Révision des programmes: Quoi faire avec les tarifs de garderies? (2)

En mai dernier, le premier ministre Couillard évoquait l’idée de tarifer les CPE en fonction des revenus des parents. Il avait tort de le faire à ce moment-là comme il a tort aujourd’hui de réduire bêtement la révision de la politique familiale à une question de tarif.

Si ce qu’on apprenait cette semaine dans le Devoir se concrétisait, alors autant dire que la Commission de révision des programmes est une blague. Parce qu’une simple augmentation de la tarification ne règlera rien. Plus encore, elle démontrera qu’on aura escamoté l’évaluation des programmes qui devait accompagner les travaux du Comité Robillard.

Je ne suis pas du même avis que ceux qui croient qu’une diminution de la colonne des dépenses gouvernementales puisse se faire sans pour autant augmenter certains tarifs et/ou diminuer les services financés par l’État. Cela dit, il serait vraiment désolant que cet exercice – du jamais vu, selon le président du Conseil du trésor – se conclut lâchement par une ponction supplémentaire chez le contribuable.

Précisons également avant d’aller plus loin qu’il n’est pas utile non plus de confondre impôts, taxes et tarifs. Ce n’est pas parce qu’un service est en partie financé et produit par l’État que la contribution de l’utilisateur est une taxe et qu’elle s’ajoute au « fardeau fiscal » du contribuable.

Je le sais. Ce n’est pas ce qu’on nous a vendu. Le contrat social étant perçu comme l’ensemble des services financés à même nos impôts et nos taxes, le modèle québécois laisse croire qu’on a droit à peu de frais supplémentaires à tous les services produits par l’État-syndiqué. C’est un leurre. L’époque des bas tarifs d’électricité, des droits de scolarité dérisoires, des tarifs de garderies insignifiants, des assurances médicaments déficitaires, des subventions à ceci ou à cela… achève.

Tout ça ne tient plus. Le modèle québécois « crash » et nous assistons présentement à l’épisode « Sauve qui peut ».

Cela dit, comme je l’énonçais dans un récent blogue, si, en matière de politique familiale, la révision des programmes ne produit qu’une ennuyeuse modulation des tarifs de garderies, on pourra conclure sans gêne qu’il n’y a rien d’utile à long terme dans l’exercice mené par le comité Robillard et dirigé par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

Régler le problème (parce que ç’en est un!) des garderies ne peut se régler par une « patch » tarifaire. Disons-nous le franchement. Le réseau de garderies d’État a été une erreur monumentale sur le plan financier; ce qui est requis maintenant est un plan de transition crédible pour ramener l’État à ses missions essentielles. Dans le cas des garderies, cela se résume à un rôle de réglementation et d’assurance qualité. Point. Il n’a pas à produire les services de garde.

Ce qu’il faut maintenant, c’est regarder la politique familiale dans son ensemble, évaluer les résultats des politiques actuelles, et saisir l’occasion de véritablement diminuer les coûts. Commençons par quelques faits.

  1. Selon les derniers documents budgétaires du gouvernement, c’est 5,1 milliards $ qui sont alloués aux 3 programmes que sont 1) le soutien aux enfants, 2) les subventions aux garderies et 3) les crédits d’impôts pour frais de garde.
  2. Si ce 5,1 milliards $ était réparti uniformément, cela représenterait en moyenne 5 230 $ par année par enfant âgé de 10 ans et moins (ou 4 066 $ par année par enfant âgé de 14 ans et moins!) Imaginez si on s’en tenait aux enfants âgés de 5 ans et moins…
  3. Il est trompeur, sinon biaisé d’attribuer aux garderies à 7 $ un taux de natalité supérieur au Québec. Idem pour ce qui est du taux d’activité des femmes sur le marché du travail. Ce n’est tout simplement pas le cas.
  4. Le programme de soutien aux enfants est « universel » en ce sens que tous les parents reçoivent un chèque du gouvernement tandis que le programme de garderies ne l’est pas. Les parents qui font un autre choix que celui de confier leur enfant dans une garderie subventionnée ne reçoivent aucune allocation compensatoire.
  5. Par le biais des impôts progressifs, les plus aisés contribuent déjà largement à la politique familiale, que ceux-ci aient des enfants ou pas. Par exemple, un contribuable ayant un revenu de 100 000$ et plus contribue 6 103 $ en impôts, seulement pour la politique familiale!

