des dépenses des ministères fédéraux et notre portion de la dette fédérale. Donc un Québec qui couperait dans la fonction publique rapatriée du fédéral et du Québec pourrait être un pays très riche à condition de faire les bons choix budgétaires, fiscaux et économiques. Jean Charest à déjà admis qu’un Québec indépendant était viable comme beaucoup d’autres fédéralistes. Nous payons en double pour l’administration et le Québec est déjà structuré quasiment comme un pays souverain.

    Dans un Québec enclin à gauche, seul un parti social-démocrate à la crédibilité pour autoriser l’exploitation du pétrole par le privé selon les meilleurs pratiques environnementales et en échange de redevances pour rembourser notre dette nationale. Si les sociétés d’état comme la caisse de dépôt veulent investir avec le privé dans le pétrole, je n’ai pas de problème à condition que ce soit fait de façon transparente.

    Certes un Québec souverain ne sera pas automatiquement un pays riche, il aura beaucoup de pain sur la planche mais il aura surtout tous les outils, toutes les recettes fiscales et plus d’autorisation à demander à Ottawa pour faire construire un pont comme Champlain ou décider de l’emplacement d’un aéroport ou port, plus de loi canadienne sur la santé qui exige la gratuité en échange du transfert fédéral pour la santé, etc.

    Personnellement, je suis partisan d’un virage vers la tarification proportionnel au revenu pour les services de santé et d’éducation collégiales et universitaires, un ticket modérateur en santé, une baisse des impôts contre une hausse de la TVQ, convertir les garderies à 7$ par un crédit d’impôts remboursable selon le revenu et une privatisation ou municipalisation de certains services.

  7. Q’en faites vous de la part du Québec sur la date Fédérale au montant de 150Milliards$$$ , ajoutée à la sienne de 250Milliards$$$.. ouais total 400 Milliards pour une population de 8 millions, avec des intérèts de 20 Milliards au taux d\aujour’dhui…insupportable!!

  8. En plus, l’Outaouais fait parti de la Capitale Nationale, croyez vous vraiment, elle va suivre le reste du Québecindépendent avec l’appobation du Gouvernement à Ottawa? Jamais !.Non, l’Outaouais restera Canadien!!!..C orrect le Québec se sépaRE DU CANADA, L’oUTAOUAIS SE Sépare du Québec..oops les majuscules.. lol

  9. @Doug,

    La dette du Québec coûte environ 9 milliard actuellement plus les intérêts de la dette fédérale pour l’ensemble du Canada 31 milliiards et de plus il y aura partage des actifs Canadiens donc je sais que selon les études qui avaient été faite on parle d’environ 18-20% de la dette canadienne donc environ 5-6 milliards pour la portion du Québec. Il y aura sans doute une prime de risque pour le taux d’un nouveau pays mais le Québec sera un pays déjà développé et ce sera notre responsabilité de voir à ce que le gouvernement s’occupe de bien gérer les finances publiques. Le Québec a aussi dans le passé payer la dette du Haut-Canada lors de la fusion du Haut et Bas-Canada. De plus, le Québec a payer en grande partie pour construire les provinces de l’ouest. Autrefois, le poids du Québec au Canada pesait plus lourd autant en population qu’en portion des impôts payés pour l’ensemble du Canada.

    Selon les experts le territoire de la Province de Québec resterait le même lors de l’accession à l’indépendance. Cependant, le peuple du Québec pourrait possiblement accepter que des régions ayant voter majoritairement non reste avec le Canada. Exemple : L’Irlande du nord à forte composition protestante a resté avec la Grande-Bretagne lors de l’accession à l’indépendance de la République d’Irlande et à donc été partitionné il s’agit de l’Ulster.
    Je suis d’accord que les gens de Gatineau et de l’ouest de Montréal seront pas très content au début. Cependant, avec le temps il pourrait y trouver leur compte. Un gouvernement du Québec pourrait décider de maintenir des fonctionnaires dans la région de Gatineau et on pourrait donner un statut particulier aux anglophones de l’Ouest de l’Ile en échange d’un reste du Québec officiellement francophone.

    Bonne journée!

