Islamisme radical (1): À propos de la peur

Voici le premier de quelques textes résultant d’une recherche et réflexion personnelles sur l’islamisme radical. 

Écoutez également ma chronique sur le sujet – La peur. La peur de l’autre, de l’immigrant, des réfugiés. Sommes-nous en sécurité? Comment garantir qu’il ne se faufilera pas un islamiste radical parmi les 25 000 réfugiés que le Canada accueillera sous peu?Aurons-nous le temps, d’ici le 31 décembre, de faire les vérifications correctement? Peut-on seulement faire confiance au Haut Commissariat des Nations Unies dans la pré-sélection des réfugiés?

Des questions légitimes qui se voient aussitôt qualifiées d’intolérance, d’islamophobie ou de xénophobie par des gouvernements qui tentent de rassurer la population sans pour autant saisir ce que cachent véritablement des craintes exprimées maladroitement peut-être, mais tout à fait légitimes considérant l’état du monde actuel.

Je n’ai pas aimé voir au-dessus d’un viaduc à Québec une banderole affichant « Réfugiés: Non merci » et me suis consolée en voyant celle qui optait quelques jours plus tard pour un message plus accueillant « Réfugiés: Bienvenue à Québec« .

Cela dit, je vais m’aventurer à émettre une hypothèse. Contrairement au jugement que portent sur nous nos élites politiques, je ne crois pas que les gens aient peur des réfugiés tout court. À preuve, si on garantissait qu’il y a un « risque zéro » qu’un terroriste islamiste radical se faufile parmi ces réfugiés, je crois qu’une certaine peur persisterait.

Pourquoi? Parce le malaise dont on parle provient moins de « la peur de l’autre », que de la légèreté et de la naïveté avec lesquelles nos gouvernements abordent LA véritable menace de ces années-ci: le djihad islamofasciste, l’islam radical, appelez-le comme vous voulez pour l’instant. En réalité, ce malaise est palpable parce que dans ce cas-ci, cet « autre », terroriste ou pas, provient d’une culture, de pays dont les valeurs sont étrangères aux valeurs de nos sociétés libérales occidentales.

Et puis, si certains de nos leaders politiques réprimandent leurs concitoyens en affirmant que la peur ne peut servir à cacher l’intolérance et la xénophobie, on pourrait aisément répliquer que l’ouverture inconditionnelle à « l’autre » ne peut servir non plus, à réconforter la bonne conscience des politiciens qui ont instrumentalisé la mort du jeune Aylan en procédant à un exercice de surenchère tout à fait disgracieux.

Cela dit, il est évident que les réfugiés musulmans qui ont fui l’horreur de l’État islamique méritent qu’on ait le décence de ne pas les associer à des terroristes du djihad islamiste. Je suis très confiante qu’on fera ce qu’il faut pour accueillir les plus vulnérables et on ne devrait pas reprocher au gouvernement Trudeau de ne pas y arriver avant le 31 décembre s’il n’y parvient pas.

Mais encore, là n’est pas où réside la peur à mon avis, une peur qui masque plusieurs malaises dont voici quelques exemples.

