La CSeries et Aveos : Dans les coulisses…

Discussion hypothétique entre les grands de ce monde à laquelle participent Air Canada, Bombardier, le gouvernement du Canada, et celui du Québec (accompagné de Daniel Johnson)

Air Canada

No way are we buying the CSeries! Nobody wants them. Didn’t you offer them to Airbus? They declined. Doesn’t that tell you something?

Trudeau

Écoute. Le Canada est un grand pays. Nous voulons encourager notre industrie aéronautique. La CSeries fait la fierté du Canada. C’est une création absolument extraordinaire à la fin pointe de la technologie. Nous sommes en 2016.

Air Canada (traduction française offerte ici)

On ne peut pas demander à Air Canada de supporter, seule, une industrie aéronautique. J’ai des actionnaires à protéger… et contrairement à Bombardier, mes actionnaires me poussent dans le derrière pour produire des profits et gérer comme du monde.

Couillard

Attention. Bombardier n’est pas seulement un fleuron québécois, mais un fleuron canadien. Il en va de l’industrie aéronautique canadienne! Il en va de l’avenir de la CSeries. Nous, sous les bons conseils du Conseil d’administration de Bombardier, auquel siège mon bon ami Johnson ici présent, on a investi 1,3 milliard $ dans la CSeries. Est-ce que ça ne vous rassure pas, ça?

Air Canada

Nope. C’est la 51e demande d’assistance que fait Bombardier au gouvernement d’Ottawa depuis sa création. La structure d’actions à votes multiples agace profondément le marché. Elle a permis à la famille Beaudoin-Bombardier de faire des folies, sous prétexte qu’elle doit demeurer un fleuron québécois. Elle l’empêche de faire des partenariats avec des entreprises privées, d’envergure mondiale. Personne ne veut coucher avec eux. Coucher avec eux, c’est comme coucher avec le Gouvernement du Québec. Pas moyen de faire de l’argent avec ça. Pas moyen d’être certain de son investissement. Pas moyen de vendre, même lorsqu’il y a offre d’achat non hostile. Un Gouvernement du Québec qui nous poursuit en cour Suprême, by the way! Acheter de la CSeries? You gotta be kiddin’ me…

Trudeau

Écoutez. Je suis certain qu’en discutant, on va trouver des solutions. Je crois à ça, moi, les échanges, la bonne entente. On est en 2016.

Couillard

En passant, Monsieur « On est en 2016 », t’as pas le goût de cracher un milliard en dollars de 2016 pour sauver la CSeries? Ça aiderait à redonner confiance au marché, tu penses pas?

Air Canada

La seule façon que je pourrais imaginer acheter de la CSeries, c’est si le gouvernement fédéral forçait le Québec à retirer son litige relatif aux travailleurs Aveos. No way qu’on ramène ces emplois-là au Canada. Pu le goût d’assumer les risques de l’entretien. Dorénavant, on va faire faire ça par des sous-contractants. Surtout si c’est fait au Québec. Tsé, les grèves… Les syndicats…

Trudeau

Ah que j’aime ça la bonne entente. Je savais qu’on pouvait se parler et arriver à des solutions constructives. Je crois beaucoup à ça, la consultation, la discussion. Qu’est-ce que t’en penses, Philippe?

Chuchottements entre Couillard et Johnson…

Couillard

On serait prêts à laisser tomber notre litige à la condition que le gouvernement du Canada partage le risque de la CSeries. Depuis le début, nous, on compte sur vous pour partager le risque. Là, le gouvernement du Québec est actionnaires à 49,5% de la CSeries. Si vous embarquez, on pourrait diminuer notre participation. Ça serait ben du moins…

Trudeau

F…ck. Comment je vais faire pour vendre ça au Canadiens et Canadiennes. Encore une subvention pour Bombardier. J’ai un ministre des Finances qui vient de Bay Street. Pas facile….

Couillard

Vous voulez une industrie aéronautique canadienne? Ben, c’est ça que ça coûte. Tous les pays font ça, aider leur industrie aéronautique. De toutes sortes de façons. Le gouvernement du Canada a aidé l’industrie automobile? Là, c’est à notre tour.

