Quotas pour les femmes en politique?

Les résultats de l’élection du 7 avril dernier comptent 27% de femmes (plutôt que le 33% d’avant l’élection), 34 sur 125 élus.

Le Conseil du statut de la femme (CSF) n’est pas content. La solution? Légiférer. Faire une loi. Obliger les partis politiques à recruter des femmes comme candidates. Leur donner des subventions lorsqu’ils atteignent leurs quotas; les punir lorsqu’ils n’y arrivent pas.

«À un moment donné, s’il n’y a rien qui marche, c’est sûr que les grands moyens (les réformes législatives) sont la solution ultime pour faire changer les choses», a déclaré sa présidente, Julie Miville-Dechêne. »La Presse

Je ne suis pas d’accord.

Je vis dans un pays où les meilleurs chroniqueurs politiques (à mon goût) sont… des femmes: Chantal Hébert, Denise Bombardier, Lise Ravary, Lysiane Gagnon. Où on retrouve Sophie Thibault, Anne-Marie Dussault, Marie-France Bazzo, Isabelle Maréchal et Céline Galipeau à la tête d’émissions d’affaires publiques.

N’avez-vous pas remarqué le nombre de femmes journalistes présentes à la télévision? De jeunes femmes à TVA notamment. Certes, il y a eu le « Club des 5 », un espèce de « Boys Club » à LCN durant la période des élections (Larocque, Lapierre, Dumont, Valois, Luc Lavoie), mais les filles étaient au front avec les partis politiques et elles faisaient un sacré bon boulot.

Et bien franchement, voir arriver des nouvelles chroniqueuses dans le seul but de remplir un quota, c’est un peu, comment dirais-je, abaissant non? Surtout lorsqu’il y a plus compétent, plus cultivé et plus talentueux, homme ou femme.

Dans le monde des affaires? On a Françoise Bertrand à la tête de la FCCQ, Monique Leroux à la tête du mouvement Desjardins, Christiane Germain, co-présidente du Groupe Germain, et j’en passe.

En voulez-vous d’autres, femmes influentes? Julie Snyder, Julie Payette, Véronique Cloutier, Céline Dion, Fabienne Larouche, Denise Robert. À la tête de la Commission d’enquête sur l’industrie de la construction? Une femme, la juge Charbonneau, France de son prénom.

Y a-t-il des univers que les filles hésitent encore à choisir? Probable. Mais honnêtement, il en reste de moins en moins. En 2006, les recteurs des universités québécoises rapportent que « les femmes constituent 57,7 % des effectifs totaux et représentent 58, 8 % des inscriptions au premier cycle, 55, 6 % au deuxième cycle et 47,8 % au troisième cycle. »

Nous avons, nous Québécois, l’incroyable privilège de voir nos jeunes filles choisir. Choisir leur formation académique, choisir leur carrière, choisir comment elles concilieront leur travail et leur famille. Nos filles sont fortes, éduquées, brillantes, et elles ne donnent pas leur place.

Je ne suis pas inquiète. À vrai dire, je le suis plus pour les hommes, le jour où elles choisiront davantage d’oeuvrer en politique active. Cela dit, les femmes sont déjà en politique: dans les cabinets, en communication, dans les associations de comtés.

Non, ce qui m’inquiète davantage, moi, c’est lorsque je lis sur le site du Secrétariat à la condition féminine du gouvernement du Québec un paragraphe qui se lit comme suit:

S’inscrivant dans la poursuite de ce premier plan d’action, le Plan d’action gouvernemental pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2011-2015 document .pdf  est également accompagné de crédits de plus de 34 M$. Ce dernier prévoit 102 actions, de 26 ministères et organismes gouvernementaux, visant à faire progresser l’égalité des sexes dans plusieurs sphères de la vie courante. La mise en œuvre de ce plan est estimée à au moins 290 M$ pour les quatre prochaines années, incluant les crédits additionnels et les investissements qui s’inscrivent dans le cadre des budgets réguliers des ministères et organismes.

Ça, ça m’inquiète. La nouvelle ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, hésiterait à légiférer en matière de parité homme-femme en politique, selon le Devoir et La Presse. Elle ne devrait hésiter d’aucune façon. On a d’autres priorités.

Pour le reste, je fais totalement confiance aux femmes et à l’exercice de leur liberté de choix.

23 réflexions sur “Quotas pour les femmes en politique?