  • La non-confiance en nos leaders politiques – Le sentiment de ne pas faire confiance à nos politiciens de faire les choses correctement pour assurer une intégration réussie des nouveaux réfugiés, d’autant qu’ils proviennent d’une région du monde dont les valeurs ne sont pas compatibles avec celles d’une société libérale et démocratique.
  • La peur de nommer l’islamisme radical – Le malaise ressenti devant nos politiciens qui hésitent à qualifier correctement ce à quoi nous assistons: un djihad islamofasciste. Quand c’est rendu qu’on produit un Guide pour contrer la radicalisation et qu’on n’y trouve pas les mots « djihad » ou « islam » ou « islamiste », c’est qu’on verse dans un politiquement correct qui est loin de rassurer.
  • Le paradoxe saoudien – Une incompréhension devant le paradoxe qui nous permet d’être à la fois un allié de l’Arabie saoudite tout en étant parfaitement conscient du rôle que joue ce pays dans la propagation et la commandite d’une idéologie du djihad islamiste.
  • La prêche pour un régime islamiste – Une impatience face aux mosquées où se prêchent, en sol canadien, des discours radicaux qui moussent la révolte djihadiste et qui visent à promouvoir un régime politique se rapprochant de l’État islamique et reniant la séparation du religieux de l’État
  • L’affront du niqab – Un sentiment d’impuissance quand on impose à l’ensemble de la population canadienne d’accepter que le port du niqab lors d’une cérémonie d’assermentation soit maintenant vu comme un droit fondamental protégé par la Charte canadienne des droits et libertés. Notons ici que certains pays tels le Sénégal, le Tchad, le Cameroun et le Gabon interdisent maintenant la burqa et le niqab. Le président du Sénégal, pays à 95% musulman déclarait récemment que: « Le port du voile intégral ne correspond ni à notre culture, ni à nos traditions, ni même à notre conception de l’islam. » Suivant cela, comment ne pas voir dans l’approche Trudeau l’expression d’une naïveté sous le couvert de prétentions moralement supérieures?

Je ne peux m’empêcher d’ajouter ici un sentiment de perplexité lorsqu’on apprend qu’une « journée du hijab » s’organise à Halifax, journée au cours de laquelle le hijab est devenu un « symbole canadien ». Vraiment? Un « symbole canadien »?

Si on regarde ce qui se passe en Europe et ailleurs, la chose n’est pas plus rassurante. Nos gouvernements sauront-ils tirer des leçons apprises durement par l’Europe?

  • on lit que 16% des citoyens Français appuient ISIS (27% parmi les 18-24 ans)
  • on voit la légèreté avec laquelle on a sous-estimé les conséquences pour la sécurité des populations, d’avoir un espace où on permet la libre circulation des djihadistes, des armes (espace Schengen)
  • on paie le prix de frontières poreuses où quelqu’un peut faire Paris-Turquie et se rendre en Syrie en ne présentant aucun passeport.
  • on voit l’échec des politiques d’immigration, des ghettos, en Belgique, en France, même en Suède.
  • on peine à croire la création de partis politiques en Belgique dont le programme ultime est d’aboutir à un état islamique
  • plus près d’ici, dans une ville au Michigan, un assiste à un premier conseil de ville majoritairement musulman. Résultat: appel à la prière à 6:00 par les mosquées, interdiction de permis de boissons dans un rayon de 500 mètres d’une mosquée. Voilà ce qu’amène une culture « étrangère » aux valeurs occidentales. On appelle ça l’imposition de la culture religieuse dans les moeurs et la vie quotidienne, rien de moins.

À la fin, on regarde nos gouvernements et on se dit: Seront-ils vigilants? Réalisent-ils le menace? La réponse est non. Ce qu’on nous sert est ce qui suit:

  • Nos leaders politiques peinent à nommer le problème
  • Notre premier ministre canadien, Justin Trudeau, impose le niqab comme un droit fondamental – quel puissant signal de bienvenue aux islamistes intégristes, sans compter qu’il s’agit bel et bien d’un affront aux Canadiens et Québécois qui comprennent par là que dorénavant, tout accommodement sera vu comme raisonnable.
  • Notre gouvernement Couillard, en riposte aux discours « haineux » pond un projet de loi liberticide (PL59) qui octroie le pouvoir de censure à des bureaucrates non élus alors que le code criminel répond déjà au besoin. Voilà comment nos sages élites entendent mater la parole au Québec.