Comment corriger tout ça maintenant? Si on croit que l’État n’a aucun rôle à jouer dans le soutien à la famille, une solution drastique libertarienne serait de couper tous ces programmes et de redistribuer le 5,1 milliards $ en baisses d’impôts. Désormais, les parents paieraient le plein prix d’une place en garderie (60$/jour). Irréaliste. Idéologique. Impraticable.

Une autre solution serait d’innover, de simplifier, et de restaurer la liberté de choix. Ce faisant, il ne serait même pas impossible qu’on puisse diminuer de 5,1 milliards $ à 4 milliards $ l’enveloppe globale des trois programmes cités plus haut. Pour cela toutefois, des changements structurels sont requis et de nouveaux principes doivent être énoncés. Je suggère ce qui suit:

DES PROGRAMMES À LA HAUTEUR DE NOS MOYENS – Le gouvernement doit soutenir la famille à la hauteur de ses moyens. Dans ce cas-ci, déterminons une enveloppe de 4 milliards $ (mettons…)

UN RETOUR AUX MISSIONS ESSENTIELLES – Le gouvernement doit en revenir à ses missions essentielles: émettre des permis, réglementer, assurer le contrôle de la qualité

LE GOUVERNEMENT N’A PAS À PRODUIRE LES SERVICES PUBLICS – Le gouvernement doit se défaire de son rôle de producteur de services de garde et confier au secteur concurrentiel (privé, coopératives, OSBL, etc.) les services de garde. La transformation des CPE en OSBL autonomes pourrait se faire sur la période du mandat libéral.

AIDER DIRECTEMENT LES PARENTS AU LIEU DE SUBVENTIONNER INDIRECTEMENT LES GARDERIES – Le gouvernement doit reconnaître que le réel client d’une politique familiale n’est ni le Ministère, ni les garderies. En ce sens, le gouvernement doit redistribuer l’aide à la famille directement aux parents (allocations par exemple) au lieu de subventionner des institutions ou des producteurs de services de garde.

RESTAURER LA VÉRITABLE UNIVERSALITÉ – Le soutien aux enfants doit véritablement être universel et indépendant du choix des parents de confier leurs enfants à une garderie ou pas.

FOCUSER SUR LA CONTRIBUTION DE L’ÉTAT PLUTÔT QUE SUR LA TARIFICATION – Le montant de l’aide gouvernementale à la famille doit être indépendant du coût du service qui pourrait varier selon le producteur du service choisi par le parent – Le focus n’est donc plus sur le tarif mais sur le montant d’aide gouvernementale à la famille qui lui, est le même peu importe la formule privilégiée par les parents.

STABILISER LES DÉPENSES GOUVERNEMENTALES – Le montant de l’aide gouvernementale à la famille doit aussi être protégé contre les augmentations excessives des coûts, celles-ci étant désormais entièrement à la charge des parents. Autrement dit, aux parents responsables de transiger avec leurs garderies.

Tous ces principes étaient à la base de la politique du $100 par semaine par enfant émise jadis par la défunte ADQ. Je maintiens que c’est encore la meilleure solution. D’abord parce qu’elle redonne la liberté de choix aux parents, mais aussi parce qu’elle est véritablement universelle et non discriminatoire.

