Projet de loi 3: Négationnistes et autres arguments non pertinents

C’est du 20 au 26 août qu’on entendra les villes et tout près d’une vingtaine de groupes corporatistes et syndicaux lors des auditions publiques portant sur le projet de loi n° 3 – Loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal.

Les villes tenteront de convaincre que le poids des régimes de retraite de leurs employés n’est plus supportable sans devoir augmenter les taxes municipales. Les adversaires du projet de loi défendront leurs droits acquis, selon eux, lors de « libres négociations » aboutissant à des conventions collectives au caractère sacré et inaltérable.

LES NÉGATIONNISTES

Le discours de ces derniers est connu. Il y aura certes, ceux qui tenteront de démontrer que la situation est nettement exagérée. S’agit-il de tout près de 5 milliards de déficits? De trois milliards? Les négationnistes proposeront même que la situation se résorbera d’elle-même. Tout ça n’est que conjoncturel, plaideront-ils. Laissons le marché boursier soigner miraculeusement la plaie des déficits actuariels… Pensée magique si vous voulez mon avis. On peut également s’étonner que ces gens qui se méfient normalement du « marché » y fassent tout à coup confiance quasi-aveuglément lorsqu’il s’agit de s’éviter de participer à combler les erreurs des prévisionnistes…

UN COUP D’ARGENT POUR LES VILLES?

Le projet de loi va beaucoup plus loin que d’assurer la pérennité des régimes de retraite, plaident certains autres. Tous comptes faits, les villes feront un coup d’argent en diminuant leur contribution au régime de retraite de leurs employés et rien ne garantit que la marge de manoeuvre soulagera le payeur de taxes pour autant. Tout cela n’est-il qu’un moyen pour les villes d’augmenter la colonne de leurs revenus pour assouvir leur soif de dépenser ailleurs?

LA FAUTE DES CONGÉS DE COTISATION DES EMPLOYEURS

La faute reviendrait aux villes qui ont pris des congés de cotisation, selon certains. Que les villes paient pour leurs erreurs. Ce n’est pas parce que les actuaires n’ont pas correctement anticipé les coûts des régimes de retraite qu’il faut pour autant pénaliser les employés! Faux, selon le chroniqueur de La Presse Francis Vailles:

 » … il est vrai que les municipalités ont pris des congés, mais elles ont aussi dû assumer à elles seules les énormes déficits. Au net, Montréal a donc versé environ 1,5 milliard de plus qu’elle n’a pris de congé depuis 1991. À Québec, l’écart est de 236 millions.

Ce n’est pas tout. La RRQ nous indique que les surplus des belles années n’ont pas profité qu’aux employeurs. Pendant que la Ville de Montréal prenait des congés de 593 millions, les employés obtenaient des bonifications équivalentes à leur régime. Or, ces bonifications sont aujourd’hui considérées comme des droits acquis par les employés.

Dans les années de vaches grasses, ils réclament leur  » part  » de la prospérité, mais venues les années de vaches maigres, ils invoquent leurs  » droits acquis « . Sacré pour eux, ce principe ne le serait pas pour des contribuables surtaxés appelés à renflouer les caisses.

L’ARGUMENT DU MUR À MUR

Autre argument: celui de trouver inutile et politiquement risquée, l’obligation d’un partage des contributions 50-50 entre les villes et les employés. N’y a-t-il pas d’autres moyens qui pourraient permettre de sauvegarder les régimes de retraite? Selon Michel Kelly-Gagnon de l’IEDM (d’ailleurs congratulé par l’ex-chef syndical de la CSQ Réjean Parent), « Un syndicat pourrait, par exemple, proposer des concessions sur le plancher d’emploi en échange d’une participation plus élevée de l’employeur au régime de retraite. Les avenues de solution sont nombreuses. »

Les solutions seraient nombreuses? Vraiment? Mais comment se fait-il qu’elles n’aient pas déjà été appliquées, dites-moi. Et si vous, lecteur, êtes assez naïfs pour croire que ces solutions viendraient d’une « libre négociation » dont le principal intéressé est reconnu pour ses tactiques d’intimidation et d’extorsion, il serait peut-être bon de vous rappeler comment fonctionnent ces puissants syndicats. Pour cela, je vous suggère la lecture que voici.

Dans le fond, le problème n’est pas tant que le gouvernement impose des paramètres aux villes pour assurer la pérennité de leurs régimes de retraite; il est peut-être davantage dans le fait qu’il a choisi de leur imposer des régimes à prestations déterminées. Choix de société, me direz-vous? Bien sûr. Choix de société. D’une société qui jadis avait bien les moyens de rêver à une retraite d’une durée d’une dizaine d’années.

Aujourd’hui, les retraités du secteur public décrochent du travail et peuvent espérer être retraité plus longtemps qu’ils n’ont travaillé.

