Le « droit de grève » n’existe pas; que les recteurs jouent leur rôle!

Imaginons un Québec où les étudiants paient l’entièreté de leurs droits de scolarité. Des dizaines de milliers de dollars par année. Question:

Pourrait-on seulement imaginer qu’une minorité d’étudiants-activistes puisse, par un vote en assemblée « contrôlée », empêcher des étudiants de recevoir la formation à fort prix à laquelle ils se sont inscrits et ainsi rompre le contrat les liant à leur institution d’enseignement?

De un, ce serait difficile à imaginer et je parierais qu’il y aurait quelques parents qui lâcheraient un p’tit coup de fil au recteur de l’université ou au directeur du cégep. De deux, il est même douteux que de jeunes gens qui paieraient 100% de leurs études seraient le genre d’étudiants que l’on retrouverait sur les campus universitaires. En tout cas, je parierais ma paie d’une semaine qu’ils seraient en moins grand nombre. De trois, il y aurait également de fortes chances que les étudiants désireux de faire du militantisme politique le feraient dans des organisations plus appropriées, tel un parti politique.

Bris de contrat entre l’étudiant désireux de se donner une formation académique de haut calibre et son institution d’enseignement: voilà néanmoins ce à quoi nous assistons. Seulement, on ne le voit pas parce que c’est le gouvernement qui paie 87% de la note. Ce sont vous et moi, contribuables, qui sommes les partenaires silencieux de cette entente contractuelle. Vous et moi qui avons supposément consenti à des « choix collectifs » d’investir dans l’éducation postsecondaire des jeunes du Québec.

Ainsi, ce à quoi nous assistons bien souvent au Québec n’est qu’un effet pervers de plus de l’illusion de la gratuité et qui dégénère dans un faux débat sur les moyens de mieux voter sur un droit de grève qui n’existe pas.

Malheureusement, quand c’est le gouvernement qui paie, la valeur qu’on attribue aux soins et services n’a que très peu de valeur. Dans le cas qui nous occupe, l’éducation elle-même, depuis qu’elle est sensément gratuite, n’a plus la valeur qu’y attribuaient nos parents et grands-parents pour qui c’était un honneur de pouvoir dire: « Moi, j’ai juste un secondaire 3, mais mes enfants iront tous au collège ou à l’université. »

Cette notion de contrat est difficile à saisir dans une société telle que celle du Québec, spécialisée dans les rapports de force et de négociation hérités de sa culture syndicalo-corporatiste. « Tu me donnes ceci si je consens à cela. » Une société où la règle qui prévaut, c’est celle de la convention collective, celle du « donnant-donnant ». Pire, une société où la règle est plutôt « Tu me donnes raison ou je foue le bordel « dans place » et j’en appelle à la démission du gouvernement tout entier. Rien de moins. »

Le concept de contrat est aussi difficile à embrasser dans un monde où les droits et devoirs individuels ont été substitués par des « droits collectifs » auxquels ne sont attachés aucun devoir. « J’ai droit à l’éducation quasi-gratuite mais vous ne pouvez pas m’imposer un code de vie. J’ai droit à l’éducation quasi-gratuite mais ma liberté d’expression et de manifester peut me dégager de toute responsabilité lorsqu’il m’arrive de saccager la propriété publique. »

Fascinant échange ce matin sur les ondes du 98,5 avec Paul Arcand entre Pierre Curzi et Mario Dumont. Remarquez la facilité avec laquelle l’individu doit se soumettre aux humeurs d’un « collectif », qui on le rappelle, n’est constitué que d’une infime portion d’étudiants.

Néanmoins, le printemps qui s’annonce ne ressemble en rien à celui du printemps 2012 quoiqu’en pensent et « spinnent » les associations étudiantes et les élites gauchistes qui s’en font complices.

Le gouvernement a clairement indiqué qu’il n’encadrera pas le « droit de grève » étudiante. Il a raison. L’encadrer, ce serait d’en reconnaître la légitimité. On aura beau avoir le meilleur système de votation électronique qui soit, voter sur un enjeu illégal n’en fait pas un acte légal ni légitime. Faux débat.

