Le Plan « I » du tandem Couillard-Sabia

cdpqMardi dernier, le premier ministre du Québec Philippe Couillard et Michael Sabia de la Caisse de dépôt et de placement du Québec annonçaient une révolution dans la mission de la Caisse. Dorénavant, celle-ci pourra non seulement détenir une participation majoritaire dans des projets d’infrastructure réalisés au Québec, elle en sera le concepteur-planificateur, le financier, le propriétaire, le maître d’oeuvre et l’opérateur.

Fermez les yeux deux secondes. Imaginez un PKP premier ministre du Québec. Imaginez qu’il nomme à la tête de la Caisse de dépôt, un interventionniste invétéré qui n’a aucun scrupule à risquer les fonds de pension des employés du secteur public en cadeaux électoraux… pour le bien commun, évidemment. Vous trouveriez toujours l’idée bonne?

Plus encore. Imaginez que cette « entente commerciale » entre le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt et de placement ait été proposée par Pauline Marois. Avouez. Vous seriez dans tous vos états. Suggéreriez-vous toujours d’applaudir à l’idée d’élargir la mission de la Caisse?

Bref, il y eu le plan « O » de Parizeau; voici maintenant le plan « I » de Philippe Couillard.

Soyons honnêtes. Il s’agit ici d’un SOS à la Caisse et sans aucun doute, d’un puissant aveu d’échec des gouvernements des dernières décennies, à élaborer une vision long terme des infrastructures de transport au Québec. Plus encore, un constat à l’effet qu’il est impossible pour un gouvernement de restreindre la dépense; incontestablement, il trouvera un puits qu’il n’aura pas exploité, cette fois-ci, les fonds de la Régie des rentes et les fonds de pension des employés de l’État.

L’hypothèse selon laquelle la Caisse, appuyée de firmes d’experts-conseils, serait plus compétente pour évaluer, réaliser et maintenir de telles infrastructures ne manque pas de fondement – même si on pourra repasser sur la réputation des firmes d’experts-conseil et sur le rôle qu’elles ont joué dans la collusion et la corruption au Québec. Cela dit, comment faire pire que le gouvernement du Québec qui ne cesse de tergiverser à la moindre contestation de groupes de toutes sortes. Rappelons-nous, à titre d’exemple, les effets de la spécificité québécoise dans le cas de l’échangeur Turcot (lire ici et absolument ceci).

Pourquoi en sommes-nous rendus là? Parce que…

  • Les emprunts effectués par le gouvernement du Québec sont maintenant sous haute surveillance (déjà qu’on empruntera 90,3 milliards de dollars dans la prochaine décennie!). Philippe Couillard a même dû reculer sur une promesse électorale d’en investir davantage – c’est tout dire.
  • Le gouvernement de Couillard se refuse à revoir les fondamentaux du modèle québécois, ce qui le prive de pouvoir dégager des marges de manoeuvre pour rediriger des sommes vers les missions essentielles de l’État. Avis aux propagandistes du démantèlement: Non seulement il n’y a pas démantèlement du modèle québécois, on réussira, de façon détournée, à augmenter les dépenses publiques de plusieurs milliards de dollars avec la formule annoncée mardi. Si, au moins, la prise en charge, par la Caisse, de certains gros projets d’infrastructure pouvait diminuer les emprunts du gouvernement du Québec… Mais non. Le PM est plutôt d’avis que cela permettra d’en réaliser encore plus! ON NE PARLE DONC PAS D’INNOVATION ICI, ou de substitution de moyens. ON PARLE D’AJOUTS, encore et toujours de moyens D’AJOUTER À LA DÉPENSE.
  • L’industrie de la construction a été malmenée et c’est la tour de Babel en ce qui concerne la planification et les organismes responsables du transport, notamment à Montréal (MTQ, CMM, AMT, STM, MRC, municipalités, alouette!) – sans compter les multiples organismes protecteurs des citoyens et des couleuvres brunes…
  • La frilosité, l’incapacité et l’incompétence des gouvernements libéraux du Québec pour ce qui est de démontrer les avantages des projets de partenariats avec le privé (même si le PPP du pont de l’autoroute 25 est un réel succès). Remarquez que les tours de passe-passe entre le « joyau » SNC-Lavalin et le directeur du CUSM Arthur Porter (nommé par Philippe Couillard lui-même) pour éliminer la concurrence n’ont pas aidé à crédibiliser la formule… Passons vite, voulez-vous?

