Tannée des révolus tranquilles

Le problème des révolutionnaires tranquilles, c’est qu’ils ont une solution magique pour régler tous les problèmes du Québec. Ils sont bien bons pour faire des analyses, monter des centres ou des chaires de recherche, téter le ministère des Finances ou autres organismes syndicaux pour des subventions, mais force est de constater qu’ils sont dépassés par les événements.

Leurs expressions favorites? Il faut « revoir nos façons de faire », « mieux taxer », « mieux financer », « faire plus avec les moyens que l’on a ». Leurs rapports? Du papier. Volumineux. Et du vent. Un vent qui n’a qu’une seule direction: celle d’un État incapable de dire « Non, ça suffit! Cessons les opérations cosmétiques ».

 Parce que quand vient le temps de réellement, concrètement, résolument jouer dans les leviers de leur précieux modèle québécois, ces gens-là se replient sur ce qu’ils connaissent et sur ce qu’ils ont bâti: la culture du no-fault, du « consensus » et du pelletage par en avant. Impossible pour eux d’en appeler au sens de la responsabilité. Impossible de remettre en cause le moindre élément d’un panier de services troué. Impossible de dire « non ». Des parents Caillou, quoi.

PIERRE FORTIN

Combien d’études avons-nous lues qui aboutissaient à des conclusions vaseuses du genre « Il faut améliorer notre productivité » sans pour autant dénoncer le pouvoir coercitif du pouvoir syndical et le capitalisme de copinage qui tuent la prospérité au Québec? Entre amis, on fait attention. On voudrait surtout pas nous couper de sources de financement, n’est-ce pas? Vous voulez que je vous dise? Il y a bien peu de gens véritablement libres, au Québec, ça c’est vrai.

Combien de textes, combien de millage avez-vous fait sur le sujet de la dette, Monsieur Fortin? Vous étiez le premier à qui j’ai donné la parole dans mon film L’Illusion tranquille. « Les finances publiques, le vieillissement de la population va mettre le Québec à feu et à sang« , disiez-vous. On va s’entendre que c’était poussé un peu, mais la passion y était, non? Je vous croyais sincère.

« Notre choix est le suivant. Ou bien notre génération va accepter d’absorber le choc du vieillissement, ou bien ce sont nos enfants qui devront tout payer. Maudit beau pays que celui qui assénerait un tel coup de masse à ses enfants! », disiez-vous.

Je vais vous dire c’est quoi votre problème. Vous et les vôtres avez construit ce Québec endetté. Voilà votre legs. Vous avez et vous continuez toujours de prôner un Québec où personne n’est responsable de quoique ce soit.

« Manger la laine sur le dos de nos enfants » était le titre de conférences que vous donniez à l’époque du manifeste pour un Québec lucide. « Fast-forward » de 2005 à 2014. Votre solution pour régler les déficits de 4 milliards des régimes de retraite du secteur municipal? Je vous cite:

« Porter quelque chose comme la moitié du déficit actuariel – de 4 milliards de dollars – des régimes de retraite municipaux sur la dette du gouvernement du Québec. – Source

Vous devriez avoir honte.

CLAUDE CASTONGUAY

Selon Claude Castonguay, le gouvernement favoriserait l’affrontement avec les syndicats pour ce qui est du projet de loi 3 sur les fonds de pension des employés municipaux. La négociation entre les parties serait vouée à l’échec, selon lui. Il aurait fallu favoriser une médiation pour en arriver à un consensus… Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Gérald Fillion qui rapporte ainsi les propos de M. Castonguay . Ouuuuuu! C’est inquiétant…, conclut celui qui a bâti notre système de santé (vraiment inquiétant, celui-là).

Vous croyez vraiment que le redressement du Québec peut se faire dans l’harmonie totale? Sans ébranler les syndicats? Sans « affrontement »? N’avez-vous pas encore appris ou constaté qu’il y a toujours un seul perdant dans ces exercices de maintien de la paix sociale, du consensus et de la médiation, et j’ai nommé le citoyen ordinaire qui paie pour la moitié des autres qui ne paie à peu près rien?

« Consensus social », voilà une autre belle expression. Et puis, vous avez été témoin vous, cher lecteur, d’une politique publique où le consensus social débouchait sur une plus grande liberté ou responsabilité individuelle? Je vous mets au défi. Trouvez-moi un « consensus social » qui n’a rien coûté au contribuable? Un « consensus social » qui n’a pas contribué à amener le Québec en déficits chroniques, qui aurait redonné un espace de liberté aux familles.

Allez! Faites-moi un rapport là-dessus, les révolus tranquilles. Il ne sera pas long celui-là.