Quoi faire des tarifs de garde? La réponse simple est que ce n’est pas la bonne question. Le gouvernement se targue de dire qu’il veut réinventer l’État. Cette innovation doit absolument passer par un allègement de l’État fonctionnaire, par une plus grande responsabilisation des citoyens et par de nouvelles formes de redistribution qui libère l’État de la production de certains services dits « publics ». Sinon, oubliez ça, les amis. Vous n’aurez qu’ajouté un chapitre supplémentaire à la méthode Bachand: plus d’État, plus de taxes, plus d’impôts et maintenant, plus de tarifs.

30 réflexions sur “Révision des programmes: Quoi faire avec les tarifs de garderies? (2)

  1. Je suis en accord avec les propositions de Johanne. Il faut que les parent puissent avoir le choix. La concurrence est à privilégier pour un meilleur rendement qualité prix. Je suis d’accord que ce n’est pas au gouvernement à produire les services mais à les réglementer raisonnablement.

  2. Excellente analyse. L’État ne doit pas nécessairement être le  »producteur » des services. Pour s’en convaincre, on a qu’à prédire ce qui va probablement arriver dans 10 ans. Les gardiennes étatiques vont acquérir des diplômes (utiles ou pas) qui vont gonfler la rémunération à cause des échelles salariales. Il est donc facile de prédire que si un commis vendeur à la SAQ fait $50,000 par an, imaginez ce que la gardienne avec une maitrise en orthopédagogie va coûter.

    Votre analyse reflèete le gros bon sens, mais cela n’arrivera pas pour les raisons suivantes:

    – Pour gagner les élections, tu dois avoir les parents sur ton bord. Avec la privatisation des garderies les risques de ne pas être réélu sont trop grands.

    – Votre proposition a de l’allure; trop d’allure. Comme le rapport d’Amour qui dit que les pensions à prestations déterminées sont encore viables; Alban D’Amour sait très bien que ce nest pas vrai, en tant que financier mais que pouvait-il dire pour ne pas déclencher un cataclysme sans précédent?
    P.S.

    Je suis estomaqué de savoir que je paie au-dessus de $6000 par an pour la politique familiale, surtout quand je voie la belle petite maman venir larquer son kid à la garderie près de chez moi, avec sa BMW SUV , habillée comme une carte de mode.
    Disons que c’est un peu étrange.

    • Je ne vois pas ou vous voulez en venir avec votre P.S. Que savez-vous de la vie de la belle petite maman qui roule en BMW? Travaille-t-elle 60 heures par semaine pour se la payer? Est-ce son mari qui fait 1M$ par année? A-t-elle gagne la loto? A-t-elle une richesse de famille? Le point est que peu importe la situation, elle a droit à une place en garderie pour son enfant (universalité) et qu’elle contribue possiblement plus au système (en impôts) que vous en étant plus riche!
      Pour revenir au sujet de l’article, je seconde moi aussi les idées apportées par Mme Marcotte. Très beau texte. Merci!

  3. Focuser..ouch…

    Se concentrer
    Se baser sur
    S recentrer sur…

    focus…le point central

    Je vous agace vous écrivez bien en francais.

    Pour le reste je suis d’accord.

    Est-ce que vous taxez cette aide universelle ?

    • Merci. Vous avez raison pour le « focuser ». Pour ce qui est d’imposer la prestation universelle, il y a 2 options. 1) Ne pas l’imposer en arguant que tous (même les plus aisés) ont droit à la même allocation. et 2) L’imposer de façon à ajouter à la progressivité de la politique familiale (comme le fait Harper). Dans les deux cas, je crois qu’en payant eux-mêmes les frais de garderie, les parents recevraient en plus des retour d’impôt du fédéral.

  4. Je vous fait une petite prédiction sur l’effet pervers de cette hausse des tarifs: d’ici un an ou deux, le syndicat des éducatrices en garderie va constater que le tarif moyen par jour est passé de 7$ à 12-13$. Que croyez-vous qu’ils vont faire à ce moment? Demander leur part du gâteau bien sûr! À terme, ces hausses ne serviront qu’à engraisser une machine qui souffre déjà d’obésité morbide.