Et voilà ce qui ne rassure pas du tout. Face à cela, je comprends que le seul recours du Québécois qui a peur pour sa culture, pour ses valeurs, c’est parfois d’afficher: « Non aux réfugiés ». « OK d’abord, y’en rentrera pu. » « Non, nous ne croyons pas que nos gouvernements peuvent et veulent apprendre des erreurs de l’Europe. »

La morale de l’histoire, c’est que ce ne sont pas les réfugiés qui m’effraient mais ce sont nos propres gouvernements. Et honnêtement, tout comme Lysiane Gagnon de La Presse, je ne peux pas croire que le gouvernement Couillard, lui dont certains membres ont choisi la politique active précisément à cause de la « Charte des valeurs péquiste », lui qui pose en défenseur des libertés fondamentales, en soit rendu à proposer une loi qui introduira au Québec ni plus ni moins une police de la parole pour ne pas dire une police de la pensée.

Franchement honteux, et une bonne raison, quant à moi, à mettre dans la colonne des « Pourquoi ne pas voter PLQ à la prochaine élection. »

À suivre: L’importance de désigner l’ennemi.

24 réflexions sur “Islamisme radical (1): À propos de la peur

  1. On blâme nos gouvernements, mais on s’obstine à ne pas vouloir les payer.
    Alors est-on vraiment surpris que la politique n’attire que des gens de faible calibre mais beaux parleurs?
    Oui, les politiciens sont des moumounes et des poules mouillées, mais au bout du compte il faut bien choisir parmi les candidats qui se présentent aux élections.
    Apparemment ce n’est jamais le temps de rajuster le salaire de nos dirigeants, et aux élections suivantes on obtient des têtes faibles. Quelle surprise!
    Alors que ce n’est pas trop cher payé que de conserver un gardien de but au hockey, même blessé, à plus de 30 fois le salaire du PM, je crois qu’il faut faire aussi une introspection à savoir si le divertissement est à ce point plus important que les gens qui régentent notre vie.
    C’est un peu comme si, dans un bateau en perdition, on s’obstine à ne pas vouloir choisir un capitaine aux grandes capacités, mais qui coûte un peu plus cher!

    • Vous avez bien raison. Pour ma part, je n’ai jamais contesté une révision du salaire à la hausse de nos dirigeants, particulièrement ceux de l’exécutif (les ministres).

  2. Finalement ce n’est pas de l’étranger que nous avons peur mais de notre propre gouvernement.
    Au moment même où tout s’ecroulait à Paris et Bruxelles nos gouvernements nous disait que tout allait bien.

    Nous on sait que les licornes ça n’existe pas.

  3. Excellent texte Joanne et j’ai hâte de lire la suite (2) … Je suis d’accord à ce que le Canada accepte des réfugiés car n’oublions jamais que çà pourrait être nous les réfugiés et nos familles, on ne connaît pas l’avenir. Cependant j’ai une crainte et elle ne vient pas des réfugiés mais bien de nos gouvernements trop mous, trop politiquement corrects comme vous dites, je pense la même chose que vous sur ce point. Ma plus grande peur est Justin Trudeau et je ne crois pas qu’il soit si naïf, je pense qu’il ne veut pas déplaire à la communauté musulmane et nous savons qu’il fréquente des mosquées , ou bien il a peur tout comme nous de représailles en s’attaquant aux radicaux d’une façon ou d’une autre. Je ne sais pas mais il me fait peur cet homme avec son attitude, tout dans sa personnalité reflète la mollesse, la nonchalance et la lenteur de ses discours pleins d’hésitations genre: Heu! Euh ! J’aurais envie de lui crier : Aille ! Réagit comme un vrai chef d’état misère il s’agit de fous qui tuent d’innocents citoyens et le Canada est en danger comme d’autres pays à travers la planète. Il y a rumeur aussi que nous accueillerons en priorité les familles, femmes et enfants et que ce sera plus difficile pour les jeunes célibataires. Sans faire de discrimination je crois que c’est une bonne solution pour débuter. C’est en temps de guerre que l’on peut faire la différence entre un héros et un zéro, j’ose espérer que nos chefs de gouvernements seront dans la première catégorie….

  4. Ce n’est pas la crainte des immigrants et vous avez raison c’est la fameuse charte des droits qui ne fais plus la différence entre un droit personnel et un droit collectif. Dans cette charte, on laisse aux tribunaux et avocats l’interprétation des lois et on assiste impuissant à des tours de passe-passe incroyables qui nous inquiétent.

