Négociations secteur public – Hystéries collectives en éducation

Quel est le raisonnement derrière les offres sectorielles proposées aux enseignants du Québec? À défaut d’avoir une présentation claire aux arguments limpides provenant du gouvernement, les représentants du milieu de l’éducation nous ont soumis la semaine dernière à une parade de complaintes devant laquelle se sont attendris certains commentateurs.

Étant donné le quasi-monopole dont ont pu bénéficier les syndicats dans les médias, il est donc périlleux de juger. Cela dit, avec ce que l’on pense qu’on sait, est-ce que ce qui est proposé est si dramatique? S’agit-il vraiment d’un recul historique? D’une gifle? Un chroniqueur parle même de « surpopulation des classes » (eille…).

Mais de quoi parle-t-on au juste?

Augmenter la tâche de l’enseignant de 10% sans compensation financière?

Des chroniqueurs d’expérience ont repris sans nuance la complainte des syndicats portant sur la prétendue augmentation de la tâche des enseignants. « Ils devront dorénavant faire 35 heures au lieu de 32, a décidé Québec« , comprend Vincent Marissal de La Presse. « Augmentation de 10% de la tâche des enseignants sans compensation financière« , reprend mot pour mot la politologue Josée Legault.

Validation des faits: il s’agit ici non pas d’augmenter de 32 à 35 heures la tâche des enseignants mais bien d’augmenter de 32 à 35 heures la présence des enseignants à l’école. Très différent, d’autant que leur échelle de traitement tient compte du fait que les enseignants travaillent en moyenne 40 heures par semaine, l’excédent des 35 heures pouvant se réaliser à la maison.

S’agit-il d’une demande si déraisonnable, alors qu’on se doute bien que la grande majorité d’entre eux dépassent certainement le 32 heures? Pourquoi ce drame? Y a-t-il des raisons qui justifient cette présence supplémentaire? On peut l’imaginer. L’éducation et le suivi des jeunes en difficulté ou qui ont des problèmes de comportement ne reposent-t-il pas sur un travail d’équipe, de concert avec d’autres professionnels avec qui on échangera… sur les lieux de l’école?

Ce qu’en pense le président de la Fédération autonome de l’enseignement Sylvain Malette? « Le gouvernement, les commissions scolaires et les directions d’établissement exigent de nous que nous soyons 10 % de plus présents à l’école. Avec le gel salarial qui a été annoncé hier, cela constitue donc une diminution salariale. »

Diminution salariale parce qu’au lieu de faire 3 heures à la maison, on les fera sur les lieux de l’école? Vraiment?

Augmenter partout les ratios maître/élèves?

Les représentants syndicaux rapportent la volonté du gouvernement d’éliminer la notion de ratio maître-élèves. Selon eux, « toutes les classes pourraient dorénavant contenir le nombre maximal d’élèves« . Est-ce vraiment le cas? Pas tout à fait.

En réalité, la proposition gouvernementale vise à augmenter le nombre d’élèves par classe de la troisième année du primaire à la deuxième secondaire. Les premières années du primaire et la fin du secondaire ne seraient pas visés.

Après avoir diminué en 2010 le ratio maître/élève (coût de l’opération: 179 millions $), le gouvernement propose maintenant de revoir la chose. Est-il pertinent d’avoir des ratios uniformément appliqués à la grandeur du Québec? Le ratio maître/élève est-il vraiment un facteur déterminant du succès de l’élève?

Oui, affirment les représentants syndicaux. Non, concluent certaines recherches. Dans certaines conditions bien précises, selon d’autres chercheurs (lire ici). Cela dit, un consensus semble se dégager: pour faire une différence, les diminutions de ratios doivent être très importantes (plus du tiers), être concentrées dans les premières années du primaire et dans les milieux défavorisés (lire ici). Ce n’est pas ce que le Québec a fait.

