Sur la paresse des journalistes

Je me permets de recopier ici un extrait de la chronique de Lysiane Gagnon d’aujourd’hui. En gros, elle explique une des grosses raisons pour lesquelles le Québec se contente de tourner en rond depuis 40 ans: la complicité entre le parti souverainiste et les commentateurs/analystes politiques.

Ce que j’en retire:

1) il est temps d’introduire et de mettre à l’avant plan des analystes et commentateurs économiques et d’en faire des vedettes au même titre que les vedettes dont le succès reposent essentiellement sur la dramaturgie péquiste et le commérage de coulisses.

2) il est temps de parler de politique publique et non pas seulement de politique. En anglais, il existe deux termes pour couvrir cela: politics et policies. Avec les deux exercices que proposent le gouvernement Couillard (la révision des programmes et la révision de la fiscalité), ce sont ces deux champs d’expertise qui devraient être mis en vedette dans les prochains mois.

3) Gagnon exprime gentiment ce que plusieurs croient depuis longtemps. Les grandes vedettes du commentaire sont paresseux. Peut-être pourraient-ils réaliser davantage le pouvoir de leur 4e pouvoir et la très grande responsabilité qu’ils portent.

Hier, la syndicalo-commission Ménard publiait un rapport qui examine la crise étudiante de 2012. Aucun chapitre sur le rôle des partis d’opposition, ni sur celui des médias, ni sur celui des professeurs-militants. Pourtant, chacun de ces groupes est en partie, responsable de ce printemps où toutes ces élites sont tombées sous le charme de quelques leaders étudiants contestataires des institutions établies.

Bref, voici les quelques paragraphes de la chronique de Gagnon qui est le « must-read » du jour.

« Ce parti (le PQ), né de ce que les Anglais appellent les «chattering classes» – ceux qui parlent, écrivent, occupent les ondes et l’espace public – attire les journalistes parce qu’il leur ressemble, et parce qu’il discute en priorité de questions qui, tout naturellement, intéressent les reporters et les chroniqueurs. Ces derniers, comme bien des péquistes, ont une formation en lettres ou en sciences sociales. D’où leur intérêt spontané pour les thèmes favoris du PQ: langue, souveraineté, identité, enjeux sociaux…

Le PLQ et la CAQ accordent plus d’importance aux questions économiques… lesquelles ne sont pas la tasse de thé de la plupart des journalistes qui couvrent la politique. Pour la moyenne des scribes, la souveraineté, qu’on soit pour ou contre, est une question drôlement plus excitante que les compressions budgétaires! 

Les péquistes fournissent aux médias de la «bonne copie», parce qu’ils s’épanchent volontiers en public, alors que les libéraux et les caquistes, qui viennent surtout des milieux d’affaires ou des professions libérales, sont moins portés à faire confiance aux journalistes.

Le PQ, bon an mal an, produit des psychodrames, des débats d’idées, des crises internes et des projets spectaculaires – du miel pour les médias! C’est plus facile à expliquer et à illustrer que les discours complexes et bourrés de chiffres sur les finances publiques!

En attendant donc, qu’ils soient plus nombreux, il faut lire Nathalie Elgrably et Michel Hébert (JdeQc), Francis Vailles (La Presse), et Pierre Duhamel (L’Actualité).

26 réflexions sur “Sur la paresse des journalistes

  1. Il faut se distancer de la froideur des chiffres et se rapprocher des idéaux de liberté. Il est plus facile d’aller chercher un citoyen en lui expliquant que le gouvernement limite ses libertés au nom du « bien commun » qui ne profite qu’aux élites, que de lui parler d’équations comptables.

    • Un problème c’est que les 2 sont lié , si vous connaissez comment le monde fonctionne vous savez qu’un état fera passer sa survie avant les droits , liberté et prospérité des gens. Plus l’état va mal financierement plus il va chercher dans vos poches et marchera sur vos droits et liberté pour assuré sa survie.
      Faut être un peu idiot pour pas comprendre sa.

  2. Oui j’ai lu cette chronique dans La Presse et rien de neuf à savoir que la représentation journalistique sur le PQ avec les médias est disproportionnée par rapport aux autres partis politiques. Pour ce qui est de l’économie il serait plus attrayant de parler du succès ou de l’innovation des compagnies au Québec que de donner les chiffres de la bourse internationale.
    Pour ce qui de la commission Ménard, un maquillage d’enquête commandé par le PQ en conclusion que les Libéraux n’ont pas écouté les étudiants sans même impliquer le syndicat durant les contestations et l’embauche (non officiel) d’expert pour partir une manifestation…. Une lapidation des fonds publiques comme propagande pour influencer les sondages qui finalement ne servira à rien.

