La fin de mon blogue sur le site du JMtl

Bon. On se calme. Aujourd’hui, le directeur de l’information du Journal de Québec, Sébastien Ménard, a répondu ceci à Jeff Fillion sur les ondes de NRJ-Québec à propos du retrait de mon blogue sur le site du Journal de Montréal.

« C’est toujours sur des considérations d’ordre professionnel (que nous jugeons des collaborateurs du Journal) et dans le cas de Madame Marcotte, y’a énormément d’autres facteurs qui n’ont absolument rien à voir avec ce qu’elle colporte sur la place publique. Je te dirais que ce qu’elle dit est complètement faux. »

« Énormément d’autres facteurs? », « Considérations d’ordre professionnel? », « Ce que je colporte est complètement faux? ». J’ai rejoint M. Ménard en après-midi au téléphone. Je lui ai parlé. Selon lui, j’avais un « dossier » qui justifiait le retrait de mon blogue. D’accord. Expliquez-moi, parce que ce qu’on m’a dit, moi, c’était que ma critique de la UNE de mercredi dernier était trop offensante pour être tolérée.

M. Ménard ne pouvait pas m’expliquer le détail. Selon lui, la critique de la UNE n’était même pas l’offense la plus sérieuse. Il m’a donc suggéré d’appeler le responsable, Michel Dumais. D’accord. J’appelle Michel Dumais, le responsable des blogues. Après quelques échanges, M. Dumais m’a transféré à Mathieu Turbide, auteur du texte que voici. J’ai donc eu un échange téléphonique corsé mais absolument franc avec Mathieu Turbide.

Ce que M. Turbide écrit dans son texte est totalement vrai.

J’ai donc eu l’heure juste. Il a eu de la difficulté à m’énumérer les « plusieurs événements » mais les deux événements dont il est question ont profondément offensé la direction des pages numériques (comprendre que la « direction », c’est lui et non pas PKP).

Il est totalement vrai que lors d’une chronique à RadioX, j’ai « pété ma coche » sur le ton et la teneur du débat sur la Charte, tous médias confondus. Je déplorais la démagogie utilisée par certains chroniqueurs dans le dossier de la charte et les termes que j’ai utilisés n’étaient pas très édifiants. Le débat sur la Charte a divisé le Québec et m’a exaspérée au plus haut point. Ceux qui me connaissent savent que je m’emporte; dans ce cas-là, s’en prendre aux chroniqueurs de la maison qui héberge mon blogue m’a valu des réprimandes après quoi j’ai écrit un blogue pour m’en excuser. Aucun problème avec ça.

L’autre chose qu’on me reproche c’est d’avoir émis l’opinion que la UNE du journal dégageait un biais pro-nationaliste. Je le crois toujours. Cela peut ne pas être vrai. Mais c’est mon opinion. Je crois sincèrement que la teneur du Journal des dernières années a changé d’axe. L’axe gauche-droite d’il y a 2 ou 3 ans a fait place à l’axe identitaire, un enjeu beaucoup plus près et payant pour les nationalo-péquistes.

Vous me direz qu’il y a une diversité d’opinions dans le Journal. C’est totalement vrai. La brochette est diversifiée. Vous me direz que personne au Journal ne se fait dire quoi écrire. Ça a été vrai dans mon cas jusqu’à présent. Je ne peux pas parler pour les autres. Est-ce que PKP « passe des commandes »? Selon Marc-François Bernier, le spécialiste interviewé par Maurais aujourd’hui, il y a une culture d’intervention chez Quebecor. À vous d’écouter et d’en juger.

Mais mon blogue ne portait pas là-dessus! Il portait sur le biais médiatique qu’on peut observer dans tous les médias.

