La famille Beaudoin, les libéraux et la CSeries

Aujourd’hui, je me suis achetée une boîte de Whippets. Ça faisait bien 20 ans que je ne m’étais pas laissée aller à m’empiffrer de Whippets. Ça n’a pas aidé. Après ce texte, je vais jeter le reste de la boîte.

Si vous avez suivi l’actualité économique d’aujourd’hui, ce n’était pas une bonne journée pour les contribuables du Québec. Encore une fois, la famille Beaudoin aura eu le dessus et nous aura soutiré  un milliard de dollars US $ (environ 1,350 dollars $ CAN). Après avoir soutenu, avec de l’argent public, la cimenterie des Beaudoin en Gaspésie, le gouvernement Couillard a décidé que les Québécois deviendraient actionnaires d’une nouvelle compagnie dont la mission sera essentiellement d’en finir avec la conception, la production et la commercialisation de la CSeries de Bombardier.

Pas le choix, nous dit-on, Bombardier n’ayant pas réussi à se trouver d’autres partenaires pour régler son problème de liquidités et amener sa CSeries sur le marché. Ça va très très mal à Bombardier, raconte-t-on, et de plus en plus de gens n’hésitent plus à blâmer la famille Bombardier-Beaudoin elle-même. « Je ne veux pas être méchante, mais ce n’est pas parce qu’on est le petit-fils d’un Bombardier qu’on est apte à gérer une entreprise d’une telle envergure« . C’est à peu près dans ces mots que s’exprimait une spécialiste de l’industrie ce soir à 24/60. (Le petit-fils en question, Pierre Beaudoin, a été PDG de Bombardier de 2008 à 2015; il a été remplacé par Alain Bellemare en février)

Et puis, nombreux sont ceux qui questionnent la véritable raison pour laquelle on en est rendus à cogner à la porte de l’État pour recevoir encore une fois, l’assistance du gouvernement. Plusieurs doutent de la gouvernance de Bombardier, de l’équipe de direction, du contrôle de la famille. Est-il normal que 14% des actions détenues par la famille Beaudoin-Bombardier leur assurent un contrôle de 54% de la compagnie et donc le contrôle total et entier sur les décisions qui y sont prises? Comment se fait-il qu’aucune institution ou gestionnaire de fonds institutionnels ne trouvent intéressant de soutenir Bombardier si ce projet était si prometteur? (rumeur: le fait qu’elle ne veuille pas laisser aller le contrôle total de sa compagnie est souvent évoqué comme raison principale. Une autre rumeur est à l’effet qu’aucun investisseur étranger ne voudra mettre ses doigts dans une entreprise où le gouvernement du Québec est impliqué).

Ajoutons à cela le syndrome du « too big to fail » et on a là des contribuables déjà très lourdement imposés qui se font promettre un déficit zéro par un gouvernement qui, en bout de piste, choisira d’empruntera 1 G$ à la fin de l’année pour du gros B.S. corporatif. Je vais passer vite sur les grévistes qui ne comprennent pas pourquoi on gèlera leur salaire pendant deux ans, mais sérieusement, comment ne pas comprendre que c’est pas mal difficile à comprendre???

Qu’importe. Les dirigeants de Bombardier connaissent ça forcer la main des gouvernements. Ils ont l’expérience et on peut déjà anticiper le moment où ils cogneront à la porte du gouvernement de Justin Trudeau. Ça, ce sera intéressant. Bref, ils ont convaincu le gouvernement Couillard d’être actionnaire d’une nouvelle entité et d’y injecter 1,3 milliards $. Ça se passe le jour même où Bombardier dépose ses états financiers trimestriels et c’est pas beau: une perte de 4,9 milliards US. Ça, c’est savoir abrier une mauvaise nouvelle, mon ami. Un Whippet avec ça?

Le risque politique d’abord

Les contribuables du Québec assumeront donc le risque que la CSeries ne réussisse pas à prendre son envol. Les arguments évoqués? Le gouvernement n’avait pas le choix, ce sont 40 000 emplois qui sont en jeu, nous dit-on. Voilà où mène le nationalisme économique: l’incapacité de dire non à des fleurons qui sous-performent et qui au passage, n’ont absolument aucun incitatif d’améliorer leur gestion pour la simple et seule raison que si ça va mal, le gouvernement sera là. Un gouvernement pris en otage, soumis, et politiquement impuissant face à une menace du « fleuron » de déménager ses affaires ailleurs. Un autre Whippet.

Car soyons francs deux secondes. Si le gouvernement n’a pas le choix, c’est qu’il a préféré prendre le risque avec les 1,3 milliard $ des contribuables que de prendre le risque politique de se faire dire qu’il a contribué à faire mourir 1,700 emplois. Oh, le « spin » officiel est de 40 000 emplois, mais pour ce qui est de la CSeries, il s’agit bel et bien de 1,700 emplois. Bon. Mettons 5000 si on compte les fournisseurs qui vivent des contrats de la multinationale. Mais de grâce, arrêtez le 40 000, voulez-vous?

