Écoles privées: Réponse à Michèle Ouimet de La Presse

Chère Madame Ouimet,

Je suis déçue. Que votre plume dans une tribune aussi importante que celle que La Presse vous accorde, soit employée à étendre autant de démagogie, d’idéologie et d’erreurs de jugement.

Dans votre texte d’aujourd’hui, La fin d’un tabou (que vous avez d’ailleurs sorti du bacc de recyclage où y traînait un texte de 2010 du même titre), vous continuez de laisser croire que les écoles privées n’accueillent que très peu (3%) d’élèves qui ont des besoins particuliers. FAUX. Selon une publication de la Fédération des établissements d’enseignement privé, la majorité de leurs établissements ont mis en place une série de mesures pour bien répondre à ces besoins.

Les élèves avec des besoins particuliers, comme des troubles de concentration, d’apprentissage, d’adaptation ou de langage, représentent environ 10 % de la clientèle des écoles privées de la province, rapporte la Fédération. – Source

Vous vous offusquez que « 35 à 40 % des élèves du primaire de la Commission scolaire de Montréal choisissent le privé, selon le syndicat, l’Alliance des professeurs ». Eh bien, tant mieux! Voilà un bon indicateur que devrait comprendre votre fameuse Alliance des professeurs. Tant mieux aussi parce que pour chaque parent qui choisit l’école privée, cela coûte moins cher à l’État.

Un peu plus loin, vous vous indignez même que l’État (les contribuables) participe au financement des écoles privées! « Pourquoi les contribuables doivent-ils verser 4090 $ par élève au privé ? Pourquoi ce traitement de faveur qui crée des aberrations dans le système et « nuit à la réussite de l’ensemble des élèves », selon le comité d’experts ? », dites-vous.

Euh. Si je suis votre logique, pourquoi alors les contribuables doivent-ils verser 5471$ par élève au public?

Pourquoi s’agirait-il d’une subvention lorsqu’on finance l’école privée, mais d’un simple financement lorsqu’il s’agit d’écoles publiques? Êtes-vous seulement capable de réaliser comment l’idéologie syndicale et celle du nivellement vers le bas a contaminé votre raisonnement? Pourquoi est-ce un « traitement de faveur » lorsque l’État participe au financement d’une école privée au juste? Je ne comprends pas. Le parent n’a-t-il pas versé des impôts et des taxes? N’est-il pas en droit de s’attendre à une contribution de l’État à l’éducation de ses enfants? Est-ce qu’un « service public » dans votre tête doit absolument être livré par des institutions publiques syndiquées?

De grâce, admettez votre biais idéologique. L’école privée n’est pas « subventionnée« , pas plus que ne l’est l’école publique. L’école privée est financée à 60% (ou plus selon d’autres calculs) alors que l’école publique l’est à 100%. Le langage, c’est important, ne croyez-vous pas? Le pouvoir des mots aussi.

Les parents qui choisissent, donc, l’école privée, ne sont pas des gâtés du système. Au contraire. Parce qu’ils choisissent d’offrir ce qu’il y a de mieux à leurs enfants, ils paieront davantage!

Non Madame Ouimet. La santé mentale du système d’éducation ne « souffre pas de schizophrénie galopante depuis trop d’années ». Les schizophrènes sont ceux qui refusent de reconnaître ce qu’il y a de bon, de beau, de libre et qui fonctionne.

Si j’avais un enfant qui éprouvait des difficultés d’apprentissage, je ferais le maximum pour lui trouver une place dans une école privée. On raconte que leur taux de diplomation est de loin supérieur à celui des écoles publiques. Et vous, Madame Ouimet, que feriez-vous? Vous assureriez-vous que votre enfant reçoive le meilleur encadrement et les meilleurs services possibles ou verseriez-vous dans une idéologie qui ne rend service ni à ceux qui excellent ni à ceux qui ont des besoins spécifiques?

