Santé: Le « boss » Barrette

Avertissement: Ce texte ne porte pas sur les raisons pour lesquelles le PQ a perdu l’élection. Tentative ici de parler des « vraies affaires ». #sarcasme

Le nouveau ministre de la santé, Gaétan Barrette, a rencontré vendredi les patrons des établissements de santé et il leur a dit à peu près ceci: « C’est moi le boss et vous allez devoir suivre. Sinon, il y aura des conséquences et des sanctions. »

L’ancien président de la Fédération des médecins spécialistes connaît le système de santé du Québec et il a une idée de ce qu’il faut faire pour améliorer son efficacité. Comme Réjean Hébert avant lui. Et Bolduc. Et Couillard. Et François Legault, Pauline Marois, Jean Rochon, etc. Vous comprenez l’idée?

Avec le temps, les raisons qu’on a successivement évoquées pour expliquer la sous-performance de notre système de santé public ont été nombreuses. Récapitulons.

1. LE MANQUE DE MÉDECINS ET D’INFIRMIÈRES

La raison la plus souvent évoquée est assurément le manque de médecins. En 1997, après avoir forcé à la retraite 1500 médecins et 4000 infirmières pour atteindre le déficit zéro, le gouvernement de Lucien Bouchard et la ministre de la santé d’alors, Pauline Marois, envoient des gens atteints de cancer se faire soigner aux États-Unis. Dure période.

Depuis ce temps, on a néanmoins formé plus de médecins et de nouvelles infirmières. Selon une étude réalisée par l’Institut canadien de l’information en santé (ICIS), le Québec a même l’un des ratios de médecins par habitant les plus élevés au Canada… Avez-vous vu une amélioration?

Aujourd’hui, on dit même qu’il y aurait suffisamment de médecins. Qu’il suffirait de mieux organiser le travail et de déléguer certaines tâches à des infirmières-praticiennes ou aux pharmaciens. La réalité? Très peu d’infirmières-praticiennes au Québec comparativement à l’Ontario. Voyez ici pourquoi. En gros, le Collège des médecins y serait pour beaucoup…

Et pour ce qui est des nouveaux pouvoirs accordés aux pharmaciens, un projet de loi a bel et bien été voté… en décembre 2011. Depuis ce temps, le gouvernement, les médecins et les pharmaciens s’obstinent sur une question fondamentale: qui va payer pour ces nouveaux services? Le gouvernement, cassé comme un clou, n’a plus d’argent pour des soins supposément universels et gratuits. Et puis, soyons francs. Les médecins omnipraticiens n’ont jamais été chauds à l’idée de déléguer des pouvoirs aux pharmaciens. Plus encore, les médecins saisissent la balle au bond pour demander, eux aussi, d’être payés davantage! Cul-de-sac total donc.

Cela dit, le Canada se classe 26e sur 34 pays de l’OCDE avec seulement 2,4 médecins pour 1000 habitants. La Suisse et la France, eux, en ont presque le double, soit 4 médecins pour 1000 habitants en France et en Suisse, là où on dit n’y avoir aucune attente pour voir un médecin.

La solution serait-elle d’augmenter encore plus le nombre de médecins? D’accord, mais qui va payer? Pourrait-on permettre aux spécialistes d’en faire davantage dans le privé après avoir fait un minimum d’heures dans le public? Pourquoi ne pas permettre à des gens de payer de leurs poches s’ils le désirent? Chut! La mixité de la pratique médicale semble encore être un tabou…

2. UN MANQUE D’ARGENT

Une autre raison pour expliquer la sous-performance du système de santé public québécois? Le manque de ressources financières. Et pourtant…

Entre 2003 et 2013, le budget du Ministère de la santé et des services sociaux est passé de 19,1 milliards $ à 31,3 milliards $, de 41,7% à 49,1% des dépenses de programmes. Vous avez vu une différence dans l’accessibilité à un médecin de famille? Dans les temps d’attente aux urgences?