  10. Peu importe ce que vous voulez croire ou rèver M. Michaud, le service de la dette d’un Québec indépendent d’ici le 1erMars, 2018 sera de 20 Milliards $$$$$$.. jamais et jamais les intérèts resteront au bas niveau de ce qu’ils sont , je ne sais quel âje vous avez, mais n’oubliez pas entre 1972 et 1995 la norme en intérèt était bel et bien entre 9 et 12%, sauf la période 1979 et 1982, entre 18 et 22%.. est-ce que vous voyez la catastrope et le chaos Québécois avec service de dette à seuleemnt à 9%?? Fitch et Moody’s et Standard & Poors , ne seront que des « averissements » comme le font today!!

  11. Fautes..oops/// lol..âge. catastrophe, seulement.,avertissements..pas pire pour un gars qui écrit pas souvent.. ça doit ètre la faute des autres. comme souvent disent les nationalistes québécois..

  12. Les Québécois ont peut-être une mentalité de prolétaire hérité de l’empire colonial qu’était l’Angleterre et de leurs descendants au Canada qui sont devenus ultérieurement propriétaires des moyens de production.

    Or, certains Québécois croient qu’ils s’affranchiront de cet héritage par l’Indépendance ou la Séparation [alors que je crois que le moyen à privilégier est celui de l’autonomie], en revisitant leur histoire à la faveur d’un contexte de révolte et de rébellion pour ensuite l’enseigner à la progéniture (cours d’histoire et cours de civisme).

    Certains sociologues et philosophes estiment que le fait de revisiter (oublier des faits historiques qui égratigne le narcissisme national et l’aura identitaire) et de réécrire son histoire (s’inventer une histoire qui conviens; un proto-délire paranoïde), pour entretenir un trauma pour ainsi justifier une procédure de rébellion, relèverait d’aspect culturel d’un peuple (c’est culturel), celui du combat pour l’indépendance, celui d’entretenir une fracture traumatique qui a eu lieu voilà plusieurs centaines d’années déjà. Se « rafraichir » la mémoire en constituant une trame historique nationale qui entretient les stigmates du passé ne me semble pas très sain, mais plutôt psychopathologique.

    L’élicitation de la ferveur nationale et l’implantation d’une pseudolaïcité [dénie de l’identité de l’autre pour favoriser et protéger sa propre identité; construire son identité au détriment de celle d’autrui] et la conjuguer à des menaces plus que virtuelles et théoriques [soutenu par une trame historique nationale — un métarécit traumatique, et un discours sur l’invasion culturelle et identitaire et religieuse de l’immigrant], montre là un vieux principe du Nationalisme à son meilleur.

    On dit qu’inventer un proto-délire paranoïde propager par des personnalités médiatiques apeurées ne relève pas de l’élicitation de la paranoïa socioculturelle (la peur unit le groupe) et de l’exacerbation des différences entre les entités groupales culturelles n’est pas une démarche malsaine. Bien au contraire, on justifie alors la perpétuation d’un passé « traumatique », celui d’avoir été soumis par les Anglais et leurs descendants. Certains même font une association entre le passé des Québécois et le passé des juifs lors de la 2iem guère mondiale pour se constituer un passé victimaire.

    Disons d’amblé que les Québécois l’on eu pas mal facile comparativement a plusieurs peuples. Ils n’ont pas été mis en esclavages (comme les noirs et les Amérindiens). Ils n’ont pas été exterminés (comme les noirs et les Amérindiens), ils n’ont pas été déportés; (comme les noirs ou 20 millions de ceux-ci sont morts dans la seule traversée de l’atlantique); ils n’ont pas vécu dans un régime autoritarisme ou totalitaires (comme en Chine). Certes, ils ont souffert, mais puisqu’ils sont si prompts à se comparer, ils devraient comprendre qu’ils sont un des peuples les plus chanceux qui a été envahi. Ainsi, la plupart des civilisations ont été envahies par une autre, et de toute l’histoire de l’humanité, je ne serais pas surpris d’apprendre que les Québécois ont été le peuple le mieux traité de tous les peuples qui ont été envahis.

    Certes, les Québécois ont servi de « cheap labor » aux Anglais et leurs descendants canadiens, d’où la culture prolétaire. Or, pour remédier à cette situation, ce que l’on propose, c’est de faire un changement extérieur à soi, pour devenir Indépendant, en crachant sur autrui, alors qu’en fait, il faut faire un changement à l’intérieur de soi, pour devenir autonome (comme soigner son tissu social, son capital humain et social, etc.). On comprend donc que l’Autonomie précède alors l’Indépendance. Ainsi, pour être Indépendant (faire un voyage vers l’inconnu, vers la maturité), il faut d’abord être autonome (il faut se donner naissance et se préparer pour le voyage, « we must acquire the right stuff », ).