Enfin, si vous êtes d’avis de diminuer le financement public des écoles privées au Québec, je suggérerais plutôt l’inverse à la Commission chargée de réviser les programmes: celui d’augmenter le financement public des écoles privées. Tiens, voilà une idée. Quand quelque chose fonctionne et fonctionne bien au Québec, il faut l’encourager. Une petite étude sur les conséquences d’un financement accru des écoles privées nous offrirait peut-être des conclusions surprenantes.

P.S. Pour votre culture personnelle, je vous suggère les lectures suivantes comme contrepoids à l’idéologie syndicalo-socialiste à laquelle vous semblez sensible: L’école privée n’est pas subventionnée, The math behind public funding for private éducation, Financement des écoles privées? Absolument!

36 réflexions sur “Écoles privées: Réponse à Michèle Ouimet de La Presse

  1. Merci de votre réponse qui, je l’espère, saura faire son chemin dans le cerveau de cette personne totalement imbibée et obnubilée par les syndicaleux et la go-goche dont la principale vertu est de ne pas évaluer les conséquences de leurs actes et de leurs idées.

    Lorsque j’ai lu son article ce matin, je me suis étouffé…

  2. Wow! Merci Joanne..

    Il serait bien que Mme Ouimet questionne Patrick Lagacé? Pour justifier son choix de l’école privée il n’avait pu trouver mieux qu’une motivation de distance.. d’accommodation domestique.. que vive bien des couples séparés..

    Quand le jugement fout le camp chez une petite élite qui s’est délitée par l’action du temps..

  3. Nous n’en sortirons jamais, la perception du privé sera toujours que les riches paient pour donner une meilleure éducation à leurs enfants dans des écoles qui se débarrassent des cas problèmes, comme le décrit Mme Ouimet. Alors, que doit-on penser des écoles internationales qui elles sont publiques? N’y entre pas qui veut, les cas problèmes sont refilés au régulier plus rapidement que ne le fait le privé. Il faut fermer ce programme parce qu’il forme aussi une élite? D’ailleurs, pourquoi s’opposerait-on à une élite que je qualifierais d’académique au lieu de l’encourager?

    Toute cette aversion contre ceux qui veulent étudier me sidère totalement. Pour ma part, il n’est pas seulement normal mais essentiel d’avoir des lieux où ceux qui veulent étudier, ceux qui aiment étudier, puissent le faire à un rythme qui les stimulera au lieu d’attendre après tout un chacun. On ne chiale jamais contre les programme sports études pour permettre à une élite sportive de se développer, pourquoi pas des programmes études-études pour permettre à une élite académique de se développer!

    Les études c’est surtout une question d’intérêt. Plus un jeune hockeyeur est motivé, meilleur il sera. Plus le jeune est motivé à étudier, meilleure sera sa réussite scolaire. Pourquoi certains sont-ils si méprisant envers ceux qui se démarquent au point de toujours vouloir leur mettre des bâtons dans les roues?

  4. Nous avons donc visité plusieurs écoles, celle choisie fut celle que nos enfants ont le plus appréciée. Les études, pour des ados, c’est pas mal plus simple quand ils aiment le milieu où ils passent leurs journées. Il y a eu des examens, que mes enfants ont réussi haut la main même s’ils venaient du public, pour savoir s’ils avaient les connaissances minimales pour suivre le niveau auquel on les inscrivait. Pas de classement, on passe le test ou on ne passe pas. Pas d’écrémage, premier arrivé premier servi. Que tu sois celui qui a le mieux réussi l’examen ne change rien, s’il y a X places et que ta demande d’admission est la X+1ième alors tu n’entres pas. Si tu as la plus faible note de passage et que tu remets ta demande d’admission le premier, tu es certain d’entrer. Et vous savez quoi, c’était comme ça pour toutes les écoles privées que nous avons visitées. Dans certains cas, au lieu du premier arrivé premier entré c’était un tirage au sort. Alors pour la fameuse sélection, disons que c’est loin de ce que nous avons vécu.