  5. Joanne, excellentes propositions

    Je crains que François Laurier voit juste quand il dit que pour gagner des élections il faut avoir les parents de son bord.

    Reste que si Martin Coiteux et Leitao sont conséquents, ne pas avoir les parents de leur bord ne devrait pas être une raison pour les arrêter dans ce qui les a menés à faire le saut en politique.. revoir les structures bureaucratiques de l’état..

    Si le PLQ manque de courage politique, c’est le modèle français en faillite qui nous attend avec le PQ..

    Entendu Ulrich, analyste français, à CHOI ce matin qu’en France les enfants appartiennent à l’État.. les parents peuvent se faire enlever leurs enfants pour des raisons aussi loufoques les unes que les autres.

    Les CPE sont les créatures de Pauline Marois et du PQ.. en conformité avec son gouvernement Maman à la sauce nationaliste qui n’a fait qu’étendre le pouvoir syndical et engendrer un gouffre sans fond dans les finances.

    La solution de l’ADQ de Mario Dumont était en effet la bonne.. Je ne suis pas certaine que la CAQ réussirait à se faire élire avec une telle solution si le PLQ perdait ses élections dans 4 ans pour beaucoup moins.

    Je pense que le PLQ ne doit pas laisser passer l’opportunité qu’il a de s’attaquer au fond des problèmes qui sclérosent l’économie du Québec.

    Ils ne doivent plus craindre de déplaire quand c’est l’intérêt général qui est en cause..

    Renée Houde Edward devrait diriger comme elle sait le faire l’analyse de Joanne directement au Conseil du Trésor…

    • Selon mon souvenir, cette politique du $100 par enfant par semaine avait beaucoup beaucoup plu lors de l’élection de 2007 (41 sièges obtenus par l’ADQ). Si le PLQ veut « avoir les parents de leur bord », voilà une suggestion. Par les temps qui courent, il n’y a plus beaucoup de sympathie pour les organisations publiques syndiquées. Le timing serait parfait pour élaborer un plan de transition.

  6. Si notre gouvt est sérieux dans le dégraissement de la bête publique, je lui recommande de contacter Stephen Harper. Lui, il a fait des choix difficiles durant des temps difficiles et au diable les braillards. Dans un autre ordre d’idée, je crois que le 100.$ par enfant par semaine était durant l’élection de 2008, qui a été un fiasco pour l’ADQ. J’ai travaillé comme bénévole à ces deux élections et je ne me souviens pas que notre candidat en avait parlé en 2007. Corrigez-moi si j’ai tort.

    • @Marius Brisson: C’était en 2007. L’ADQ a obtenu 41 sièges et l’Opposition officielle. Certains croient que si l’ADQ a charmé le 450 à ce moment, c’était en partie à cause de cette proposition. C’était aussi une première vague des accommodements raisonnables.

  7. Tout le monde est dans le champ !!!! L’étape 1 du redressement des finances de l’état devrait être de passer une loi qui ferait en sorte qu’un parti ne peut faire que 2 mandats consécutifs, après quoi (comme aux USA) ils sont OUT !!!!! Ainsi les petits-politiciens penseraient plus au bien collectif au lieu de mettre tous les efforts pour plaire à tous les lobbys, et tous les groupes sociaux pour se faire ré-élire et s’en mettre plein les poches!!!!

    Tant qu’un parti pourra être au pouvoir des dizaines et des dizaines d’années consécutives…. l’état ne maigrira pas, les taxes et impôts augmenteront astronomiquement et les politiciens de carrière seront de plus en plus riches !!!!

    Non vraiment on est pas sorti du bois…… Sauve qui peut !!!!!!!