40 réflexions sur “Tannée des révolus tranquilles

  1. Le constructivisme. Toujours rajouter une couche pardessus la précédente. Sauf que la base du socialisme repose sur du sable mouvant. Le redressement ne peut qu’être temporaire et à répéter inlassablement, à moins d’adresser le problème des fondations. Mais pour ce faire, il faut effectivement enlever tout ce qui a été construit pardessus.

  2. La liberté, c’est un instinct! On l’a ou on l’a pas. Et force est de reconnaître que nous Québécois – ce quelque chose comme un grand peuple – nous en sommes passablement dépourvus. Vous avez raison: «Il y a bien peu de gens véritablement libres, au Québec».
    Être libre, c’est d’abord être un libre penseur, ce qui suppose de ne pas avoir peur de penser, de ne pas avoir le vertige quand s’ouvre devant soi un large éventail d’options parmi lesquelles on pourra, voire on devra choisir, avec le risque de se retrouver seul ou presque seul dans son camp. C’est accepter l’inconfort de crier dans le désert plutôt que de bêler avec les moutons ou de hurler avec les loups. C’est avoir le courage de ramer à contre-courant au lieu de se laisser emporter. C’est ne pas c… dans ses bottes quand vient le moment de résister aux religions autoproclamées consensuelles qu’elles aient comme nom «modèle québécois», «valeurs québécoises» ou «politique étrangère canadienne avant Harper»

    • M. Laliberté,
      Permettez que je vous contrarie un peu. La liberté, ce peut être une bête terrible pour celui qui a toujours vécue sous les jupes de sa mère. Et tant que la mère ne le force pas tendrement à la fréquenter, à aller contre sa peur de faire des choix, au risque de se tromper et d’avoir à corriger son tire. L’ado ne gagnera jamais en autonomie.

      Le problème du Québec est que la mère-poule étatique ne veut pas que le citoyen passe à l’âge adulte.

      JP

  3. Je me considère progressiste sur la plupart des questions, je pense que la révolution tranquille a été une grande étape progressiste pour le Québec mais les historiens mentent quand ils nous disent que le progressisme à débuter dans les années 60. Adélard Godbout et Duplessis avait débuté la modernisation du Québec et adopté des politiques comme le vote des femmes, la création d’Hydro-Québec pour Godbout, la construction de route et le salaire minimum en plus de l’électrification des campagnes pour Maurice Duplessis.

    Le modèle actuel est devenu trop coûteux et ajouté des couches sans faire le grand ménage est ridicule. Il faut selon moi remplacer tout les programmes sociaux par un seul le revenu du citoyen qui serait intégré dans la déclaration de revenu, on élimine l’aide sociale, pension de vieillesse, supplément de revenu garanti, CSST, prestation d’assurance-automobile, assurance-emploi, bourse d’étude et on remplace le tout par un revenu de citoyen avec un supplément pour les chômeurs et accidentés. On pourra réduire la grosse bureaucratie du Québec et du fédéral.

    Il faut d’abord aider les vrais démunis et non aider certains fonctionnaires qui profitent du système et autres bénéficiaires qui reçoivent plus qu’il le devrait.

    Après on coupe dans les subventions aux entreprises et on simplifie les impôts en éliminant des crédits d’impôts du côté des particuliers.

    Il faut cesser de commander des rapports et passer à l’action. Devant la réforme des fonds de pensions des fonctionnaire le gouvernement actuel doit avoir le peuple derrière lui pour réussir à tenir tête aux privilégiés du système. Il devra aussi tenir tête aux lobbys corporatistes pour réformer l’aide aux entreprises.

    Par la suite, tarifier les services selon le revenus plutôt que la gratuité ou quasi-gratuité pour financer les garderies, santé, éducation avec un revenu de base, tous pourront contribuer aux coûts des programmes et en comprendre qu’il y a un prix à payer.

  4. Maudit bon papier Joanne !
    En passant, la nouvelle expression à la mode c’est «acceptabilité sociale». Comme si le consensus ne suffisait plus à la tâche…

    • Ben au moins, on augmente le dictionnaire des synonimes … c’est cool ça. « Un choix de sosciété »; « consensus social »; « acceptabilité sociale »; ça va bien … on s’approche de la réalité, « une soumission sociale aux groupes organisés ».

  5. Bravo! Joanne.. il ne faut pas lâcher.. que l’on continue!

    Que sont les lucides devenus? Ils ont réintégré le moule souverainiste la queue entre les deux jambes.

    Même la CAQ.. Qu’est-il advenu du François Legault qui avait pourtant la solution. Mettre la souveraineté sur la glace le temps de faire le ménage dans les finances publiques et de libérer le Québec de sa dépendance à la péréquation?