Et puis, au Québec, voyez-vous, il ne faut surtout pas 1) faire concurrencer les firmes québécoises avec celles venant de « l’étranger » – et qui parlent l’anglais; et 2) encourager des solutions qui généreraient des profits pour le privé. Plus encore, selon l’ancienne ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, ce sont les entreprises québécoises de génie-conseil elles-mêmes qui auraient « fait un gros lobby auprès du gouvernement Charest et l’ont convaincu d’arrêter de faire des PPP ».

D’une grande naïveté?

Soyons clairs. Le problème n’est pas que la Caisse investisse dans des projets d’infrastructure – quoique les deux projets de transport en commun « proposés » par le gouvernement soient des projets dont le rendement est fort probablement famélique. Selon le chroniqueur économique André Dubuc, même le train Canada Line (cité fièrement en exemple par la Caisse) qui relie l’aéroport de Vancouver au centre-ville, a dû compter sur des contributions publiques des divers niveaux de gouvernement (fédéral, provincial, municipal, agence régionale de transport, etc.) en plus de compter sur les fonds publics pour combler les déficits d’exploitation. (Lire également ceci)

Selon le chroniqueur économique Francis Vailles de La Presse:

Néanmoins, il faut être très optimiste pour penser que l’apport du gouvernement ne sera pas nécessaire, sachant qu’à Montréal, il doit financer 50 % de l’achat des autobus de la STM et 13 % des dépenses de fonctionnement du réseau pour que les tarifs soient raisonnables.

Enfin, en réponse à une question de La Presse, M. Sabia n’a pas exclu que le gouvernement finance une portion des dépenses d’exploitation du système de transports collectifs comme il le fait actuellement – en contradiction avec ce qu’on retrouve dans une « Foire aux questions » dans laquelle on retrouve l’énoncé suivant: « Le gouvernement du Québec n’assumera pas les coûts d’exploitation des projets, ni les pertes qui pourraient y être associées ». J’imagine qu’on réglera sous peu cette contradiction.

Non. Le problème n’est pas que la Caisse financera des projets d’infrastructure. Le problème réside dans le fait qu’il le fera, en qualité de maître-d’oeuvre, AU QUÉBEC!

Dans un environnement où le potentiel de collusion, de conflits d’intérêts et de relations incestueuses entre le politique et les organismes soit-disant « indépendants » est historiquement énorme et vérifié! Où les contraintes émanant de la culture de consensus  (tout le monde doit pouvoir dire son mot) et au nationalisme économique privilégient nécessairement les entreprises québécoises au détriment d’une saine concurrence.

Ces raisons disparaîtront-elles du jour au lendemain parce que la Caisse sera le maître-d’oeuvre de tels projets?

UN CADRE RÉGLEMENTAIRE COÛTEUX – Ne devrait-elle pas se plier à un cadre réglementaire québécois (R-20) qui fait qu’il en coûte de 53% à 87% plus cher construire au Québec? Peut-on vraiment se fier sur une analyse de l’ACQ qui nous dit qu’il n’en est rien?

LE POUVOIR SYNDICAL QUÉBÉCOIS – N’aura-t-elle pas à vivre avec une force syndicale qui s’imagine être en droit de cogérer les projets effectués au Québec, sous menace de fermer des chantiers?

LA CULTURE DU « TOUT LE MONDE S’EN MÊLE » – Qu’en sera-t-il de cette culture du consensus social qui débouche sur un blocage de projets pour des raisons d’acceptabilité sociale, d’obsession religio-environnementaliste ou de préservation des couleuvres brunes? On nous dit que « c’est le gouvernement qui décidera des études requises en fonction de chaque projet ». Conséquence: la Caisse aura les mains liées, elle comme les autres. Bienvenue aux manifestations de la Rue!

LE NATIONALISME ÉCONOMIQUE ET L’INSÉCURITÉ LINGUISTIQUE QUÉBÉCOISE – Comment assurer un rendement maximal dans un contexte de nationalisme économique et d’obsession sur le plan identito-linguistique. On se souviendra du tollé qu’avait provoqué la nomination de cadres unilingues anglophones à la Caisse. Plus encore, comment nous assurer que le Caisse privilégiera une saine concurrence entre fournisseurs, particulièrement lorsque des entreprises dans lesquelles elle a elle-même investi, participent aux appels d’offres (ex: Bombardier)? Comme le suggère l’article que voici, « Quelle sera sa priorité (de la Caisse) entre maximiser le rendement de son investissement dans Bombardier et maximiser le rendement de sa filiale CDPQ-infra? »

Risque (plutôt certitude) de politisation de la Caisse

Et puis, il y a ce que tous ont soulevé: le risque – plutôt la certitude – de politisation de la Caisse, gestionnaire des fonds de pension des employés du secteur public. La hausse des tarifs d’électricité n’est-elle pas due, au moins partiellement, à l’idéologie verte des libéraux qui oblige Hydro-Québec à acheter de l’énergie éolienne?