Amalgame explosif

Finalement, prenez un gouvernement du Parti libéral du Québec. Ajoutez-y une famille très proche du gouvernement qui a déjà bénéficié des largesses de l’État pour une cimenterie, assaisonnez ça d’un lobbyiste pour Bombardier du nom de Raymond Bachand (ancien ministre libéral des Finances), puis garnissez avec un dirigeant libéral Daniel Johnson (ancien PM libéral du Québec) qui sera à la tête d’une nouvelle compagnie en commandite financée à 49% par les contribuables du Québec… On dira ce qu’on voudra, c’est pas beau là… Et pas trop vendeur à des citoyens qui crient à l’austérité. Et puis, les libéraux croient-ils vraiment qu’ils pourront se sauver de tels amalgames? Que les gens feront la différence entre des « investissements » et des « dépenses d’épicerie »? Oubliez ça. Ce que ça sonne plutôt, c’est un régime de petits amis, des politiciens qui se prennent pour des entrepreneurs, et des entrepreneurs qui font payer leurs erreurs aux contribuables.

Et puis, bon sang, vous en connaissez, vous, des investisseurs qui voudraient mettre de l’argent de leurs cotisants dans une telle bébelle?

Est-ce que les partis d’opposition auraient mieux fait? Peut-être. D’ailleurs, les chefs du PQ et de la CAQ ont vraiment bien expliqué leurs positions à l’émission de 24/60 ce soir que je vous invite à regarder lorsque les vidéos seront disponibles.

Cela dit, là n’est pas mon propos. Mon propos porte sur la relation incestueuse qu’entretiennent nos gouvernements avec les soi-disant « fleurons » du Québec, avec leurs dirigeants et avec la trop grande facilité avec laquelle on fait chanter les gouvernements lorsque les choses ne vont pas bien. Va-t-on continuer à encourager la mauvaise gestion de tels dirigeants longtemps, dites-moi, sous prétexte de préserver des sièges sociaux au Québec?

Est-ce vraiment le rôle de l’État de devenir actionnaire et propriétaire des entreprises du Québec? Après avoir modifié la mission de la Caisse de dépôt pour agir comme maître d’oeuvre et opérateur de grands projets d’infrastructure, les libéraux de Philippe Couillard vont maintenant se porter acquéreurs d’entreprises québécoises dans le trouble? Ça dit quoi à toutes les autres entreprises qui en arrachent, passent à travers les moments difficiles, encourent des pertes à leurs frais? Aux PME qui déjà n’entretiennent pas nécessairement des relations copain-copain avec le gouvernement?

Je vais vous dire, c’est pas beau, ce que ça dit. Bon. Un p’tit dernier et après ça, je jette la boîte et je regarde le Jimmy Fallon d’hier soir. Assez dit!

52 réflexions sur “La famille Beaudoin, les libéraux et la CSeries

  1. Tout un texte Joanne, tout un texte! Pas croyable d’être administré de cette façon!

    Félicitations, mais vraiment!

    Mario Fournier

    >

  2. Du PLQ à son meilleur. J’espère que les gens qui se disent de droite et qui appuient ce parti interventionniste à l’extrême vont finir par réaliser leur erreur. Voulez-vous bien me dire ou se cache Coiteux quand on a besoin de lui? Le fameux tri économique tant vanté par certains! On voit bien leur priorité. Quelle farce monumentale.

    • Hugo: Tous les partis à l’Assemblée nationale auraient utilisé l’argent des contribuables pour « sauver » Bombardier. Votre remarque sur le PLQ sont non pertinentes.

    • Bien déçu du PLQ. Mais il n’y a jamais eu autant d’interventionnisme d’État que du temps du PQ.

  3. Je serais curieux de savoir combien d’emplois en technololgies sont actuellement créés avec une somme beaucoup moindre avec les crédits de recherche et développement et le CDAE

  4. Incroyable. Du corporatisme de connivence à son meilleur. Il ne faut surtout pas appeler ça du capitalisme.
    S’il y avait de l’argent à faire là, les vrais capitalistes seraient au rendez-vous.
    Aux prochaines élections est-ce qu’on aura le choix entre un corporatiste interventionniste écologiste en prime et un fou du pays.
    D’ici là on trouvera peut-être le moyen de blâmer Ottawa.

  5. On a ce qu’on mérite, Mme Marcotte. Les responsables sont ceux qui ont voté pour le PLQ . C’est çà que çà donne quand on vote stratégique. Moi, j’ai vraiment le droit de chialer… j’ai voté pour le PCQ.

    • Bien dit! Les gens vont-ils finir par comprendre que le plq est aussi gouvernemaman que le pq?

    • Je crois que vous avez fait le bon choix politique. Mais, entre nous, cela aurait été pire avec le PQ, pour la sauvegarde des p’tis emplois.

  6. Bombardier était déjà la risée dans les vrais milieux financiers, i.e. NYC… voyons un truc de famille avec peu d’actions et beaucoup de contrôle – on est pas con quand même … et la gestion chez Bombardier est un désastre – c’est bien connu… mais it’s all in the family au Québec (c’est la même chose ailleurs ne vous faites pas d’illusion…) – et oui les péquistes auraient fait la même chose – ayant peur d’avoir « laisser mourir » l’aéronautique… les ignoramus économique ne comprennent pas que les entreprises ne vivent pas pour toujours – ça va ça vient – justement quand ça va mal – des gens plus compétents peuvent ramasser les actifs à un discount et peut être repartir ça et réussir ou sinon on liquide et on passe à un autre appel… cette idée que le gouvernement peut faire à semblant de maintenir un truc qui ne marche pas pour lequel le marché a dit non est hallucinant… il n’y avait pas de chômage en URSS… tout le monde travaillait… Pour le 1,3B$US sur le balance sheet du Québec… et bien le mur va juste arriver plus vite et c’est ce qu’il faut – il n’y a pas de réforme possible avant que ça s’écroule – le plus vite le mieux…

  7. J’étais chez GM lors de la faillitte. C,est ce modèle qui aurait dû être utilisé. Tu laves les actionnaires, restructure les dettes et le gouvernement devient propriétaire majoritaire de la compagnie, incluant celles qui sont profitables. Les Beaudoins ont sous-estimé les concurrents Boieng et Embraer. Ils ont créé un avion qui répond à une question que personne n’a posé.