    Dans le cas du kirpan, une communauté s’est mise derrière un jeune homme qui a défendu ses droits individuels à le porter et maintenant toute la communauté shik s,en réclame. C’est devenu un checval de Troie cette charte.

    L’assermentation avec un niquab de l,activiste musulmane s’est gagné par une technicalité car on ne reconnait pas une directive comme loi et le Premier ministre en a fait un droit irréversible. Quelle distorsion de cette charte qui présume que toute demande d’accommodement sera accueillie favorablement sans tenir compte que nos valeurs occidentales reculent à chaque fois. Pourtant la liberté s’arrête quand elle brime celle de son voisin. Je fais mien le discours de Nicolas Sarkosy sur la laïcité, ses limites et sur le sens à donner au niquab. https://www.youtube.com/watch?v=hbzdpKi_TSY

    Je ne m’étonne pas du silence de la communauté musulmane car tout ce débat de société tourne à leur avantage et permet d,avancer leur agenda de devenir majoritaire surtout avec leur rapidité de procréer en ayant plusieurs femmes et la nôtre déclinante gavée par le confort et l’indifférence d’une société abondante.

  5. C’est un excellent résumé de la situation et une bonne réflexion.

    La semaine dernière à Dutrizac un pseudo-expert mettait sur le même pied les « éco-terroristes » qui lancent des pierres aux policiers et les jihadistes qui fusillent les gens sur les terrasses. Quand on n’arrive même pas à faire cette difference on est dans le trouble.

    Encore il y a quelques jours la première ministre de l’Ontario dans une mosquée se sent obligée de mettre le voile. Mais non satisfaite de cette humiliation elle se retrouve relégué au 2ième étage de la mosquée par la suite avec le reste des citoyens de 2ième zone que sont les femmes dans la mosquée. Aucun respect pour son poste de la plus grande province du Canada. (Voir son fil twitter le 20 novembre pour la photo)

    http://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/kathleen-wynne-ontario-today-1.3327960

    C’est d’autant incroyable que comme femme gay elle devrait défendre ses droits et ceux des homosexuels qui sont lynchés et éliminés par cette religion moyenâgeuse. Comment avec des situations du genre faire confiance à nos gouvernants qui tournent le dos à notre culture pour plaire aux immigrants islamistes.

    Le problème est là. L’arrivée massive de musulmans permet la création de ghettos où s’activent les jihadistes pour endoctriner et recruter les soldats de demain. La crainte n’est donc pas de voir des jihadistes arriver parmi les immigrants. La crainte est de créer le terreau qui mettra en place les conditions pour islamiser notre pays.

    C’est malheureux mais l’exemple de l’Europe devrait pourtant nous aider à mieux voir ce qui s’en vient ici. Au lieu de cela on passe plus de temps à excuser les musulmans lorsqu’un attentat se produit plutôt qu’à voir que nos politiques d’ouverture se tournent contre nous.

    • Merci pour les liens. Très intéressant. Oui, j’ai entendu le « pseudo-expert » dont vous parlez. En fait, il s’agit de la personne qui a rédigé le Guide contre la radicalisation. Extraordinaire de voir les détours que prennent ces personnes pour éviter de nommer correctement le problème.

    • Voici le lien concernant le tweet de Mme Wynne.

      Pour éviter de déplaire à ses concitoyens musulmans elle leur permet d’insulter nos institutions.

      Une façon d’éviter tout cela est de limiter l’immigration aux seuls ressortissants chrétiens. D’ailleurs la plupart des exemples positifs concernent des immigrants de croyances chrétiennes

  6. Espérons juste qu’en 2018 on ne se retrouve sans aucune alternative…

    Si des élections avaient lieu maintenant. « Tout sauf Couillard » nous jetterait dans les bras du PQ!!!!… Tant qu’à s’enliser!!. La CAQ est trop faible et cela joue pour le PQ..