Les propos du spécialiste en éducation Égide Royer semaient également la confusion la semaine dernière alors qu’il semblait contredire ses propres propos. En effet, en octobre dernier, M. Royer recommandait « d’augmenter le nombre d’élèves par classe afin de dégager des sommes pour aider les élèves en difficulté. » Radio-Canada rapportait que

« selon lui, l’argument selon lequel la diminution du nombre d’élèves par classe permet aux enseignants de mieux se concentrer sur leurs élèves en difficulté est un mythe. »

En réaction aux offres du gouvernement de la semaine dernière, voilà maintenant qu’il s’insurge et se porte à la défense du moral des enseignants…

Difficile à suivre pour le commun des mortels, mais une chose est claire: la politique mur à mur telle qu’appliquée est maintenant une vache sacrée qu’il sera difficile de remettre en question, particulièrement lorsque les avis des chercheurs sont instrumentalisés à des fins politiques et partisanes.

Autres sujets sensibles

Il ne fait pas de doute que le gouvernement a secoué les représentants des enseignants la semaine dernière. Mais la parade médiatique à laquelle on a assisté seulement quelques minutes après le dépôt des offres du gouvernement n’était que cela, une parade: d’émotions (« ce gouvernement ne nous aime pas ») et d’indignation (« une gifle »).

Quand on y regarde de plus près toutefois, on peut ici aussi s’interroger sur l’hystérie collective partagée par l’ensemble des représentants syndicaux.

Considérant le contexte difficile des finances publiques, est-il si déraisonnable de chercher à réduire les coûts reliés au régime d’assurance-salaire des enseignants? De revoir les banques de congés monnayables? Les syndicats rapportent qu’on s’en prend aux « droits parentaux »?

Encore ici, il ne s’agit pas des « droits parentaux à un congé », mais bien des « droits de prolonger un congé parental ».

Voyez la différence et la facilité avec laquelle les représentants syndicaux font croire au pire. Vous en connaissez beaucoup, vous, des employeurs qui offrent des options pour prolonger le congé parental?

Et si on parlait des « vraies affaires »?

On a fait grand cas cette semaine de la façon dont on formait les classes et des conditions de travail des enseignants tout en tentant de faire croire qu’il s’agissait là de conditions essentielles au succès des étudiants.

Ma surprise? Qu’il n’ait pas été question de ce qui m’apparaît être au coeur des déficiences du système d’éducation public. Étonnée, donc,

  • Que l’on ne revoit pas les exigences à l’admission au programme d’enseignement
  • Que l’on ne porte pas plus attention à la stabiité du personnel enseignant dans un établissement
  • Que les enseignants demandent à être considérés comme des professionnels alors qu’ils acceptent que leur travail soit codifié à la manière d’un travailleur d’usine qui compte ses minutes de pause-café.

Question de culture? Peut-être. Mais il demeure qu’on ne peut que se désoler que les grands débats sur l’éducation se résument bêtement aux conditions de travail des enseignants.

30 réflexions sur “Négociations secteur public – Hystéries collectives en éducation

  1. Très bonne analyse Joanne. Les syndicats sont plus que souvent les enemis du Québec qui nous retiennent d’avancer. Ils sont négatifs sur presque tout. Ils ont beaucoup trop de pouvoir et trop d’argent. Les cotisations devraient être libres pour leur appliquer un peu de freins. Maintenant ils font tout, souvent sans raison, pour montrer qu’ils travaillent fort et défendent les droits des travailleurs. Du BIG SHOW!

  2. Mme. Marcotte

    2 autres sujets qui ne sont pas en lien direct mais connexes. Des profs du secondaire, qui ont fait des études en enseignement et qui enseigne dans des spécialités, par exemple un prof qui depuis sont secondaire 4 n’a pas fait de math, mais qui l’enseigne au secondaire et le prof de Cegep payé 2hres/3hres/3hres pour un cour qu’il donne sans changements depuis toujours. Je suis parfois contractuelle au Cegep et pour un cour de 3 hres je suis payé 3hres et je dois me maintenir à jour, sinon plus de contrat.