  3. Je pense que nos grands penseurs se retrouvent confondus..

    Y a qu’à lire Mathieu Bock Côté pour se rendre compte de leur difficulté à accepter cette réalité..

    Je trouve ironique de le voir s’en prendre à Alexandre Cloutier.. l’ascendant que MBC croyait exercer sur l’intelligentsia péquiste lui échappe.

    Vincent Marissal avait lui aussi consacré une chronique très éclairante sur les stratèges entourant Pauline Marois.. et sur le rôle central qu’y tenait Mathieu Bock Côté.

    Ces stratèges n’ont pas lâché prise mais dans leur aveuglement, le vocable « s’autopeluredebananiser » est plus significatif que jamais dans l’histoire de nationalistes..

    Il faut s’attendre à ce que Lysiane Gagnon se fasse varloper par ce noyau dur de chroniqueurs dans l’entourage de PKP mais la portée de leur discours s’est de beaucoup rétrécie.

    Si la tendance se maintient peut-être verrons-nous plus de chroniqueurs se distancer des pelleteux de nuages pour se reconnecter aux citoyens..

  4. Quel bon article de Lysiane Gagnon dans la Presse! Criant de vérités, cet article cerne bien le comportement des journalistes qui, pour la plupart, sont séparatistes.
    On ne va pas loin avec des pelleteurs de nuages et des journalistes qui aiment mieux rapporter de la nouvelle facile que de se creuser les méninges pour écrire sur l’économie et les finances publiques!

    Plus d’un mois et demi après les élections, on parle encore et encore des péquistes et de leurs états d’âme!…. C’est pas normal!….

    . Assez! …. C’est assez! changez de discours! Il y a plus urgent à parler et à écrire sur ce qui s’en vient pour informer la population et les inciter à collaborer avec le gouvernement qui veut améliorer les finances publiques et non passer son temps à critiquer le moindre pas en avant que les ministres seront obligés de faire.
    Oui des chroniqueurs qui parlent d’économie, de finances, d’emplois et qui nous disent « les vraies affaires »!
    Pourquoi ignorer la CAQ qui va faire beaucoup mieux que le PQ? La CAQ a les 2pieds sur terre, joue un rôle important et va sûrement aider les libéraux dans leurs tâches difficiles de compression et de coupures. En tous cas, je le souhaite et j’espère que les libéraux auront de l’ouverture avec la CAQ.
    Mais, ce n’est pas nouveau que les journalistes ignorent la CAQ, c’était la même chose avec l’ADQ que les journalistes se sont amusés à ridiculiser pour les faire mal paraître.

    Pour ce qui est de la commission Ménard « Bidon », c’est une vraie farce!…… Tout était correct du côté des étudiants ??????….. Ben voyons donc!
    Premièrement, c’était une minorité d’étudiants, (les vrais étudiants étaient à leurs cours).
    Ensuite, les profs, qui ont embarqué dans ces manifestations, ont perdu une belle occasion de valoriser leur profession.
    Encore du bla…bla…bla… De l’argent gaspillé pour favoriser des amis du PQ…. Et pas d’explications concernant l’ingérence des syndicats dans cette crise!…. C’est aberrant!….

    Vivement, des journalistes qui nous entretiennent sur les bons coups du gouvernement, sur la réussite de jeunes entrepreneurs, …. Du positif, quoi!…. Pour ramener un meilleur climat, même si on fait face à des périodes difficiles….

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  5. Très bon l’article de Lisianne Gagnon. Ce que je comprend de la différence entre les parties, c’est que le PQ verse dans l’émotionnelle mais que le PLQ et la CAQ dans le rationnelle. Ce qui fait que c’est probablement plus facile pour un journaliste d’écrire sur une émotion qui ira chercher les gens, que d’écrire sur le rationnelle c’est à dire économie. Les gens en général préfère qu’on vienne les chercher avec des émotions: exemple la charte. En majorité les gens ne comprennent pas lorsqu’on parle de déficit structurel ou les différentes sphères de l’économie. Tout le monde devrait s’ajuster en équilibrant et l’émotionnel et le rationnel à commencer par les journalistes.

  6. Il en demeure pas moins que les textes qui parlent de politicaillerie et qui sont partisans sont plus populaires, plus lus, plus retransmis que ceux qui développent sur la politique publique. J’en sais quelque chose. Peut-être que les journalistes, qui aiment bien être lus, aiment être lus beaucoup.

    • C’est certain qu’ils vont tout faire pour rendre leur article encore plus sensationnelle pour vendre le journal. Ce que moi je préfère ce sont des gens qui écrivent comme vous. J’adore également Lise Ravary, Lysianne Gagnon, Denise Bombardier et aussi Michel Hébert. Présentement j’en ai marre de lire des articles sur le PQ. J’aimerais qu’on commence à parler de vrais choses. Enfin c’est à espérer que la semaine prochaine lorsque nos élus iront siéger au parlement qu’on commence à parler d’autres choses. J’ai surtout hâte au budget.