    L’autre point qui me laisse perplexe c’est qu’en cas de difficultés l’élève est automatiquement envoyé au public. De ce que nous avons vécu, et ce qui semble être le cas ailleurs pour avoir discuté avec d’autres parents d’enfants d’autres écoles privés, l’école cherche le plus possible à soutenir un jeune en difficulté, à lui fournir des outils et ce sur plusieurs années, avec des cours de rattrapage l’été s’il le faut. Vous croyez qu’un élève au programme international au public peut revenir l’année suivante si sa moyenne ne respecte pas le seuil imposé? Pourtant, c’est fréquent au privé où on persiste souvent sur plusieurs années. Pourquoi cette hargne contre la supposée élite au privé mais pas au programme international, pourtant plus sélectif, moins conciliant.

    Mes enfants aiment étudier, nous avons choisi ce qui pouvait le mieux leur convenir. Quand un sportif développe son talent et dépasse la moyenne, on le félicite. Quand un élève développe ses connaissances et dépasse la moyenne, je les félicite, Mme Ouimet leur dit qu’il n’est pas normal d’être élitiste. Pour avoir une formation similaire à celle du programme international au public, auquel nous n’avons pas accès, nous avons choisi de payer au privé. Si mon voisin a un enfant à l’international, donc programme similaire à ce qu’on retrouve au privé, il ne paie que ses taxes scolaires (et ses impôts mais c’est une autre histoire) alors que moi je paie mes taxes scolaires et je débourse plusieurs milliers supplémentaires. Donc si on coupe le financement aux écoles privées, qu’on nous donne accès au programme international ou qu’on me donne congé de taxes scolaires.

  5. Pour avoir envoyé mes enfants au privé et avoir discuté avec beaucoup de parents de la même école secondaire, je puis assurer la Madame Ouimet que nous n’étions ni millionnaires, ni même riches. La « grosse » classe très moyenne mais nous n’hésitions pas à nous priver de plusieurs choses et nous avions à cœur que nos enfants aient accès à la meilleure qualité d’enseignement possible.

    En rétrospective, ce fut l’une des meilleures décisions que nous ayons pris dans notre vie et j’encourage mes enfants, maintenant adultes, à faire de même avec leurs propres enfants. Je suis même prêt à les aider financièrement pour se faire.

  6. Excellente réplique de Johanne qui rétablit les faits face à de la désinformation trop souvent érigée en dogme dans les médias.

  7. Je serais curieux de savoir si Mme Ouimet a eu des enfants et où elle les a envoyé. Ça me rappelle les péquistes qui pourfendaient le privé pour faire plaisir à sa base militante et quand un journaliste a commencé à gratter pour savoir où ils envoyaient leurs enfants, le PQ a arrêté de pourfendre le privé pendant un bout de temps car la majorité envoyait leurs enfants au privé!

  8. En passant en Ontario il ont choisi de ne pas financer les écoles privés…pourquoi nous?si nous sommes beaucoup moins riche!1!!

    • devons nous vraiment nous comparer avec L’ontario qui a une dette plus elevé que nous comparons nous avec les meilleure

  9. Le financement des écoles privées est un faux débat. C’est le système qu’il faut revoir : abolir les commissions scolaires, offrir plus de flexibilité aux parents quant au choix de l’école, etc.

    Je crois que tout le monde devrait avoir des chances égales. Actuellement, on a accès à une bonne éducation si on fait partie de la classe moyenne supérieure ou qu’on est riche. Les autres se content d’un système public tout décrépi, à moins d’être assez forts pour être admis dans une école internationale, ou d’être assez chanceux pour recevoir une aide quelconque (bien des écoles privées ont des fondations qui offrent le paiement des frais de scolarité aux plus démunis).