La ligne éditoriale ou la tendance politique d’un média peut s’exprimer de plusieurs façons. Elle peut s’exprimer via ses éditorialistes. Elle peut s’exprimer par le choix de ses chroniqueurs et blogueurs. Elle peut s’exprimer par les sujets qui seront traités, les spécialistes auxquels on fera appel. Le chroniqueur du Journal de Québec Jacques Brassard ne serait pas accepté au Devoir par exemple. Il est très écolo-sceptique.

S’il est permis de dire que la ligne éditoriale de La Presse est fédéraliste, que les médias Sun sont conservateurs, que la radio de Québec est anti-péquiste, que la gente journalistique de Radio-Canada est plutôt à gauche sur le spectre idéologique comme l’énonçait l’ombudsman de Radio-Canada, il devrait être permis d’avoir l’opinion que Quebecor est pro-nationaliste. Ce ne l’est pas quand tu es de la maison.

Pour le Journal donc, ce geste démontre un « manque de jugement, de professionnalisme et de respect. » Bien. Je respecte leur opinion, j’accepte le verdict, les conséquences et j’assume. Prôner la responsabilité individuelle, c’est aussi ça.

Finalement, cette semaine, plusieurs journalistes m’ont appelée pour tenter de me faire établir un rapport entre le retrait de mon blogue et l’arrivée de PKP sur la scène politique. À toutes les fois qu’on m’a posé la question, je leur ai répondu qu’il n’en était rien. J’ai eu beau tenté d’expliquer l’objectif de mon blogue, il se peut très bien qu’on ait repris de mes propos, les bouts qui faisaient bien l’affaire des compétiteurs.

Après avoir parlé avec Mathieu Turbide, je peux vous garantir qu’il n’y a aucun lien entre le retrait de mon blogue et l’arrivée de PKP. Sa colère était palpable et venait du fond du coeur. J’ai beaucoup apprécié sa franchise. De toute façon, prétendre qu’il y a un quelconque lien entre mon blogue et l’arrivée de PKP en politique est complètement surréaliste. Je n’étais, après tout, qu’une blogueuse, somme toute, une quantité négligeable dans l’espace Quebecor.

Ce que la conversation avec M. Turbide m’a appris, par contre, c’est que jai profondément blessé les gens qui font la UNE en énonçant qu’elle était biaisée. En clair, le fond de l’histoire, c’est que le Journal n’a pas retiré mon blogue parce que j’ai des opinions politiques divergentes. Il l’a retiré parce qu’il a jugé que je manquais de loyauté.

J’ai financé et réalisé L’Illusion tranquille en 2006. J’ai un blogue depuis 2009. En 2011, j’ai publié Pour en finir avec le Gouvernement à compte d’auteur.

Ayant un blogue depuis 2009, je me suis habituée à bénéficier d’un espace total de liberté. Mes réflexes ne sont pas de vérifier comment mes opinions seront reçues de la part de celui qui hébergerait mon blogue. D’ailleurs, je n’ai jamais considéré Quebecor mon employeur. Peut-être est-ce là ma faiblesse.

Bref, je suis désolée que tout ceci ait pris autant d’ampleur. Le « timing » de l’arrivée de PKP n’a pas aidé, évidemment. Mais un jour, peut-être, il faudra bien reconnaître qu’un débat sur le 4e pouvoir et la convergence des médias est nécessaire, et reconnaître que l’humain qui s’y affaire est effectivement un être d’opinions.

P.S. Entrevue donné sur les ondes de NRJ-Québec avec Jeff Fillion.

48 réflexions sur “La fin de mon blogue sur le site du JMtl

  1. Ça me fait suer que tu te confondes en excuses. Tu n’a rien fait qui justifie une telle chose. Le j de q et
    j de m nous prennent pour des caves en essayant de nous faire croire qu’il sont neutre. Et c’est pas en affirmant qu’ils ont des « supposés » chroniqueurs de droite qu’il vont s’en sortir. Ce qui compte c’est la une et celle-ci est toujours biaisés. Québec ressemblent de plus en plus a la Corée du Nord! Pathétique.