En entrevue sur les ondes de CHOI hier, le nouveau ministre de l’Éducation, François Blais, rappelait que les administrations des cégeps et des universités ont tout en main pour assurer la sécurité des lieux et des conditions propices à l’enseignement. Ce matin, on apprend que même l’UQAM entend prendre les grands moyens. Bien. C’est ainsi que ça doit être. Que ceux qui prônent l’autonomie des établissements en prennent bien note et cessent d’en appeler au Gouvernemaman et au ministre.

Au lieu de cela, appelez à la barre les directeurs de cégeps et les recteurs d’universités. Que ceux-ci sortent de leurs tours d’ivoire et se jettent dans l’arène de l’espace public. Ce sont eux que les médias doivent convoquer en entrevue! Hier, à l’Université Laval, un agent de sécurité s’assurait que les étudiants respectent le vote de grève de leur association. Cette consigne est non seulement incohérente avec la position du gouvernement, elle va à l’encontre de la mission de l’institution. Une petite discussion avec vos agents de sécurité peut-être?

L’illusion de la gratuité déresponsabilise. Les étudiants. Les parents. Et les recteurs. Il est temps de revaloriser l’importance de l’éducation et le respect du contrat qui lie les étudiants à leur institution d’enseignement. Faisant cela, ce serait une belle amélioration avec 2012 où on ne pourrait mieux caractériser le comportement des dirigeants d’universités de l’époque qu’en parlant de lâcheté et de soumission face aux tactiques d’intimidation des « bullies » professionnels.

Enfin, la notion de contrat est une des assises importantes dans une société de droit. Elle requiert un degré d’élévation supérieur dans le jugement moral. Que les dirigeants de collèges et que les recteurs d’universités nous montrent qu’ils ont cette capacité d’élévation.

30 réflexions sur “Le « droit de grève » n’existe pas; que les recteurs jouent leur rôle!

  1. Néanmoins le printemps qui s’annonce ne ressemble en rien à celui de 2012.. C’est un fait.

    Le gouvernement a la majorité derrière lui.. et cela se confirme par le peu de succès remporté par les diverses tentatives de soulèvement depuis l’automne dernier

    Le terme « austérité » et « grève » reprit par les médias laisse percevoir une partisannerie certaine.

    Qu’un Pierre Arcand et Mario Dumont entendent sans réagir plus vivement les aberrations gauchistes lancées par Pierre Curzi, voilà qui en dit long sur la langue de bois qui sévit désormais dans nos médias.

    Antagoniste.net nous dirige vers un passage de l’émission de Stephan Dupont sur NRJ, lequel réagissait à l’entrevue d’André Arthur parue dans le JDQ..

    Ce qu’il dit ne fait que confirmer le pouvoir qu’on soupçonnait le politique exercé sur les propriétaires de Radios..

    Alors on n’a d’autres choix que de faire sans eux.. et comme ce fut le cas le 7 avril dernier, les citoyens québécois n’ont pas dit leur dernier mot.

    Joanne, vous avez tellement raison. Oui il appartient aux administrations des CEGEP et Universités de prendre les grands moyens.. de rappeler à l’ordre les enseignants qui déshonorent leur profession en se faisant complice d’un groupuscule d’activistes.

    Qu’est-ce qui nous arrive dans la région de Québec? On se pétait les bretelles devant notre degré de civilités en comparaison de Montréal..

    • Hélène, lorsque vous faites référence à des trucs (ex: Antagoniste) ou des articles, n’hésitez pas à mettre les hyperliens! Ça nous intéresse. Merci.

    • Hélène, Le nom de l’animateur au 98.5 à Montréal est Paul. Vous le savez probablement déjà qu’il est le frère de Pierre Arcand, notre ministre des ressources naturelles. Oui, celui-là même qui a forcé Hydro-Québec à gaspiller 700 millions de $ pour continuer la même mauvaise décision que le PQ avait prise.

  2. Un exemple du biais médiatique de Québecor dont le Boss veut diriger le pays..

    Le Journal dénonce le journaliste du FM 93 qui prend le parti des carrés verts!!… Et qui plus est l’auteur de cette dénonciation ne s’identifie pas..