    Subventionner à 100% (ou 90%) le privé ? Pourquoi pas… Si en même temps on lève le moratoire sur le financement des nouvelles écoles privées, ça serait un bon moyen d’ajouter de la concurrence au système. La Suède, par exemple, a un très bon système mixte public-privé où les parents ne déboursent rien.

    Mais aussi, le plus important : mettre fin aux classes mixtes (je parle des élèves faibles et forts dans les mêmes classes), surtout dans le public. Un enseignant devra ralentir pour s’adapter au rythme des plus faibles. Comme ça, les plus forts qui n’ont pas accès au privé ne seront pas désavantagés, et il serait plus facile de cibler les plus faibles avec des ressources plus adaptées à eux. Les plus forts, eux, auraient moins besoin d’aide spécialisée.

  10. Introduire de la compétition dans le système. Rémunérer selon le rendement. Retirer des conventions collectives la protection d’emploi et la progression au sein des organisations publiques basée sur l’ancienneté. Trop souvent, sans relation directe entre la rémunération et les résultats, point d’efficience.

  11. C’est une belle façon de dire que les professeurs au public sont tous des incompétents ??? Et bien moi je pense que quand quelque chose est privé, et qu’on ‘a fait un choix, qui supposément que nos enfants seront plus intelligents, plus d’aide et plus de je ne sais pas quoi….. en sortant du privé..On devrait payer le prix qui va avec. Pourquoi la société devrait payer pour envoyer des gens au privé , quand nous avons de très bonne écoles avec des gens dévoués….On ne tasse pas ceux qui ont des difficultés , on les aide. Au privé, on les mets dehors pour ne pas nuire au rang de la meilleure école.J’ai deux filles qui sont allées au public dans une concentration spécifique et qui réussissent très bien aujourd’hui . Elles ne sont pas moins intelligentes que les autres provenant du privé.Elles ont reçu toute l’aide nécessaire dans leurs faiblesses afin de réussir. Alors pourquoi la société devrait payer 75% pour les écoles privés, si je n’ai pas fait le choix d’envoyer mes enfants au privé…Quand on fait des choix, on les assument complètement qu’importe la raison de notre choix. Les écoles publiques coûteraient moins chers si nous n’avions pas le privé à subventionner

    • Vous ne comprenez absolument rien a la situation. Et de plus, j’ajouterais que les chiffres ne sont pas votre point fort…

    • Entièrement d’accord avec vous Line R. La société québécoise a fait un choix en instaurant des systèmes publics gratuits dans certains domaines, dont l’éducation, la santé en étant un autre. La Loi sur l’instruction publique a d’ailleurs été adoptée pour venir encadrer ces valeurs. Si des individus désirent, pour des raisons qui leur sont propres tel qu’il est leur droit dans une société libre et démocratique, se tourner vers des institutions privées aux tendances utilisateurs-payeurs, eh bien qu’ils en assument pleinement les conséquences financières et laissent les finances publiques en dehors de tout ça. Pour ceux qui sont d’avis que l’école privée offre une meilleure formation, eh bien, parmi mes frères et sœurs, certain(e)s ont fréquenter l’école publique, d’autres l’école privée, ce qui n’a empêché aucun(e) d’entre nous d’entreprendre des études supérieures et d’être diplômé(e)s des mêmes universités.

    • Pourquoi ne pas avoir envoyé vos filles au privé? Est-ce parce que vous ne vouliez pas vous priver de voyages dans le sud ou d’une nouvelle voiture tous les 2 ans??
      Moi je fais ces sacrifices pour mes enfants…….

    • Ce ne sont pas les professeurs des écoles publiques le problème…. Je les crois trèsss compétents!!! Ce sont les enfants qui ont des problèmes de comportement et dont les parents ne s’occupent pas puisqu’ils pensent que c’est la job des profs !!!!