    On espérait beaucoup des Leitao et Coiteux.. Ces hommes compétents ont quitté des emplois lucratifs pour mettre leurs compétences au service de l’État déterminés à sortir de ce Québec dans le rouge.

    Je ne pense pas que si on leur avait donné une rémunération plus substantielle ils auraient pu faire mieux.. Ils étaient sincères dans leur démarche, ils y croyaient..

    Le commentaire de Denis Gravel ce matin vaut le détour.. « Radicalement vôtre »

    « On devrait peut-être prendre le temps de trouver quelques réponses avant qu’ici aussi les radicaux deviennent de plus en plus nombreux. A trop le haïr, on devient ce qu’on déteste.. Et ça c’est plus effrayant qu’une famille de Syriens qui arrive armé d’une valise. » (DG)

    La mollesse des gouvernements démocratiquement élus contribuent à laisser le champ libre à tous ces organismes en marge qui versent souvent dans la démagogie, Les Poste de veille, Point de bascule, Riposte laïque, l’émission Enquête, etc..

    Michel Juneau Katsuya sur les ondes du FM 93 prévenait la semaine dernière contre les discours démagogiques.

    Exemple: on a fait toute une histoire avec les jeunes hommes frustrés.. J’ai entendu sur diverses tribunes TV5 que les réfugiés syriens étaient en effet composés de familles et d’orphelins.. Les jeunes hommes étant soient morts ou en guerre dans un camp ou dans l’autre.

    Les frontières n’ont pas de secret pour les terroriste. C’est un piège stratégique qui les amène à glisser un des leurs dans la file des réfugiés. En passant, aucun Afghan ne peut s’y glisser.. ils ne parlent pas arabe.

    La guéguerre entre analystes de Radio-Canada et TVA détourne le débat. Les Guy A et Durocher\Martineau et leurs gros Égos, y en a marre de ces enfantillages..

    Le seul pouvoir qu’il nous reste c’est de voir les inquiétudes légitimes, qu’ils ont contribué à alimenter par leur manque de transparence, soient dirigées vers nos élus par des analystes qui mettent la partisanerie de côté.

    Bravo! Joanne! Pour vos analyses judicieuses et modérées..

  7. Très bon article…….Je me demande si les poules mouillées qui nous gouvernent en prendront connaissance…. J’en suis rendu à me demander si les étrangers ont plus de droits dans notre pays que les citoyens qui y sont nés….Cette réflexion a débuté le jour où on a donné la permission à un policier Sikh dans la GRC de porter un turban avec son uniforme plutôt qu’un képi. Ayant déjà porté fièrement l’uniforme, ça m’a mis en tab….. Il me semble que ce mot, qu’il soit en français ou anglais, veut dire la même chose: «TOUS SEMBLABLES»…Est-ce qu’un canadien d’origine francophone aurait eu la même permission s’il avait voulu porter une tuque au lieu d’un képi ?? J’en doute fort…. Je pose la question même si je connais déjà la réponse…. Les gens qui choisisent notre pays devraient s’habituer à nos coutumes et non l’inverse; sinon, qu’ils restent chez-eux….ou choisissent un autre pays qui correspond à leurs valeurs….

    • Tout à fait raison M. Brisson, on tolère le folklore d’autres cultures alors que nous n’allons demander si on est policier de porté la ceinture fléchée et la tuque des patriotes de 1838 car ça n’aurait pas de sens et aurait l’air ridicule. Des biens pensants libéraux dans le sens multiculturel du terme, trouve cela charmant qu’un policier porte le turban Sikh ou qu’un député ou ministre fasse la même chose.

      Le Canada est devenu le pays du faites comme chez vous chez nous comme l’a déjà dit André Arthur.

  8. L’organisme qui invite les parents à faire part de leurs inquiétudes devant un changement dans le comportement d’un membre de leur entourage est tout à fait louable.

    Le bémol c’est quand j’ai entendu le dirigeant de cet organisme à Bouchard en parle dire que les mosquées ne servaient pas à l’endoctrinement… Sylvain avait réagi mais sans plus..