    Les dirigeants de GM avaient tous été mis dehors pour une raison évidente.

  8. Tout le monde connaît l’expression qui veut que 99% de la population paie pour enrichir l’autre 1%; eh bien ici on a un cas patent!
    L’interventionnisme économique outrancier d’un gouvernement qui ne veut que perpétuer le  »modèle québécois », avec la variante d’un budget équilibré ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais.
    Ce qui me fait peur, c’est que les gens actuellement au pouvoir viennent de faire la démonstration qu’ils ne s’y connaissent pas en matière de gestion publique, et qu’ils appuient sur l’accélérateur au fur et à mesure qu’on s’approche du mur…

  9. Les responsables sont ceux qui ont voté PLQ?

    Les responsables de l’investissement dans les Cimenteries Port Daniel sont ceux qui ont voté PQ et PLQ?.

    Les responsables de l’investissement public dans l’amphithéâtre sont les citoyens de la région de Québec?.

    PKP? Franchement, il devrait se garder une petite gêne .L’investissement de la Caisse de dépôts dans Vidéotron a enrichi l’actionnaire majoritaire de Quebecor. Et que dire du studio high Tech payé par les contribuables!

    Dans ce dossier je penche vers l’analyse qu’en fait Pierre Duhamel:

    « La fabrication de tout avion neuf dans le monde nécessite l’intervention d’un gouvernement ou d’un autre. « That’s the way it is, nous n’avons pas beaucoup d’options. »

    Le PLQ assumera les conséquences de son choix.. Et s’il s’est trompé, eh! bien la CAQ pourrait reprendre du gallon pour les prochaines élections..

    Pas sûre par contre, que la droite serait mieux servie avec la CAQ..

    Comme le souligne Joanne « tous les partis » auraient utilisé l’argent des contribuables pour sauver Bombardier..

    Un jour Montréal était la métropole du Canada. Aujourd’hui Montréal ne fait plus le poids par rapport à Toronto.

    Les responsables du transfert de nombreux sièges sociaux vers l’Ontario sont ceux qui ont voté pour le PQ?

    C’est pour cette raison que je me pose la question, à savoir, jusqu’à quel point il n’est pas dans notre intérêt de tenter de sauver un de nos derniers fleurons..

    Les trois partis se chicanent sur la manière.. mais ils s’accordent sur la volonté de le faire.

    Tenant en compte qu’une majorité de citoyens québécois ont voté pour le PLC et le NPD, je pense que la droite n’en a pas fini de voir les occasions de frustration se multiplier..

    Au moins on est encore Canadiens.. La vision des indépendantistes pour leur République du Québec repose sur ce modèle québécois à tendance gauchiste socialiste qui servirait d’inspiration pour le monde entier.

    • Legault ou PKP aurait fait une meilleure entente en investissant dans toute l’entreprise au lieu de créer une filiale pour se produit CSeries qui est risqué et qui tarde à être à point. Un trop grand risque.

      Il faudrait penser à vendre la partie aéronautique de Bombardier si cette dernière continue de perdre de l’argent.

  10. J’ai toujours été libéral parce que je crois au libéralisme économique. Là, je suis désillusonné, m’apercevant que les libéraux deviennent aussi interventionnistes que le PQ. Bombardier, ce n’est toujours pas une société d’État. Pourquoi faudrait-on, à un moment donné, se poser en héros de sauveur d’emplois. Cela pourrait être une vertu sociale, mais quand je vois tous les ainés qui manquent de services, toutes nos routes en délabrement, tous les services aux enfants en difficulté manquants, le haut-le-coeur fait surface quand je vois que 1.3G de notre argent est tiré au feu pour supporter quelques centaines d’emplois ( et non 20 000) d’une entreprise privée ). Quand nous élisons nos représentants au Parlement, ce n’est pas pour qu’Ils gaspillent nos deniers à faire de telles conneries. C’est assez de mettre notre argent dans des causes perdues. Si le gestion de Bombardier est exercée par des cons, qu’ils assument leurs décisions et se gavent de leurs incompétences.
    Malheureusement, je suis à peu près convaincu que le PQ serait allé encore plus loin, ne serait-ce que pour engranger des votes et ce n’est pas une CAQ désorganisée qui peut prendre la relève. Dans un tel contexte, ma réflexion me conduit au seul parti qui n’est pas aussi con que les autres, qui n’a pas les attaches financières que les autres, mais qui a une vision réaliste et objective de que le Québec a besoin et j’ai nommé : le parti conservateur de Adrien Gagnon. Je vous recommande de vous enquérir de son programme, en espérant que ce parti sera assez organisé pour les prochaines élections.