    Ce faisant il avait su rallier la droite souverainiste et fédéraliste.. Les nationalistes purs et durs, passés maître dans l’autopeluredebananisation, n’ont pas vu passer le train..

    Pourtant Il eut suffi d’un appui ferme des Joseph Facal, Jacques Brassard, Éric Bédard, etc. pour la CAQ, au moment de sa création, pour changer le cours de l’histoire..

    Mais non! Qu’est-ce qui les a retenus de quitter le PQ pour la CAQ? L’orgueil peut-être?

    L’idée insupportable de voir François Legault, un homme d’affaires, jouer un rôle déterminant dans l’histoire? Il aurait pu réussir à débloquer la voie à la souveraineté.. de quoi aurait eu l’air leur chapelle d’intellos souverainistes!

    Le plus ironique dans tout cela c’est que depuis la défaite du 7 avril, ils donnent l’impression de vouloir récupérer la CAQ comme piste de solution. Trop peu, trop tard, peut-être?

    Récupérer la CAQ dans une fusion PQ\CAQ et non l’inverse?… Désolée les Champions mais ça ne marchera pas..

    Lucien Bouchard a soulevé avec justesse que la présence du Bloc à Ottawa dilue l’influence du Québec dans la fédération canadienne.

    Il ridiculise ceux qui pensent qu’on ne parle pas assez d’indépendance… »Voilà 40 ans qu’on ne parle que de ça ».

    Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Le 7 avril les Québécois leur ont dit non..

    Que fait l’aile dure péquiste? Elle se cherche une autre raison pour justifier la souveraineté.

    Entendu JM Léger admettre que le Québec a changé (il était temps!) et que c’est le développement économique qui justifie désormais la souveraineté. Leurs yeux sont tournés vers l’Écosse..il ajoute qu’un sur deux électeurs caquistes sont péquistes donc récupérables.

    Mathieu Bock Côté, tout en faisant la promotion de PKP, intercale dans sa chronique l’idée d’un retour des votes péquistes passés à la CAQ

    Y en a-t-il encore pour croire aux chances de revoir l’État providence quand nos ressources intellectuelles sont aussi honteusement diluées dans une obsession idéologique qui n’en finit plus de finir??

    Le Québec est pris en otage par une Élite réactionnaire aux changements.. On est tellement bien dans nos vieilles pantoufles.

    La lucidité des Facal et Fortin aura été de courte durée.. Une hirondelle ne fait pas le printemps!

    PS.. A lire absolument le commentaire de François Bourque dans le Soleil de ce jour… « Dans mon livre à moi »..

    E si nous étions tous des Dr Bolduc?

    PS. JF Lisée et Jean Lapierre… petit rappel à JF Lisée et ses propres incohérences…

    Sources: 3 décembre 2010, La lettre de JF Lisée à PKP..
    Aussi…PKP et Quebecor, le blogue de JF Lisée

    « Pour l’essentiel, qu’on se le dise, il y a un style, une orientation, un élan PKP. La Une de l’Actualité demandait cet automne s’il était redoutable? Le point d’interrogation est de trop. Il confirme aujourd’hui être inébranlable » JFL

    On est pas sortis du bois!

    • Vous êtes hors contexte. L’écrit de Joanne ne porte pas sur l’axe fédéraliste/séparatiste. Il porte sur les bien-pensants qui font du pelletage par en avant…. J’ai parfois de la difficulté à vous suivre…..C’est le temps de remettre les finances sur des bases solides. Oublions le séparatisme pour le moment. .

    • Pour les personnes libres, aimant la liberté et vivant dans un pays libre, il n’y a pas de propos hors contexte. Si vous vous en donnez la peine, vous découvrirez les interconnexions qui existent au Québec entre les axes fédéralisme/souverainisme et libéralisme/interventionnisme et vous admettrez qu’aucun sujet ne flotte isolé dans l’univers.

  6. J’ai eu ma révélation au printemps 2012 quand les manifestants étudiants ont mis à feu et à sang le Québec à cause d’une augmentation de quelques dollars des frais de scolarité et que je n’ai pas senti que le reste de la population se soulevait fermement contre ce mouvement syndicalo-terroriste. C’est à ce moment que j’ai réalisé que le Québec ne pourrait malheureusement jamais s’en sortir car, après des décennies de maternage incessant de la part de notre gouvernemaman, nous avons collectivement et individuellement perdu notre sens de la responsabilité. L’élection du PQ l’automne suivant a été la goutte qui a fait déborder le vase dans mon cas. Comme je fais partie du « 1% Québécois » qui défraie la majeure partie des coûts des généreux programmes sociaux et que je ne voyais plus d’issue, j’ai déménagé ma famille dans l’Ouest canadien afin de nous assurer à moi, à ma conjointe, mais surtout à notre enfant, un meilleur avenir. Cela dit, je souhaite sincèrement que le Québec réussisse à se sortir de ce bourbier mais à lire les propos récents de gens comme Pierre Fortin et Claude Castonguay, j’en doute.