  2. Le Québec tricoté serré….une société qui étouffe, ou il n’est pas permis vraiment de secouer le cocotier…le mot qui revient en permanence au Québec, est consensus…

    Consensus est un mot latin qui signifie « accord », au sens de « sentiment commun »…mai ici c’est plutôt ceci qui semble dominer…

    A vouloir vouloir éliminer le conflit dans la démarche de recherche de consensus, nous éludons l’opportunité de le dépasser. Nous sacrifions un meilleur possible au profit d’une démocratie du moindre mal. Les décisions pluridisciplinaires, qu’elles soient issues d’un staff médical, d’un comité d’éthique ou d’une instance politique internationale, succombent aujourd’hui au chant du consensus. A contrario, le dissensus assure, par le lien fécond de la parole, le souffle éthique d’une société. Il y a davantage de possibles dans un conflit que dans un consensus.

    Le consensus cherche à sacraliser de nouvelles normes dans une société en crise de rituel. La réalité nous montre que l’étoffe du consensus est tissée de soumission librement consentie, de nécessités et de jeux de pouvoir liés de près à des plaisirs immédiats. À force d’habitude, l’exigence de certitude, de vérité, le processus substitue le poison au remède. Le consensus sonne le glas de l’éthique. Poursuivant l’unanimité, la sympathie naturelle entre les éléments de la nature entre eux comme le décrivait Cicéron, le consensus diabolise le conflit et cherche expressément à l’éliminer du fait de son chaos apparent. Le besoin d’ordre normatif tend à rechercher l’exclusion du risque d’égarement, la menace d’une possible logique contraire, il totalise le besoin de vérité commune. À ce stade, la démocratie est en danger car il est nécessaire qu’une démocratie nous permette de nous égarer sans nous perdre. La réflexion démocratique doit pouvoir envisager tous les possibles et c’est dans cette projection qu’une démocratie se rend brillante. La certitude, elle, présente le chemin comme un paradigme sécurisant qui, de par le sentiment de confort qu’elle nous procure nous confine dans une pensée arrêtée, sans issue. L’unanimité du consensus recherche la puissance de cohésion contre le risque déstabilisant d’une controverse. En voulant se débarrasser de la différence et en la diabolisant comme un danger sociopathique, la démocratie pourrait se complaire dans l’incomplétude en fabriquant de la sympathie artificielle. Si le consensus n’est pas un poison en soi, la recherche à tout prix de ce dernier est une démarche totalitaire, alors se pose comme incontournable en termes d’éthique le Principe du conflit nécessaire

    Le lache abandon, la peur des conflits, les cénacles québécois ou tout le monde se connait, entre nous, ou le client d’aujourd’hui peut-être le patron de demain, c’est dans tous les domaines au Québec Madame Marcotte, ceux qui ne le supportent pas sont exclus, ceux qui ne le supportaient plus sont partis…ceci va bien avec la paranoia québécoise, la xénophobie discrète mais au combien efficace, la sourde discrimination qui ne dit pas son nom, les candidatures des femmes maghrébines, associées au PQ, annoncées fierement par Pauline ‘Casserole’ Marois aujourd’hui, dans des circonscriptions imprenables…elles sont extraordinaires nous dit la PM…présentez les donc en Abitibi, ou a la place de Gendron…25 années a l’Assemblée Nationale.

    Qui oserait ici publier un livre assassin sur PKP ? On ne parle pas de censure, ouvertement, non on c’est plus subtil, on finasse…

    Je lisais sur les blogs du JDM les réactions de vos charmants confrères après l’annonce de la candidature de PKP….J’ai cru lire des hagiographies….

    D’une certaine facon, un référendum gagnant pourrait entrainer l’effondrement complet de la société québécoise, le stade terminal, une dissolution sociétale, rapide et brutale

    • Un grand (et long) plaidoyer qui décrit très bien les ravages du consensus libéral qui ne reconnait ni la légitimité du nationalisme québécois, ni la légitimité d’un débat sur la laïcité…entre autres choses, bravo !