  8. Et le monstre syndical de la fonction publique qui bouffe mur à mur à peu près toutes les économies des québécois et les empêche de dépenser librement leur argent?
    À s’attaquer au problème du financement des services de l’État, il faut le prendre par les deux bouts à la fois, et pas seulement dans la simplification des structures.
    Quand on entend les discours des manifestants (les groupes de pression qui ont accès au micro mais qui empêchent les autres d’y avoir le même accès) que l’augmentation des salaires et de conditions normatives est une sorte de  »Act of God » dont les bénéficiaires syndiqués y ont seuls légitimement droit (et librement négocié nous dit-on) et que le reste de la population n’a qu’à payer sans autre recours, on se dit que les lois du travail doivent être révisées de toute urgence et que ce  »droit » de syndicalisation de tous ceux qui retirent un salaire de l’État doit être remis en cause.
    Et bien sûr le payeur devrait également avoir le droit d’être représenté à toutes les tables de négociation où l’État émet des chèques en notre nom.

  9. Et malgré son imperfection, un système d’allocations familiales (imposables, comme jadis) demeure selon moi le système le plus juste et le plus équitable envers toute la population, celle qui paie et celle qui en reçoit le bénéfice.

  10. Contents de vous voir Joanne critiquer un peu les politiques libérales. Vous avez raison, ce serait plus brillant d’utiliser la fiscalité pour aider les gens pauvres et ceux de la basse classe moyenne avec le paiement des garderies plutôt que de gérer des garderies uniformes par l’État. Il faut que les gens puissent avoir un service selon leur besoin spécifique que le moule uniforme de notre État Québécois.

    Les libéraux sont fidèles à eux-mêmes comme aussi la plupart des péquistes. Content d’avoir entendu enfin PKP cette semaine parler ouvertement du privé en santé qui existe déjà en partie. Depuis le temps qu’on attendait que PKP ouvre un peu sur des idées de centre-droite.

    J’espère que la CAQ va aussi proposer au gouvernement d’envisager de réformer le système de garderie en repensant au complet le système.

    Malgré la présence de M. Coiteux, je pense que la majorité libérale est surtout pour le maintien du modèle actuel.

    • Jean-Claude: N’espérez pas trop pour ce qui est du privé en santé. PKP se ravisera si ce n’est déjà fait. Il n’y a absolument aucune chance que le PQ s’ouvre au privé en santé. Comme le dit Bédard, il s’agit d’une politique « historique » du PQ.

      Pour ce qui est de la CAQ, je crois qu’elle a passé à côté d’une belle opportunité cette semaine. S’indigner qu’on augmente les tarifs n’est pas une politique publique.

  11. Qui plus est sur la CAQ: la voie nationaliste, en attendant de revoir la constitution, et son intention d’imposer le français aux institutions fédérales québécoises non seulement déplait aux anglophones mais ils s’en sentent exclus..

    Dans The Gazette les commentaires à la chronique de Don MCPherson étaient fataliste. Il n’y a rien à faire avec ces Québécois francophones disent certains et songent à quitter le Québec,

    Je lisais que le taux de francophones en Alberta a bondi de 50% en une année.

    Le climat de chicanes perpétuelles entraîne un ras-le-bol. Il ne fait plus bon vivre dans ce Québec devenu étouffant!

    Sans un remède choc, l’exode des jeunes va s’accentuer.

    Et pendant ce temps, PKP est en Catalogne afin d’y trouvera l’inspiration de l’exercice de désobéissance civile qui s’y tiendra dimanche..

  12. @ Joanne,
    L’avenir nous le dira pour le PQ et la santé. On verra comme dirait François Legault. Pour les tarifs, Couillard avait promis un gel et revient sur cela c’est pour cela que la CAQ s’insurge. Je pense comme vous qu’il aurait fallu faire une réforme plus profonde que de simplement changer les tarifs et aider les gens qui ont de la misère à arriver à payer leur garderie. Le gouvernement Couillard va tout augmenter les tarifs un peu partout et laisser des impôt élevés selon moi comme l’a fait Jean Charest. Les taxes municipales et scolaires vont augmenter à cause des coupures de transferts.