On s’imagine vraiment que la Caisse pourra ajuster la tarification utilisateur quand on constatera que le nombre d’usagers n’est pas au rendez-vous ou qu’il y aura retards et dépassements des coûts? Quand des manifestants prendront la rue et que les éditorialistes s’offusqueront d’une hausse des tarifs? La CAQ illustre bien cette idée.

En réaction à l’annonce, le porte-parole François Bonnardel tenait à rappeler qu’il « faut qu’un mur de feu soit maintenu entre la Caisse de dépôt, le gouvernement et la pression sociale ». Paradoxalement, dans le même communiqué, on y lit que « la Coalition Avenir Québec est préoccupée par les tarifs envisagés par la Caisse de dépôt pour les nouveaux services qu’elle mettra en œuvre. » Ne vous méprenez pas. J’ai le sentiment que Bonnardel n’a exprimé ici que ce que tous les députés pensent, tous partis confondus.

Philippe Couillard tenait à préciser que le gouvernement « propose » alors que la Caisse peut refuser les projets si jugés non rentables. Il y a quelqu’un qui croit ça? Really? La Caisse n’aura pas plus le choix des projets qu’elle n’aura le choix de retirer ses billes lorsqu’elle le jugera opportun. Imaginez si la Caisse de dépôt était actionnaire de Target. Vous croyez qu’on aurait laissé se fermer tous les Target du Québec?

Et les déposants là-dedans?

Et les clients de la Caisse dans tout ça? Quel choix ont-ils d’adhérer à cette nouvelle orientation de leur gestionnaire de portefeuille? Aucun. Les Québécois qui contribuent au RRQ et les employés du secteur public par exemple sont obligés de se croiser les doigts et d’espérer que le rendement sur leurs avoirs ne souffrira pas d’un contexte québécois extrêmement défavorable aux affaires et allergique aux profits.

«À Montréal, même s’il y avait des pertes d’exploitation, ce sera la Caisse qui sera responsable du déficit d’exploitation», assure le premier VP Christian Dubé. Hmmm. Pas très rassurant. On abdique? On laisse la valeur des fonds de pension diminuer alors?

Laissez-moi être plus claire. PARCE QUE le gouvernement ne peut plus emprunter, PARCE QUE le gouvernement ne sait pas dire « non », PARCE QUE le gouvernement a brûlé à la fois l’industrie de la construction, la formule des PPP et quoi encore, on hypothéquerait le rendement des déposants lorsque la Caisse se frappera le nez?

Honnêtement, si on vous laissait le choix, vous investiriez dans un projet d’infrastructure au Québec?

Conclusion

L’historique de la Caisse nous incite à être prudents, à preuve l’aventure du papier commercial, l’achat de Vidéotron, la Gaspésia… et possiblement la cimenterie de Port-Daniel.

Le gouvernement Couillard réussira à faire adopter son projet de loi, il est majoritaire. Dans ce cas, on ne peut que se croiser les doigts que les gens de la Caisse pourront orchestrer une structure de financement qui priorisera le rendement de leurs déposants et qu’ils sauront trouver également une formule d’association avec des partenaires privés qui reposera sur une véritable concurrence.

Du côté de l’équipe gouvernementale, s’ils voulaient vraiment se rendre utiles et contribuer au succès du nouvel entrepreneur général que sera la Caisse, il leur faudra agir sur les spécificités de la culture québécoise qui rendent pratiquement impossible la réalisation de projets de construction « in-time » et « on-budget » et dont les éléments sont énumérés ci-haut. Voilà ce que serait le rôle du gouvernement.

Il est fort probable que dans quelques années, nous déplorerons l’aventure éolienne et celle de la cimenterie en Gaspésie. Les libéraux de Couillard nous feront-ils regretter l’incursion de la Caisse de dépôt dans l’univers du transport en commun québécois?

Finalement, le premier ministre pourrait également, au retour de son périple à Davos, se mettre à table et faire débloquer les quelques dizaines de projets d’entreprises privées qui, pour une raison idéologique ou une autre, souffrent du syndrome de la non acceptabilité sociale.