      Je crois même que vos allusions aux vertus du chaos pourraient inspirer mon beau-fils anarchiste. À cet effet, vous permettez que reproduise votre texte ?

    • @Arsenne66

      Ceci n’a rien a voir avec la laicité, le libéralisme, le nationalisme québécois…vous n’avez rien compris…mais tout a voir sur la facon dont fonctionne la société québécoise, PLQ ou PQ ou CAQ, et dont elle continuera a fonctionner pays ou pas…

      PKP est l’épitome parfait de cette dérive, et on peut y ajouter aussi, le mythe du sauveur de la cause. Je me souviens d’un certain Bouchard, considéré maintenant comme un traitre…

      La meilleurs analyse que j’ai pu lire, jusqu’a présent de PKP, de l’homme, de ce qu’il est, ce n’est pas dans la presse franco, mais un excellent article de Andrew Coyne, qui parle parfaitement le francais et est un fin connaisseur du Québec, sur le National Post, tout est la, clair, simple, incisif, a lire, pas une hagiographie servie par les valets du JDM, style MBC…

      http://fullcomment.nationalpost.com/2014/03/10/pierre-karl-peladeau-not-so-much-going-into-politics-as-launching-a-takeover-bid/

      Les cimetières politiques et les autres sont plein de gens indispensables…

      Arsene66…il faut se dépêcher pour le passeport…

  3. Madame Marcotte,
    Il n’y a pas que vous qui percevez que les journalistes au Québec teintent la vérité de la couleur qui leur convient, dans le but non pas d’informer pour que les gens se fabriquent ou étoffent leur opinion sur les sujets (surtout politiques), mais subtilement tentent d’orienter l’opinion de ceux-ci. Puisque collectivement les journalistes sont à peu près tous de la même teinte, les gens ne perçoivent pas la manipulation dont ils sont l’objet.
    Et on appelle ça une démocratie!
    Par ailleurs je vous recommande ce merveilleux article sur la démocratie, très édifiant dans le journal ‘The Economist’ dont voici le lien.
    http://www.economist.com/news/essays/21596796-democracy-was-most-successful-political-idea-20th-century-why-has-it-run-trouble-and-what-can-be-do

    • @jo Biwo:

      Merci de partager ce lien.
      J’ai lu le document et il est en effet très édifiant …

      Pierre

  4. Bon texte, tu as bien fait de tout expliquer. Ces gens en charge de la une ne peuvent prendre de commentaires? Ils étaient blessés les pauvres petits! Tu avais un très bon point leur « une » du Journal était régionaliste, divisive. Ils auraient du être assez mature pour l’accepter et capable d’y donner de l’importance pour la prochaine fois, c’était une critique constructive. ..et à la radio tu as le droit de paroles sans être controller par Québecor.Tu as le droit de peter une coche.

    Le PQ me fais peter des coches tout les jours. Voyons! C’est la vérité que tu exposes qui ne fait pas l’affaire chez Quebecor, c’est pour çela qu’ils t’ont remercié avant que tu tasses une bonne analyse sur la candidature de PKP. Il leur fallait une raison. Franchement!

    République de Bananes ce Cubac! Not being allowed to express yourself….Hmmm! Thin, thin skin!

    There will be bigger things coming to you! We love you!

  5. Moi personnellement quand je l’ai lu ton blogue avant toute la polémique, j’a trouvé que de dire que cette une là était pro-nationaliste, c’était trop tiré par les cheveux. Après tout, « 45% des francophones optent pour le Parti québécois » c’est une nouvelle importante dans le contexte d’un gouvernement « majoritaire ou minoritaire ». Le fait que le PQ est aussi haut était toute une nouvelle à la veille du déclenchement des élections.