Cerise sur le sundae: on apprend par ailleurs, que les médecins, bien que payés plus, font moins d’actes médicaux. Pas pire celle-là, non? Selon la Régie de l’assurance maladie du Québec, « le nombre d’actes médicaux a légèrement progressé de 1,8% entre 2008 et 2014 pour les omnipraticiens, alors qu’il a diminué de 4,7% pour les médecins spécialistes…

Réactions des Fédérations d’omnis et de spécialistes? Les jeunes médecins travaillent trop dans les hôpitaux, les cas sont plus lourds, les plateaux techniques et salles d’opération ne sont pas disponibles. Peut-être bien, mais peut-être faudrait-il réaliser que la population n’en a jusqu’aux oreilles d’entendre les complaintes. Comment se fait-il qu’après toutes ces années, avec plus de médecins, avec plus d’argent, on arrive pas à faire mieux?

3. TROP D’ACCRÉDITATIONS SYNDICALES

Troisième explication: Il y avait trop d’unités syndicales dans un même établissement. Couillard a réglé ça. Plus que 4 syndicats dans un établissement maintenant. Vous avez remarqué une amélioration? Moins de temps d’attente dans les urgences?

En fait, pour être honnête, il faudrait se réjouir. « L’attente moyenne dans les urgences de Montréal a baissé d’une heure cette année », selon Le Journal. Youppi! On attend maintenant 19,5 heures plutôt que 20,5 heures. Encore plus fou, l’objectif fixé par l’Agence de santé de Montréal est de 16 heures d’attente sur civière. 16 heures!!! C’est-ti pas beau ça? Et on ne s’en indigne pas plus qu’il faut.

4. L’ORGANISATION DE LA PREMIÈRE LIGNE

De tous les rapports qui ont été produits au Québec portant sur le système de santé public québécois, le problème le plus fréquemment dénoncé est le manque d’accessibilité à un médecin de famille.

Depuis ce temps, le gouvernement a investi des sommes importantes pour motiver les médecins à former des groupes de médecine familiale (GMF), à travailler en équipe avec d’autres professionnels. En échange d’argent (entre 400 000 $ et 500 000 $ par GMF), les GMF sont censés offrir plus de services, des heures d’ouverture prolongées, un suivi de patients, etc.

Vous avez remarqué une amélioration?

L’ex-ministre de la santé péquiste, Réjean Hébert, nous apprenait ceci en avril 2013:

«Il y a 43 % des Groupes de médecine familiale qui n’atteignent pas la cible des inscriptions et il y a 40 % des Groupes de médecine familiale qui n’ouvrent pas le soir et les fins de semaine. Ça va faire là! On paie pour ça!» a lancé le ministre de la Santé. – Le Devoir

Il avait bien raison. Le simple fait qu’on attende 20 heures à l’urgence devrait suffire à mesurer l’échec des cliniques de première ligne encore trop inaccessibles.

5. TROP DE LITS DE LONGUE DURÉE DANS LES HÔPITAUX

Une autre complainte souvent exprimée: il y a trop de lits de longue durée dans les hôpitaux – Les personnes âgées devraient être dans des centres de longue durée. Ça se comprend bien, non?

Seulement voilà. On apprend ces derniers jours que plusieurs résidences pour personnes âgées doivent fermer. Les nouvelles règles et normes de sécurité imposées par le Ministère sont trop coûteuses pour les propriétaires de résidence alors que ces mêmes propriétaires peuvent difficilement augmenter le prix des loyers. 6000 places de moins seulement cette année – La Presse

Coincés par deux ensembles de réglementations (celle du Ministère et celle de la Régie du logement), les propriétaires de résidences n’ont d’autre choix que de fermer et de forcer les personnes âgées à se relocaliser en d’autres lieux.

Vous voyez sûrement ce qui s’en vient, non? Peut-on penser qu’on préparait ici le terrain pour un nouveau programme d’assurance autonomie? Pire encore, il arrive quoi à ces personnes en perte d’autonomie?

Je ne veux pas en rajouter, mais selon la SCHL,

« 17,6% des personnes âgées de 75 ans et plus habitent en résidence. Si cette part de marché reste stable, il faut ouvrir 4000 places en résidence par an.»

Ça fait réfléchir, non? Vous croyez que le problème de l’occupation des lits d’hôpitaux par des personnes âgées va se résoudre bientôt, dites-moi?