Enfin, à M. Kelly-Gagnon, je le réfèrerais à l’article 11 du projet de loi no 3 portant sur le service antérieur au 31 janvier 2014.

  1. L’organisme municipal et les participants actifs peuvent aussi convenir d’un partage des déficits qui pourrait atteindre respectivement 60 % et 40 % si d’autres éléments de la rémunération globale sont modifiés. Ils doivent alors être en mesure de démontrer que leur entente a un effet équivalent à un partage à parts égales du coût du régime basé uniquement sur les conditions qui y sont prévues.

Peut-être y a-t-il ici un espace de « libre négociation », espace qui, selon les syndicats, serait inexistant… Et peut-être que tout n’est pas aussi « rigide » que le laisse entendre la propagande syndicale. Autrement, dites-moi ce que je ne comprends pas.

En gros, le gouvernement impose aux municipalités de s’assurer que leurs régimes de retraite soient capitalisés, que le partage des coûts soient équitables, et que la facture des déficits actuariels n’incombent pas seulement aux travailleurs actuels mais qu’elle soit partagée par les retraités. Coup dur pour les retraités? Absolument. Mais si on veut les épargner, il faudra répondre à la question suivante: Qui paiera? Les travailleurs municipaux plus jeunes? Les contribuables de la ville? Les contribuables du Québec tout entier? Difficile question, n’est-ce pas?

À suivre: L’argument du respect des contrats dans une société de droit.

15 réflexions sur “Projet de loi 3: Négationnistes et autres arguments non pertinents

  1. Bravo! Joanne, votre analyse est on ne peut plus claire..

    Bravo! aussi à Régis Labeaume.. en voilà avec qui les bottines suivent les babines. ils ne se laissent pas intimider par les fiers-à-bras du monde syndical..

    Ce matin il persiste et signe dans la promesse de « révolution » qui lui a valu sa réélection à la mairie de Québec.. Ils sont rares les politiciens qui ont su faire preuve d’autant de courage..

  2. Je partage la majeure partie de vos opinions sur une grande majorité de sujets.
    J’ai également écrit sur les mêmes sujets (journal en ligne).

    Maintenant, j’ai une question: On fait QUOI pour que tout ça change?
    (Et le « on » m’inclut tout autant).

  3. La dernière dit par mon beau-frère: « c’est normal qu’on envoie à la retraite rapidement ce monde là pour donner de l’emploi aux plus jeunes… » aucune notion financière et comptable…

  4. Mon opinion ressemble à la tienne, Philippe.
    J’ai la même question: On fait quoi pour que ça change?
    Je suis bien en accord avec tes propos, Joanne.
    Il est que ça cesse, tous ces abus syndicaleux.
    Quand les syndiqués agiront-ils en adultes responsables et non comme des poules pas de têtes,
    Comme des moutons qui suivent aveuglément sans se poser de questions?
    Abolissez la syndicalisation pour les policiers, pompiers…. Et abolissons la formule Rand.

    Ce n’est pas à nous de payer pour les retraites de tout ce monde-là…..
    La fable de « La cigale et la fourmi » , ça vous dit quelque chose?
    C’est à nous de prévoir aussi pour la retraite en épargnant (REER, CÉLI ….)

    • Lisou, je ne suis pas d’accord avec certains termes que vous employez… 🙂
      (même si je suis d’accord sur le fond, bien entendu)

      Les syndiqués ne sont ni irresponsables ni des poules sans tête.
      Ils ne sont pas idiots, bien au contraire.
      Ils savent très bien ce qu’ils font: Rançonner la population ordinaire pour leur seul profit personnel. Ceci résulte de l’arnaque qui sévit au Québec depuis des années: L’implantation de la formule Rand bien sûr, mais aussi le fameux « modèle québécois » qui n’est ni plus ni moins que de la corruption généralisée avec des retraites basées sur le système de Ponzi (comme Madoff) et qui servent (et ont servi) aux gouvernements précédents à ACHETER des voix (syndicalistes, fonctionnaires et autres abuseurs ou profiteurs) dans le seul but de se faire réélire et à leur tour, piger dans la caisse des finances publiques de mille et une façons directes ou détournées.

      Les syndicalistes ne suivent pas aveuglément comme des moutons. Ils savent très bien où ils s’en vont. Ils savent très bien que la société s’en va dans le mur avec leurs privilèges. Sauf qu’ils restent en arrière, laissent le choc du mur aux autres et empochent les bénéfices.