  3. Je ne suis pas prof, mais conjoint de. Pour ce qui est des heures, il faut comprendre qu’on ne veut pas inciter les profs à être à l’école trois heures de plus juste pour le plaisir de la chose. C’est évident que c’est pour leur assigner des tâches additionnelles. Vous faites vous-mêmes référence à des réunions, par exemple. Ce sont des heures pendant lesquelles la correction et la planif ne se font pas.
    C’est facile de juger les profs de l’extérieur, je le faisais moi-même, mais c’est terrible les heures supplémentaires qu’ils font, sans être payés pour. Je me sens paresseux à côté.

  4. Venez faire un tour dans le privé les amis. C’est très fréquent ce genre de situation. Je l’ai vécu quand une grande entreprise en informatique pour qui je travaillais à augmenter les heures de travail de 35 @ 37.5 sans compensation comme vous dites. Qu’est-ce qui est arrivé? Ceux qui n’étaient pas content ont quitté. Point.

    Les professeurs croient vraiment qu’ils sont les seuls à devoir travailler en dehors des heures « normales » de travail? Breaking news les copains, vous n’êtes pas seul. Encore là, venez faire un tour au privé et vous verrez même que dans la majorité des cas, le temps supplémentaire (fait au travail et/ou à la maison) n’est pas payé.

    Et je ne suis plus capable d’entendre les syndicats parler d’acquis! Rien n’est acquis dans la vie et ce dans toutes les sphères : travail, amour, amitié, …. Get used to it! Comme je me plais à dire en parlant des syndicats : « Les perdants parlent d’acquis; les gagnants d’effort, d’innovation et d’engagement ». Désolé si le mot ‘perdant’ vous choque. J’aurais pu utiliser lâche, gens avec peu d’ambition, démotivés, blasés, pantouflards, … il faut appeler un chat « un chat ».

    Les syndicats ont une mentalité d’une autre époque : affrontement, intimidation, frein à l’innovation, prise en otage de la population (ex: grève des garderies), … Il ne faut surtout pas que quelque chose change: le statu quo est la norme. Et ces salauds de ‘boss’ : des exploiteurs qui s’en mettent plein les poches au détriment des pauvres travailleurs!

    Donc, mes amis les professeurs, au lieu de brûler toute votre énergie à trouver un moyen de manifester, faire suer les parents avec une grève, faire des marionettes en papier mâché et des pancartes ridicules, … commencez dont à réfléchir à comment vous allez organiser vos classes plus nombreuses et votre temps. Innovez! Surprenez-nous! Relevez le défi! Et arrêtez d’écouter les dirigeants syndicaux qui n’ont qu’une seule chose en tête : vo$ coti$ation$ $yndicale$! De cette façon, vous allez avoir toute la population de votre coté, soyez-en assuré.

    • Pauvre hère! Ton patron te vole à chaque semaine et tu es trop pissou pour demander ton dû, alors tu préfères taper sur ceux et celles qui se battent. Sache que TOUTES les heures travaillées DOIVENT être payées, et toutes celles qui dépassent 40 heures DOIVENT être payées à temps et demie. Cest la loi des normes du travail. Maintenant que tu le sais, mets tes culottes et laisse les autres tranquilles.

    • @M.Arguin: quel propos! J’aurais pu écrire textuellement chacune de vos phrases. Bravo, ça me rassure que je ne suis pas le seul à penser ainsi.
      @El Gaucho:
      1- Où sont vos couilles pour vous cacher derrière un pseudos anonyme?
      2- Avez-vous des arguments au lieu d’insultes?
      3- Apprenez-donc à faire votre propre idée, vous serez p-ê un jour capable de dire de quoi qui a du bon sens..
      4- Je vous plains… vraiment…

    • @M.Arguin: quel propos! J’aurais pu écrire textuellement chacune de vos phrases. Bravo, ça me rassure que je ne suis pas le seul à penser ainsi.
      @El Gaucho:
      1- Où sont vos couilles pour vous cacher derrière un pseudos anonyme?
      2- Avez-vous des arguments au lieu d’insultes?
      3- Apprenez-donc à faire votre propre idée, vous serez p-ê un jour capable de dire de quoi qui a du bon sens..
      4- Je vous plains… vraiment…
      5- Et en plus, savez-vous que ça existe des relations employés/employeurs saines? Oui oui, sortez de votre bulle! Ce n’est pas la norme d’avoir des patrons voleurs… c’est une réalité qui prend trop d’ampleur dans votre tête de tiré par des ficelles…