  11. Vous avez raison Hélène . C’est un dossier chaud où le gouvernement n’a pas vraiment le choix! L’opposition ferait la même chose mais préfère crier que le PLQ fait une erreur! De toute façon ils s’opposent toujours à tout même si un projet est bon. C’est le côté obscur de la politique!! Joanne est fâchée ,je comprends son point de vue mais je ne l’endosse pas (et c’est très rare!)

  12. Très bonne analyse; j’espère que vous avez bien digéré vos whippets. Il est à peu près certain que les deux autres partis auraient pris part au financement et je crois qu’ils auraient été assez brillants pour investir dans le groupe Bolmbardier et non pas dans ce canard boiteux qu’est devenue la CSérie. Ce sont les Beaucoin-Bombardier qui doivent rire dans leur barbe. Qu’arrive-t-il avec nos politiciens après qu’ils sont élus pour gouverner …….oublient-ils leur cerveau à la maison en attendant le prochain cocktail??? À date, il n’y a que les libéraux «teindus» qui sont d’accord avec cette magouille… N’aurait-il pas été préférable d’investir 1 M$ dans 1300 PME plutôt que d’investir dans ce géant dont le pied d’argile se nomme CSéries. En plus, on nous ment effrontément en nous répétant avec un sans-gêne déconcertant que l’on sauve 40K emplois tandis que tout le monde sait bien que ce n’est que 1700 emplois qui sont reliés à la CSéries. Je suis certain que 1300 PME auraient créé plus que 1700 emplois.

    Que se passe-t-il avec Bombardier?? La Toronto Transit Commission (TTC) les actionne pour le non-respect des dates de livraison pour les trains de métro. Il serait peut-être temps qu’un gouvernement, quel qu’il soit, arrête de subventionner les fabricants d’avion. Ces niaiseries de subventionner des multinationales doivent arrêter et quelqu’un devrait prendre la pôle, sinon ce sont les payeurs de taxes de ces pays qui paient la note.

    • D’accord avec vous Marius, il vient un temps où il faut tirer la plogue comme on dit !!!

      Les subventions à des compagnies milliardaires il y a une limite et c’est pas cela le rôle de notre gouvernement qui devrait se concentrer sur ; éducation et culture, santé, routes, justice et sécurité publique. On dépense trop au Québec en subventions de toute sorte. C’est ridicule à la fin.

  13. Le parti conservateur d’Adrien Pouliot ne passe pas la rampe.

    Adrien Pouliot a mordu la poussière dans Chauveau lors d’une récente élection partielle.

    Joanne était très productive pendant ses années à la tête du RLQ.. On sentait alors chez les citoyens une volonté de sortir de ce Québec dans l’rouge..

    Les journaux de Québecor se faisait complice de ce mouvement à ce moment-là.. Les résultats de plusieurs enquêtes chocs étaient communiqués visant à sensibiliser les citoyens sur l’état inquiétant des finances publiques.. Le mur approchait…

    Et depuis.. le Boss de Queébecor s’est lancé en politique et a pris un virage à gauche.. Ses médias n’en n’ont plus désormais que pour mousser la Cause portée par PKP.

    Et le visage socialiste du Québec, qui nous avait échappé, s’est depuis manifesté au grand jour.. D’abord par l’élection de Jack Layton et aujourd’hui par la majorité donnée au PLQ et au NPD..

    Le PCC n’attire que les citoyens de la région de Québec..

    Et voilà que la gauche compare le gouvernement Couillard à celui du gouvernement Harris

    Comment alors espérer vendre la véritable vision de droite alors qu’elle se retrouve ainsi pervertie par l’opposition? On diabolise Couillard à tort..

    PKP a clairement dit qu’il va s’attaquer à l’austérité du PLQ.

    Il veut nous refaire le coup de Justin Trudeau? Va-t-il aller jusqu’à nous promettre des déficits?

    François Legault crâne sur les élections partielles qui se tiendront le 9 novembre prochain.. On verra! si les citoyens le croient toujours quand il proclame que ses bottines à lui suivront ses babines.

    Vincent Géloso a mis le doit sur le bobo.. Journalistes et politiciens sont des incultes économiques..

    Comment espérer plus de politiciens et journalistes formés dans nos universités québécoises? Ces générations ont été gaspillées par une éducation déficiente en économie…

    L’espoir je le place encore sur Martin Coiteux.. je ne peux pas croire qu’il ait pu vendre son âme pour rester au pouvoir.

    François Legault aurait mieux fait dans le sauvetage de Bombardier, et puis après? Cela ne nous indique aucunement qu’il aurait mieux fait que le PLQ..

    • Pourquoi défendez-vous cet accord irréfléchi et strictement politique que Jacques Daoust a signé avec Bombardier?? Il semblerait que votre jupon libéral dépasse et pas à peu près. Comme le disait Paul Arcand à son émission d’hier lorsqu’il interviewait ce même Jacques Daoust..«C’en est assez d’avoir des Libéraux partout dans des fonctions importantes».. il référait à Daniel Johnson qui est Président du C.A de la nouvelle compagnie. Quant à vos commentaires sur Legault, c’est très «cheap» de votre part puisque Legault n’est pas au pouvoir et si l’on regarde son profil personnel il est un homme d’affaires qui a réussi et justement en fondant une compagnie aérienne. Pour ce qui est de M. Adrien Pouliot, où se terre-t-il? Nous n’entendons jamais parler de lui…..Pour l’info de M. André Roy, Adrien Gagnon est un fabricant de médication naturelle et n’est pas en politique….En ce qui concerne le fameux trio et, dans ce cas-ci je devrais dire quatuor, Barrette et Coiteux font du bon boulot, mais pour Leitao et surtout Daoust, on repassera..