    Je crois que tu brûlais d’envie de trouver un exemple provenant du Journal de Québec parce que C’EST VRAI que dernièrement les chroniqueurs ont changés et sont plus à gauche et nationalistes qu’avant.
    Il faut croire qu’après quelques années de chroniqueurs de droite, le journal a cru qu’il devrait essayer de rejoindre plus de québécois de diverses opinions. Je crois que le biais vient de celui qui fait les embauches plus que d’autre choses.

    Bref, je veux te dire que tu as faite une erreur. Mais c’est pas grave, on t’aime pareil et ton texte aujourd’hui est super, comme la pluspart d’ailleurs!

    En tout cas, si Martine Desjardins peut se faire élire, m’a assez être content de ne plus la lire dans le journal…

  6. Il est difficille de pas sauter une fuse avec le PQ. Je regardais St/phane B/dard ce soir avec Anne-Marie Dussault, pourtant de tendance Péquiste et c’en était désolant de le voir essayer de dire le contraire de ce qu’il avait dit sur un conflit d’intérêt sur un Libéral. C’était d’un ridicule consommé de dire que parce que maintenant, il y a un commissaire sur sur l’éthique, les mêmes circonstances ne s’appliquen plus aujourd’hui. Jamais vu un petit baveux comme cela. En général, ils sont tous détestables sauf Marceau je dirais.

  7. Bon texte madame Marcotte,

    Je ne vous lis pas depuis longtemps, mais je vais continuer à vous suivre. Une journaliste qui sait faire amende honorable, pour moi, çà a beaucoup plus d’impact et ça commande le respect. Pas facile, quand on se fait expliquer nos erreurs, de rectifier le tir! Je comprends mieux le sentiment de la UNE à vos propos, mais il n’en reste pas moins que le Journal de Québec a vraiment une tendance pronationaliste. On a droit à nos opinions, mais quand on regroupe une majorité de gens, qui ont tous la même opinion, dans différents types de média (journaux, télé, revues, blog) c’est là que la démocratie risque d’en prendre pour son rhume.

    Je reprends vos paroles : « je n’ai jamais considéré Quebecor mon employeur. Peut-être est-ce là ma faiblesse. » Votre texte aurait mérité un débat qui, somme toute, aurait probablement été très intéressant, pas un congédiement!

  8. J’apprécie votre courage, votre franchise et votre transparence madame Marcotte. Et je me sens plus libre de vous lire sur votre blogue personnel que sur celui du J de Q. Continuez, beaucoup de personnes vous aiment.

  9. La citation de M. Mnard est crite dans le plus pur charabia indigne dun journaliste: – contradictions – infrence – rhtorique boteuse – passage du coq lne – auto-rfrencement – dtournement de sujet Le tout, dans un « franais » lamentable

  10. Doit-on dire faute à demi avouée est à demi pardonnée ? Bel effort pour expliquer la controverse. Contrôler ses sautes d’humeur est essentiel en politique, même celle qu’on feint…

  11. Le fait de te justifier ainsi me laisse malheureusement croire que ce que je craignais est entrain de se produire. J’ai bien hâte de voir combien d’entre vous se tiendront debout devant le Grand Méchant Loup (PKP).

  12. Les journalistes professionnel du Quebec savent comment se comporter pour mettre du beurre sur leur pain.
    Ces cretins croient qu’ils font parti de l’élite alors que cette dernière les méprise profondément et de plus en plus de Québécois aussi méprise

  13. Demander à un blogueur de respecter des soi-disant règles journalistiques, c’est l’équivalent de tuer le blogue.

    C’est de dénaturer le blogue que de le soumettre à des règles journalistiques au même titre qu’un éditorial.

    L’idée du blogue est justement cet espace de liberté dans le style et le contenu ainsi qu’au niveau des auteurs qui lui donnent vie.

    Les journaux, voyant la menace que le blogue représentait, se l’ont approprié sans oublier de le dégriffer.