    • D’ou tenez -vous que leurs énergies sont centrées sur les moyens à manifester? De quel droit vous les interpeller comme étant vos ami!s? Quel est donc ce métier pour lequel vs travailler sans demander votre reste? Que savez-vous des défis relevés de ce métier? Vous parlez en jaloux ou dénigrer le travail des autres (sans trop connaître me semble-t-il) vous permet ni + ni – de vous épencher sur votre propre sort!

  5. Wow!!! M. Stéphane, comme vous avez raison!
    Quel exposé plein de vérités et de réalités! Je pense comme vous.
    Les syndicats ont créé des générations de travailleurs qui ne pensent pas par eux-mêmes, des suiveux qui se laissent mener par le bout du nez et qui manquent d’initiative et d’engagement, qui se font dicter le nombre d’heures de travail, de pause (qui souvent s’allongent indûment). Des suiveux qui sont au ralenti au travail (faut suivre le rythme « fonctionnaire », parlez-en à des jeunes ambitieux qui veulent performer).
    Ex-enseignante, je n’ai jamais compté mes heures de travail, à l’école ou à la maison, car j’aimais mon métier avec  » passion » et je voulais la réussite de mes élèves. J’étais ambitieuse et cherchais toujours du nouveau pour les intéresser. Dans ces cas, on ne compte pas son temps.

    Merci aussi à Mme Marcotte pour cet exposé qui remet les pendules à l’heure et qui corrige les infos biaisées qu’on entend dans les médias.
    C’est bon de vous lire et continuez votre excellent travail! On a besoin de gens comme vous.

    On peux-tu arrêter d’avoir du négatif dans nos vies et regarder le positif, malgré la rigueur imposée obligée!!!!

    Faisons aller nos méninges pour se donner une vie agréable quand même en pratiquant l’effort, l’ambition, en se donnant de l’amour, des sourires. Inculquons ces valeurs à nos enfants au lieu de les traîner dans des marches syndicales où ils n’ont pas rapport!!!!

    C’est Noël et lâchons nos faces de carême et nos critiques de toutes sortes! Et parlons AMOUR et le climat va changer….

    • Merci 🙂 Voulez-vous faire un retour à l’enseignement s.v.p.? Faire des conférences aux enseignants sur la passion, l’ambition, le dévouement, ..? Il nous faut plus de gens comme vous Mme Loulou 😉

    • Vous semblez une retraité heureuse… et votre fond de retraite qui le côtise? Grace a qui /quoi en avez-vous un maintenant? Oups!

  6. mme Renée,
    Non, les profs ne sont pas obligés d’être à jour avec beaucoup de rigueur. C’est sur une base volontaire.
    J’ai déjà fait de la suppléance et j’en ai vu de toutes les couleurs: des travaux et des tests vieux de 10, 20ans. Pas dans toutes les classes, heureusement!
    J’ai appris récemment que la CSQ, syndicat qui chiale contre l’austérité, est allée faire son party de Noël au restaurant Le Panache à Québec, resto très réputé, resto pour les riches.
    C’est pas grave, ce sont les cotisations syndicales qui paient les repas et la boisson…… Allo, l’austérité!!!!!! C’est quand même, l’argent des travailleurs!….
    Et après, on crinque les enseignants(es), que le gouvernement les vole!!!!
    Et le syndicat, lui!!!! A-t-il le droit de se payer cette bouffe dispendieuse, sur le dos des travailleurs, avec l’argent des cotisations syndicales des profs, quand il crie « à l’AUSTÉRITÉ??????
    Quand il accuse le gouvernement de gaspiller l’argent public???? Et la CSQ, que fait-elle avec l’argent public des cotisations syndicales des profs?