      Il nous faudrait un autre René-Lévesque qui cette fois:
      — couperait ces salaires de 40% (et non pas juste de 20% comme en 1982-1983)
      — couperait les retraites de 60%
      — repousserait l’âge de leur retraite en platine jusqu’à 64 ans minimum
      — augmenterait les cotisations de retraites d’un minimum de 35%

      Et ce n’est pas non plus un « conflit de générations » ni quoi que ce soit d’autre. C’est une guerre de profiteurs contre une population rançonnée et pillée par ces malfrats. C’est aussi un terreau fertile pour une guerre civile de riches contre pauvres, pas de vieux contre des jeunes ni de femmes contre des hommes. Parce qu’il y a aussi des baby-boomers pauvres et des jeunes très riches. C’est un conflit de privilégiés contre des citoyens ordinaires, sans plan de retraite, sans salaire faramineux, sans moyen de se payer un REER ou un CELI et qui n’ont que de quoi survivre. Allez parler d’un REER à quelqu’un qui a un enfant et 20000 dollars de revenus annuels; c,est de la science-fiction.

      De plus, ces gens-là n’ont aucun sens de l’équité et utilisent ce qu’ils croient être de « grands mots » pour défendre l’indéfendable: piller les petits salariés pour s’enrichir encore davantage. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, toute augmentation ou même maintien de leurs avantages éhontés se traduit automatiquement par une augmentation des impôts, de façon directe ou indirecte (taxes municipales, scolaires, etc.).
      Que les retraités « ordinaires » (et majoritairement) puissent ne percevoir que 700 ou 800 $ par mois et à peine survivre, ne les dérange pas le moins du monde. Ce qu’ils veulent, réclament, exigent, ce sont leurs retraites à plusieurs milliers de dollars par mois qui leur permettent de s’empiffrer sur le dos des plus pauvres, de voyager dans le Sud ou ailleurs plusieurs fois par année et de changer d’auto (neuve) tous les 4 ans.

      En moyenne, les salaires varient du double au quintuple en faveur du Québec par rapport à la moyenne de pays européens. Et ce pour des retraites mirobolantes et moins d’années travaillées… (à peine 15 à 25 ans nécessaires au Québec contre 20 à 40 ans de travail dans plusieurs pays d’Europe: Allemagne, France, etc.). Tout simplement intenable. Quant au secteur municipal, les écarts sont encore pires et encore bien plus élevés en faveur du Québec. Et je ne parle même pas du salaire des députés, ministres ou autres. Il faut également savoir compter un minimum et bien se représenter cette ignoble catastrophe: une retraite « moyenne » de 45000 dollars versée annuellement par l’État (ou entreprise étatique) équivaut à un capital accumulé d’un million et demi de dollars, placés à 3% d’intérêts…

      Ces pays et régions ne sont pas très éloignés les uns des autres en terme de richesse; mais les écarts exposés ci-dessus n’ont aucune mesure commune les uns par rapport aux autres ni aucune justification réelle. La principale explication que je vois est la puissance « séculaire » des lobbies (et le gouvernement leur laisse le champ libre) qui se comportent en véritables mafias locales, en rançonneurs, en pilleurs, bandits et autres voleurs de grand chemin.

      Et grâce à la trouille « fécale » qu’en ont et qu’en ont eu tous les gouvernements qui se sont succédés au Québec, la lâcheté viscérale et atavique de changer que ce soit à ces avantages et privilèges honteux de peur de représailles, la spirale infernale ne fait que s’aggraver avec le temps en nous précipitant au fond du gouffre. En toute impunité, chaque mafia/lobby en demande toujours plus, en exige encore davantage à chaque « négociation », chaque fois que possible et même si ce n’est pas possible.

      Et comme ça ne suffit pas, histoire de bien paraître et de se justifier, on ajoute l’injure à l’insulte en avançant des contre-vérités, des sornettes, des histoires à dormir debout et à noyer le poisson en se « comparant » avec d’autres zones géographiques, d’autres milieux (secteur privé, autres provinces, etc.), en clamant haut et fort que c’est « pour la qualité des services publics », « pour le bien du public », pour « plus d’équité », etc. Conneries par dessus conneries et imbécilités par-dessus imbécilités.

      Mais qui, dans le privé, peut amasser une telle somme de un ou deux millions de dollars d’économies en 25 ou 30 ans de « carrière »? Et en les plaçant à un taux d’intérêt garanti? Qui, au bout du compte, va payer pour ces ignobles sangsues, ces infâmes profiteurs?

      Vous. Moi. Et à ça, je dis NON, de toutes mes forces.

  5. Bonne sortie de la CAQ aujourd’hui, qui demande aux députés d’adopter la règle du 50% de contribution pour leur propre régime de retraite. Navrant de voir que les députés libéraux refusent d’endosser cette proposition… Quelle belle hypocrisie.

  6. L’art de la diversion.. La CAQ veut sauver la face. Elle a délégué un député pas très connu pour la représenter.. Pourquoi François Legault ne s’est-il pas présenté lui-même quand il en va de l’intérêt premier du Québec?? Petite politique partisane.

    Par ailleurs les réponses données par les députés libéraux leur ont fermé le clapet..