    Lorsque j’affirme que l’on crache sur autrui, sur l’autre, cela signifie essentiellement que les Québécois ont eux-mêmes un problème d’identité, et que la seule manière de remédier à ce problème, selon le #PQ, c’est la charte des valeurs, qui protège ainsi les valeurs et l’héritage catholique au sein de l’état et des institutions québécoises, mais qui interdit toute représentation identitaire culturelle dans ces mêmes lieux provenant des immigrants?

    L’indépendance n’apportera pas ce dont les Québécois ont besoin en terme d’identité culturelle. Ainsi, ça tombe mal pour le Québec, puisque le post-modernisme requiert la redéfinition des identités nationales alors que les Québécois ont une identité précaire en processus de construction depuis des décennies, voire possiblement quelques centaines d’années. L’indépendance, les besoins et les désirs d’autodétermination culturelle et identitaire ne seront pas assouvis par le « pouvoir », mais par une construction, une (co)construction.

    On critique, mon usage de termes de la perspective psychodynamique pour explique, l’aspect pathologique de la démarche actuelle du PQ, et de leurs penseurs. Je parle, entre autres, de transmission intergénérationnelle du traumatisme, ou de narcissisme national exaltée, etc. Non, ce n’est pas une médicalisation ou une psychiatrisation de la culture. D’abord, il n’y a rien de culturel dans le fait d’entretenir une « fausse » mémoire de génération en génération, et des fausses menaces identitaires d’un futur improbable, pour justifier l’indépendance. Ensuite, je ne vois rien de sain dans tout ça. Je ne vois rien de constructif, sauf l’élicitation émotionnelle et la division groupale.

    De plus, faire un choix (ferme sur les principes et souple sur les moyens) et l’imposer à la population n’est pas un #exercice #démocratique. La démarche doit d’abord établir un processus démocratique afin que les citoyens eux-mêmes, guidés par les politiciens, puissent définir ce choix, qui ensuite sera soumis à la population par référendum. Ce choix ne doit pas être déterminé par un parti politique, mais par la population. On appelle cela la participation citoyenne, la délibération citoyenne, etc. C’est pourquoi on peut se demander si le PQ oeuvre pour les intérêts supérieurs du Québec, ou pour leurs propres intérêts supérieurs.

    Les Québécois, visiblement, sont maitres chez eux, mais pas maitre de leur identité. Or, le nationalisme, le sentiment national, s’avère une distraction de l’esprit, de la pensée, de la réflexion, de la prise de décision, de la résolution de problèmes, et de la conscience. C’est faire place entièrement aux sentiments, et on laisse l’esprit rationnel sur le pavé de l’exaltation.

    La méthode du PQ consiste essentiellement à discréditer les arguments opposés (le post-modernisme, le multiculturalisme/interculturalisme, etc.) en faisant appel à la fierté nationale (narcissisme et sentiment national) et à la mémoire des réalisations passées (trame historique nationale; métarécit), ou faire appel à la peur ou l’aversion d’un pays spécifique (la menace intégriste), ou des étrangers en général (la menace de l’accommodation, la menace culturelle, la menace religieuse). Il peut être très puissant, car il discrédite les journalistes étrangers ou indépendants (ceux qui sont à moins d’êtres facilement manipulés par des intérêts politiques ou de sociétés nationales).

    Visiblement, selon moi, la démarche nationaliste actuelle du PQ semble fondée sur des variantes d’erreurs et de biais de toute sorte notamment l’« ad hominem » [argument de rhétorique consistant à confondre un adversaire en lui opposant ses propres paroles ou ses propres actes. Fréquemment considéré comme un sophisme, il permet de discréditer des arguments adverses sans les discuter, mais en s’attaquant à la personne qui les présente] et « bandwagon effect » [la pensée de groupe ou GroupThink est un phénomène psychosociologique de pseudoconsensus survenant lorsqu’un groupe se réunit pour penser et prendre une décision. Un mode de pensée dont les gens usent lorsqu’ils sont profondément impliqués dans un groupe uni, quand le désir d’unanimité des membres outrepasse leur motivation à concevoir d’autres solutions de façon réaliste. La pensée de groupe, prenant le pas sur la personnalité de l’individu, peut trouver son exutoire sous une forme souvent exacerbée, dans les effets de foule] appliquées à des pays entiers.