Trudeau

La famille canadienne est belle, grande et diversifiée. On en a pour tout le monde, No problem. Mais ce qui aiderait, M. Couillard, c’est qu’on aide tout le monde. Et tout le monde, ça inclut les provinces de l’ouest qui cherchent à sortir leur pétrole. On va aider Air Canada, on va aider Bombardier, et on peut aussi aider les provinces de l’ouest. Le Canada est grand. La famille canadienne est solidaire. Ça vous tente pas de prendre un selfie?

Air Canada

Listen. Enough said. Voici ce que je propose. Un, il faut retirer le litige sur Aveos de la table. Couillard, tu règles ça et Trudeau, tu modifies ta loi pour que Air Canada soit libre de faire des affaires sans de contraintes. Pas question non plus de nous imposer des planchers d’emplois. Une entreprise privée, c’est une entreprise privée. Pour être rentable, il faut parfois prendre des décisions difficiles. C’est cruel, c’est parfois inhumain, mais c’est la réalité du monde dans lequel nous vivons.

Deux, si on achète de la CSeries, Bombardier doit démontrer qu’il peut se gérer comme du monde. Le marché s’attend à un gros clean-up, des annonces de mises à pied, des coupures de dépenses. Je ne sors pas avec le sourire avec Bombardier autrement.

Trois, si le gouvernement du Canada investit dans la CSeries, ça nous donne un peu plus confiance. À ce moment-là, je propose 45 avions, max 75. On part avec ça. Pour ce qui est de l’entretien, je ne m’engage à rien. On verra.

Trudeau

C’est un bon début. Je vais voir ce que je peux faire. Pour avoir une industrie aéronautique canadienne et participer à la CSeries, la grande fédération canadienne doit être généreuse. D’est en ouest, et d’ouest en est. Si le Québec est prêt à retirer son litige touchant Aveos et à participer plus positivement au passage d’Énergie-Est, le Canada a un bel avenir.

Je vais parler à mon ministre des Finances… et vous annoncerai nos décisions dans le prochain budget.

Bombardier

Ouf.

Daniel Johnson (au nom de la CSeries)

Maudit que chu bon.

Couillard

Y’en a pas de facile… Les Beaudoin-Bombardier commencent à me coûter pas mal cher politiquement… Pas fini de me faire écoeurer avec ça…

Air Canada

Oh boy… I just hope we’re not doomed.

Travailleurs d’Aveos

Euh…….

Denis Coderre

On a-tu le temps de parler des sacs de plastique?

P.S. Et c’est parti! 

23 réflexions sur “La CSeries et Aveos : Dans les coulisses…

  1. Bravo Johanne, C’est la même analyse que je fais. Les politiciens ne peuvent pas expliquer de façon clair les enjeux. Mon analyse concernant les employés d’Aveos c’est qu’ils n’étaient pas compétitifs. Ils se fiaient à la loi du fédéral qui forçait Air Canada à faire leur entretient à Montréal. Ils s’apprêtaient à faire la grève. Ils se sont tiré dans le pied ils n’ont pas tenu compte que leur coût d’entretient n’était pas compétitif. La question pour le gouvernement est: Sauver nos billes dans la Csérie et en même temps sauver Bombardier ou sauver les emplois d’Aveos. Aveos c’est un canard malade mais Bombardier peut avoir de l’avenir.

  2. Wow beau travail Joanne, amusant à lire (surtout mini PET) et intéressant!

    Je mettrais ma main au feu que Air Canada a aussi obtenu un méchant rabais sur les avions, le G&M a mentionné 70%

    On fait dur pas à peu près au Canada, alors que tout le monde dit qu’on doit renouveler notre économie (et c’est vrai) nos gouvernements gaspillent nos ressources à tenter de ressusciter les morts!

    • En effet. Les politiciens, au lieu de faire des crises d’hystérie quand ça va mal, devraient s’assurer que ces entreprises sont bien gérées. Autrement, c’est nous qui allons écoper de la facture.

  3. Ce serait une bien belle histoire si elle n’était pas si réelle… Au fait, il manque un dialogue entre Bombardier et Air Canada:

    AC: Ok, j’achète une coup’e de CSeries mais pas à ce prix-là. Vu que Couillard vous a financé, et que Trudeau s’apprête à le faire, j’exige un rabais !
    Bbd: Ah bien, si vous le prenez comme ça, je vous offre 60% de réduction.
    Trudeau: Enfin, tout le monde il est gentil et tout le monde est content ! Un p’tit selfie pour fêter ça ?