  7. On n’est pas des TDC au Québec!!! On emprunte pour épater les autres pays ou pour faire comme eux (la France).

  8.  » N’avez-vous pas encore appris ou constaté qu’il y a toujours un seul perdant dans ces exercices de maintien de la paix sociale, du consensus et de la médiation, et j’ai nommé le citoyen ordinaire qui paie pour la moitié des autres qui ne paie à peu près rien?  »

    Que voulez-vous, on est libre de s’unir pour former des syndicats ou des cartels d’entrepreneurs (1), ou on ne l’est pas et l’on se retrouve à l’ère de Staline.

    Aux moins, en l’occurrence, ces syndiqués paient de lourds impôts, contrairement aux entrepreneurs. En passant, il vaudrait mieux éliminer les RÉER et autres CELI qui ne sont que de l’évasion fiscale.

    Le Québec et le Canada sont un paradis pour les entrepreneurs si on compare avec les États-Unis où les entreprises sont souvent, avec quelques rares exceptions, plus taxés qu’ici.

    1 – Les entrepreneurs s’entendent pour ne pas embaucher des grévistes. Ils sont contre les unions, mais, eux, ils ont le droit de s’unir afin de maintenir les salaires au plus bas. Cherchez l’erreur!

    J’ai moi-même été sur une blackliste pour activités syndicales. Je sais de quoi je parle. Il a été impossible de me trouver du boulot dans ma région. J’ai subi un boycott total. Alors, entre la dictature de entrepreneuriat et celle des syndicats, je préfère la dernière. Au moins l’argent va dans mes poches au lieu de celles des actionnaires !

    • Bravo infoPhile. Le vrai problème c’est que les gouvernements et les compagnies veulent faire des économies sur le dos de la classe moyenne et, qu’est-ce qui est encore plus malsain, c’est même gens là essaie de monter la classe pauvre contre la classe moyenne. Vous êtes vous demander qui sont les gagnants dans ce petit jeu là, pas la classe pauvre ni la classe moyenne mais plus tôt les compagnies et les gouvernements.

      C’est facile de poser le problème à l’envers et de tous mettre le blâme sur une classe qui c’est lever debout pour avoir une certaine qualité de vie. Pour les fonds de pension des employés municipaux, en prenant le modèle de l’Ontario, le problème se règle de lui même et personne n’est appauvrie et sans augmentation de taxe. Alors pourquoi ne pas essayer cette solution ? C’est beaucoup trop simple.

  9. A 70 ans j’ai compris, ça ne changera jamais. Ce n’est pas moi c’est ma sœur qui a brisée la machine à vapeur….
    Peut importe qui sera au gouvernement il auront toujours besoin d’une couche. Espéront qu’ils auront assez d’argent pour s’en payer.
    Très bon texte Mme Marcotte, comme à l »habitude.

  10. Il y a plus de 60 ans Ayn Rand a écrit, dans  »Atlas Shrugged »:

     »Quand vous voyez que pour produire, vous avez besoin d’une permission de gens qui ne produisent pas; quand vous voyez que l’argent coule vers ceux qui ne transigent pas des biens mais des faveurs; quand vous voyez que des gens deviennent riches plus facilement par des pots-de-vin que par le travail, et que vos lois ne vous protègent plus contre eux, vous savez que votre société est condamnée. »

    Combien vrai aujourd’hui!
    Tous ces gens qui décident avec l’argent qu’ils vous arrachent, au nom de tous sans toutefois que vous n’ayez mot à dire!

  11. @Gérard laliberté
    J’ai beaucoup apprécié votre commentaire. Il y a tout un programme là-dedans et c’est bien formulé en plus.

  12. Excellent papier Johanne. Le gouvernemaman est allé trop loin, avec comme résultat la déresponsabilisation des citoyens. Il faut absolument abolir des programmes et les structures qui n’ont plus raison d’être et de faire rentrer les syndicats dans le rang. Il y a 40 ou 50 ans, ils avaient leur raison d’être, mais plus aujourd’hui. Je suggère aussi de mettre fin au « no-fault » qui est injuste pour les accidentés, victimes de chauffards. Il faut adopter de nouveaux paradigmes de gouvernance au risque de faire mal à plusieurs qui ne cherchent qu’à conserver voire, protéger, leurs privilèges.

