Départ de Madame Marois: La fin d’un grand chapitre

J’ai écouté en direct tout le point de presse de Madame Marois aujourd’hui. Elle a tenu à faire un bilan des réalisations de son parti, à offrir quelques consignes à son successeur et à confier aux Québécois qu’un de ses désirs, lorsqu’elle était une jeune femme, était de changer le monde. Les résultats de son action ne sont peut-être pas aussi bénéfiques qu’elle le croit, mais Pauline Marois aura effectivement imprimé sa marque sur plusieurs politiques publiques québécoises: en santé et en éducation, plus particulièrement.

Et puis, en l’écoutant livrer son message rempli d’émotions, je ne pouvais pas ne pas me dire, ni souhaiter, que j’assistais à un événement marquant. Une espèce de temps d’arrêt à un feu rouge. En fait, non seulement une page a été tournée aujourd’hui; c’est peut-être tout un chapitre qui prend fin.

Le chapitre où l’on pouvait faire reposer sur l’État la responsabilité entière d’assurer la prospérité, l’équité, la générosité, et la justice sociale. Il était aisé, il y a 30 ans, de quémander des travailleurs une petite part du fruit de leur travail pour en faire la redistribution. Quand la moitié du monde n’a pas 30 ans, il est aisé de faire rêver, de construire du neuf, de verser dans une réingénierie sociale à l’image des révolutionnaires tranquilles.

Madame Marois et la génération des Parizeau, Bouchard et Landry ont contribué à cela. De même que tous les gouvernements libéraux jusqu’ici. En ce sens, elle a été privilégiée de vivre à une époque où la loi des nombres et où une démographie en pleine croissance permettaient de telles ambitions.

Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, on ramasse les pots: une dette, des déficits migratoires, des infrastructures en désuétude et des services essentiels rationnés.

Avec le départ de Madame Marois, le Québec est-il sur le point de vivre un changement de garde générationnel? Vivons-nous, avec le départ d’une des représentantes d’une époque où on ne comptait pas la dépense, la fin d’un chapitre? Une fin de cycle, peut-être?

Une chose est sûre. C’est que les recettes d’une époque où Madame Marois était une jeune fille ne sont guère applicables aujourd’hui. De toute évidence, il va falloir accepter de faire mieux et espérer que cette fois-ci, les résultats y seront.

15 réflexions sur “Départ de Madame Marois: La fin d’un grand chapitre

  1. Ah! Vous autres les filles, vous êtes bien trop émotives. Le coeur me lève juste à lire le nom de maroi …. j’en reviens pas de l’avoir écris … .

  2. Elle etais émotive la madame elle pleurais et moi je pleure a toutes les 2 semaines quand je regarde mon talon de paye et c est beaucoup a cause des gens de cette race

    Tres contant qu elle leves les feutres

  3. Ce sont peut être les mentalités politique qu’il faudrait changer je crois pour avoir de vrais changements mais je crois aussi que ce n’est pas les vieux partis qui vont faire ces changements et surtout pas le plq,peut être même pas la caq encore moins qs.Moi aussi je ne pleure pas de voir partir une des responsables de l’endettement général dont le Québec est affligé qui me vole 6 mois par année ma paye avant que je commence à travailler pour moi même.

  4. Les québécois au final avec le temps ne retiendront de la petite histoire politique du Québec , que la cuisante défaite de cette femme laquelle s’affichant d’une richesse ostentatoire et douteuse, visa un règne de première ministre qui ne dura à peine que 18 mois.

  5. Excellent texte, Joanne, où la civilité cohabite avec la lucidité. Ce qui vous distingue de certains de vos commentateurs, à commencer par le premier. Merci de maintenir ce blogue à un haut niveau de qualité et de classe

  6. Malgré que je ne suis pas souverainiste, j’avais de la compassion pour cette femme hier. Elle a travaillé 30 ans pour que son rêve se réalise et elle a subi une cuisante défaite le 7 avril. La défaite, je crois était non seulement du au fait qu’on ne veut pas de référendum, mais aussi de l’écoeurantite aigue de tout ce qui est identitaire. Pour moi le PQ ne parle pas au nom de tous les Québécois. Le PQ parle seulement au nom des Francophones de souche. En reléguant les autres: les anglophones, les allophones et les immigrés dans un groupe à part, soit le eux, elle ne réalisait pas qu’elle fragilisait son option identitaire et son projet de pays. Je suis contente d’avoir un gouvernement pour 4 ans qui ne fera pas de différence entre le nous et le eux. On a un gouvernement qui nous considère tous comme des Québécois, même si on est anglophone.