  7. Il est facile d’attaquer les syndicats et de dire n’importe quoi! Qui a fait le gains pour les congés parentaux, la semaine de 35h, le salaire minimum augmenter, soutenir les travailleurs dans les décisions arbitraires de patrons parfois véreux en mal de pouvoir? Qui s’est battu pour la reconnaissance de la Femme à travail égal salaire égal? Je vous entends bavasser sur les syndicats ne bous apercevant pas que vous sciez la branche sur laquelle vous vous tenez ! Et quand le gouvernement parle de coupures , vous applaudissez ? Pour avoir moins de soins, moins d’éducation, mojns de conditions gagnantes pour que les personnes fragilisées de notre société ne puissent plus bénéficier de services publics ? Non mais bravo pour votre courte vue et pour l’insignifiance de vos propos vous qui ne savez pas de l’interne ce que deviennent les écoles et les hôpitaux.
    A chaque fois c’est la même rengaine : qui ressort : trop payés, trop de vacançes, trop de tout… Sans voir que les syndicats ont et resteront les précurseurs d’égalités sociales. Non on est pas contre l’innovation… On est contre la démagogie et nous réclamons et réclamerons haut et fort notre droit à une libre négociation !

    • Vous avez sans doute été à l’école des philosophes et sociologues marxistes et vous vous vous réjouissez aujourd’hui du triomphe syndical. Sachez que les gains acquis dans le secteur public se font sur le dos des contribuables. Le gouvernement ne crée pas de richesse et il viendra un jour que vos libres négociateurs de fonds publics devront se partager une plus petite part de la tarte étatique et ce sera les institutions financières qui limiteront le crédit publique.

  8. Bien franchement, j’en ai marre de toute l’argumentaire philosophique autour de cette question. Pour moi une seule chose est importante au départ : notre déficit doit être arrêté dans son évolution et éliminé dans sa grande partie comme toute organisation familiale le ferait. Alors,cette notion de « vaches sacrées » n’existe plus, pas plus que l’État Providence. A partir de notre capacité de payer, il faut se demander ce que nous devons faire avec nos disponibilités et comment le faire.

    • 100% d’accord. Cependant… le problème est qu’ils ne reconnaissent pas que nous avons un problème avec nos finances publiques (même avec la décote que l’Ontario vient de subir parce qu’ils ont décidé de reporter l’équilibre budgétaire à plus tard).

      Quand cette étape sera franchie, et ce n’est pas demain la veille avec PKP qui dit que c’est un complot entre le Vérificateur Général et les Libéraux (ref: https://mobile.twitter.com/Antagoniste_net/status/531595189773930498/photo/1), alors là peut-être on pourra voir la lumière au bout du tunnel. Et je l’espère tellement pour l’avenir de nos enfants.

      Formule simple pourtant (pour les sciences humaines sans maths) : REVENUS – DEPENSES >= 0

    • Je veux bien parler de notre capacité de payer ! 35% de nos industries florissantes ne payent aucun impôt. Le 1% de la population qui vivent aux dépends du 99% gobent tout ne nous laissant plus rien. La classe moyenne s’affaiblie un peu plus tous les jours au bénéfice de plus riches qui ne savent plus où jeter leur argent. Qui se paye des maisons à 2 ou 3 millions et ils sont nombreux à pouvoir le faire ?
      Le gouvernement jette l’argent par les fenêtres pour des programmes qui n’ont pas de bon sens : la procréation assistée par exemple et d’autres folies demandées par des riches comme PKP et JSynder ? Les cadeaux consentie par Hydro à des entreprises qui payent moins chère que le coût de l’électricité produit. Les évasions fiscales, les cadeaux pour les amis des partis politiques etc.
      Est-ce normale qu’un enseignant débute, après 4 année d’étude à l’université avec 35 000$ par année? Et qu’il lui faut 18 ans pour atteindre le maximum de l’échelle c’est-à-dire 69 000$ par année ? Vous appelez ca le Pérou vous ? Alors que le corps policier débute à 45 000$ par année et atteint le maximum apres 8 ans… Alors que dans l’entreprise privée on paye minimum 30% de plus pour les mêmes services ?
      Pourquoi est-ce toujours aux employés de l’état de casquer pour les folies des gouvernements?