    Cette personne avait œuvré pendant quelques années auprès des musulmans.. Et il disait connaître le milieu, donc il fallait le croire!!

    La question que je me suis posée en raison d’un réflexe de prudence devant tout organisme marginal c’est pourquoi avoir fait la manchette avec 10 jeunes québécois qui se « radicalisaient » en voulant s’enrôler avec les Kurdes contre les islamistes ennemis de l’occident??

    Et les jeunes Québécois qui prennent fait et cause pour le Djihad,? Motus et bouche cousue!

    L’auteur d’un livre sur le terrorisme islamiste qui sortira sous peu énumérait sur une tribune de TV5 la nationalité des recrues.. et dans la liste il était fait mention de québécois.

    Des planques à recrutement pourraient aussi voir le jour sous de nobles intentions?

  9. Mme Marcotte,
    J’ai lu votre texte deux fois plutôt qu’une et je dois avouer que vous avez le don de vulgariser, de mettre en mot toutes ces idées qui se bousculent dans ma tête. Mais ce sur quoi j’ai accroché du plus profond de mes trippes est la phrase suivante: ¨Voilà ce qu’amène une culture « étrangère » aux valeurs occidentales. On appelle ça l’imposition de la culture religieuse dans les moeurs et la vie quotidienne, rien de moins.¨
    Alors madame Marcotte (expliquez-moi comme si j’avais 5 ans) pourquoi si cette religion (musulmane pour ne pas la nommer) est si réfractaire et si en opposition à nos valeurs occidentales, pourquoi laisse-t-on entrer dans notre pays des gens issus de cette religion, de ces communautés ?

    Comme l’a mentionné M. Meunier dans son commentaire: ¨ La crainte est de créer le terreau qui mettra en place les conditions pour islamiser notre pays.¨
    Pour moi Mme Marcotte ce n’est plus une crainte, c’est une certitude et vous ne pourrez pas me contredire puisque votre exemple de cette ville du Michigan n’est que la pointe de l’iceberg!!!

    Alors je vous réitère ma question: Pourquoi doit-on ou devrait-on accepter des immigrants et/ou des réfugiés issus des communautés musulmanes ? Pour moi, tous les réfugiés et/ou immigrants ne provenant pas de cette religion sont les bienvenus.

    P.S. SVP ne détruisez pas mon commentaire, il ne se veut ni raciste ni xénophobe, il part d’un questionnement profond sur ce que sera la vie de mes enfants dans un avenir incertain. Merci

    • Bien sûr que je ne détruirai pas votre commentaire. La question est très légitime. Je ne détiens pas la vérité pour répondre à votre question, mais je vais vous dire ce pourquoi, moi, je pense, qu’on accueille des gens de confession musulmane.
      1. Parce qu’on nous dit avoir besoin de l’immigration pour combler des besoins en main-d’oeuvre
      2. Parce qu’au Québec principalement, on met l’accent sur une immigration francophone (et donc, on accepte les Africains du nord de façon plus importante qu’ailleurs au Canada)
      3. Parce que nous sommes une société libérale composée de plusieurs gens de plusieurs origines ethniques et culturelles – on appelle ça le multiculturalisme
      4. Parce qu’on croit qu’avec un régime d’accommodements raisonnables, on peut arriver à faire des compromis de part et d’autre pour assurer une harmonie, la bonne entente et le bon voisinage.
      5. Parce que normalement, il devrait y avoir séparation entre l’État et la religion.

      Le bug, c’est quand les gens que l’on accueille ici ne comprennent pas ce contrat-là et qu’il y a tentative d’imposer de leur part des pratiques religieuses, parfois radicales qui vont même à l’encontre de nos valeurs fondamentales (genre égalité entre les hommes et les femmes) dans notre société civile laïque.