6. LE FINANCEMENT DES HÔPITAUX

La plus récente solution magique pour régler le problème de financement du système de santé est celle qui consiste à revoir la façon dont sont financés les hôpitaux. Au lieu d’accorder à peu près les mêmes budgets aux mêmes hôpitaux (sur une base historique), on prône de payer les hôpitaux en fonction des services rendus.

Voir le patient comme un revenu et non pas comme une dépense. C’est le mantra des gens qui croient que cela suffira à augmenter la productivité des hôpitaux et à faire en sorte que les Québécois en auront pour leur argent.

Peut-être bien. Mais est-ce vraiment cela qui cause problème? Comment se fait-il qu’il y ait des hôpitaux au Québec où les infirmières sont heureuses, où l’organisation du travail est performante, où on puisse imaginer de nouvelles façons d’offrir les services? L’exemple du Jewish en est un bon. Et puis, il y en a d’autres que le personnel fuit comme la peste.

Comment se fait-il qu’on puisse, dans certains établissements, retenir les infirmières, leur offrir des plans de carrière, des quarts de travail intéressants alors que dans certans autres, c’est le bordel, le recours aux heures supplémentaires, l’instabilité des équipes de travail, les burnouts qui s’en suivent, etc.?

Les mots « convention collective » ne vous viennent pas à l’esprit? Pas même quelques secondes? L’expression « corporatisme médical ou professionnel » non plus? Moi si. S’il y a quelque chose qui revient dans les nombreux rapports sur le système de santé québécois, c’est bien celle de remarquer que le système est l’otage de plusieurs corporatismes professionnels, chacun à la défense de ses privilèges et droits acquis.

CONCLUSION SUR LES CONSTATS

Bref, après avoir augmenté le nombre de médecins, injecté des sommes astronomiques dans le système de santé public du Québec, réglé le nombre hallucinant d’unités syndicales dans les hôpitaux, formé et investi dans des GMFs, on attend toujours 20 heures à l’urgence.

Sérieusement, a-t-on bientôt fini de nous offrir que des excuses?

À suivre: Le mandat de Gaétan Barrette

16 réflexions sur “Santé: Le « boss » Barrette

  1. L’Éléphant dans la salle.

    Les nouveaux médecins sont à plus de 75% des femmes. On sélectionne strictement sur les notes, Il y a eu des articles là-dessus dont celui-ci:

    http://www.lactualite.com/sante-et-science/sante/il-faut-stopper-la-feminisation-de-la-medecine/

    écrit par une femme en passant.

    Les femmes travaillent moins d’heures et le mantra  »qualité de vie » revient souvent . Même avec les jeunes médecins hommes. J’ai des frères dans la profession médicale et ils me disent que:

    – Les jeunes médecins n’ont aucune assurance, ils font faire trop de test et refilent sans cesse les patients aux spécialistes.

    – Il y e en des bons, mais c’est loin d’être la norme

    -Le dermatologue que je vois me dit que pour remplacer un dermato, cela en prend trois maintenant. Ils préfèrent s’ouvrir des cliniques de botox, varices, esthétiques etc. Commun en dermato.

    Il n’y a aucune demande de résultats de rendement pour les médecins. Par exemple, un gastroentérologue sénior voit 3000 patient par année: nos nouveaux arrivants généralistes?? à peine 700 à 800. Barette l’a déjà dit et il a confirmé qu’on a plus de médecins par habitant que dans le reste du Canada.

    On est pas au bout de nos peines.

    • Question pour François Laurier: Ces dermatologues qui s’ouvrent des cliniques de botox, varices, esthétiques, sont-ils payés par la RAMQ? S’agit-il de services couverts par l’assurance-maladie?