    @ Helene,
    Don MacPherson et la gazette ne sont pas une référence pour moi. Si des anglos n’aiment pas le fait que le Québec soit francophone ils peuvent quitter et ils ont 9 provinces canadiennes et une cinquantaine d’État américain pour le faire. Ce ne sera pas une grosse perte mais des gens qui s’intègre pas de parti. Si les gens veulent quitter le Québec parce qu’ils trouvent qu’ont est trop taxé et qu’on avance pas selon moi c’est plus justifié et compréhensible de quitter.

  13. Lire dans le National Post, 8 novembre. Conrad Black: « In Québec, common sense has prevailed ».

    Analyse très intéressante faite par cet historien qui connaît bien le Québec, lequel autrefois fut propriétaire du Soleil,.

    Comme le dit la maxime, nul n’est prophète en « sa province »!!

    • Rapport avec le sujet de Joanne ? Je comprends que vous avez une obsession pour pkp et que ça fait votre affaire que Conrad Black le critique, mais sa chronique porte sur la constitution! Je pense que les libéraux ont d’autres chats à fouetter. Dites-nous donc plutôt si vous partagez la critique sévère de Joanne envers Couillard dans le dossier des garderies ?

  14. Hugo, c’est quoi votre lien de parenté avec PKP?

    Je suis tout à fait d’accord avec l’analyse de Joanne au point que je lui ai suggéré d’adresser ses suggestions au Conseil du Trésor, ce qu’elle a fait je crois.

    Ce n’est pas assez clair pour vous??

    Combien même vous balayeriez du revers de la main le dossier constitutionnel, ce dossier refait surface plus encore en raison du PQ qui s’active comme jamais pour couronner PKP et réaliser le pays.

    Le PLQ a été élu majoritaire pour 4 ans. Profiter de ce mandat pour préparer une riposte au camp indépendantiste sur le plan constitutionnel c’est de bonne guerre.

    Le trio économique est plongé dans la révision des programmes. lesquels accoucheront d’un rapport sous peu. Les autres Ministres, tel Fournier s’occupent eux à faire avancer leurs dossiers respectifs.

    Conrad Blake soulève avec raison que le PM Couillard, fédéraliste affiché, doit profiter de l’occasion donnée par son mandat majoritaire en vue de la réintégration du Québec dans la Constitution.

    PS. Pourquoi Legault ne soulève-t-il pas vos critiques? Lui qui, il y a quelques jours à peine, a fait part des intentions de la CAQ en ce sens????

    Et pour le PLQ une telle stratégie ça se prépare.. ce qui est bon pour les indépendantistes, est bon pour les fédéralistes..

    Dans 4 ans, si la propagande indépendantiste avait eu raison du PLQ, les révisions de programmes ne seraient plus à l’ordre du jour.. la décote? Assurément!

    Et on va attendre dans 4 ans à préparer la riposte laissant le PQ fourbir ses armes?? Come on!

    Chantal Hébert a justement écrit un livre attestant combien les deux camps n’étaient pas prêtes en 1995..

    Plus jamais cela!

    .

  15. Hugo, le déficit? Une supercherie intellectuelle concoctée par le vérificateur général, voilà ce que propage PKP sur Facebook et Twitter.

    « L’austérité » à la Couillard n’aurait pas sa raison d’être.. La révision des programmes selon le Credo PKP\PQ consisterait à encore plus de gouvernement Maman.

    Vous devriez nous remercier d’avoir fait élire le PLQ majoritaire. Preuve est faite maintenant de la catastrophe économique qu’aurait représenté pour le Québec la réélection du PQ.

    Pour ce qui est de la CAQ, François Legault donne l’impression de se chercher.. Ainsi il n’a trouvé rien de mieux que de se positionner en terrain neutre ni souverainiste, ni fédéraliste, avec comme finalité la réintégration du Québec dans la constitution..

    Il ne vous donne pas l’impression d’avancer sans boussole? La CAQ aurait vraiment été un meilleur choix que le PLQ?