Lire également texte de Pierre Duhamel, de J.-Jacques Samson, Donald Charette,  ainsi que les Principes directeurs de l’entente

23 réflexions sur “Le Plan « I » du tandem Couillard-Sabia

  1. Tout ce questionnement est pertinent.

    Par contre je trouve quelque peu hypocrite la CAQ.. quand François Legault s’était tout comme le PQ dit ouvert au nationalisme économique.

    J’ai lu Pierre Duhamel, Donald Charest et aussi François Pouliot.. Ils soulèvent eux aussi les nombreux pièges que devra savoir éviter la Caisse.

    La Caisse de dépôts a effectué un investissement important dans l’immobilier aujourd’hui via sa filiale Ivanhoé.. un créneau très performant..

    Oui on a raison de se montrer méfiants mais Michaël Sabia a su redresser le rendement de la Caisse..

    Comme les Libéraux sont au pouvoir jusqu’en 2018, s’il s’avérait la situation intenable pour la Caisse, un retour à l’arrière serait toujours possible, non?

    Cette solution a été privilégiée mais pourrait être réversible. une ultime tentative de préserver le « modèle québécois »?? Un échec ouvrirait par défaut la voie à la droite.

    De toute façon, la menace PKP et le PQ ne se retrouve pas augmentée par la nouvelle mission que se donne la Caisse. Si le PQ était élu dans 4 ans, les règles seront tout autant contournées..

    PKP justement dénonce le PLQ de ne pas intervenir pour sauver Target.

    Je veux encore croire que les Sabia, Dubé, Coiteux, Laetao réussiront l’impensable.. il n’y a rien d’autres à quoi s’accrocher avant d’éteindre les lumières.

    ..

  2. Wow Joanne, quelle éloquence. Dommage que les libéraux ne suivent pas votre ligne de pensée, qui est pourtant tellement rafraîchissante.

  3. Une de mes plus grande peur se resume dans ces phrases de ton texte Joanne. « Fermez les yeux deux secondes. Imaginez un PKP premier ministre du Québec. Imaginez qu’il nomme à la tête de la Caisse de dépôt, un interventionniste invétéré qui n’a aucun scrupule à risquer les fonds de pension des employés du secteur public …  »

    Je suis sure aussi que Marois suivant un référendum victorieux aurait convoité nos pensions tel que Parizeau voulait le faire pour soutenir les obligations du Québec à la Bourse.

    Nos gouvernements successifs ont aucun respect lorsqu’ils cherchent d’autres fonds pour dépenser. Ils dépensent les Milliards que les provinces riches nous donnent, ils nous vident les poches en taxes et ensuite voudraient aussi mettre les mains dans nos épargnes de la Caisse. C’est dégeux!

    Ce qui est fachant aussi c’est que finallement la Caisse a comme Sabia un bon chef qui a reussi a rendre la Caisse rentable, et là Couillard va lui enlever la chance de bien faire avec les $5 Milliards qui devront couvrir des coûts qui seront beaucoup plus qu’annoncer comme toujours pour payer des infrastructures. C’est vraiment pas catholique.

  4. Renée, on « présume » que Couillard a tordu les bras de Sabia..

    Et si Sabia était du genre à ne pas céder aux pressions d’un PM.. Se pourrait-il que le plan suggéré par Couillard et Laetao ait été accepté après mûres réflexions de la part de Sabia et après en avoir mesuré tous les risques?

    J’ai une nièce qui travaille justement dans l’entourage de Michaël Sabia.. Il est très apprécié et respecté par tout le personnel. Comment expliquer qu’un homme qui aura réussi l’exploit de redresser l’état des finances de la Caisse de dépôts pourrait s’en laisser imposer par le PM!!..

    On ne croit plus en rien ni en personne!

    Une quatrième acquisition de la Caisse de dépôts aujourd’hui à New York.. N’existe-t-il pas là matière à apprécier la confiance démontrée par les administrateurs de la Caisse dans la gestion des placements. Ils croient en eux!

    D’autant plus que la réputation entachée des firmes d’ingénieurs et de construction au Québec pourrait peut-être aussi être ce qui a motivé la décision de Sabia.. Le Québec a besoin de redorer son blason..

    Christian Dubé, l’homme de confiance de François Legault, est aussi derrière cette décision de la Caisse. Il a dit que les appels d’offre seraient étendues à l’international en vue justement de s’assurer de ne plus répéter les dépassements de coûts qui étaient devenus la norme…

    C’est un défi énorme qui les attend.. et je crois que la stature des gestionnaires en place le rend possible à relever… Utopique? Peut-être!