      Au primaire mes enfants allaient au public et il y avait tellement de cas de comportement qui perturbaient le déroulement de la classe… le prof n’enseignait plus il faisait la police !!!!! Alors à ce moment j’ai dit ca suffit….. On s’en va au privé pis ca presse. Au privé ces chérubins enfants-roi qui dérangent la classe ne sont pas tolérés longtemps !!!!

  12. Mes enfants sont allés à l’école privée au secondaire, et je n’ai aucun regret.
    Avec une heure de cours de plus par jour qu’à la polyvalente, il faut bien qu’il y ait un bénéfice quelque part.
    Mais le type de manque d’honnêteté intellectuelle de cette journaliste semble être répandue dans à peu près toute la communauté journalistique. Le fait de teinter la vérité ne sert pas le bon peuple.

  13. Bravo Joanne c’est absolument très bien dit!

    Nos deux enfants ont été à l’école privée et nous en avons aucun regret. Nous sommes loin d’être riches, au contraire! Cependant, notre plus vieux avait et a toujours un problème d’attention et si nous l’aurions envoyé à l’école publique, il ne serait pas diplômé du secondaire aujourd’hui (3 ans déjà) et ça nous en sommes convaincus car nous trouvons que les élèves ne sont pas assez entouré à l’école publique. Quant à la deuxième, c’était son choix, nous l’avons respecté mais nous étions très fiers qu’elle veuille y aller aussi. Elle est diplômée du secondaire depuis juin dernier et vient tout juste de commencer à l’université d’Ottawa.

    Je dois aussi ajouter qu’AUCUNE DÉDUCTION ne peut être faite dans nos rapports d’impôts. Les parents couvrent entièrement les coûts de l’école privée. Si il y a des déductions à quelque part, ce n’est sûrement pas les parents qui en profite à part peut être le transport scolaire. Mais encore là, il avait augmenté l’an passé. Mais quand même, vive les écoles privées nous en avons grandement besoin.

  14. Vous qui aimez baisser le fardeau des contribuables, voici un super truc. Les élèves du privé qui coûtent 4090 $ vont au public. Ils en coûtent maintenant 5471 $. Les parents de ces élèves, qui déboursaient 3000 $ pour les études, devront payer 1400 $. Voilà!

    • Quel commentaire loufoque!!!!
      J’envoie mes 2 enfants au privé. J’accepte de payer la facture du privé pour la simple et bonne raison que l’éducation y est meilleure à tout point de vue. Alors vous vous gourrez si vous pensez que des gens accepterait sans rien dire de payer des sommes supplémentaires pour l’école publique. L’école publique est obligée d’accepter tout le monde sans exception alors elle ramasse tous les cas de comportements qui perturbent le bon fonctionnement des classes et qui ralentissent les élèves doués. C’est pour cette raison que les élèves doués se tournent vers le privé. Donc si on m’oblige à envoyer mes enfants au public (en arrêtant de financer l’école privée) je ne paierai jamais un sous de plus que les autres parents du public.

      Accepteriez-vous, si on vous obligeais à acheter telle voiture plutôt qu’une autre tout en sachant que c’est un citron????

    • Votre idéologie vous aveugle madame Marie-Chantal. Vous dites que «l’éducation y est meilleure à tout point de vue». Vous vous basez sur quoi pour dire cela? Un meilleur encadrement, alors que le ratio élèves-enseigant y est largement supérieur et que peu ou pas de professionnels y travaillent… Les enseignants sont de meilleures qualités, alors qu’ils ont suivis la même formation ?!? Pouvez-vous étayer votre affirmation?

  15. 1- En travaillant au salaire minimum, j’ai envoyé ma fille a l’école privé tout son primaire et secondaire, juste avec les allocations familiale et mon salaire en me privant beaucoup, pour que ma fille ais un enseignement et un encadrement supérieur a celui de l’école publique.