      Si la gauche compare Couillard à Mike Harris, ce devrait être vu comme un compliment car Harris a fait du bon boulot en sortant l’Ontario du merdier dans lequel le NPDiste Bob Rae l’avait plongée durant ses quatre années au pouvoir. ..Je ne compare pas Couillard à Harris car ce dernier n’a jamais trempé dans des magouilles….

    • Un petit détail : Adrien Pouliot a fondé le Parti Conservateur du Québec. Il propose dans son programme tout ce que le Québec a besoin comme correctifs. Or, il n’est pas connu, il n’a pas de moyens, Il est écarté des médias qui n’en ont que pour les vieux partis ou parce qu’ils n’y trouvent aucun intérêt financier. A la place de Monsieur Pouliot, je commencerais tout de suite à structurer le parti, à publiciser l’approche qu’il privilégie, les différences de vision gestionnaire de l’État, etc..

    • Je suis 100% d’accord avec vous André et je voterais pour lui, mais où est le chef?? Attend-il en 2018 pour se montrer ou s’est-il apercu que la droite n’a aucune chance au Québec?? Pourquoi pensez-vous que Legault glisse tranquillement vers le centre. Nous avons voté pour la gauche la semaine dernière au Fédéral et pour le PLQ centre-gauche en avril 2014. N’oubliez pas que le virage centre droit de M. Couillard est survenu après son élection.

  14. @ Jean-Claude Michaud | 30 octobre 2015 à 18:14:

    Pas sûr, mais pas pantoutte que les Beaudoin/Bombardier et les autres actionnaires de Bombardier auraient accepté ce genre de proposition qui aurait dilué leur actionnariat.

    Au final, le gouvernement n’avait pas beaucoup de choix: investir dans la C-Series et tenter de sauver le bateau du naufrage ou laisser tomber et se le faire reprocher pendant les 100 prochaines années…

    • Parfois le meilleur investissement à faire c’est justement de ne pas faire d’investissement. Ce dernier arrangement est à très, très, très haut risque. Si aucun investisseur capitaliste n’a voulu investir, c’est que l’enjeu n’en vaut pas la chandelle….et c’est le grand temps que les gouvts cessent d’investir dans ces canards boiteux et ainsi encourager les gestionnaires de ces grandes entreprises à prendre toutes sortes de risques mal calculés, sachant que les gouvts vont gaspiller notre argent pour les sortir du merdier où ils se sont engouffrés….Si jamais on perdait l’avionnerie, on mettra nos efforts et l’argent qui va avec dans autre chose…..Les gouvts sont là pour encourager les entrepreneurs en leur facilitant l’accès aux différents permis etc….etc….et non être des entrepreneurs. Dans ce cas-ci, il ne faut pas oublier que c’est un ancien haut fonctionnaire qui s’eswt fait rouler par Bombardier. Bombardier n’a rien à perdre, c’est nous qui avons tout à perdre. Nous détenons 49.5% des actifs mais Bombardier et Cie garde le contrôle…….bah!! c’est peut-être mieux ainsi… au moins le gouvt. n’y enverra pas les ronds de cuir incompétents qu’ils auront tablettés…..

    • Bien dit Marius, il faut se poser des questions sérieuses sur le nationalisme économique pratiqué au Québec car c’est de plus en plus douteux.

      Aucun des trois grands partis n’est parfait, cependant, la CAQ propose des réformes et des coupures comme à Hydro-Québec et abolition des commissions scolaires. Le PLQ coupe partout et n’a pas l’air d’avoir de plan d’ensemble. Martin Coiteux a l’air du seul un peu de droite dans cette gang là.

      Je souligne en quelques mots les 20 ans hier de la défaite référendaire pour dire que c’est triste de voir un parti indépendantiste fêter une défaite, le PQ a de plus en plus l’air d’une gang de loser. PKP n’est pourtant pas un perdant et il devrait quitter le parti si les résultats des partielles sont mauvais pour retourner à Québecor. Bernard Landry faisait pitié hier en revenant sur le référendum volé car peu importe les deux camps ont des choses à se reprocher et gagner serré avec le oui n’aurait pas été une victoire éclatante mais aurait surtout divisé la population et aurait mené selon moi et certains experts à une réforme constitutionnelle plutôt qu’à l’indépendance du Québec. Stéphane Gendron parle de Bernard Landry ce matin sur RadioX et démontre que M. Landry est devenu amer et qu’il méprise les gens en leur disant qu’ils n’ont pas compris.

      Le camp du oui a présenté une question ambigue et aurait rejeté beaucoup de bulletin dans certains comtés et le camp du Non a eu des 100 % de non dans certains comtés et a accéléré l’accession à la citoyenneté canadienne pour les nouveaux immigrants en plus de dépenser plus que le montant autorisé par la loi sur les référendums.

      Maintenant le PQ vend ses pancartes du Oui de 1995 pour souligner les 20 ans de ce référendum. C’est triste mais à un moment donné un mouvement comme celui là aurait dû se moderniser et assumer sa défaite et réinventer son projet. Beaucoup de jeunes bien qu’ils soient plus Québécois que jamais sont aussi internationaliste et comprennent qu’ils peuvent avoir du succès partout dans le monde. Le nationalisme doit se moderniser et nous faire avancer au lieu de reculer et de revenir sans cesse sur des échecs car c’est pathétique. Nous avons besoin d’un nationalisme de gagnant axé sur le fait que les Québécois aussi bon que les autres nations et peuvent réussir dans tous les domaines.