    Définitivement., c’est le gros bon sens des Québécois qui a parlé le 7 avril dernier en votant pour le moins pire des partis.

    En attendant, il ne faut pas lâcher et démontrer que nombreux sont les Québécois qui pensent qu’il faut plus que des actions cosmétiques pour redresser l’état des finances publiques..

    Il faut contrecarrer la désinformation péquiste. Le retour de la concurrence dans les radios de Québec arrive à point nommé..

    J’espère beaucoup des débats d’idées à venir entre le libertarien Éric Duhaime et la très libérale Nathalie Normandeau..

    Un Stéphan Dupont ira puiser dans l’auditoire de CHOI le matin.. l’acharnement artificiel sur un « présumé retour des Nordiques » devenait abrutissant.

    Fini l’ère des « cheer leaders » et des scores de régime totalitaire à la Régis Labeaume.

  16. @ Hélène Beaulieu

    Vous dites: Définitivement., c’est le gros bon sens des Québécois qui a parlé le 7 avril dernier en votant pour le moins pire des partis.
    Le moins pire des partis?????? Vous voulez rire n’est-ce pas???? Où étiez-vous madame dans la dernière décénnie quand ce parti plus que corrompu était au pouvoir????
    Des commentaires comme celui-là dépasse l’entendement !!!!!
    Le moins pire des partis aurait été LA CAQ !!!! Comme ils n’ont jamais été au pouvoir vous ne pouvez pas leur reprocher grand chose madame !!!!

    P.S. Je vais vous le dire tout de suite: NON je n’aime pas le PQ ni PKP vous êtes contente là…. A voir le venin que vous crachez toujours sur PKP et le PQ j’aime mieux que vous sachiez tout de suite que je n’ai jamais voté PQ, ni même Libéral…… j’ai des principes moi madame… je ne vote pas pour des partis inertes qui ne veulent que s’enrichir au lieu de faire ce pour quoi ils sont élus !!!!!!

    • J’espère ne rien vous apprendre en vous disant que les libéraux de Jean Charest n’ont pas inventé la corruption. Nous aurions fort probablement découvert les mêmes abominations sous le gouvernement péquiste précédent… et le PLQ précédent celui-la!!! Même aujourd’hui, je suis à peu près convaincu que nous avons déterré la couleuvre de la corruption, mais qu’elle nous a glissé entre les doigts!!!

  17. Marie-Claire je refuse que le Québec soit saborder par les Péquistes en folie..

    Ce n’est pas du venin que je crache. Je refuse que des illuminés manipulent ainsi toute une population à leurs fins idéologiques.

    Comme il semble difficile de garder la tête froide dans le climat de désinformation qui contamine le débat politique au Québec, plus on sera nombreux à dénoncer les aberrations plus la sensibilisation risque de se faire..

    Bernard Landry est de ces boomers soixante-huitards qui égoïstement ont fait le choix de sacrifier les jeunes générations sur l’autel de leurs vanités nationalistes.

    Je soupçonne PKP d’avoir succombé à leur chant des sirènes… Pourquoi ce soupçon?

    D’abord parce que je garde en mémoire une certaine chronique écrite par Vincent Marissal dans laquelle il citait qui tirait les ficelles dans l’entourage de Pauline Marois.. les Mathieu Bock Côté, Frédérik Bastien, Jacques Beauchemin, Éric Bédard (historien), Joseph Facal.. et le clan Bédard..

    Il était écrit que de source sûre dans une rencontre tenue chez Pauline Marois, cette dernière, dans l’élaboration d’une stratégie encore embryonnaire, avait suggéré à Mathieu Bock Côté le rôle du « Grand Timonier menant à la Terre Promise »..

    C’est devant le refus de MBC que le choix se serait fixé sur PKP..

    PKP étant redevable à Bernard Landry. la réminiscence du passé nationaliste de son père, il n’aura par la suite pas été difficile de faire endosser à PKP les habits sur mesure du Grand Timonier..