    Je ne nie pas le droit qu’a le journal d’imposer à tous ceux qui y écrivent, les règles qu’il pense nécessaire pour l’image et la bonne marche de l’entreprises . Toutefois, ils ne me feront pas pleurer sur leur grande ouverture dont Mme Marcotte aurait abusé.

    Leur grande diversité à droite s’est bien effritée depuis leur dernier lock-out au JdeM. Chacun de ceux qui sont largués étant remplacés systématiquement par un gauchiste nationaliste.

    J’entends bien les raisons alléguées du congédiement, toutefois je les trouve nettement insuffisantes.

    En passant, même sous la torture, et ce, même si c’était vrai, AUCUN journal n’admettrait qu’il a congédié quelqu’un à cause de ses opinions. Alors, compte tenu de cela, je trouve que la lettre de M Turbide pèche par excès de banalité, voire d’insignifiance.

    En tout cas, Mme Marcotte n’a jamais écrit un texte aussi plate que celui de M Turbide.

  14. PKP est très puissant au Québec.. Le silence assourdissant qui a suivi la nouvelle de sa séparation en dit long. La nouvelle n’a vécu que quelques heures.

    Et voilà que PKP juge maintenant le temps d’en parler.. Et voilà aussi que le nom de sa nouvelle flamme circule..

    J’ai entendu l’analyste politique Robert Décarie dire que votre congédiement sert d’avertissement. Que les chroniqueurs se le tiennent pour dit.

    J’étais abonnée au JDQ depuis sa création. Eh! bien le biais nationaliste de plus en plus évident m’a fait canceller mon abonnement il y a près d’un an..

    Et depuis l’annonce du saut en politique de PKP faite dimanche, je n’écoute plus TVA, ni ne vais sur leurs sites Internet. C’est fini!

    Vous n’aviez pas à vous excuser une deuxième fois.. Mathieu Turbide joue la vierge offensée comme l’aurait fait Jean-Jacques Samson qui selon Jeff Fillion se serait dit insulté que l’on ait pu mettre en doute sa rigueur journalistique..

    Maintenant je considère que les seuls chroniqueurs qui peuvent se permettre l’objectivité ne doivent d’aucune façon être liés à Quebecor.

    Les autres pour moi ils n’existent plus.

    On verra le 7 avril.. Mais je pense que plusieurs s’apprêtent à protéger leurs arrières. Quelle devise le pays de PKP adopterait-il? Il créerait sa propre monnaie québécoise?

    Après l’exode des jeunes, l’exode des capitaux, peut-être?.. .

    .

    • Jean-Jacques Samson qui selon Jeff Fillion se serait dit insulté que l’on ait pu mettre en doute sa rigueur journalistique…
      Nous apprenons aujourd’hui que selon influence communication le poids médiatique de Pauline Marois serait de 27% celui de Phillipe Couillard serait de d’a peine 20% et celui du chef de la CAQ serait de 15%.
      MAIS CA DANS TA PIPE J,JACQUES SAMSON PIS TA GANG DE JOURNALEUX.

  15. Avons nous a l’assemblée nationale des rosicruciens, des membres de l’opus dei ou des franc-maçon jamais un journaliste n’a poser cette question aux politiciens qu’ils côtoient pourtant il y a une loge maçonnique dans le vieux Quebec elle doit bien servir a quelque chose et a certaines personnes. je trouve cette question fort légitime car ces organisation conditionne la pensée philosophique de leur membres.

    • Ce sont surtout les f-m qui sont infiltrés dans le gouvernement à commencer par la première dame de cette province. En sourdine, ils influencent beaucoup plus qu’on le pense: la charte laïque intégriste en est un bon exemple.

  16. Dans le fond, il n’y a pas de liberté d’expression. Il y a liberté si c’est dans la même ligne que le journal et trompons-nous pas le Journal de Québec, le Journal de Montréal, TVA et LCN sont devenus gauchistes. Il faut que tu aies la même idée. Pourquoi tu n’es plus invitée à franchement Martineau? Parce que tu n’es pas pour la charte mur-à-mur. Comme ce n’est pas permis d’avoir une idée autre que la leur, ils ne t’invitent plus. À part toi, il n’y a plus grand monde qui parle pour nous et lorsqu’on le fait, on la tasse. Ne lâche pas Joanne parce qu’on a besoin de toi.