    Ma fille a fait du trouble a son collège privé et elle en a été renvoyé 2 ans. Donc elle a fait 2 ans de polybranlente (polyvalente) en langue étude. A la fin de sa première année sans m’en parler elle est aller d’elle même voir la direction de son ancien collège pour qu’il la reprenne. Il ont refusé une première fois.
    A la fin de son secondaire 4 elle y est encore retournée et cette fois il l’on reprise sous des conditions sévères de bonne conduite.
    Pourquoi donc ?????????????

    2- Si tout l’argent donné, pour l’éducation, allait pour nos jeunes et non pas en prendre une partie, pour faire des putains de 5 @ 7 ou autre dépense inutile (référence a un article parue dans le journal de Montréal il y a un ans ou 2) il resterait probablement plus d’argent pour nos écoles. Mais c’est plus le fun de la dépenser l’argent des contribuables.

    • @ Benoit Gauthier,
      Vous avez raison lorsque vous dites que le ratio élèves/enseignant est supérieur dans les écoles privées et cela est possible car il n’y a pas ou vraiment très peu de problème de comportement et/ou d’apprentissage dans les classe. Personne ne ralentit le groupe.
      Pour ce qui est de la formation des enseignants, vous avez aussi raison, elle est la même pour les profs du public que ceux du privé. Là où le privé se démarque est dans l’enrichissement que les profs peuvent offrir à leurs élèves car ceux-ci sont intéressés à réussir et que personne ne perturbe le bon déroulement de la classe permettant ainsi aux profs d’enseigner tout le contenu de leur matière et bien plus n’ayant pas à faire la police 90% du temps. L’encadrement y est aussi meilleur certes mais les profs du privé sont trèssss disponibles pour les élèves pour tout problème (académique ou personnel).
      Le privé se démarque aussi dans le fait qu’il ne nivelle pas par le bas. L’excellence y est récompensé….. au privé ce n’est pas une honte d’être bon, d’être doué!!! On valorise les études, le travail, l’effort, le dépassement de soi….. ce qui n’est pas le cas au public. Je vais vous le prouver par l’exemple suivant:
      L’an dernier, les élèves de 4e année du primaire ont échoué massivement un examen du ministère…. qu’est-ce que le gouvernemaman a fait??? Il a demandé aux profs de re-corriger le dit examen et de laisser passer tel ou tel erreur pour qu’il y ait moins d’échec. Si ce n’est pas ça la définition du nivellement par le bas je me demande bien ce que c’est. Au privé, on ne nivelle pas par le bas, les élèves et les parents ne peuvent se plaindre de la charge de travail….Oui au privé il y a beaucoup de travail, mais c’est justement ce travail qui fait performer les élèves. Tant que le public n’aura pas compris ca…. c’est peine perdu.
      J’espère que j’ai étayé mes affirmations à votre convenance monsieur Gauthier !!!!

  16. Pour répondre à Marie-Chantal, mes enfants deux filles sont allées au secondaire dans une concentration linguistique( ce qu’elles avaient choisi. ) et si j’ai fait ce choix, c’est pour être capable, aussi, de leurs payer des activités à l’extérieur de l’école. Mais filles font parties d’une école de danse privé et nous en avons assume les coûts totalement et pour les autres loisirs qu’ils avaient le goût de faire. Et bien non je n’ai pas voyagé à tous les ans et je n’ai pas non plus de voiture neuve à tous les deux ans. J’y suis allée avec les finances que j’avais . C’est facile de porter un jugement. Et pour leurs études collégiales, j’ai assumé les coûts à 100 % avec une voiture pour leur déplacement….et puis viens l’université que nous payions avec le plus grand des plaisirs pour qu’elles puissent avoir un bel avenir. ma plus vieille est diplômée en laboratoire et à aujourd’hui un très très bon travail. Pourtant, elle est allée au public.Des sacrifices, je connais cela et cela ne regarde personne de ce que je fais avec mes enfants. Ici, la question était des subvention donné aux écoles privé.