    • Bonjour, Je suis d’accord avec Anne à la distinction que je trouve que le PQ ne parle pas au nom de tout les francophones « de souche » mais au nom des séparatistes. Je suis francophone de naissance et jamais je ne m’y suis retrouvé dans le discours péquiste.

  7. « C’est que les recettes d’une époque où Madame Marois était une jeune fille ne sont guère applicables aujourd’hui. »

    La religion essayait de nous imposer une charte des valeurs à ce moment-là aussi et ça n’a pas plus marché qu’avec celle de Madame Marois. On a évité l’enfer tout de même alors je ne vois pas pourquoi je serais peiné de son départ ou je ferais semblant de l’être.

  8. @Franco Fun. C’est bon de savoir qu’il y avait aussi des Francophones dans le eux. Maintenant il faut espérer que nous sommes tous des Québécois et qu’on ne fera pas de distinctions entre nous tous.

    • Je suis dans la même situation. Je suis Francophone et Québecoise et en plus encienne fonctionnaire fédéral, j’avais l’impression d’être un intrus parce que je ne croyais pas à la séparation du Québec. Je suis de l’outaouais et je pensais que c’était une des raisons pourquoi je ne me sentais pas inclus.

  9. Je suis dans la même situation que Franco Fun. Je suis de souche et pourtant je ne me suis jamais senti interpellé par ce gros « NOUS » identitaire bien mesquin.
    Dans mon Québec à moi, l’identitaire n’occupe pas une très grande place.

  10. Fin de cycle…J’ai bien peur que non..

    Lire Lysiane Gagnon . « PKP, futur chef du PQ? »… Les Cariboux de la Fondation Lionel Groulx n’ont pas làché prise, loin de là..

    Les attaques contre le multiculturalisme ont repris de plus belle… Bock Côté, Martineau, Béland et ce matin PKP dans la Presse, dans le Devoir mais surtout pas dans les journaux de Québecor… continuent à nous prendre pour des imbéciles..

    Et les révélations sur le PLQ les réjouissent.. dans l’espoir d’une destitution de ce gouvernement peut-être?

    Ils oublient les deux dernières semaines de la campagne et les enquêtes d’Alain Gravel qui révélaient le présumé paradis fiscal de l’Ile de Jersey mais aussi l’usage de prête-noms par le PQ.. vengeance, dans ce dernier cas, se scandalisaient les journalistes partisans.

    Tout cela pour dire, attention à l’arroseur arrosé… aujourd’hui la question pertinente qui se pose est « Que savait Jean Charest »? mais qui sait si dans une semaine ou deux la question pertinente à se poser ne sera pas « Que savait Pauline Marois et le PQ? »

    Malheureusement je ne crois pas que nous soyons en fin de cycle..

    Quel est l’avenir politique de celui que le Nouvel Observateur décrit comme le « joker bronzé aux yeux bleus et au sourire Colgate » et que Pauline Marois « avait tiré de sa manche »?

    Sèche tes larmes Pauline …. de crocodile peut-être… Il ne faut pas sousestimer la pugnacité de ces Cariboux.

    Ceux qui croyaient en une accalmie de quatre ans du climat de chicane rêvaient en couleur…

  11. « Les résultats de son action ne sont peut-être pas aussi bénéfiques qu’elle le croit, mais Pauline Marois aura effectivement imprimé sa marque sur plusieurs politiques publiques québécoises: en santé et en éducation, plus particulièrement. »

    Le plus remarquable de Pauline Marois est sans doute comment elle a haussé la pauvreté et la misère des travailleurs et contribuables du Québec.

    Par l’invention d’un impôt médicament obligatoire. Plus de 40% des contribuables en bonne santé, paient aujourd’hui un impôt à leur corps défendant, pour un avantage dont ils n’ont pas besoin.

    Par l’invention d’un impôt parental obligatoire. Plus de 2,4 millions de contribuables personnes seules et couples sans enfants, paient un impôt de l’aide sociale dont ils ne pourront jamais bénéficier leur vie durant.

    Par l’invention des CPE étatisées et syndiqués, qui ont fait passer les couts des services de gardes de 17 $ par jour par enfant à quelque 89 $ par jour par enfants. Soit, un hausse de 405 %. Assurant ainsi, que 25 millions de ces couts iront choir dans coffres de la CSN, chaque année.

    Que dire du budget Marois /Marceau de décembre 2012 ?…
    Qui a maintenu la hausse des tarifs d’électricité. Qui a haussé ma TSB, taxe santé bachand, de 200 $ à 800 $. Qui a haussé mes impôts sur les revenus du travail de 2,240 $, au delà des revenus de 130,000 $ et plus.

    Que dire de Pauline Marois ?… Une alliée des oligarques socialistes, syndicats multi millionnaires du Québec.

    Bon débarras !…

    CH

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