    • Je ne sais pas à qui vous avez eu à faire mais voici la réalité en dermatologie (je vous signale au passage que je suis la directrice de l’Association des dermatologues) au delà de la démagogie :

      SAVIEZ-VOUS QUE?
      Si vous êtes de ceux qui pensent que les dermatologues font principalement de l’esthétique comme du traitement antirides, de l’épilation au laser ou autre du genre, détrompez-vous. Voici les chiffres :
      Il y a actuellement 201 dermatologues en pratique active au Québec. Sur ce nombre, 94 % sont affiliés au système public de santé, soit 188 médecins. Des 13 dermatologues œuvrant en clinique entièrement privée (c’est-à-dire qui n’accepte pas la carte soleil), six d’entre eux ne font que de la dermatologie esthétique (botox, laser, juvéderm, etc.) : les sept autres ont une pratique dermatologique générale. Surpris? Votre perception tient peut-être au fait que ces médecins sont très présents sur le plan publicitaire.
      L’an dernier, 13 nouveaux dermatologues se sont ajoutés aux effectifs en place et près d’une vingtaine sont en formation et arriveront dans les deux prochaines années.
      (Source : https://www.fmsq.org/fr/video/-/contenu/video-c%E2%80%99est-aussi-ca-dermatologie/3725737 )

    • Pour répondre à Joanne : non, ce n’est bien sûr pas couvert par la RAMQ. Sauf l’injection d’agent botulinique (botox) pour des conditions médicales comme l’hyperhidrose palmo-plantaire…

    • Pour ce qui est de la féminisation de la pratique, la dermatologie ayant maintenant un ratio de 81 hommes / 109 femmes (données de 2012), on serait portés à croire que c’est à cause de cela que la productivité a diminué mais… les données que nous avons vérifié ont démontré que la productivité avait augmenté… chez les femmes ! Et diminué chez les hommes… c’est donc un faux argument, du moins pour ce qui concerne la dermatologie.

  2. Le problème est que les fédérations des médecins omnipatriciens et spécialistes sont les syndicats les plus puissants du Québec. Le gouvernement plie toujours à leurs demandes extravagantes. Les médecins sont impossibles à gérer, demandez à n’importe qui dans le réseau de la santé. Et maintenant on se retrouve avec un ancien chef syndical comme ministre de la santé. Je laisse la chance au coureur, mais j’ai très peu d’espoirs.

  3. la santé est de facon évidente une organisation désorganisée. Beaucoup de patrons qui ne prennent aucune décision et le ministre est le seul responsable de la désorganisation. Dans un organigramme normal de l’entreprise privée nous sommes 1 sur 13 de la direction au dernier employé a la base.Faites une analyse de l’organigramme de la santé il est évident que les responsabilité sont mal rapportée aux individus et que le ratio de 1 sur 13 n’existe pas. Comment comprendre que ce soit le ministre de la santé qui doit répondre a tous les probleme d’un hôpital quand vous avez un directeur d’hôpital payé pour gérer ce meme hôpital. Ce que l’on entend toujours de la part de tous les gens en charge est: C’est la faute du ministere. Meme réponse dans l’autre monstrueux ministere,l’éducation. C’est scandaleux.
    ;

  4. Par définition, c’est un monopole d’état donc c’est évident que c’est la stupidité incarnée et c’est un puits sans fonds – il y a 2 domaines pour lesquels les coûts montent même avec l’avancement de la technologie: santé et éducation – 2 monopoles d’état. Ça ne changera pas – toutes ces discussions sont l’équivalent du réarrangement des chaises sur le Titanic. Oui il y a des pays comme la Suisse où ça va mieux mais on laisse le jeu des assurances privées jouer davantage dans l’équation. Et ne me parler pas du système privé aux USA – il y a plus de liberté oui car il y a de la richesse pour financer des soins de très haut niveau mais c’est un système où les états et le fédéral sont méga impliqués (medicare, medicaid, etc.) et les assureurs sont régimentés et là il y a l’horreur de l’Obamacare. Économie 101: il n’y a pas de free lunch – même en santé. Au Québec c’est le système soviétique – si tu connais quelqu’un tu n’attends pas – si tu es de Hochelaga Maisonneuve bonnne chance – hon on es pour le petit au Québec n’est-ce pas?. Autre concept économie 101: il n’y a absolument aucun incitatif pour les acteurs de faire mieux – c’est simple – si je suis un DG d’hôpital – que l’hôpital soit en décrépitude ou que je voix x patients – ça change pas – je vais me retrouver une job dans un autre hôpital – il n’y a rien qui m’appartient – l’éducation, la santé, les transports, aucun ownership donc aucun incitatifs et réprimandes – no P&L – il me semble que c’est simple à comprendre. Un fonctionnaire doit tuer son voisin pour perdre sa job et vous pensez que les choses vont s’améliorer – they are doing times – that’s it – on our dimes.