    À lire ici, un article qui est passé sous le radar: http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/bombardier-gets-lifeline-as-air-canada-places-order-for-c-series-jets/article28792457/

  4. Très bon scénario…..et ça m’a fait rire. S’il était encore vivant, Claude Jutra aurait sûrement trouvé des ti-namis pour en faire un film..­….. Bonne journée

  5. Doit-on sacrifier le contrat des C Series pour sauver les emplois imaginaires d’Aveos??

    PQ et CAQ se rallient pour que le :PLQ assure la sécurité d’emplois au privé? La nationalisation tranquille?

    Mettons les choses au clair.. Un André Arthur revanchard a tendu un hameçon sur lequel plusieurs se sont accrochés?

    Alec Castonguay, qui avait suivi Couillard pendant sa campagne, a écrit un livre qui ne cachait absolument pas que ce dernier était conseillé par l’entourage de Robert Bourassa naguère, dont Daniel Johnson.

    Et Couillard a été élu.. Et sous le PQ, Daniel Johnson n’était-il pas sur le CA de Power?

    Et la cimenterie Port Daniel, ce n’était pas un projet de Pauline Marois? On peut par ailleurs retrouver une photo de Pauline et Laurent Beaudoin en rapport avec ce contrat!

    Et Robert Parizeau, le frère de Jacques le séparatiste, n’a-t-il pas été lui aussi sur le CA de Power pendant 25 ans??

    Il faut éviter de tomber dans le piège tendu par Arthur et son nivelage du débat par le bas ..

    Michael Fortier aujourd’hui invite le PM Trudeau à faire de la pédagogie auprès des autres provinces afin de les convaincre de l’importance de Bombardier pour le Canada!

    Alors doit-on sacrifier le contrat de C Series pour sauver les emplois imaginaires d’Aveos?

    La question demeure toujours quant à moi sans réponse!

    • C’est la bonne question. En prenant l’hypothèse qu’Air Canada n’aurait pas acheté de CSeries sans qu’on annule le litige avec Aveos, Couillard a répondu non, alors que les partis d’opposition semblent être prêts à dire oui.
      Sur cet enjeu, je suis dans le camp du gouvernement mais je souhaiterais que le PM soit plus transparent dans ses explications.

  6. @Joanne @Hélène Beaulieu

    J’en reviens juste pas !!! Des emplois imaginaires chez Avéos??? Mon mari est un ex-avéos chères dames et croyez-moi son emploi était bel et bien réel. Il a été mis a la rue un dimanche soir sans aucun avertissement. Les grosses poches d’Air Canada ont bafoué la loi qui est écrit noir sur blanc. Les Ex-employés d’Avéos ont gagné en cour d’appel et en cour supérieure…. Air Canada a la chienne de perdre en cour suprême voila pourquoi ils ont fait du chantage au gouvernement du Québec car leur centre d’excellence d’entretien du Cseries c’est juste de la frime….. Ce centre n’existera jamais et Air Canada s’en mettra PLEIN LES POCHES en payant leur avions A RABAIS et en se débarrassant d’un litige qu’il allait perdre évidemment. Alors Combien vaut un emploi a $70 000.00 par année que l’on a coupé en toute illégalité ???? Allez répondez mesdames !!!! Quand on est pas touché on se sacre bien des gens qui eux avaient une vie pleines de projets avec des enfants aux études et qui du jour au lendemain ont tout perdu. Alors oui il faut qu’Air Canada soit tenu de dédommager ces 1800 emplois qu’il a coupé en bafouant la loi.

    Sachez aussi que ce ne sont pas tous les employés d’Avéos qui se sont replacés chez Bombardier. Alors ce deal ils n’en ont rien a foutre. Ils veulent leurs jobs avec les mêmes salaires èa défaut de quoi ils doivent obtenir un dédommagement d’Air Canada puisqu’ils ont agi dans l’illégalité. Depuis quand Mme Marcotte cautionnez-vous des gestes illégaux?