  13. Belle trouvaille que l’expression « Révolus tranquilles ». Excellent jeu de mots avec révolution et passé date.

  14. Joanne dit : « Entre amis, on fait attention. On voudrait pas nous couper nos sources de financement, n’est-ce pas? Vous voulez que je vous dise? Il y a bien peu de gens véritablement libres au Québec, ça c’est vrai. »

    Moi, j’ajoute que c’est vrai aussi pour les Québécois de plus en plus nombreux qui sont à l’emploi de l’Empire Québecor.. en passant par ses filiales de Production « J » et Vidéotron..
    Le triumvirat médias/arts/politique, un contrôle absolu en devenir?

    Vous ne pensez pas que si une poignée de décideurs puisse ainsi « en toute liberté » paver la voie pour une dictature « douce » en devenir c’est aussi en raison du silence de la majorité?

    Qui ne dit mot consent..

    Et si le 7 avril dernier le PQ avait pris le pouvoir majoritaire! Est-ce la formule « C’est mieux que la dictature » serait encore pertinente??

  15. Pour que le Québec s’en sorte, il fait évidemment moins de programmes, d’organismes, bref de dépenses. Mais on ne pourra jamais faire ces changements sans toucher au pouvoir des syndicats. Aussi longtemps que ce pouvoir sera omniprésent, aucun programme ni coupures majeures seront possibles. Pour réduire ce pouvoir, il faut supprimer la formule Rand. J’ai écris récemment un texte à ce sujet. Je vous invite à le lire. https://sylvaingauthier.wordpress.com/2014/04/19/break-syndical/

  16. Voici une citation provenant du site français Contrepoints qui pourrait compléter certains propos lus ici :  » L’individualisme défendu par le libéralisme exige de l’État de laisser faire et de laisser être.Il lui demande une abstention de sa part pour que les personnes soient et fassent ce qu’elles estiment le mieux pour leur vie. L’État ne doit ni définir ni concéder l’identité mais seulement la reconnaître. »
    « Le multiculturalisme comme liberté » par José Lopez Martinez
    P.S : On s’éloigne de la Charte avec ça et certains vont commencer à paniquer.

  17. Vous avez tout à fait raison Johanne. Tant qu’il n’y asura pas quelqu’un qui va dire :  »je me fou de déplaire à certaines personnes, il y a un ménage à faire, y’en a qui vont perdre et il y en a qui vont gagner, mais à la fin c’est le Québec qui gagnera, c’est garanti !  »

    On ne peut pas faire du ménage sans qu’il y ait un peu de poussière. On ne peut pas être tous d’accord ! Surtout pas ceux qui profitent largement du système.

  18. Beau coup de coeur Joanne!

    Évidemment les sociaux-démocrates sont toujours au pouvoir et leur état providence subventionne ses propres cheerleaders… Attendre quelque chose d’eux c’est se condamner à de cruelles déceptions.

    Mais il y a un nouveau joueur dans le rapport de force, un joueur jusqu’ici relativement silencieux mais à terme incontournable: Le marché.

    C’est lui et non la rhétorique qui force la main du gouvernement aujourd’hui. Le gouvernement s’imagine probablement qu’il s’en tirera comme d’habitude avec quelques demi-mesures ou par la procrastination mais cette fois il se trompe, le déclin économique du Québec est une spirale vicieuse déjà programmée qui durera au moins une génération et exigera de grands sacrifices.

    L’austérité n’est pas un choix politique, c’est une conséquence. On est déjà dans le mur, le gouvernement n’a pas à choisir, les marchés ont déjà choisi pour lui.

  19. @ Jean-Claude Michaud

    Je suis d’accord avec vous et toutes vos belles idées. Cependant tout ce système ne reposerait que sur une seul chose et j’ai nommé le revenu des contribuables. Alors dites-moi monsieur…. que fait-on avec ceux qui travaillent au noir?… Avec les travailleurs autonomes ?
    Bref avec ceux qui ne déclarent que ce qu’Ils veulent bien déclarer ? Moi je travaille à salaire et ne peut aucunement cacher rien au gouvernement.
    Mais dans votre beau système…. il faut que tout le monde soit beau, gentil et honnête pour que ça fonctionne. Donc comme les gens sont (disons-le) malhonnêtes et magouilleurs…ce sera encore le contribuable à salaire qui paiera plus chers ses services puisque tous les autres les auront à rabais puisqu’ils ne déclareront que de faibles revenus.

    Que dites-vous de cela?

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