    Ainsi, selon moi, le PQ a généré une certaine confusion au sein de l’opinion publique, et qui a bien fait leur affaire, de par le type de démarche employé pour introduire son projet de pseudolaïcité, au lieu de faire usage d’exercices démocratiques appropriés et opportuns, et comme suite à la préparation de l’opinion publique pour traiter ce sujet. Ceci crée alors du bruit et de la confusion dans l’espace public ou des messages contradictoires sont saupoudrés afin d’émoustiller les passions nationalistes et l’effet de groupe. Ce bruit et cette confusion empêchent essentiellement le public de déterminer et d’identifier les véritables enjeux relevant de l’intérêt supérieur du Québec. Les informations et les données fournies par le PQ, et leurs sbires ou cliques, qui ont été donné au compte goute, représente donc un bruit, sorte de marketing de confusion, qui favorise en fait l’émergence d’une pseudo-adhésion émotionnelle non rationnelle fondée sur des facteurs humains (erreurs et biais) et l’esprit de groupe des Québécois.

    Or, au moins 85 % des gens en faveur de la charte ont une « opinion » sur l’immigration alors qu’en fait ils ne connaissent absolument rien à rien des complexes tenant et aboutissants psychologiques, sociologiques, développementaux, etc., impliqués chez l’immigré. Comme si l’on pouvait se départir de son identité comme on enlève une chemise.

    Or, même si les capacités de réflexion d’un collectif sont supérieures à celles d’un individu, la pertinence de leurs résultats est limitée par les effets de groupe et les méthodes que se donnent les organisations, notamment, politiques. Nous sommes cependant devant le paradoxe que la rationalité limitée collective des organisations modernes a permis de produire les plus fantastiques réalisations humaines, mais permet également aux décisions les plus absurdes de persister et de se concrétiser. Le conformisme (l’homogénéisation culturelle et identitaire) résulte de la crainte des individus de se voir déconsidérer (exclusion sociale) en adoptant une position minoritaire ou isolée. La tendance au consensus (les Québécois n’aiment pas la chicane) retient les participants d’amener des points de vue provoquant des discussions désagréables. De fausses anticipations consistent à attribuer à autrui des intentions ou des jugements qu’il n’a pas (menace de l’invasion culturelle, de l’invasion de l’intégrisme, menace de la domination des hommes sur les femmes, etc.). Un effet analogue peut amener des individus à surestimer le degré d’adhésion des autres, voire de l’ensemble de l’opinion, à ce qu’ils pensent. C’est « l’illusion de consensus ». Ce résultat paradoxal provient de ce que, dans une situation de pensée de groupe, chaque membre du groupe essaye de conformer son opinion à ce qu’il croit être le consensus du groupe, en vue d’aboutir à un accord global, en évacuant plus ou moins fortement certaines questions pourtant légitimes.

    Ainsi l’appel au peuple, « argumentum ad populum » est un argument fallacieux qui conclut une proposition pour être vrai parce que beaucoup ou la plupart des gens y croient. C’est le genre d’erreur que propage Mathieu Bock-Côté, alors qu’il écrit qu’il savait que les Québécois se rangeraient derrière la charte des valeurs, et surtout, l’interdiction du port des signes religieux. À cela s’ajoute le renforcement collectif ou communal du primitive folk society, un phénomène social dans lequel un concept ou une idée est exprimé à plusieurs reprises au sein d’une communauté indépendamment du fait qu’il existe suffisamment de preuves empiriques a à l’appui. Au fil du temps, le concept ou l’idée est renforcé et intégré par la communauté pour devenir une forte croyance dans les esprits de la plupart de gens, et peuvent alors être considéré par les membres de la communauté comme un fait. Souvent, les concepts ou les idées peuvent être renforcés par des publications dans les médias de masse, les livres, ou d’autres moyens de communication, comme les médias sociaux. L’expression « des millions de personnes ne peuvent pas tous se tromper » est une indication de la tendance commune à accepter sans esprit critique une idée reçue commune et renforcée.

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