    Chacun de vos intervenants n’est nullement au courant de ce que les Ex-Avéos ont vécu et vivent depuis 2012…..Vous n’en avez pas la moindre idée. Vous me décevez Mme Marcotte,
    arrêtez de protéger le gouvernement Couillard… Ce sont des traitres qui se sont fait acheter par Air Canada…… pffffff le coeur me lève !!!

    • Merci pour votre témoignage. J’apprécie.
      Un, je suis désolée pour vous et votre famille.
      Deux, je ne cautionne en rien les « deals » entre les gouvernements et Air Canada et je ne me souviens pas d’avoir parlé d’emplois imaginaires.
      Trois, je pense que les travailleurs d’Aveos ont été victimes de Bombardier qui se gère mal mais dont les gouvernements ont décidé d’assurer la survie, quitte à les utiliser comme monnaie d’échange.

      Si vous avez bien lu mes blogues, je suis convaincue que le gouvernement fédéral et Air Canada ont forcé la main au gouvernement du Québec pour abandonner le litige pour 2 raisons:

      1) Autrement, Air Canada n’achetait pas de CSeries
      2) Autrement, le fédéral aurait eu beaucoup de misère à « vendre » une autre subvention à Bombardier au reste du Canada.

      Ce que j’ai essayé de faire dans mes blogues est de sensibiliser les Québécois sur les coûts du nationalisme économique. On veut des « fleurons »? On veut des sièges sociaux? Mais qu’arrive-t-il quand ces compagnies se gèrent mal? Ce sont les contribuables et les travailleurs qui paient pour. C’est exactement ça qui arrive.

      On se retrouve dans une position de faiblesse et on doit plier les genoux. Ce n’est pas Air Canada qui nous fait plier les genoux. C’est Bombardier. Une compagnie reconnue pour avoir des administrateurs incompétents. Internationalement!!!

      Si je semble comprendre Couillard dans ce cas-ci, c’est que je pense qu’il était devant un gros dilemme. La survie de Bombardier et de la CSeries ou les travailleurs d’Aveos. Air Canada et le gouvernement fédéral ne lui ont pas donné le choix. En tout cas, j’espère que c’est ça, parce que si ce n’est pas ça, c’est qu’on est tous cuits.

      Pour ce qui est des travailleurs d’Aveos, j’espère que vous ne serez pas encore plus déçue avec les 2 chefs de l’opposition Legault et Péladeau. Je crois qu’ils ne réussiront pas à récupérer les emplois. Une autre stratégie serait peut-être de tenter d’obtenir une compensions d’Air Canada. Là, je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas eu de négociation plus sérieuse pour au moins compenser ces travailleurs. Bref. Je vous souhaite bonne chance. Je vous l’accorde. L’économie est cruelle parfois. Tout le secteur est dans le trouble et ce sont les familles qui paient pour.

  7. Mme Marcotte,
    Je suis entièrement d’accord avec Mme Chantal Lavoie. Je comprends qu’Hélène soit d’accord avec notre gouvt. imbécile car elle est teinte en rouge depuis longtemps, mais vous, ça me surprend et me déçoit en même temps. Quelle mouche vous a piquée???…Comme je l’ai déjà dit …. qu’on laisse Bombardier se débattre avec sa fameuse Série C . Je ne fais pas confiance à Air Canada…une compagnie qui n’a jamais respecté son contrat. Croyez-vous vraiment qu’ils vont respecter une entente ??? Combien de coups de pied dans le cul ça nous prend avant de comprendre que nous avons affaire à une compagnie qui n’est pas intègre??? Que l’on force Air Canada à reprendre l’entretien de ses avions à Montréal avec 1769 emplois ou qu’on leur impose une très grosse pénalité…. Quant à Bombardier, une compagnie que les Universités hors Québec citaient en exemple dans les années ’70, est maintenant devenue un parasite…… Est-ce la faute des gouvernements ??? Peut-être en partie. Une chose est certaine, cette compagnie s’est trop écartée de ce qui faisait sa force dans le passé

  8. Chantal Lavoie, j’aurais dû y réfléchir à deux fois avant d’écrire « des emplois imaginaires ».. Je compatis sincèrement avec la situation pénible dans laquelle vous vous retrouvez.

    Ce terme je l’ai repris de quelqu’un d’autre..

    « Emplois imaginaires » en rapport aux emplois « bien réels et bien rémunérés » qui n’avaient aucune chance d’être récupérés..