  1. Bientôt des quotas pour les nains, les aveugles, les culs-de-jatte, les blonds, les minorités visibles, les homosexuels, les travestis, les trans-sexuels, etc…

    C’est le problème de la généralisation du politiquement correct, ou l’on a remplacé le citoyen, dans le sens le plus large, celui du politis, a la grecque, la gestion de la cité, par les clientèles électorales, une marchandisation du débât public.

    Aussi énervant que les thèses de sciences sociales, psychologie, littérature, a l’UQAM qui doivent être neutres, il existe un comité de re-lecture…), pas d’utilisation du féminin ou du masculin ou les conneries de ce genre qui rendent les textes absurdes…(

    Nous sommes étonnéÉs (le double éÉ a la fin du mot est censé neutraliser le mode…a mourir…).

    Me tappe aussi sur le système, la féminisation ridicule des fonctions style;

    Directeure à la place de directrice…

    Madame la Ministre ( ministre est masculin, la forme correcte est Madame le Ministre). Je me suis lancé dans un débât une fois avec le juge, une femme, de la Cour Municipale de Montréal qui m’avait dit…On doit dire Madame la Juge, Monsieur…mauvaise pioche, elle a eu le droit à un cours de grammaire…

    Editeur..editeure..editrice non…?

    etc…

    Et effectivement il y a d’autres problèmes a régler si le gouvernement cherche je peux suggérer;

    S’ocupper des 15.000 agressions sexuelles par année au Québec dont sont victimes principalement les femmes québécoises.

    Se pencher sur la situation des femmes âgées, malades, solitaires, au Québec, qui sont les plus pauvres au Canada

    Après 6 mois de débâts absurdes sur l’égalité hommes-femmes…

    • La personne qui dirige une ville, c’est le maire… femme ou homme. La mairesse, c’est la femme du maire… (Fallait pas le dire à M’ame Boucher, au risque de recevoir une claque en arriêre de la tête)

  2. Je suis abasourdi de voir que cette idée n’est pas ridiculisée immédiatement… et que notre élite québécoise discute de cela ouvertement… Ce n’est pas justement discriminatoire que de favoriser les femmes? Si aucune loi sexiste n’existe en ce sens, n’est-ce pas parce que l’égalité hommes-femmes est déjà atteinte? Si je trouve que les jeunes sont sous-représentés, dois-je demander la parité jeune-vieux? Ou si les élus sont plus grands que la moyenne, dois-je demander la parité grand/petit?

    C’est un vrai cirque tout ça et la seule chose que je vois là, c’est une complexe d’infériorité de la part des femmes qui font cette demande en sous-entendant qu’elles sont défavorisées de nature… Pour moi, c’est ça du sexisme!

  3. Incroyable!!!

    Tant qu’à y être, pourquoi pas un quota de gays? De lesbiennes? De transsexuels (e)? De Noirs? De bis?

    N’importe quoi.

    De plus, je me demande bien comment réagirait celle qui a été imposée par le dit quota et non par ses compétences…

    En ces temps de compression budgétaire, le CSF est un organisme caduque et devrait tout simplement être aboli. Il n’a plus sa raison d’être.

  4. Julie Miville Deschesne. a une rémunération d’au moins $150,000 par années, en plus des pensions cumulées dans ses fonctions précédentes. Le CSF est désuet en 2014 et n’a plus de raisons d’exister. Gaspillage de fonds publics et c’est devenu un petit club sélect remplis de  »ma chère » dans les cocktails inutiles.

  5. Et pourquoi pas les minorités visibles, les handicapés, les adolescents, les syndicalistes, les petites personnes, etc.. Peu importe les capacités, les talents ou l’engagement.

  6. Je ne suis pas d’accord non plus avec l’opinion de Mme Julie Miville-Dechêne. Les femmes doivent rester libre de choisir ce qu’elles veulent faire dans la vie. On doit rester libre aussi d’engager dans une compagnie selon la compétence et l’expérience. On ne doit pas choisir selon le genre, la couleur ou même la langue. On emploie quelqu’un selon l’expérience et la compétence.

    Tu as raison Joanne en disant que nous avons des femmes influentes au Québec. On peut rajouter aussi Mme Diane Lemieux qui est à la tête de la Commission de la Construction du Québec. Tu t’es également oubliée parmi l’une des meilleures chroniqueuses politiques. Rendons à Caesar ce qui appartient à Caesar.