    • @ Pierre Chéhadé.

      Les entreprises paient de l’impôt sur leurs profits. Et si celles-ci ne font pas de profits, elles sont quand même tenues de payer la taxe sur leur masse salariale (une aberration qu’on trouve nulle part ailleurs dans le monde). Le 1% des riches maintenant. Vous voulez sans doute parler du 3% de la population du Québec qui gagne 150 000$ et plus par année. On peut bien les imposer à 100% si vous voulez, mais ce ne sera qu’une goutte dans l’océan qui ne règlera pas tous nos problèmes loin de là. Que voulez-vous le Québec est riche en pauvres et pauvre en riches. L’évasion fiscale maintenant. Depuis les dernières années, Revenu Québec a embauché près de 200 personnes supplémentaires pour traquer les individus et les entreprises qui s’adonnent à l’évasion fiscale. Et savez-vous quoi? Ça fonctionne, les réclamations étant en forte hausse. Cependant, cela prend du temps au gouvernement pour récupérer son dû puisqu’il y a plusieurs contestations judiciaires.Étant donné que notre système de justice est reconnu comme étant « ultra efficace » « productif » et « performant » les résultats se font attendre dans plusieurs de ces dossiers. Et non ce n’est pas normal q’un enseignant débute à 35 000$ par année et qu’il subisse par la suite une progression anémique. Ils sont victime de leur nombre. Éliminer une couple de programmes sociaux et amputons en partie par le fait même notre filet de sécurité sociale et de cette façon on pourra dégager de la marge de manoeuvre financière pour payer les enseignants adéquatement.

  9. Bon, arrêtons tout de suite ce mythe du 1% : au Québec, 1% de la population (salaire de plus de 168 000$, dans le ROC c’est 201 400$!) paie 22% des impôts! Vous trouvez vraiment que 168000 et plus, c’est être ultra-riche? (ref: http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/alain-dubuc/201301/29/01-4616325-le-1-mythes-et-realites.php).

    Mettons que l’on considère que c’est 100 000$ et + un ultra-riche (mon dieu que nous sommes pauvres comme peuple!)… Ils sont seulement 4.4% de la population du Québec et paie 34.6% des impôts (ref: http://simplementbrillant.ca/2013/06/26/impots-qui-paie-quoi/).

    Alors on fait quoi? On les impose à 75%? Ils ne l’ont pas volé cette argent! Ils l’ont gagné. C’est à eux.

    Pour l’histoire des enseignants VS les policiers, c’est comparer des pommes et des oranges. Le policier risque sa vie à tous les jours pour protéger la vôtre. Je crois qu’ils méritent pleinement leur ‘prime au risque’.

    Et pour le 30% de plus au privé… Peut-être que pour le même travail ils gagnent 30% de plus, mais ils n’ont pas de :

    – Fond de pension à prestations déterminées
    – De congés de maladies à profusion (et accumulables.. un non-sens)
    – D’autres congés ‘flottants’
    – De _sécurité d’emploi_!!! Ça vaut de l’or ça mais les syndicats ne veulent pas l’avouer!
    – …

    Ils ont sûrement un REER qu’ils doivent gérer eux même. Et en 2008, ils ont perdu beaucoup comme tout le monde sauf…. les employés de l’État qui ont des fonds de pension à prestations déterminées et ce, peu importe l’état de l’économie (merci à la loi 3 qui va enfin mettre un peu d’ordre dans tout ça).

    Si les employés de l’état sont prêts à sacrifier les fonds de pension en or, leurs congés de maladie trop nombreux et accumulables (?!) et leur sécurité d’emploi, je n’ai AUCUN problème à augmenter leurs salaires de 30% (soyons généreux, 50%) demain matin. Mais ça, ça n’arrivera pas car les avantages décrits plus haut sont beaucoup trop importants (et généreux) pour les laisser tomber.