    Voilà! C’est une hypothèse de mon cru..

    La question que je me pose…derrière tout grand homme. il y a une femme!

    Cela ne s’appliquerait-il pas aux Landry, Parizeau. Péladeau? N’y a-t-il pas une maxime qui dit: « Ce que toute femme veut, Dieu le veut! » Clin d’oeil!

  18. Marie-Claire, pour être plus précise c’est que le 7 avril les Québécois ont voté pour le moins pire des « scénarios »..

    La CAQ n’avait aucune chance.. trop peu trop tard.. pendant le mandat de Pauline la CAQ avait subi la dégringolade.. Legault n’a retrouvé sa pugnacité qu’en milieu de campagne.

    « Tout sauf Pauline ».. La solution était de voter PLQ, pas celui de Jean Charest, celui de Philippe Couillard, celui épuré suite à la Commission Charbonneau et désormais doté d’un code de déontologie auquel sont soumis tous les députés.

    La CAQ est dure à suivre en ce moment.. cela ne fait que nous conforter dans le choix du PLQ.. LA CAQ n’était vraiment pas prête à prendre le pouvoir.

    On verra dans 4 ans!

    En passant, mes critères d’appréciation de la valeur d’une personne ne passe pas par ses allégeances politiques. Mon gendre est indépendantiste et notre relation est très bonne.

  19. Pingback: Modulation des frais de garde: payer pour le modèle québécois | Le blogue de Joanne Marcotte

  20. Le programme de garderie est rentable (voir l’étude de la chaire de recherche sur la fiscalité qui porte sur le sujet: • http://www.usherbrooke.ca/chaire-fiscalite/fileadmin/sites/chaire-fiscalite/documents/Cahiers-de-recherche/Etude_femmes_travail.pdf ) .

    J’ai honte d’être Québécois quand j’entend des gens tels que vous balancer des âneries sur internet sans s’être donner la peine de s’informer préalablement. Vos propos ne sont basées sur aucun fait, aucune étude, aucune statistique. Ils ne sont pas raisonnables. Comme je me tiens toujours du côté qui a les meilleurs arguments, je ne peux que condamner votre position.

    Faites-moi plaisir: déménagez en Alberta, province qui fera bientôt faillite à cause de son économie uniquement axée sur le pétrole, et laissez les Québécois honnête et travaillants faire de leur province un endroit prospère où il fait bon vivre.

    • M. Lemire,
      HEIN ??? L’article de Mme Marcotte a été écrit le 6 nov 2014­…et c’est aujourd’hui que vous vous réveillez???? Ça vous a pris tout ce temps pour répandre votre fiel de gogauche à gosses….Tout dépend qui fait le calcul sur les garderies. D’après d’autres connaisseurs, le déficit annuel est de 2.0 milliards et ce sont eux en qui j’ai confiance. On peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres….Les autres provinces n’ont pas de garderies subventionnées et il y a autant de femmes, sinon plus, qui travaillent à l’extérieur du foyer qu’il y en a au Québec, donc revenu net pour l’État sans aucune subvention. Pour votre info, le pétrole représente 17% des revenus de l’Alberta. Ils ont aussi d’autres ressources tels que l’élevage bovin et la foresterie. Je suis certain qu’ils ont d’autres ressources aussi pour survivre. Je ne leur souhaite pas de faire faillite, tout comme je ne souhaite à aucune partie du Canada et aucune ville du Québec de faire faillite. N’oubliez pas que l’Alberta paie une grande partie de la péréquation que nous recevons annuellement…pour nous payer des maudits programmes qu’ils ne veulent pas se payer. Ça ne donne rien de souhaiter du mal à quelqu’un d’autre…..puisque ça ne nous apporte rien de bon…..

      Je suis un fier Québecois autant que vous, mais je ne souhaite de malheur à personne….

      Je vous souhaite une bonne journée

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