    • Entièrement d’accord avec vous Anne. La compétence devrait toujours être ce qui compte et non le sex, la couleur, etc.

      Bravo Joanne pour ta chronique.

    • «On ne doit pas choisir selon le genre, la couleur ou même la langue.»

      Même la langue dites-vous??? Vous voulez qu’on se retrouve dans la cour du roi Pétaud!!!

  7. Il est temps qu’on pense a abolir le conseil du statut de la femme. On brûle de l’argent là les amis.

  8. Frederick vous avez raison. Fates le calcul des étudiants qui sortent des universités et vous comprendrez rapidement que l’avenir est a la femme. Si elles décident de ne pas faire de politique c’est leur droit. Devrions nous leur donner une prime spéciale pour qu’elles se lancent en politique?NON. Laissez donc les gens faire ce qui leur fait plaisir. La preuve dans certains domaine, les femmes sont en majorité. Demandons que le gouvernement l forme le conseil du statut de l’homme,c’est nécessaire maintenant.C.S.DE H. IL EST URGENT POUR LE DÉVELOPPEMENT DES JEUNES QUI NE FINISSENT MEME PAS LEUR SECONDAIRE 5.

  9. Et bien sûr il faudra bientôt s’assurer que dans la fonction publique il y ait autant d’infirmes de la jambe gauche que de la jambe droite!

    Que de pseudo-rectitude!

  10. Je crois préférable d’avoir des députés avec des couilles que sans. i.e. Mme. la ministre Thériault vs Bernant (débouté) Drainville.

  11. Monique Leroux une erreur pour le mouvement cooperatif desjardins. C’est plus un mouvement cooperatif, on se dirige vers le meme systeme que les banques. Pas sure qu’Alphonse et son épouse jubile.

  12. Je me fous du sexe, ce que je veux à la tête de mon pays/ma province/ma ville/mon lieu de travail, ce sont des gens compétents qui font bien leur travail, point final!

  13. On parlera d’égalité hommes-femmes lorsqu’on acceptera autant d’hommes que de femmes dans les facultés de médecine, d’éducation, etc. Le nombre de femmes s’élève à 60% dans les universités. Elles ont pris d’assault le secteur public. Inutile même de songer à entrer au gouvernement si on est un homme blanc. Toutefois, ce problème ne se limite pas au Québec. J’ai travaillé au gouvernement fédéral à Ottawa pendant plus de 30 ans et j’ai constaté l’élimination graduelle des hommes blancs sans handicap. J’ai participé à des processus de sélection où des hommes blancs fort qualifiés étaient mis de côté au bénéfice de noires aux compétences ordinaires.

    On parlera d’égalité hommes-femmes lorsque la publicité anti-hommes à la télé aura été bannie, ainsi que l’image négative des hommes dans les téléromans. Quelle impression laisse-t-on aux enfants de voir un père de famille qui agit comme un bouffon sans intelligence? Quel modèles masculins y a-t-il aujourd’hui pour les jeunes? L’homme-chat Whiskas? Cela ne peut pas être sain pour une société. Voilà l’héritage des Lise Payette et autres Françoise David, que je déteste royalement, et qui pensent parler aux noms de toutes les femmes.

    Il faut abolir au plus vite la Condition féminine et autres organismes qui vivent des deniers publics. Il y a belle lurette que la pseudo égalité hommes-femmes a atteint ses buts en Occident. Nos écoles sont devenues des dictatures féministes qui féminisent les petits garçons. Il faut engager des enseignants masculins et revenir aux écoles séparées. Ces féministes extrémistes sont-elles au courant qu’il y a un sérieux problème de décrochage scolaire chez les garçons et de suicide chez les hommes?

    Les hommes doivent se réveiller. Beaucoup de femmes (moi y compris) n’adhèrent pas à ce féminisme revanchard et improductif d’une autre époque. Nous voulons que nos maris et nos fils puissent avoir eux aussi de bonnes perspectives d’emploi.

    Pas assez de femmes en politique? S’il n’y en a pas assez, c’est que cela ne les intéresse pas. Cela ne les intéresse pas non plus de joindre l’armée et d’aller se faire tuer, ou bien d’aller travailler sur de la machinerie lourde dans une mine au milieu de nulle part, avec la compagnie de maringouins 24 heures sur 24.

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