    Un peu comme la campagne de lynchage contre la famille Desmarais qui bat son plein..

    P’tit Québec!

    • merci de répondre en français pour un article en français, tous non pas le même privilège de parlé en anglais et de comprendre l’anglais.

    • Gilles,
      Votre commentaire est très à propos…… Personnellement, si je répondais à un blogue anglais, j’aurais assez de politesse pour le faire en anglais…..

    • Le bilinguisme est accepté, mais ça démontre un manque de savoir-vivre de la part de celui qui répond dans une autre langue. Il y a plusieurs blogues qui sont en anglais. It shows a lack of class when you address someone in a language that he cannot understand. I remain a federalist for many reasons, but I refuse to be a walking mat, like, unfortunately, many of our compatriots have done in the past and are still doing today….

  3. Johanne, j’aime beaucoup votre gros bon sens. M. le ministre de l’éducation vient de prévenir que la récupération des cours, pour des gens qui se soustraient délibérément à leur formation post secondaire, ne se ferait pas au détriment des autres missions éducatives de l’État. BRAVO! Il a aussi informé que les cours devaient être offerts à ceux qui voudraient continuer leur formation… donc la « mission » syndicale ou politique des professeurs ou autres influences contestataires, doit se faire en dehors de leur temps de travail. Il est temps que l’anarchie se finance autrement qu’avec les impôts des contribuables.

    • Oui. J’ai pris connaissance. J’ai pris connaissance des sorties du ministre aujourd’hui. Les signaux sont clairs. Il faudra néanmoins qu’il fasse des pressions supplémentaires sur les administrations des cégeps et universités. Il serait insensé d’annuler des sessions, considérant qu’il s’agit d’un très petit nombre d’étudiants qui foutent le bordel. Pour le moment, je présume qu’il tente de convaincre les étudiants studieux de contester leurs associations.

  4. Johanne, vous êtes ma meilleure. Que de bon sens et discernement. D’abord on devrait, et surtout les médias, cesser de nommer la situation « une grève ». Il s’agit de boycot de cours, et à ce titre, les cours devraient être repris ( et certainement pas effacés comme protocole de retour aux études !!!). Que dire de ces imbéciles d’agents de sécurité qui faisaient office de gardes du corps des « faiseux de troubles ». D’où sortent-ils ces tartuffes ? A TVA , avant-hier, nous avons vu un professseur de sciences sociales de U.L., tel un spaghetti mouillé, dire dans toute son innocence ;  » Bien……ils étaient 200…..(malaise)…. ». Aie, le motté, avais-tu oublié de mettre tes bretelles aux culottes ce matin-là? Sa job est d’enseigner; il est là, des étudiants sont là, il a juste une chose à faire : donner son cours. Il ne l’a pas donné , alors son salaire devrait être coupé. Ça suffit de dépenser mon argent à de telles sottises.
    Si le gouvernement ne veut pas encâdrer le statut d’étudiants, à raison probablement, il possède un moyen pour arraisonner les petites cervelles : passer une loi obligeant le retour aux cours et l’obligation à la petite gauche professorale de donner leurs cours. Va falloir que la majorité silencieuse des payeurs d’impôts et des étudiants qui veulent étudier commencent à se faire respecter.

  5. @ Lise Moga
    Vous dites: ¨Il est temps que l’anarchie se finance autrement qu’avec les impôts des contribuables. Lollll Sachez Mme qu’avec le parti libéral au pouvoir, il n’y a pas que l’anarchie qui se finance avec les impôts des contribuables; il y a aussi la corruption, la collusion, les bonus de tout genre ainsi que les belles grosses primes de départ……On est une province de corrompus où il faut graisser les chums, les amis (appelez les comme vous voulez) alors faut pas chercher de midi à quatorze heure des solutions… faut accepter que c’est comme ça, se fermer les yeux, se boucher le nez et dire OUI au gaspillage des fonds publics parce que le jour où tout ça changera n’est pas près d’arriver !!!!!