    • Pas certain que j’aurais pu reprocher au gouvernement d’avoir laissé tomber Bombardier, alors que cette Cie a été délaissée par toutes les instances financières pour un produit qui ne va nulle part. C’est notre argent finalement et il y a tellement de correctifs à apporter dans nos services que……..

  15. Bon bon bon des petites mathématiques juste pour aider.
    250 avions déjà vendus à 66 millions l’unité = 16,5 milliards de ventes.
    Pour chaque 1$ de PIB le gouvernement du Québec récolte en moyenne 0,27$, mais pour être conservateur on va utilisé 15% au lieux de 27% donc 16.5 *15% = 2,4 milliards de retombé fiscale pour le Québec donc déjà la les contribuables sont gagnant de 1,4 milliards sans compter les ventes supplémentaire le retour sur investissement possible et le 150$ millions en option d’achat qui vient avec l’investissement. C’est 1,4 milliards de plus pour payé l’éducation, la santé etc.
    Les actionnaires de bombardier ont mis 6 milliards pour 51% du projet et les contribuables 1,3 pour 49%. qui est gagnant? Les contribuables on vraiment profiter des difficultés de Bombardier pour faire un très bon investissement. Si il y en a qui doivent se plaindre ce sont les actionnaires de Bombardier qui perde 49% de la série C et qui ont dû éponger 5 milliards de perte car Bombardier a fait l’erreur d’investir dans un projet trop ambitieux pour leur moyen. Le gouvernement doit t’il supporter les compagnie qui font des erreurs quand a moi oui si ça peut être rentable pour le contribuable et personnellement, je suis pour que le gouvernement support l’ambition car ça manque clairement au Québec.

    • Être gros ne veut pas nécessairement dire être profitable….Pensez à GM et Chrysler….Il vaut parfois mieux être petit ou moyen et faire des profits. Dans le cas de Bombardier tout ce qu’être gros veut dire c’est que quand les banquiers et les prêteurs se tanneront de les soutenir, ça fera une plus grosse faillite…..Rien pour se réjouir quand on pense que les Universités hors Québec donnaient Bombardier en exemple durant les années ’70 quand ils parlaient d’une compagnie canadienne bien gérée. Je suppose que vous devez être d’acord avec les éoliennes inutiles et la Cimenterie de Port Daniel. Je trouve que Manon P. a de très bons arguments et de très bonnes idées.

  16. La seule manière de bâtir une économie durable est de fournir un environnement règlementaire et de taxation favorable au développement économique, et celui-ci doit se faire par la volonté et les investissements privés.
    L’intervention de l’État en matière économique, ça veut dire que l’État donne à ton compétiteur un avantage fiscal puisé à même tes impôts!
    Que ce soit pour Bombardier, Cascades, la FTQ ou même SNC-Lavalin, que le gouvernent prenne l’argent des petits pour la redistribuer aux plus gros, c’est come le Robin des Bois inversé.

    • Premièrement il faut arrêter de dire donner on parle ici d’un investissement. Si vous acheter 49% d’une compagnie ce n’est pas un don, vous pouvez revendre plus tard cette participation et faire un profit ou une perte.
      Deuxièmement je ne suis pas trop pour l’intervention de l’état , ce n’est pas vraiment sont rôle mais le problème c’est que tous les autres pays le font par subvention, prêt, crédit d’impôt et investissement direct donc si on ne le fait pas nos entreprises deviennent désavantagées et ne survivent pas. Donc ce qui semble raisonnable c’est que l’état limite c’est intervention, mais qu’elle soit la pour intervenir de façon rentable quand une situation le requiert.
      L’exemple de fannie mae and freddie mac. Le gouvernement US a versé 189 milliards pour les sauver et le gouvernement a déjà reçu plus de 200 milliards en dividende et l’argent continue de rentrer des milliards par trimestre tant que le gouvernement garde leur participation. C’est un investissement très rentable pour les contribuables américain et qui a sauver l’économie d’un gouffre immense. C’est tellement rentable que tout les grand financier pleure pour que le gouvernement vende leur actions et y investir.
      Investir dans Bombardier sera-t’il rentable? Avec les chiffres sur la table on peut croire que oui et on l’espère et si on ne l’aurait pas fais le projet serait mort ou déménagé en Chine et le budget du Québec serait dans le trou de 2 a 3 milliards sur 5 ans juste pour ca.