  5. Joanne,

    une médecin spécialiste me racontait la semaine dernière qu’elle a récemment reçu un grief: elle a déplacé un malade sur la table d’opération, le préposé n’était pas là et la médecin ne voulait pas retarder l’opération… Lorsque le préposé est finalement arrivé, il a constaté que le travail était fait, il a donc couru au local du syndicat pour rédiger un grief…

    Je hurle!

    Raynald

  6. @ Raynald
    Ça laisse croire que le préposé et son syndicat pensent que le système de santé doit être au service des travailleurs en santé, contrairement au médecin spécialiste qui voulait surtout faire avancer le dossier et le patient. Oui, les syndicats ont une importance et sont utiles à ce pourquoi ils sont conçus, mais ils ne sont aucunement un substitut au gros bon sens!.

  7. Il y a tellement de choses qui ne fonctionnent pas dans le système de santé. J’aimerais savoir: «s’il y a assez de médecins dans le système de santé, pourquoi je dois avoir recours à un médecin dans le privé.» J’ai un problème de santé qui demande à avoir un médecin pour des soins réguliers, mais impossible de se trouver des médecins.

    C’est devenu tellement gros les problèmes en santé. Si les gens qui n’ont pas de médecins de famille et qu’ils sont incapable de se payer un médecin dans le privé, ils vont à l’hôpital simplement pour faire remplir leurs prescriptions. Il y en a aussi qui vont pour un rien faute de médecins.

    En regardant l’organigramme du système de santé, on en perd le souffle. On a comme l’impression qu’il y a plus de chefs que d’indiens.

    J’ai une question à vous poser. Pourquoi on ne donne pas la responsabilité à chaque Hôpital de faire leur budget et de le tenir? Pourquoi c’est le Ministre qui est responsable.

  8. Il y a au Québec 16 régies régionales de santé pour 8 millions d’habitants, l’Ontario 4 pour 16 millions d’habitants. C’est un signe qui ne trompe pas, le secteur de la santé est sur-administré, si les chiffres de la CAQ sont justes il y a 70.000 personnes qui ne participent pas aux soins.

    Je connais 2 autres sytèmes de santé, la Suisse et la France.

    En Suisse tout est privé mais les tarifs de base sont fixés par le gouvernement et aucune compagnie d’assurance ne peut vous refuser, peut importe votre état, pas comme aux USA, le pire modèle…

    La France un mix de public-privé avec des systèmes d’assurances complémentaires très bon marché permettant des remboursements a 100 %, même pour des cures…assurance maladie a long terme publique ou vous recevez jusqu’a 80 % de votre salaire (cancer, etc..).

    Les système suisse ou francais per capita ne sont pas plus cher sque le système québécois, il y a des syndicats en France mais ils ne peuvent organiser la définition du travail, la liste des tâches, etc, les conditions salariales oui..

    En Suisse pas de syndicats comme ici, une collaboration, autonomie totale des hopitaux, des cliniques, etc…

    Dans les 2 systèmes beaucoup de tâches sont externalisés, nettoyage, restauration, etc.

    Ne parlons pas de l’état des hôpitaux, de la qualité des chambres, etc..

    Résultats;

    En Suisse on attend au maximum 48 heures pour voir un spécialiste (cardio, etc), les examens sont faits en 24 heures, etc…

    En France, ma soeur se plaint quand elle doit attendre 2 jours pour voir un spécialiste.

    Les temps d’attente aux urgences sont nuls, les médecins se déplacent sur appel chez les patients.

    Il faut maintenant au Québec, attendre 6 mois (!!!) pour la pause d’un holter destiné à mesurer votre tension cardiaque pendant 24 heures…(Hotel-Dieu, Montréal…).

    Les Québécois sont parfois persuadés que rien ne peut être fait…quand on compare…

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