    • @Chantal-Marie : La corruption et la collusion, il y en a dans TOUS les partis politiques sans exceptions. Bien qu’on ne doit pas accepter ça, arrêtez de râler toujours la même chanson que tout est de la faute des Libéraux. Les primes de départ, c’est dans la LOI. Les Péquistes et autres partis en profitent tout autant. Oui il faut apporter certains changements à cette la loi (les Péquistes étaient supposés le faire, mais ils ne l’ont pas fait) mais à bien y penser non. Vous croyez que vous êtes meilleur que les politiciens en place? Présentez-vous et faite leur travail au lieu de chialer. Faite du porte à porte 7 jours sur 7 pour vous faire connaitre. Développer un programme électoral digne de ce nom. Défendez votre programme avec des arguments qui se tiennent (pas des niaiseries du genre que 1% de la population exploite 99% du reste du monde ou que la planète va fondre à cause des gros méchants 4×4!). Si vous êtes élu (tout est possible, regardez le tas de cônes oranges élus aux dernières élections fédérales!), préparez-vous à travailler 7 jours sur 7. De 5:00@00:00. À vous faire traiter comme un pas propre sur la place publique. Que votre famille et vos enfants vivent ça (au travail, l’école, …). De faire rire de vous pour vos idées mais aussi sur votre apparence physique (ex. Ministre Barette), sur vos choix de mots ou votre mauvais anglais (ex: Mme Marois, M. Bolduc, …), … Je pourrais continuer très longtemps… Les politiciens, que vous le vouliez ou non, font de leur mieux. Et vous que faites-vous pour aider votre pays (on parle ici du Canada bien sûr)? Râler? Vous plaindre? Envier le succès des autres? Demander la création d’autres programmes sociaux? Attitude de perdant!

      Dans la vie, rien n’est gratuit. Il faut travailler fort pour obtenir ce que l’on veut (lâcher les mamelles de l’État bon Dieu!). Wake up! Il est où le Canadien français (oops désolé, le Québécois) fort et travaillant d’autrefois? Celui qui était FIER de mettre du pain sur la table pour sa famille grâce à son TRAVAIL (et non à cause de programmes « sôciaux »)? Les enfants qui étaient heureux d’avoir une orange à Noël (c’est cliché, mais vous comprenez le sens de mes propos).

      Maintenant, on sort dans les rues avec un Canada Goose sur le dos, un Latté Machiatto Caramel extra Créme foutté dans une main, un iPhone dans l’autre et un sac à dos avec un MacBook Pro et un iPad dedans! Pour quelle raison? Pour manifester contre une augmentation de 500$/an des frais de scolarité qui sont déjà presque gratuit! Pour manifester contre l’austérité?! QUELLE AUSTÉRITÉ??? Les gens sont tellement accrochés aux saintes-mamelles gouvernementales que la moindre baisse de pression dans une mamelle fait pleurer les junkies de l’État. Pour manifester contre [insérer ici n’importe quoi car peu importe, ça va être une bonne cause!]. C’est tellement rendu ridicule qu’hier, on a vu une belle pancarte de manifestant sur laquelle il était écrit : « Fuck toute ». Ça c’est de l’argumentaire profond. Quoi faire avec ça?!

      Pour en revenir à _certains_ de nos étudiants-rois « révolutionnaires »… oui il faut que certaines lois et comportements changent. Mais ce n’est pas en empêchant des étudiants _travaillant_ d’assister à leurs cours (qu’ils ont PAYÉ) que tout ça va changer. C’est même le contraire qui va arriver : les petits communistes à 5 « cennes » vont simplement être marginalisés, ignorés et devenir de futurs utilisateurs de nos trop généreux programmes « sôciaux ».

      PS: Excusez, mais je ne suis plus capable d’entendre tous ces privilégiés qui vivent au Québec (vous savez combien nous de gens nous envient dans le monde!!) se plaindre que la vie est tellement dure et que tout le monde (lire ici le fameux 1%) n’est rempli que de profiteurs et d’exploiteurs!