    • Helene, j’espere que tu as raison. Peût être que les supervisions seront plus serrées avec le cou de Sabia sur la planche, que les corrompus n’y seront pas et que les contrats seront bien analysés pour ne pas dépasser les coûts ce qui est à la mode au Québec. Esperons que Sabia est un magicien!

  5. « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité.

    Un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. » (Churchill)

    J’ai emprunté cette citation sur la page twitter de Pierre Duhamel

  6. L’important est que tout ce beau monde va pouvoir s’en mettre plein les poches. Le PLQ-PQ-CSN-FTQ-etc devait se trouver une nouvelle patente pour continuer a s’engraisser. Et les milliards de la Caisse de Dépot, c’est bien plus juteux que l’extorsion à la petite semaine d’entrepreneurs véreux.

    J’imagine déjà la future Commission d’Enquête du Financement des Infrastructures, disons en 2025 ou toute la classe politico-médiatique et le Québec Inc. feignera l’étonnement le plus complet sur la révélation que des centaines de millions se sont volatilisés. On augmentera les contributions au RRQ de 0.01% et le bon peuple n’y verra que du feu.

  7. Albert, si ce que vous dites s’avérait être juste je vous trouve bien optimiste de projeter un scénario d’avenir pour le Québec aussi éloigné que 2025.

    Finalement si en 2025 c’est toujours le sempiternel même statu quo, c’est qu’à quelque part ce n’est pas aussi souffrant qu’on voudrait bien le faire croire..

    Pour qu’une autre commission soit mise à contribution pour cette fois-là dénoncer « les magouilles » de la Caisse de dépôt, cette énième exercice de purification ne pourrait avoir lieu que suite à une décote.

    Moi je crois plutôt que les boomers égocentriques en sont dans leur dernier retranchement.. « Touchez pas à mon modèle » ne pourra plus tenir bien longtemps..

    L’éclairci pour les jeunes générations approche.. .. En attendant tout ce qu’on peut faire c’est de continuer à débattre tout en étant conscients que de garder comme objectif un Québec la tête hors de l’eau demeure l’ attente la plus réaliste..

    Le monde change et le pouvoir des vieux soixante-huitard nostalgiques d’une époque révolue s’épuise inexorablement.. On assiste en ce moment à leur dernier sursaut avant de rendre l’âme..

    Les mesures trop drastiques de droite ne passeraient pas la rampe en ce moment.. sans que le Québec soit mis à feu et à sang (c’est une image).

    Juste à voir la récupération qui est faite « d’une austérité qui n’en est pas une » par notre classe intello médiatico syndicaliste écologiste, avez-vous pensé de qu’il en serait dans le cas d’une véritable austérité!!

    Ce serait donné des munitions pour l’élection du PQ en 2018.

    « Petit train va loin » dans les circonstances cette stratégie pourrait se trouver être la plus judicieuse.

    Je ne comprends pas ceux qui se prétendent « les amis » de Martin Coiteux et qui lui retirent leur confiance aussi tôt dans le mandat libéral.. J’ai entendu Coiteux le 2 décembre dernier témoigner de sa satisfaction pour la liberté d’actions que lui laisse le gouvernement…

    Que le vrai Coiteux se lève? Il n’aurait été qu’un leurre??.

    Une chose certaine c’est que ses adversaires eux ils le craignent. Jean-François Lisée ne manque aucune occasion de diaboliser Coiteux.. (Le Devoir hier)

    Je persiste à croire que Martin Coiteux est toujours l’homme aux mêmes convictions, celui qui savait chiffres à l’appui défaire les analyses jovialistes des Pierre Fortin et JF Lisée.

  8. PS il ne faut surtout pas oublier que Les Québécois font partie du problème.. en succombant aussi facilement à la philosopie de fond remarquable chez la plupart des chroniqueurs: Il faudrait que l’on enseigne dans nos écoles l’art de savoir lire entre les lignes..

    « On pardonne tout à PKP ».. il bénéficie d’une indulgence puérile.. il est du bon bord.. le ciel bleu nationaliste.. On voudrait tellement qu’il l’ait l’affaire!

    « On condamne tout quand il s’agit de Couillard ».. on est intraitable face à ce fédéraste capitaliste.. l’enfer rouge fédéraliste.. lequel Couillard, selon PKP ce matin, s’inspire de… Stephen Harper!!.. On craint par dessus tout qu’il l’ait l’affaire.. Il symbolise le chant du cygne pour les indépendantistes..