    • Je suis très heureuse pour vous si vos filles ont bien réussi au public. Je n’ai jamais dit que c’était impossible de réussir au public (j’y suis allée moi-même et je suis bachelière). Vous dites qu’elles ont choisi elles-mêmes une école publique à concentration linguistique. Si elles avaient choisi une école privée qui offrait le programme linguistique (mon fils est présentement au privé dans une concentration linguistique) qu’auriez-vous fait?

      Auriez-vous accepté de les y envoyer?

  17. Je ne dis pas que c’est votre cas Mme Line R. mais certaines personnes veulent arrêter le financement des écoles privées car elles n’ont pas les moyens de payer le $4000.00/année ou elles ne veulent simplement pas se serrer la ceinture et se priver de voyages, de belles voitures ou de sorties au théâtre/resto toutes les semaines etc.. Alors ces dites personnes voudraient qu’on cesse de financer l’école privée par simple jalousie.

    Moi je ne me suis jamais offert de voiture neuve.. toujours des voitures usagées (j’ai 50 ans).
    Mais j’ai offert l’école privée à mes enfants (et ils étaient d’accord pour y aller… je ne les ai pas forcés et ils ont réussi les examens d’entrée). Ce sont des choix qu’on fait et mon choix a fait économiser des milliers de dollars à la société comme l’a expliqué Mme Marcotte.

    Quand je vois des gens riches se promener en porsche, en hummer, en BM ou en volvo… je ne les jalouse pas…..pourtant je rêve d’avoir une BM……Présentement je conduis une écho 2005 !!!!! Je vais la garder jusqu’à ce qu’elle me lâche car je dois payer des frais de scolarité de $4000.00/années à mes deux derniers(sec 4 & 5)… mon ainée termine sa maîtrise cette année à l’Université de Montréal…. sans prêt et bourse !!!!! Mon conjoint et moi on trime dur et on s’offre des frais de scolarité en guise de vacances chaque années depuis trèsssssss longtemps !!!! Et pendant ce temps, je fais économiser la société et je regarde les parents du public partir en croisière et changer de voiture tous les 2 ans (je sais que ce n’est pas tout le monde…. je sais). Voilà ma réalité Mme Line !!!!

  18. Merci Madame Marcotte d’avoir si bien répondu à Madame Ouimet de La Presse.
    Je peux témoigner comme parente de deux enfants que j’ai inscrits à l’école privée au Québec, bien que je sois issue de l’enseignement public moi-même.
    Ma première fille a pourtant été inscrite en maternelle, à l’école publique, mais je l’ai retirée après une semaine seulement. Je tairai les raisons de ma consternation.
    Mon choix était délibéré et et mon investissement s’apparentait davantage à un sacrifice qu’à un caprice bourgeois.
    Parce que j’ai voulu offrir un enseignement de qualité, une discipline (et j’insiste sur ce mot) à mes enfants. Parce que j’ai choisi d’avoir des interlocuteurs (direction, professeurs) qui me répondent, me transmettent des bulletins, m’offrent une rétroaction et un suivi sérieux. Parce que j’ai choisi que mes enfants soient encadrés véritablement, en complément à l’éducation bienveillante que je leur ai donnée, à l’heure ou bien des familles ont démissionné de leurs responsabilités, à l’image de l’école publique justement.
    Pour que mes enfants puissent suivre leur cursus, j’ai dû avoir pendant de longues années un emploi à temps plein de jour et un autre emploi le soir à domicile.
    L’investissement que j’ai réalisé a été focalisé sur la réussite de mes enfants, au détriment de cotisations Reer ou de voyages dans le Sud, ou encore de soirées relaxantes.
    Et en plus des milliers de dollars nets déboursés pour les livres, les uniformes, le matériel, les fournitures, les voyages éducatifs, j’ai aussi payé (et continue de le faire) comme contribuable responsable, des taxes scolaires aux commissions scolaires, alors que je n’ai jamais eu d’enfant dans le système public. Sans compter que l’école publique a pu ainsi économiser leurs propres frais de scolariser mes deux enfants au primaire et au secondaire.
    Je considère donc avoir largement fait ma part et payé la quasi totalité des frais, l’un dans l’autre. Les budgets de l’éducation sont largement tirées des taxes scolaires dont aucun parent de l’école privé n’est exempté.
    Aux parents d’enfants de l’école publique, je dirai : nous payons pour les nôtres à 100 % au final. Je leur demande de respecter notre choix.
    Et pour le mot de la fin, à l’issue de leur secondaire ‘privé’, mon premier enfant est médecin de famille qui exerce déjà au service des Québécois, mon second enfant poursuit ses études supérieures et a représenté hautement le pays à un championnat sportif international.
    Nous trois ne devons rien à l’école publique ni au gouvernement.
    Fièrement vôtre!