  7. On verra pour la CAQ.. car PKP et ses sbires la courtisent.. François Legault aurait eu une rencontre avec PKP.

    Comme la CAQ a perdu des plumes à Québec, sa demande de disposer d’un bureau à Montréal est peut-être l’indice d’un plan stratégique..

    Les conservateurs souverainistes du PQ et la CAQ s’intéressent au même bassin de la population, le 450..

    Jean-Marc Léger a prédit une fusion entre le PQ et la CAQ.. Comme l’aile progressiste du PQ n’a, de toute évidence, aucunement l’intention de se laisser damer le pion par l’aile conservatrice, il ne faudra pas se surprendre de voir nos chers chroniqueurs faire la promotion de la CAQ en vue de l’éventuelle fusion des forces nationalistes de droite, sous la bannière de la CAQ..

    Farfelu? On verra! Mais en attendant nous avons une équipe économique libérale qui aura 4 années pour faire ses preuves.. ayant à composer avec une presse partisane de plus en plus agressive..

    PKP, en ne vendant pas ses entreprises, continuera à se servir de son pouvoir médiatique pour faire passer son message.. La CAQ pourrait tirer avantage de la présence d »un « Berlusconi » dans ses rangs..

    Ce ne sont que des projections improbables, peut-être. mais pas impossibles..

    Si cela s’avérait ceux qui croyaient que les Québécois étaient rendus ailleurs, pourraient se rendre compte que c’était sans compter sur la pugnacité des fanatiques de la souveraineté.

    L’intérêt du Québec serait mieux servi par un retour de PKP dans ses entreprises, ce joyau québécois qui semble subir les contrecoups des frasques de son propriétaire… le PDG a quitté et Vidéotron a perdu 16,000 clients..

    Et sans oublier l’amphithéâtre donné à PKP par les contribuables québécois sous la promesse d’un retour des Nordiques.. retour qui se retrouve plombé par l’acte foi indépendantiste du principal intéressé…

    Reste à espérer que PKP retrouve ses esprits..

  8. Vous avez parfaitement raison quand vous dites que les journalistes et les gens en général n’aiment pas parler de finance car ils n’y connaissent absolument rien. meme si les partis avec monsieur Coiteux et monsieur Lateo,tentent d’expliquer aux journalistes ce qui se passe dans les finances publiques ces derniers aiment beaucoup plus les chicanes dans le P.Q.. Ces sujets sont tellement plus facile a critiquer et discuter. La majorité de ces journalistes sont issus des sciences sociales et sciences politiques comme vous dites et n’ont jamais étudiés autre choses. La preuve voyez la couverture que les étudiants ont eu au temps des chaudrons.Les besoins des universités a été couvert dans le dernier rapport de Monsieur Ménard pour peut etre une pensée non expliquée.

  9. Parfois j’aime bien lire Nathalie Elgrably-Levy. Certaines de ses chroniques sur l’économie sont fort intéressantes et quand-même pas si arides qu’on pourrait le croire malgré le sujet.

  10. C’est devenu une industrie le commentaire sportif, gauche droite etc. Toujours prévisible en fonction de la personne qui l’émet.

  11. Je ne crois pas que les journalistes soient paresseux. Ayant vécu en Ontario et dans l’Ouest pendant une vingtaines d’années, j’ai pu me rendre compte que les messages véhiculés sont pour la plupart du temps de nature politique là aussi. Pourquoi donc? J’ai eu la chance de côtoyer certains membres des médias et dans nos discussions, il est devenu très clair que le fondements de l’apprentissage des écoles de journalisme est la plupart du temps basé sur un socle gauchiste au départ. Ceux qui réussissent à s’extirper de ce mode de pensée ou les journalistes qui viennent de secteurs autres que les facs de journalisme sont souvent en minorité et représentent les voix dissidentes qui sont souvent snobé par les partis de gauche. Il n’est donc pas étonnant de voir un grand nombre de représentants des médias qui n’ont pas toujours l’esprit critique nécessaire pour faire un travail neutre.

    Puis il y a la convergence dans les secteurs des médias, nous en avons quelques exemples avec Québecor et Gesca. C’est sûr que malgré l’indépendance qu’on dit avoir, il y a toujours une pression qui vient de celui qui donne le chèque de paie.

    Donc à mon avis, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Cette tendance est canadienne pour ne pas dire nord-américaine.