    Cherchez l’erreur! ce même PKP qui était reçu chez Stephen et Maureen en compagnie de sa conjointe dans son habit d’homme d’affaires.

    Voyons! donc y a rien là! La fin pour PKP peut justifier les moyens… M. Teflon! fort du pouvoir que lui confère son statut de Baron de la Presse.. Il est mort de rire, aussi insignifiant puisse-t-il être perçu..

    .

  9. Après subit une perte sèche de 40 milliards, j’imagine que l’investissement de 5 milliards est un faible risque quand on pense que si la Caisse doit absorbé des dépassements de coûts, et bien elle aura au moins fait travaillé des milliers de travailleurs et que les infrastructures et les équipements nous appartiendront .
    Comme le gouvernement semble rendu au bout du rouleau pour obtenir du financement à crédit, et bien il n’a plus trop de choix.

    Se qui est inquiétant, pour un gouvernement super endetté comme le Québec, c’est le vieillissement et l’endettement de la population, combiné avec une hausse appréhendé des taux d’intérêts, une baisse de la péréquation et un effondrement du marché immobilier.
    Ceux qui crient à l’austérité n’ont rien vu encore.

    • Merci de parler de politique publique et des enjeux. On peut bien débattre de politique de partis, d’élections 2018 tant qu’on veut. Les libéraux sont là pour 4 ans. L’important c’est qu’ils fassent quelque chose pendant ces 4 ans et qu’on les encourage, ou décourage, selon ce que l’on croit possible ou nocif. La dynamique de campagne électorale, c’est une chose, mais entre les deux, il est bien de parler de dossiers spécifiques, d’enjeu et de politique publique. Malheureusement, ce sont ces blogues qui sont les moins appréciés…. ;-(

    • Il y a des très bonnes chances que le Québec doivent se priver de milliards de péréquation car Jim Prentice vient d`annoncer que l`Alberta va faire des déficits assez important jusqu`en 2018 à cause de la chute du prix du baril de pétrole.

    • Jacques, comment contrer la population veillissante…garder nos jeunes! Je parle souvent à des étudiants de l’université, ils deviennent docteurs, ingénieurs et lorsqu’ils finissent leurs études il partent vers le reste du Canada, parce qu’ils ne parlent pas français et ont besoin d’une job et la langue française étant une langue difficile à apprendre n’est pas sur leur premier plan. Voulant garder le Québec français à un prix économique énorme!

      En plus je parle avec des immigrants qui apprennent le français et se font payer $261. par semaine par le gouvernement, (nos impôts) pour un cours intensif à l’Université de Montréal. Lorsqu’ils sont devenus bilingues, ils ne se trouvent pas de jobs, alors ceux que j’ai connu ont filé vers l’Ontario et passent les premiers en ligne pour des emplois parce l’Ontario apprécie le biliguisme. La plupart se trouve un emploi au dedans d’une semaine. L’exodus des jeunes c’est troublant pour le Québec.

  10. Joanne, c’est de tenter tout en gardant un sain scepticisme d’utiliser des formules telles: « Et s’ils étaient capables de fajre bouger les choses »!

    en lieu et place des formules « fatalistes » telles « c’est perdu d’avance avec la mentalité syndicaliste étatique québécoise!

    Quatre ans c’est long.. Il y a pourtant matière à se consoler… quand on voit aller le PQ c’est encore vrai qu’on l’a échappé belle, non??

  11. En faisant toujours dévier le débat, certains intervenants manquent de respect envers Joanne je trouve. C’est toujours bien pas le pq ni pkp qui ont demandé à la Caisse de prendre 5 milliards des fonds de pension des contribuables pour mettre ça dans le transport en commun à Montréal!

  12. A mon avis, l’intervention de la Caisse de Dépôt ne pourra dégager de rentabilité que si le gouvernement modifie les lois du travail, afin de rendre concurrentielle la main-d’œuvre (du secteur de la construction), ce qui n’est pas le cas actuellement.

    La mafia syndicale va tout faire pour récolter la grosse manne et par ricochet endetter davantage le reste des québécois.

    Mais avec un changement profond dans les lois du travail, je pense que c’est possible. Ce serait tout un bon coup!

  13. Pingback: Taxe santé, baisse d’impôts, Fonds vert – Le blogue de Joanne Marcotte

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