      Ce que je comprends aussi, c’est qu’avec Justin Trudeau, le concept d’accommodement raisonnable n’existe plus. Quand on permet à une femme de porter le niqab lors de sa cérémonie d’assermentation, je ne vois pas ce qui ne trouverait pas grâce à ses yeux pour ce qui est de consentir aux demandes des islamistes plus intégristes. Il est là le danger… et on a voté pour ça.

  10. Les attentats de Paris ne sont que les métastases d’un cancer qui n’est plus au stade I du son développement, malheureusement. Un médecin-oncologue vous dira que lorsque les médicaments ne sont pas efficaces, il faut procéder à l’enlèvement de la tumeur, qui s’appelle wahhabisme (salafisme).

    http://www.cosmovisions.com/$Wahhabisme.htm
    http://www.boite-aux-curiosites.com/larabie-saoudisme-djihadiste/

    Ce n’est pas en vendant des armes à l’Arabie saoudite que l’on arrêtera la propagation de la maladie

    http://www.leparisien.fr/politique/terrorisme-les-sulfureux-allies-de-la-france-23-11-2015-5303869.php

    Quant à nos politiciens, leurs mains sont liés entre ceux qui les financent et ceux qui les font élire. Nous, comme citoyens, nous nous attendons à ce que les médias nous donnent l’heure juste. Ce qui n’est plus le cas. Heureusement, Johanne, qu’il y a des gens comme vous,

    Merci.

    • Les pleutres qui nous gouvernent nous prêchent sans cesse de ne pas faire d’amalgames….Quelqu’un s’est-il posé la question à savoir combien de groupes terroristes sont Chrétiens, Juifs, boudhistes,,,, etc….etc…etc…alouettes….. ? Je n’en ai pas trouvé…..

  11. Pingback: Chronique: La peur des réfugiés ou la peur de nos propres gouvernements? | Le blogue de Joanne Marcotte

  12. J’ai fréquenté quelques musulmans (amis, collègues) et tous sans exceptions trouvent que nous sommes trop mous avec les extrémistes. Les Trudeau, Wynne, et autres Couillards, font le jeu des intégristes en faisant la promotion de valeurs dégradantes au nom de la charte. En ne mettant pas leurs culottes, ils font le jeu des racistes et des xénophobes.

  13. je pense que les syriens seraient mieux chez eux, surtout pas pour immigrer comme refugiés, ils ont besoins juste qu’on cesse d’intervenir dans leurs pays. s’ils ont un dictateur, laique, c’est le fait qu’il tourne pas dans l’orbite des puissances mondiales et qu’il soit allié à la russie qui lui sont reproché, puisqu’ils y a des dictatures , considérés pays amis mais qu’on peut compter du moyen age(arabie saoudite, qatar par exemple). La Syrie est un endroit stratégique, pour le qatar par exemple, elle doit y passer ses gazoduc, donc, ca lui prend de placer un regime islamiste(frères musulmans) comme le désire la turquie aussi en Syrie. la russie aussi a des interêts, mais au moins elle désire un regime laique en Syrie.la France se rangeant du coté du Qatar et de l’arabie saoudite, n’a pas appris la lecon des états unis qui ont appuiyait ce qu’ils appelaient moudjahidines en afghanistan pour contrer les soviétiques, ces moudjahidines(wahabites) se sont rendus Aalqaeda et ont attaqué New york plus tard. les premiéres générations d’immigration de musulmans (algeriens…)en france , ont vécu dans leurs pays d’acceuil un islam Soufi( genre de celui de l’Imam Kone ici), les interets politiques, ont fait en sorte d’encourager le wahabisme( pour recruter des (moudjahidine contre les soviétiques aux années 80 par exemple) , et ces derniéres 5 années contre le regime laique de bashar alassad, moyenant les milliards saoudiens bien sur.

    • c’est comme dire les gens n’ont pas peur de l’eau ,ils ont seulement peur de se mouiller ….

      L’Islamisme ( par Flamarion ) n’est pas radicale , d’ailleurs sa définition est semble sur plusieurs points au catholicisme , ce sont les extrémistes qui les rendent radicale.

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