  12. J’ai également constater que certains génèrent et entretiennent des représentations sociales créant ainsi une réalité biaisée. J’ai ainsi compris que ce n’est pas nécessairement par le biais des médias que l’on puisse avoir une perspective réaliste du monde social.

  13. Obseder que sur les aspect économiques de la société, est une erreur. L’économie ne fait pas le monde sociale, mais relève de l’épine dorsale de la société. Une perspective global s’avère essentiel pour saisir les tenants et aboutissants de l’univers societal. Ainsi, obsédé que sur les aspects sociaux est également une erreur. L’équilibre!

    • De quoi et de qui vous parlez? Soyez plus précis s.v.p. Par ailleurs, la politique publique est une discipline qui couvre à la fois le social et l’économique.

    • Justement, je n’accuse personne, et mon imprécision s’avère juste puisque c’est une mise en garde pour tous et toutes. Je ne suis pas comme le sauvage antagoniste.net qui me semble être un parfait petit imbécile [voilà une accusation].

      Or, il me semble que vous indiquer dans votre billet que le monde médiatique, si j’ai bien compris, est surtout accaparé par la peoplisation du social car c’est « bankable ».

      Or, ce n’est pas parce que l’on discute de politique publique que l’on parle du social. Ainsi, on parle plus de structure et de mise en œuvre de politiques publiques (dont j’ai fait une certaine critique, et plus précisément, l’application des politiques en matière de solidarité sociale – Emploi-Québec). J’ai donc sévèrement critiquer la mise en oeuvre de certaines mesures du MESS (c.f. Incurie).

      Ainsi, « Public policy is the principled guide to action taken by the administrative executive branches of the state with regard to a class of issues in a manner consistent with law and institutional customs ». Ainsi donc, je comprend exactement du quoi vous parlez.

      Pour moi, l’Économie c’est l’épine dorsale de la société. Or, j’ai remarquer chez certains une obsession sur les aspects économiques, que ce soit du monde médiatique, politique ou institutionnel.

      Par exemple, la stimulation de la consommations chez les familles. Or, rien ne me dit que ces familles, ayant plus d’argent dans leurs poches, ne paieront pas leur dettes, au lieu de consommer. Ce n’est pas une politique familiale, celui de réduire les impôts et les taxes à la consommation.

      Le pouvoir d’achat, ça c’est important! La relégation scolaire, la relégation socioéconomique, et le relégation sociale, sont autant d’aspects socioéconomiques qui m’érite d’être adressé.

      Je n’accuse personne. Si j’accuse, mon papier aura pour titre ‘j’accuse’.

      Pour moi, c’est clair. Généralement, ceux qui sont obséder par les considérations économiques ne semblent pas vraiment intéressé au monde social, et inversement.

      Certains problèmes sociaux font même l’affaire de certaines personnes qui ne considèrent que les aspects économiques.

      Ainsi, pour moi, l’économie social s’avère essentiel dans un système économique dynamique. J’entends personnes, à part la gauche, parler de l’économie social. Or, pour moi, c’est aussi valable que les autres formes. L’entrepreneuriat sociale, ça aussi c’est bon.

      Les politiques publiques couvent bien des choses, et ce n’est pas parce que je parle de l’Univers (c.f. politiques publiques), que je parle des étoiles (économie ou social).

      Je n’accuse personne madame, mais je met en garde aux dérives idéologiques. Si accusait, il n’y aurait aucune ambigüité, et je ferais preuve d’une telle précision.

      Le politicien accuse souvent. L’intellectuel, comme moi, met en garde.

    • Vraiment pas nécessaire de traiter les gens d’imbéciles. Ce blogue n’est pas celui du Journal de Montréal. De plus, le travail remarquable de Antagoniste mériterait une plus grande visibilité. À chacun sa passion, son expertise.

  14. Antagoniste est loin d’être un imbécile. Il appuie ses opinions par des statistiques, ce que peu de blogueurs se donne la peine de faire.
    Il faut admettre qu’à l’occasion il manque un peu de patience surtout quand il est défié par de parfaits imbéciles.

  15. Les problemes au Quebec sont dus a plusieurs facteurs et non seulement au fait que le P.Q.existe. De croire que la majorite des journalistes sont souverainistes releve d`un manque d`objectivite : un peu de serieux . Tant qu`a Maxime Bernier il a perdu une belle occasion de se taire . Le modele mis en place au Quebec nous a bien servi et maintenant nous nous devons d`y apporter de serieuses modifications sans toutefois tout jeter par dessus bord . Les changements devront se fairent intelligeamment tout en evitant les grands boulleversements et les situation d`affrontements . Les politiques de droite ne sont pas a elles seules une garantie de reussite car il existe aussi le respect face a la population de la Nation Du Quebec . Souverainnement votre de Gaetan Girard le mercredi 21 mai

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