    Sur ce, je dois quitter. J’ai une business à faire fonctionner qui un jour, je l’espère, crééra des emplois pour payer tout ce que j’ai décrit ci-haut parce que la richesse, c’est le privé qui la créée, pas le public : c’est la pure réalité dure à accepter pour certain.

    • Il faudrait vous mettre à jour…Cela fait + de 17ans que j’enseigne et je n’ai jamais connu des congés maladies à profusion et cumulables…J’en ai 6 par an (non cumulable) et ce depuis le début…Ma retraite? Si j’y arrive, avec les premières années maigres et l’apport de 3 beaux enfants (pour lequel j’ai perdu ancienneté et années de contribution) en + des pénalités et autres, sera près du seuil de la pauvreté …Une permanence est-ce là ce que vs nous reprocher? Avez-vous suivi l’éducation de près de vos enfants, vous êtes-vous vous-même investi et cotoyé le milieu! J’ai un grand doute…Vs êtes surement mieux au privé car effectivement vs auriez peine à croire la réalité à défaut de la percevoir…Vous préférez surement charier des idées stéréotipées et ainsi vous donner bonne conscience ,en + donner l’impression que l’on vous vole…ben oui nous autres aussi on est + que tanné !

  10. @Francis Keroack

    Monsieur,
    Je ne sais pas si ce que vous dites est vrai concernant les 200 nouveaux fonctionnaires embauchés pour traquer l’évasion fiscale; ce que je sais par contre c’est que lorsque nous petits travailleurs ($36 000.00/an brut) faisons un erreur dans notre déclaration d’impôts (cocher qu’on a été assuré toute l’année avec un assureur privé en oubliant qu’on a été inscrit au régime public d’ass. médicaments pendant 3 semaines), ces mêmes fonctionnaires nous ramassent solide avec intérêts et pénalités !!!!! Le gagne-petit lui on va le laver au Québec mais le gros fraudeur lui on l’écœure pas trop car il a les moyens de niaiser le gouv. en justice ad vitam eternam !!! Vive le Québec et ses fonctionnaires. Couillard devrait embaucher plus de fonctionnaires histoire de re-re-re vérifier les rapports d’impôts des gros salariés ($40 000.00 et moins) afin de peut-être trouver $10.00 par ci par là !!!

    • En effet, le gros fraudeur a les moyens de niaiser Revenu Québec en usant de « procédurite » aigue pour faire traîner son dossier en longueur devant les tribunaux. Par contre, s’il est reconnu coupable au terme de ce très long processus, il devra tout simplement payé davantage compte tenu des intérêts qui continuent de s’accumuler durant cette période. À terme, ce gros fraudeur aura perdu son pari et devra payer plus. Par le fait même, le gouvernement empochera davantage que la somme initialement réclamée.
      Aussi, les fonctionnaires de Revenu Québec ont des objectifs de rendement. Ce qui pousse certain d’entre eux à faire de l’excès de zèle au détriment de certain contribuables et de PME entre autres. Je fais moi-même mes rapports d’impôts et une fois il m’est arrivé de faire une erreur dans mon rapport d’impôt provincial. Évidemment Revenu Québec m’a fait parvenir une réclamation pour un montant additionnel à payer. J’étais fautif et je n’avais que moi à blâmer pour cette erreur.

    • Il pourrai y avoir confusion…mon accord exprimé le 20 janvier allait aux propos de M Pierre Chéhadé et non ceux de M. Bilodeau! ,

  11. Joyeux temps des Fêtes, Mme Marcotte!
    Bonheur, Paix, Santé, Amour pour vous et vos proches!
    Merci pour toutes les informations que vous nous donnez et qui nous aident à se faire notre propre opinion.
    Continuez votre beau travail, on a besoin de gens comme vous.
    Bonne Année 2015!
    ´

  12. Pingback: Un p’tit mot avant de quitter 2014 | Le blogue de Joanne Marcotte

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