    • Oops : Lire « vous savez combien de gens nous envient dans le monde… » et non « vous savez combien nous de gens nous envient dans le monde!!) » 🙂

    • Chantal-Marie, vous trouvez que l’argent se gaspille pour de mauvaises raisons et vous justifiez que ce soit encore davantage??? Le gaspillage d’un parti était (est) aussi le gaspillage de l’autre parti, sauf que les amis profiteurs ne sont pas les mêmes. Celui qui se disait L’ABSOLUE PURETÉ et qui a pavané sur les parvis de l’Assemblée Nationale, drapé de son blanc foulard, a créer des commissions inutiles ou des conditions d’emploi SUR MESURE pour ses petits amis; alors cessons de répéter que l’intégrité n’occupe que l’envers de l’ardoise de la province… et cessons de baisser les bras en pensant que cette ÉNORMITÉ ne peut être d’un ADN du terroir.
      Quelqu’un a dit: si tu veux que ta rue soit propre, nettoie le devant de ta porte. Je n’accepte pas que la MALPROPRETÉ soit la règle ni pour les partis politiques, ni pour les individus. La dernière cavale du printemps 2012, supportée par des partis politiques PROPRES et par des syndicats affiliés, a coûté $34 000 000,00 à l’État québécois. Assez, c’est assez!

  6.  »L’illusion de la gratuité déresponsabilise ». Tout à fait Mme Marcotte, et même plus; l’omniprésence d’un trop grand étatisme déresponsabilise l’ensemble des citoyens. Voilà, à mon avis, le mal qui gangrène le Québec et qui mène, face à l’inéluctable changement, au comportement infantile de la manifestation au lieu de l’adaptation. Bref, des citoyens trop gâtés, tout simplement.

  7. Je suis d’accord avec les points que vous soulevez et la plupart des commentaires de M. Blais. Je mets cependant un bémol quand lui et M. Couillard disent que les étudiants qui sont contre le boycott devraient assister aux réunions d’étudiants et voter…… Oublient-ils que ces réunions sont organisées par la branche la plus radicale de ces associations et que ceux qui osent voter contre le boycott sont très mal vus, pour ne pas dire menacés…Combien d’entre nous seraient prêts à voter à main levée en sachant que l’on risque de se faire «casser la gueule» si on ne vote pas du bon côté??. . La seule façon de rendre ces votes démocratiques est de forcer les associations à rendre la votation confidentielle. Je trouve que les étudiants sérieux sont laissés à eux-même, tout comme en 2012…..Le SPVM semble avoir appris de 2012,; qu’en est-il de ceux qui nous gouvernent et qui ont le pouvoir de corriger le tir ???

  8. Joanne,

    J’entérine entièrement tes propos.

    Tu ferais un excellent ministre de l’éducation et aiderais grandement les jeunes qui perdent leur temps dans nos Universités à focaliser sur leurs études.

    Nous avons définitivement besoin de rigueur au niveau de tous nos programmes gouvernementaux….

  9. Marius, lire parmi les « tweets » de Joanne qui défilent à la droite du blogue celui qui questionne « les pro encadrement du vote.. vous êtes prêts à risquer ça? »

    Ainsi que le lien vers Mario Roy « dur, dur, dur d’être gras dur »..

    Mario Roy est fataliste. Il ne croit pas que le PLQ réussira dans sa tentative de réduire la progression des dépenses publiques et de la dette.

    Tout le monde sait qu’il n’arrivera pas. Nous sommes embarqués dans un « runaway train ».. écrit-il

    Cette fatalité est mathématique. D’une part plus de 40% des gens ne paient pas d’impôt sur le revenu et n’ont donc aucun intérêt à la rationalisation des dépenses publiques;

    D’autre part, plus de gens encore travaillent pour l’État et n’ont donc aucun intérêt à la rationalisation des dépenses publiques. Ceux qui remplissent les coffres de l’État, c’est-à-dire, les vastes masses laborieuses de la classe moyenne sont priés de se la fermer…. poursuit-il

    Le pire s’est que nous nous enfonçons davantage dans le passéiste, la réaction, la tentation de la violence et un ersatz de fascisme.