  17. Bonjour, j’étais déjà abonné Facebook mais plus je vous lis plus je vous apprécié ainsibque la qualité des intetventions des internautes… Jusqu’à la très élevée intervention de John… Comme quoi le PQ fait une très bonne job de nivellement pars le bas… Et ça donne des commentaires de gogoches frustrés de la vie qui vit probablement au clochette notre gouvernement… A Toronto, ils ont leur maire, à Québec, on a notre bon maire Labeaume…la 3e voie au Québec novembre plus viable… Je crois que pour faire un contrepoids réel et significatif…Caq et Plq devrait se ‘coaliser’ à l’insu du PQ au lendemain des elections comme en Angleterre…Cela pourrait durer un seul mandat et nous aurions une sorte de parti travailliste qui gère pour le peuple travailleur classe moyenne silencieuse qui ne se reconnait plus dans la gauche caviar qui protège Bs et écoles!!! Et corrompue au-delà de tout bon sens.

    • J’ai eu la même idée que la vôtre dernièrement et je l’ai soumis à un candidat CAQ que je connais mais il ne l’a pas beaucoup apprécié. Si jamais le PQ sort minoritaire, je crois que ce serait la meilleure stratégie (coalition CAQ-PLQ) pour gouverner le Québec sainement et à l’abri d’un référendum.

  18. Quelques réflexions sur votre texte et une petite suggestion de lecture (on en sait jamais assez sur l’économie…)

    «Je crois sincèrement que la teneur du Journal des dernières années a changé d’axe. L’axe gauche-droite d’il y a 2 ou 3 ans a fait place à l’axe identitaire»

    Ce n’est pas le Journal qui a changé d’axe, c’est l’actualité: imaginez-vous donc que le PQ est au pouvoir depuis septembre 2012, normal que la question identitaire fasse davantage les manchettes !

    « Mes réflexes ne sont pas de vérifier comment mes opinions seront reçues de la part de celui qui hébergerait mon blogue.»

    Faudrait surtout développer le réflexe d’étoffer ou d’appuyer vos opinions sur un minimum de faits si vous souhaitez œuvrer hors Radio X…

    «D’ailleurs, je n’ai jamais considéré Quebecor mon employeur»

    Étiez-vous rémunérée ? Si oui, Quebecor était votre employeur.

    «En clair, le fond de l’histoire, c’est que le Journal n’a pas retiré mon blogue parce que j’ai des opinions politiques divergentes. Il l’a retiré parce qu’il a jugé que je manquais de loyauté.»

    Saviez-vous que les enseignants (syndiqués) du primaire et du secondaire peuvent être congédiés pour ‘manque de loyauté’ s’ils critiquent ou dénoncent publiquement les écarts de leur employeur (commission scolaire) ? C’est l’un des aspects de leur devoir de réserve qui est une limitation de leur liberté d’expression (et oui, la liberté d’expression est limitée chez les employés de la fonction publique; et oui, des syndiqués peuvent être congédiés).

    ***

    PS Suggestion de lecture:  »Economix: La première histoire de l’économie en BD » de Michael Goodwin. Un super ouvrage écrit simplement et avec humour, c’est certain que vous allez en apprendre beaucoup sur l’économie. Vous n’avez pas idée à quel point je vous le recommande !

  19. Muselée deviendrez-vous???, non svp il ne le faut pas. Malheureusement malgré ce que vous dites pour ma part je pense que rien n’est laissé au hasard en politique. Après tout les gens de pouvoir veulent toujours plus de pouvoir et pour eux la fin justifie les moyens.