  17. Je vais vous donner un seul exemple ne concernant pas Bombardier, même s’il y en a des centaines, dont plusieurs au bénéfice de Bombardier.
    En 1979, ITT Rayonier s’installe à Port-Cartier en construisant une usine de papier au coût de $440 millions. Cinq ans et 15 grèves plus tard, celle-ci ferme ses portes avec une perte de $380 millions. L’usine est rachetée par Rexfor (société du gouvernement du Québec), pour la revendre au coût de $112 millions à Cascades. Cependant de ce $112 millions, Cascades touche une subvention de $100 millions et ne débourse donc que $12 millions pour devenir propriétaire. Cette subvention de $100 millions, c’est un don, et pas un investissement malgré les prétentions de certains. De toute façon Cascades a fermé cette usine au bout de 5 ans (et a conservé le $100 millions).
    C’est ce genre de BS corporatif qui à mon avis est le cancer dont fait le propos de cet article; parfois ça prend la forme d’un investissement (investir dans une compagnie qui voit fondre sa valeur boursière suite à cet investissement est équivalent à un don), qui n’est qu’un mot gentil pour dire que l’argent est jeté par la fenêtre.
    Que dire de la subvention de $472 millions versée à Pratt & Whitney (qui fabrique les moteurs pour Bombardier), qui a servie à verser une prime de $400 millions au patron de P&W. Des exemples comme cela, il y en a des centaines.
    Mais on ne parle jamais des industries qui sont étouffées par les taxes abusives et la sur-règlementation et qui, faute de moyens, n’ont pas pu prospérer ici comme elles auraient normalement dû.

    • Très vrai cela qu’on ne parle pas souvent de toutes nos entreprises qui ont du succès sans subvention et qui ne l’ont pas facile. C’est injuste pour ces dernières de crouler sous le poids de taxes, permis, cotisations sociales trop lourdes.

    • Très bon commentaire. Rayonnier a débuté à Port-Cartier en 1972 avec un octroi du gouvt. Ils fabriquaient de la rayonne à partir de la fibre d’épinette noire. J’ai vécu à Sept-Iles de 1978 à 1980. En 1979, les employés de la Cie se sont mis en grève et au début de 1980 la cie a fermé les portes. Les employés ne croyaient pas la Cie quand elle leur disait qu’elle perdait de l’argent. Je ne sais pas ce qui s’est passé par après….Hyundai aussi a joui de subventions pour s’installer à Bromont et construire des voitures. Je crois qu l’usine a ouvert en 1985. Un de leurs critères d’embauche étant qu’ils ne voulait pas de syndicat car ils n’avaient aucun syndicat mondialement dans toutes leurs usines, incluant celles qui fabriquaient des navires. Quatre ou cinq ans après l’ouverture, les employés se sont syndiqués et quelques années après l’usine a fermé. Lorsque je prenais des cours de gestion où mon employeur m’envoyait en 1987-1988 on nous citait toujours la bonne entente qui existait entre les gestionnaires et les employés à l’usine de Bromon qui n’était pas syndiqués. On peut aussi penser à GM à Ste-Thérèse. Je suis d’accord que ça prend des syndicats, mais avec la mondialisation, on doit revoir notre code du travail. Une multinationale, ça n’a pas de coeur…si ça coûte moins cher de faire un produit en Chine ou au Mexique c’est là où ils vont. On peut même inclure les états du Sud des États-Unis où le fabricant Électrolux est déménagé il y a à peu près une année….Je sais que mes derniers commentaires n’ont rien à voir avec les subventions….mais dans le monde des affaires tout est relié…..On n’a qu’à voir les soubresauts de la bourse à la moindre rumeur, qu’elle soit positive ou négative….

    • Comme tout investisseur l’état fait des bon et des mauvais coup, il y plain d’histoire désastreuse et plain de bonne histoire. l’important c’est quand moyenne ont en sorte gagnant. Dans le cas présent je suis persuader qu’on va en sortir gagnant.
      Pour ce qui est de la compétitivité du Québec en effet elle est pitoyable et c’est en grande partie la raison pour la quelle le gouvernement doit supporter pour garder les entreprises ici. Le gouvernement a de gros défi pour rendre le Québec plus compétitif mais le niveau d’action est très bas donc si ont veux conserver a court terme nos moyen de payer, on n’a pas le choix de supporter.
      Personnellement je trouve que le gouvernement s’attarde pas assez a mettre en place les conditions nécessaire pour un développement économique fort. Avec une hausse de 10% du PIB le gouvernement aurais un surplus de 10 milliards.

    • Un peu de misère, pas avec votre commentaire, mais avec vos 16 fautes d’orthographe dans le 1er paragraphe. J’ai arrêté de compter. Bonne journée.

  18. Bon…v’là que l’on demande l’aide du fédéral ET de notre Caisse en plus…

    Sacram…!

    S’cusez mais il me semble qu’en tant que Québécois, payer UNE SEULE fois serait suffisant non?

    Pourquoi impliquer deux autres institutions dans laquelle nous versons également nos deniers?

    C’est l’équivalent de payer trois fois!

    • Money is no problem with Justin. He has promised to manage our governement while making deficits and I am sure he will keep his promise and 1.3G$ in the drain will help meet his goal. It’s in his genes. He’s the proud son of the king of deficits. J’espère que le Fédéral a de meilleurs analystes financiers que nous avons au Québec….et que le fils de l’autre suivra leurs conseils….Quant à la Caisse de Dépôt, s’ils embarquent dans cette galère, c’est qu’ils auront été forcés par les politiciens. Je suis ceetain que M. Sabia n’est pas intéressé, mais …………aura-t-il le choix????.

  19. Il faut se faire à l’idée que le nationalisme économique rejoint tous les chefs de parti..

    Dans ce cas-ci il s’agit d’une tentative de sauvetage d’un fleuron québécois..

    « Le gouvernement Couillard a fait le choix d’une société en commandite.. C’est une espèce de tour de passe-passe qu’on a trouvé pour chercher le meilleur des deux mondes.