    J’ai cru longtemps que le progrès, le vrai, était une marche inéluctable, que le futur serait forcément meilleur que le présent. J’ai cessé d’y croire. (Mario Roy)

    Aussi ceux qui croient que François Legault ferait mieux que le PLQ dans ce Québec de 2015 vous n’avez rien compris..

    La société qui se distingue par sa médiocrité en Amérique du Nord.. La bourgeoisie élitiste québécoise devra un jour faire son mea culpa pour ce beau gâchis collectif..

  10. Joanne, comme toujours, tu as les bons mots pour exprimer ce que plusieurs gens pensent. Bravo pour ton franc-parler!

    Je viens d’écouter Mario Dumont à l’émission de Normandeau-Duhaime et je trouve qu’il a entièrement raison quand il parle des grèves étudiantes.
    Ceux qui pensent que ça va s’arrêter se trompent royalement. Je pense que ça ne fait que commencer et que ça va aller en
    s’amplifiant.
    Il est grand temps que les autorités en place fassent quelque chose. Le recteur de l’Université Laval ne joue pas son rôle de direction et ne fait pas ce pourquoi il est payé (assez grassement en plus). Est-il à la solde des carrés rouges?
    Même certains de ces professeurs qui veulent donner leurs cours ne sont pas protégés. Est-il une lavette ou un MOU qui se laisse manipuler?
    C’est grave quand une personne en autorité ne fait pas le travail pour lequel il est payé.
    Les verts ont-ils les mêmes droits que les rouges, soit d’assister à leurs cours (qu’ils ont payé et que nous, comme contribuables, avons donné de notre argent)?
    Qui va mettre ses culottes, au gouvernement et dans les universités et cégep sur, pour mettre fin à tout ce cirque organisé par cette gang de gauchistes?
    Et ça urge ….. Il ne faut pas laisser le climat du Québec se détériorer encore plus.
    Moi, j’en ai ras le bol de tout cela et en plus, Amir Kadhir qui insiste les étudiants à refaire un autre printemps érable. C’est bien dommage que sa fille n’ait pas été condamnée pour les gestes repréhensibles qu’elle a faits. Cette famille n’a pas eu sa leçon car M. Kadhir a dit qu’il irait manifester avec sa femme et sa fille.
    Avec des jugements comme ça, pas surprenant que les jeunes continuent car ils n’ont pas peur des représailles.

  11. Loulou, cliquez sur le lien de Joanne (tweets) à droite du bloquée écoutez l’entrevue donnée par Denis Julien ce matin à CHOI.

    J’ai entendu Mario Dumont hier et il semble plus enclin à rejeter la responsabilité sur le dos du gouvernement que ne le sont Joanne et Denis…

    Un peu comme c’est le cas pour Sylvain Bouchard qui va lui jusqu’à parler de démission pour le nouveau Ministre de l’éducation!!..

    On se calme!

    Joanne et Denis sont remarquables justement par la pondération dont ils font preuve dans leurs analyses..

    Ils sont l’exception à ne pas se laisser emporter par le biais anti-libéral qui teinte la plupart des analyses dans les médias.

    Martin Coiteux, dans le billet de Denis Lessard « le diplomate et le pitbull », avait tellement raison quand il qualifiait d’irresponsables la CAQ, le PQ, QS de tourner le dos au défi collectif que le Québec se doit de relever…

    Notre classe médiatique partisane est incapable de hauteur aveuglée par une partisannerie indépendantiste qui la déshonore.

  12. Petit aparté pour les inconditionnels Caquistes.

    François Legault sur le Cirque du Soleil qui est à vendre… « il faut que le cirque reste québécois.. » Va-t-il demander au gouvernement Couillard de le sauver??

    La CAQ\PQ, c’est quoi la différence?? Vous croyez vraiment qu’avec leur mentalité d’irréductibles nationalistes ils soient la solution pour un Québec prospère??

  13. Quand un défenseur de la langue écrit : « tous non pas le même privilège de parlé en anglais » plutôt que « tous n’ont pas le même privilège de parler en anglais » on comprend que tous n’ont pas le même privilège de parler en français aussi.
    Je n’ai pas l’habitude d’interpeler d’autres blogueurs mais pour donner l’heure juste il faut l’avoir.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s