    Chaque chose en son temps et parmi les réponses données par les députés libéraux rien ne permet de conclure du refus d’une révision, laquelle révision est aussi dans les cartons de Philippe Couillard..

    L’hypocrisie? Elle est dans la couverture médiatique.. Ce soir Pierre Bruneau avait comme analyste de la journée Réjean Parent…

    • Toujours cette complaisance envers les libéraux, Hélène. Ils se sont couverts de ridicule à patiner pour expliquer pourquoi la règle du 50% ne s’appliquerait pas à eux. Ils doivent donner l’exemple, sinon ils vont perdre toute crédibilité! Labeaume, lui il met en pratique ce qu’il revendique. Pas comme ces libéraux gras durs qui profitent du système à la moindre occasion, les Barette et Bolduc en particulier.

  7. Merci, Philippe, pour vos propos qui m’ont fait réfléchir et me font voir un autre côté de la médaille.
    Vous avez raison sur bien des points.

  8. Pendant ce temps personne ne fait pression sur les élus pour récupérer les milliards qui nous ont été voler par des entrepreneurs ,des ingénieurs pour faire simple des BANDITS. sans parler des 40 milliards que le gros tas de marde a Rousseau PDG de la caisse de depot a perdu

    • La France a eu son mini-Rambo de la finance privée; ici nous avons eu le Terminator de l’argent public. Le Québec a connu lui aussi un cas d’incompétence notoire encore plus énorme que le cas Kerviel. Moins de 6 mois plus tard, on n’en parlait déjà presque plus. C’est beau l’amnésie délibérée… Oui, oui, la Caisse de dépôt. À l’échelle de la France, notre ami Henri-Paul Rousseau a « égaré » l’équivalent de 400 milliards de dollars. C’est ce que représentent, proportionnellement, les 40 milliards de la Caisse de dépôt. Proportionnellement, c’est quarante fois plus que Kerviel. Lui aussi en prenant des risques inconsidérés, sur le dos de la collectivité.

      À l’échelle des États-Unis, cela représente la totalité de la première phase du « plan de relance » d’Obama ; vous savez, le plan de 800 milliards suggéré par ses brillants conseillers. Le plan qui aurait dû être nommé « Sauvons les riches, ruinons les pauvres » et du même coup, exterminons les autres (les très pauvres). Kerviel a fait de la prison. Rousseau démissionne en grand seigneur en se payant au passage un petit dédouanement médiatique (noble discours style conférence de presse à la Chambre de commerce) et ramasse un petit magot d’un demi-million de dollars au passage. Elle n’est pas belle la vie?

      Jérôme Kerviel et Henri-Paul Rousseau sont eux à mettre dans le même panier l’un que l’autre. Mêmes causes, mêmes effets. On prend des risques inconsidérés sur le dos des autres (la banque, la collectivité sociale) et on joue au casino avec l’argent des autres. Ensuite, c’est « après moi le déluge !». Des sanctions pour Kerviel, l’absolution (rémunérée!) pour Rousseau.

  9. un de mes amis a été travailler en Alberta semaine il est est revenu au Quebec en vacance savez vous combien il a gagné en 29 semaines? 90 milles dollars.tout en payantn beaucoup moins d impot que CULBEC dans quelque jour il repart pour ne plus revenir

  10. 15,000 jeunes Québécois ont quitté le Québec sous le gouvernement Marois..

    La seule solution qui existe pour arrêter l’hémorragie c’est la solidarité en appui au gouvernement majoritaire en place.

    La majorité doit sortir de son silence et refuser de voir un Stéphane Bédard se targuer que c’est le PQ qui avait la solution.. personne ne se manifeste en appui à la méthode intransigeante du PLQ, dit-il.. et il a raison!!!….Merde!

    Apportons un soutien décomplexé aux Couillard, Labeaume, Coderre.

    D’autant plus qu’au saccage de l’Hôtel de ville s’ajoutera le témoignage de Tony Accurso le 2 septembre prochain… Les entreprises d’Accurso étaient la créature du PQ/FT//Fonds de solidarité… ce fleuron québécois … corrompu à l’os

    Il ne faut pas laisser passer cette occasion.. les planète s’alignent et crée un contexte inespéré.. pour prendre à bras-le-corps une fois pour toutes ce problème qui sclérose le Québec.

    Il faut contourner les couvertures médiatiques partisanes. Joanne s’est réjoui trop vite de voir Réjean Parent perdre sa tribune à TVA.. Oh! que non! TVA démontre clairement combien il ne sera fait aucune concession au PLQ..

    Les chroniqueurs de TVA se nourrissent à tous les râteliers.. rien de tel pour préserver une fausse neutralité.. car dans les coulisses on s’active pour faire la promotion du futur président de la république, ce dernier qui en tardant à prendre la direction du PQ évite de se mettre à dos les syndicats.. .

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