    Cette nouvel entité fait partie du paramètre fiscal et comptable de Bombardier, elle n’a pas besoin de recréer tout un service de comptabilité et d’affaires juridiques.

    C’est une façon peu dispendieuses de faire les choses. Une société par actions est plus compliquée et coûteuse à organiser et à maintenir.

    Pour un projet à très long terme, il peut être plus avantageux d’incorporer une société.

    Cela montre que Québec ne veut pas être impliqué pendant 20 ans. Le gouvernement veut aider Bombardier puis récupérer son argent. ». (Ken Lester de McGill)

    Il semblerait aussi que les démarches pour un investissement fédéral étaient déjà entreprises avec Harper. Si le fédéral investit, il se pourrait aussi qu’Airbus devienne partenaire..

    Je viens d’entendre Martin Coiteux en entrevue dans « Les Coulisses du pouvoir ». Son analyse se défend.

    J’attends donc la suite pour me faire une tête…

    Chose certaine les années à venir risquent d’être très turbulentes pour la planète entière.

    Avec un flux d’immigration inégalé depuis la deuxième guerre mondiale, on sent en ce moment une inquiétude légitime chez les dirigeants occidentaux à la recherche de solutions pour préserver les valeurs occidentales et en même temps « nationales ».

    En Europe une montée du racisme et de xénophobie rend la situation explosive.. Et dans ce courant, il ne faudrait pas négliger les indépendantistes québécois qui ne manqueront pas d’utiliser ce contexte d’instabilité planétaire pour créer leurs conditions gagnantes..

    Que le Canada et le Québec investissent pour le sauvetage de sièges sociaux peut aussi se comprendre..

    Et quand le PLQ joue le nationalisme économique ce n’est ni plus ni moins qu’une façon de désarçonner l’adversaire séparatiste.

    Le nationalisme comme moteur économique est à mon sens plus viable dans le grand ensemble canadien que dans un repli sur le Québec.

    .

    • Chère Hélène. Si je vous comprends bien, c’est OK si ce sont les libéraux; discutable lorsque ce sont les péquistes.
      C’est un peu ça qui est décevant. Je crois, au contraire, qu’on peut et qu’on doit, s’aventurer à juger d’une initiative politique en dehors de la partisanerie.
      Je sais bien qu’il n’y a aucun parti politique qui ne serait pas intervenu pour sauver Bombardier, parce que c’est bien de cela dont il s’agit: plus que de sauver la CSeries, cette opération soulage Bombardier elle-même.
      Mais là n’était pas mon propos. Mon propos était à l’effet de nous interroger sur la réelle plus value de nos fleurons et de la trop grande facilité de Bombardier en l’occurence de ne pas avoir fait ce qu’il fallait justement parce que le sauveur étatique était là pour le sortir des eaux.
      Peu importe le motif politique, que ce soit dans le « grand ensemble canadien » ou dans une perspective de repli sur le Québec, cela est effrontément injuste pour les contribuables appelés à la rescousse.

    • Dans votre dernier paragraphe Joanne, moi j’aurais dit plutôt: ‘contribuables forcés d’aller à la rescousse’; cela me semble plus fort que simplement ‘appelés’.
      Mais dans l’ensemble, je crois comme vous que ces sauvetages sont en plein cela, c’est à dire des injustices.

  20. Non ce n’est pas OK si ce sont les Libéraux.. la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a..

    Mais quand PKP qualifie le PLQ de Duplessisme et de libertarien, ce n’est pas discutable.. Il ment effrontément!

  21. PLQ et PQ c’est depuis toujours blanc bonnêt\bonnêt blanc..Et qu’attendre de la CAQ tout autant interventionniste qui s’engage sur la voie constitutionne!le..

    Alors qu’est-qu’on fait?

    Voilà qui peut expliquer l’espoir que je veux encore garder de voir Martin Coiteux atteindre un certain résultat.. non pas de faire du PLQ un PCQ mais de limiter les dégâts..

    Si comme vous semblez le croire, n’ayant pas les coudées franches, il se laisserait davantage influencer par le PLQ que l’inverse, comme je le considère un homme de principes, je pense qu’il n’acceptera pas bien longtemps de les piétiner.. et il quittera la politique.

    Mais quel autre politicien pourrait ressusciter l’espoir d’un état moins interventionniste au point d’amener des électeurs conservateurs à voter pour les libéraux comme ce fut le cas pour Martin Coiteux? Je ne le vois vraiment pas dans mon radar..

    Oui il faut continuer à critiquer, à s’indigner en espérant que cela parvienne à ses oreilles.. certaines de ses analyses peuvent en effet paraître étonnantes venant de lui…

    mais je n’arrive toujours pas à me défaire de la perception que sa poigne est encore solide et qu’il a pas perdu le goût de se battre pour défendre une vision plus à droite au sein du PLQ….

  22. Ave … Arrêtons de nous exciter avec le geste du PLQ et Bomberdier …
    Le PLC va nous endetter de 10,000,000,000.00 par année durant 3 ans et possiblement plus … et les canadien(e)s leur ont fait cadeau
    de 184 comtés le 19 octobre dernier … Du calme s.v.p. !!!

  23. Et on vient d’apprendre que, entre autres, Bombardier a bénéficié de prêts du fédéral de plus de $1.3 milliards depuis 1966 (en plus des subventions), et qu’à date Bombardier n’a remboursé que $543 millions.
    La famille Bombardier-Beaudoin fait réellement partie du 1%!.

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