    Comme le dit Joanne, l’économie est cruelle parfois.. mais rien n’excuse les mises à pieds « sauvages ».. tout est dans la manière…

    Quand une entreprise connait des difficultés il en va souvent de sa survie que de recourir à des coupes brutales dans ses dépenses.. et ils ne font pas dans la dentelle..

    Et la solution ne se trouve certainement pas en offrant une garantie d’emplois insoutenable pour toute entreprise cotée à la bourse.. Les actionnaires ont aussi leur mot à dire…

    PS. Si j’étais PKP je me garderais une p’tite gêne.. Combien d’emplois ont été perdus chez Quebecor juste dans la dernière année??

  9. Hier, à la télé, quand j’ai vu PKP et Legault sur la même tribune pour « défendre » les ex-employés d’Aveos, j’ai eu comme une…nausée…

    Legault me déçoit en tabarn.k!!! Peut pas croire qu’il n’aurait pas pu se trouver une façon de se démarquer de cet imbécile…

    Je suis sûr qu’à long terme, ça va lui coûter cher. Très mauvais move!

    Si l’on avait besoin d’une preuve de son manque de jugement on n’a pas à chercher plus loin.

    Sera-t-il toujours sur la même tribune que PKP lors d’un éventuel mais improbable référendum sur la séparation du Québec? Ou lors de la prochaine connerie de PKP, chose qui se saurait tarder?

    • Traiter quelqu’un qui, par toutes ses manoeuvres financières, est devenu milliardaire…faut le faire. Malheureusement, il n’est pas Libéral teint; alors c’est un pas bon, n’est-ce pas ???

    • @ Marius Brisson | 25 février 2016 à 06:54:

      Pouvez-vous SVP préciser votre pensée parce que, vite de même, ça me semble un peu…confus.

    • Très bons points en effet.
      – Pourquoi ne fait-on pas un aussi grand cas quand des entreprises ferment pour cause de pression des verts?
      – Est-ce qu’un transporteur ne peut-il pas décider du lieu où il fait faire l’entretien de ses avions?
      – Qu’est-ce qui motive Air Canada à faire faire l’entretien de ces avions ailleurs?
      – Est-ce que les syndicats ont été un peu trop gourmands ici?

  10. J’ai écouté l’entrevue de Jeff Fillion avec François Legault..

    En résumé, le syndicat qui refuse de reculer sur les acquis fait partie du problème québécois. Le Québec est contreproductif pour les entreprises. Surpris??

    Et quels partis sont les plus liés aux syndicats? PQ et QS..

    A preuve, dans le dossier AVEOS , le président du syndicat Jean Poirier était candidat péquiste aux dernières élections.

    Ceux qui croient qu’avec le PQ, le Québec deviendrait plus attirant pour les investisseurs, donc plus productif, ont laissé clairement quelque chose leur échapper.

    L’expérience québécoise en capitalisme d’État n’a pourtant rien pour rassurer::

    General Motors Boisbriand, le fiasco de Gaspésia, Electrolux, Steinberg, Brascade-Noranda, Domtar, etc..

    Et malgré ces échecs, les trois principaux partis font encore et toujours leur Credo du capitalisme d’État..

    Les emplois créés par l’État finissent par se perdre en raison de la gourmandise des syndicats.. Et quand les emplois se perdent suite à des fermetures inévitables c’est la faute du gouvernement en place qu’on s’empresse de diaboliser entretenant en même temps l’illusion qu’un autre gouvernement détient la solution…

    Et l’histoire se répète!! avec des résultats de plus en plus dévastateurs pour l’économie du Québec..

  11. @tous,

    J’ai bien lu chacun de vos propos et quoique Bombardier fasse preuve de mauvaise gestion, le fait demeure et vous semblez l’OUBLIER : Air Canada a COUPÉ ILLÉGALEMENT des jobs qui étaient protégées par une loi (LE AIR CANADA ACT) écrite noire sur blanc et signée par deux parties (le gouv. Mulroney et Air Canada) comme dans tout bon contrat.