  19. Personnellement avec l’état des finances publiques du Québec, je crois qu’il faudrait remercier les parents qui se dévouent et qui font des sacrifices pour envoyer leurs enfants dans une école privée et ce sans rien enlever aux autres parents. Regardons les choses en face, l’état québécois n’a pas les ressources ni matérielles ni humaines pour gérer l’ensemble des enfants québécois. Un enfant au privé coûte 40% à l’état (en subventions) si on le transfère au public il en coûtera 100%. Simple calcul ça coûterait plus cher à l’état donc à l’ensemble de la population d’envoyer plus d’enfants à l’école publique. Les parents qui envoient leurs enfants à l’école privée paient en double, en taxe scolaire et en impôts pour l’école publique et en frais de scolarité pour l’école privée !!!!!
    Personne ne semble semble se questionner sur la pertinence de la taxe scolaire et des impôts qui servent à subventionner l’école publique et ce pour des personnes qui n’utilisent pas ce service!!!!

  20. J’ai eu trois filles, dont deux ont été éduqués dans une école privée et une dans une école publique à vocation internationale.
    J’ai aussi été commissaire dans une commission scolaire de la Rive-Nord de Montréal. Je crois donc être en mesure de porter une opinion censée.
    Premièrement, je suis d’accord avec madame Marcotte qui semble encore être mal comprise tant en ce qui a trait à la subvention du système privé (que l’on devrait plutôt nommer financé). Le montant accordé à l’école privée correspond au montant que reçoivent les écoles publiques. Si ce montant est retiré aux écoles privées, la logique veut qu’une partie des élèves qui auraient migré aux privés se retrouve dans une école publique. Dans cette logique, une plus grande quantité d’élèves se retrouveront dans ces écoles entrainant des coûts supplémentaires aux commissions scolaires. Dans les faits, il n’y aurait donc aucune économie.

    Deuxièmement, tenter de faire bifurquer le débat sur la qualité des professeurs, du public ou du privé, est une aberration. Ce n’est pas la qualité du corps professoral qui est ici en question, mais l’organisation et la bureaucratie du système qui rend les choses inutilement compliquées. La plus vieille de mes filles a étudié au public, dans un programme international. Un très bon programme. Malheureusement, sous la pression des parents le programme a été amendé pour réduire la charge de travail des élèves. Le programme s’en est automatiquement retrouvé amoindris. Le problème n’est pas le corps professoral, le problème vient de ceux qui bénéficient du service. Doit-on niveler par le bas, personnellement je crois que non.
    En conclusion, abolir le financement de l’école privée démontre plus le manque de compréhension du système, souvent soutenue par les médias, que la compréhension économique qui devrait y être attachée. Le débat porte sur des faits mal compris et bifurque toujours sur les mêmes arguments, disons paradigme, de l’école élitiste réservée aux riches, de la qualité des professeurs (qui ne devrait pas être mis en doutes) que sur le fond du problème : l’organisation du système, du ministère jusqu’à l’école elle-même.

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