  20. Just adding my voice to the others here. Thank you for your work at RLQ & for the topics you aren’t afraid to broach … even if you sometimes « pete une coche ».

  21. Vous êtes pro capitaliste et pro liberté… Pourquoi se plaindre contre un employeur qui ne voulais plus de vous. Il est dans son droit.

    • Il est plutôt conséquent son commentaire, en fait, c’est Marcotte qui dit plutôt n’importe quoi… Aucune expertise, mais elle connait tout. C’est beau la magie…. 😉

  22. Madame Marcotte,

    Bravo pour votre courage, votre texte semble indiquer que vous n’avez pas eu le choix de faire des excuses afin de clore le dossier… Effectivement le bruit court que la candidate a la mairie de montreal est la nouvelle flamme du candidat PQ de St. Jerome, mais est-ce vrai? Si oui, alors la theorie que PKP invisible dailleurs depuis deux jours ne cherche somme toute qu’a nuire au PQ va prendre de l’ampleur… puisque comment peut-on\il imaginer que les revenus de ses entreprises dans le reste du Canada ne vont pas souffrir de sa candidature? Tout est bien mysterieux…

  23. Bonjour Mme Marcotte. J’aime assez souvent vos commentaires. Je ne suis pas toujours d’accord avec vos opinions. J’aime le fait que vous puissiez faire valoir vos propos qui sont plus à droite que la moyenne des ours. Mais, de grâce, ne jouez pas à la victime. Vous avez mordu une parti de la main qui, disons, vous permettais en partie de vous nourrir. Aussi, en situation de libre marché, lequel vous défendez, le Journal est totalement libre de vous garder ou de se départir de vous. S’il juge que vos interventions sont non-rentables pour leur entreprise, il peut vous congédier. Et c’est ce qu’il a fait. C’est le libre marché. Si vous étiez la blogueuse la plus lue auxquels des dizaines d’annonceurs voudraient s’associer, ils vous aurait probablement gardé. C’est ironique de croire que le syndicat aurait pu vous protéger ici… Ceci dit, bonne chance pour la suite des choses.

  24. Je trouve plutôt qu’il s’agit d’une excellente nouvelle! Vous disiez n’importe quoi avec une apparence de sagesse, aucune justification, jamais d’études…. Votre formation en informatique, dont vous n’êtes pas vraiment experte d’ailleurs, ne vous a jamais permis de prendre parole sur tout et rien. Imaginez, vous étiez médiocre dans votre domaine et vous veniez nous jouer la moraliste sur des domaines vous dépassant encore plus, ce n’est pas peu dire. Bref, je suis bien content. Je n’ai jamais compris pourquoi l’on vous avait offert une tribune par ailleurs…. il y avait vraiment un trou à bouché… visiblement.

  25. Alors que vous croyez travailler pour le bien du Québec, vous lui portez un préjudice considérable. Le jour où vous accepterez que cela est la vérité, il sera beaucoup, beaucoup trop tard!

  26. Une phrase du texte de M. Turbide m’a fait grincé des dents : « Non seulement ces allégations sont fausses, mais elles les a écrites sans aucun effort journalistique ». A ce que je sache, un blogue n’est pas une nouvelle. Un blogueur n’est pas un journaliste. Un blogue est un endroit pour des idées, opinions, et non pas la recherche de la vérité. Je comprends le point de Mme Marcotte qui ne se sent pas « employée » de Quebecor donc sans attache, mais certaines personnes se sont sentis attaquées par le commentaire sur la UNE et parfois la vengeance personnelle en mène large. Je crois effectivement que les responsables des blogues ont senti une manque de loyauté de Mme Marcotte envers Quebecor/le Journal, mais il faut comprendre que les blogueurs sont tous ou presque des travailleurs autonomes, et que leur blogue n’est qu’une petite partie de leur rénumération.

  27. Pingback: Un p’tit mot avant de quitter 2014 | Le blogue de Joanne Marcotte

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