    Qu’arrive-t-il quand l’une des parties ne respecte pas le contrat qu’elles ont signé ???? Elle est tenue de dédommager la partie qui a été lésée. Donc Air Canada doit être tenu responsable de ses actes et dédommager les ex-employés d’Avéos puisque jamais au grand jamais nous ne reverrons de l’entretien lourd d’avions à Montréal.

    Et comme je l’ai dit plus haut sur ce blogue, Le centre d’excellence promis par Air Canada pour l’entretien des CSERIES est de la FRIME, DE LA POUDRE AUX YEUX. Ils ont bafoué un contrat, une loi écrite en toute lettre … alors imaginez leur parole… LOLLLLLLL Elle ne vaut pas un clou !!! Robert Milton tout comme Ravinescou ne sont que deux hyprocrites qui n’en ont rien à foutre du Québec. Et malgré ça. Couillard se laisse rouler dans la farine. Quel con celui là !!!

    Alors les EX-employés d’Avéos qui gagnait bien leur vie (70 000.00/année ce n’est pas la mer à boire) demande compensation pour s’être fait dépouiller d’une job sans qu’on ait le droit de le faire. Il faut maintenant établir le prix d’un emploi de valeur sauvagement coupé en toute illégalité !!!! Depuis 2012 que nous attendons le dénouement et nous étions si prêts
    mais y’a fallu que Couillard s’en mêle….. maintenant que Couillard joigne ses ti-namis d’Air Canada et qu’il poste les chèques aux EX-Avéos. Ça ne devrait pas être trop compliqué pour ces deux parties puisque l’une comme l’autre possède des liquidités dans des paradis fiscaux!!!!

    • Je comprends votre point de vue.
      Dommage que les travailleurs n’aient pas au moins été dédommagés partiellement.

      Je crois néanmoins que la décision ne devait pas être simple: la mort d’Aveos ou la mort de la CSeries.
      Le PM Couillard a fait son choix; les partis de l’opposition tentent de faire croire que la survie des deux est possible.
      Je vous laisse réfléchir à cet article en souhaitant que l’avenir vous soit plus doux et que les Québécois comprennent un jour que les fleurons, les sièges sociaux et les syndicats ne rendent pas toujours service aux travailleurs. Quelques fois, ils sont la source de leur malheur.
      http://www.tvanouvelles.ca/2016/02/25/aveos-le-recours-au-tribunal-est-inutile-selon-conseil-du-patronat

    • Une « garantie d’emploi » dans le monde réel, ça n’existe que dans vos rêves (et dans le domaine public bien entendu…).

      Pour pouvoir conserver ses contrats, une société doit être efficace et compétitive par rapport à ses pairs. C’est la SEULE façon de garantir des emplois. Et encore, ces emplois ne sont pas garantis à vie…

      Aveos n’était probablement plus compétitive d’où les modifications. Au nom de quel principe une société doit-elle être obligée de faire affaire avec un certain fournisseur lorsque d’autres dans le même domaine sont plus compétitifs et plus efficaces? En se faisant, cette société se rendrait elle-même non-compétitive par rapport à ses concurrents et éventuellement devra fermer ses portes.

      Aveos était probablement devenue un boulet pour Air Canada.

  12. « Après la fermeture d’AVEOS d’autres fournisseurs québécois ont émergé et en se basant sur leur expertise et leur compétitivité ont créé des centaines d’emplois au Québec. » (Yves Thomas Dorval)

    Et le même sort attend les travailleurs de ces nouveaux fournisseurs si ces derniers cèdent devant l’intimidation syndicale.

    Et le vide créé sera à nouveau comblé par d’autres fournisseurs.. Tant qu’il y aura de la demande l’offre se matérialisera mais à l’intérieur des règles de la compétitivité. en deça du seuil de rentabilité une entreprise n’a plus sa raison d’être.. lui reste à mettre la clef dans la porte…

  13. Joanne, je viens d’entendre sur NRJ que l’ordre des ingénieurs du Québec serait responsable des problèmes chez Bombardier, responsable en ce sens, que les ingénieurs américains ne pouvaient travailler chez Bombardier au Québec et que la police de la langue veillait à sévir sur les dérogations aux exigences du français à tout prix…. même les portables se devaient d’être en français..

    Le protectionnisme sur fond de nationalisme voilà le cœur du problème.. et ce, sans parler des syndicats et l’hyper réglementation qui font fuir les investisseurs du Québec.

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