Merci… et à une prochaine!

Un bilan

Depuis maintenant 15 ans, j’observe de très près la scène politique québécoise. Après avoir milité à l’ADQ (2003-2007), réalisé L’Illusion tranquille (2006), participé à la Commission Castonguay sur le financement des services de santé (2007-2008), cocréé le Réseau Liberté-Québec (2010-2013) et écrit Pour en finir avec le Gouvernemaman (2011), j’avoue être assez fière de ma contribution citoyenne.

Depuis 2009, je partage avec vous mes réflexions par le biais de mon blogue et des réseaux sociaux, Facebook et Twitter. J’ai rédigé près de 1200 textes qui ont été lus 1,3 millions de fois. J’y ai décortiqué des rapports gouvernementaux, des comptes publics, des programmes, des nouvelles quotidiennes, l’humeur du moment, le positionnement des partis politiques, leurs bons et mauvais coups, tant à gauche et à droite. J’ai aussi souvent été critique envers le travail des médias.

J’ai eu le privilège d’avoir participé quelques fois à des émissions d’affaires publiques à Montréal et en région de même que celui d’avoir une tribune régulière sur les ondes de la radio de Québec depuis 2009, la plus récente étant au FM93,3 à l’émission Bouchard en parle. J’ai adoré parler directement aux gens. Cela m’obligeait à me tenir à jour, à parcourir chacun des quotidiens, à y déceler ce qui pouvait donner espoir ou ce qui m’indignait au plus haut point.

Le devoir de comprendre; le plaisir de contribuer

J’ai la profonde conviction que nous avons tous soif de comprendre notre monde, d’y contribuer, d’y participer, et ce, dans un but légitimement égoïste: faire de notre époque un moment où comme parents, nous pourrons léguer davantage à nos enfants que ce que nous avons reçu, où l’entrepreneur pourra réaliser ses rêves et où l’enfant pourra exploiter son plein potentiel. Une époque où nos gouvernements comprendront que les principaux incitatifs à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens sont des valeurs de plus en plus fragilisées: la liberté des individus d’être et de choisir ce qui leur convient, le plaisir d’entreprendre et de contribuer.

Je ne suis pas une intellectuelle. Mes attentes sont modestes, mes espoirs, pratico-pratiques. En fait, je me contenterais d’un l’État qui se préoccupe davantage de la sécurité de sa population et d’un système de justice fonctionnel. Le contrat entre l’État et le citoyen serait relativement simple: protéger le droit de propriété, assurer le respect des contrats, garantir des services publics accessibles (santé, éducation, infrastructures publiques) ainsi qu’un environnement fiscal et réglementaire qui encourage la concurrence, l’entrepreneuriat et la prospérité.

Malheureusement, ce n’est pas ce que j’observe. De plus en plus, l’État néglige ses missions essentielles au profit d’une intervention grandissante dans tous les aspects socio-économiques de la vie des citoyens. Il choisit les gagnants et tue la concurrence quand ce n’est pas lui-même qui se transforme en concurrent déloyal. Je constate, chez nos élus, une incroyable et irrésistible propension au dirigisme économique et social et ce, tous partis confondus. Il en résulte un écart grandissant entre les attentes de la population et ce que leur proposent les gouvernements, appuyés en cela par l’élite médiatico-culturelle.

Certains prétendent que les Québécois sont déprimés par manque d’un projet collectif. Pour les uns, ce serait la souveraineté du Québec, pour les autres, l’utopie d’une gauche progressiste déconnectée du réel. Or, ce n’est pas mon avis. On n’a pas besoin de projet collectif. Au moment où j’écris ces lignes, il me semble que ce dont nous avons besoin, c’est d’un gouvernement qui connaît son rôle et qui s’y tient. C’est aussi d’avoir un Asemblée nationale composée d’élus qui comprennent le sens de leur engagement politique au lieu d’en faire un levier pour étancher leur soif de transformer le monde, transformer l’économie, sauver la planète ou quoi d’autre encore.

Causes et critiques

Ces dernières années, j’ai rejeté, comme la plupart d’entre vous, tous les aspects qui constituent l’idée d’un P’tit Québec : la honte de réussir, la gêne de s’enrichir, le réflexe de se replier sur nous-mêmes, le besoin de nous protéger contre des investissements « étrangers » ainsi que toutes les formes débilitantes de corporatisme et de nationalisme identitaire et économique. Nous méritons mieux. Nous valons mieux. Nous avons le privilège d’être des nord-américains et nous appartenons à la grande civilisation occidentale où priment les valeurs de liberté, d’égalité entre les hommes et les femmes et la séparation entre l’Église et l’État. Préserver cela serait, en soi, un merveilleux projet collectif.

J’ai contesté avec énergie l’éternel débat fédéraliste-souverainiste, la fameuse Charte des valeurs du PQ, le projet de loi 59 du PLQ qui interdit pratiquement la critique des religions. J’ai critiqué sévèrement les médias, trop souvent paresseux, qui préfèrent créer la nouvelle, ressasser l’époque des débats référendaires, faire grand cas de propos banals des uns ou des autres, ou faire du sensationnalisme avec des événements, somme toute, insignifiants. J’ai accepté avec le temps leur biais idéologique. Malgré les prétentions de ceux qui s’ignorent, nous sommes tous un peu biaisés.

En contrepartie, j’ai défendu la souveraineté des parents dans le choix du mode de garde et des écoles de leurs enfants. J’ai prôné un accès plus diversifié aux soins de santé. J’ai tenté, comme d’autres, de faire éclater cette incroyable fixation idéologique qui oppose le public au privé dans la dispensation des services de garde, d’éducation et santé. J’ai défendu des programmes publics ciblés (plutôt qu’universels) pour les plus vulnérables, les véritables enfants pauvres d’une redistribution trompeuse de la richesse. J’ai encore aujourd’hui, la plus grande difficulté à comprendre pourquoi 2 milliards $ pour des services aux élèves en difficulté ne donnent toujours pas de résultats… Ensemble, nous avons appuyé les carrés verts afin que soit protégé le droit inaliénable d’accéder à ses cours. J’ai dénoncé la mollesse des dirigeants scolaires face aux diktats du « syndicalisme » étudiant et j’ai pourfendu l’appui des professeurs aux carrés rouges.

Je n’ai jamais compris les raisons pour lesquelles on avait donné tant de pouvoir à des fonctionnaires de l’OQLF qui apparaissent, aux yeux du public, si souvent dénués du jugement le plus élémentaire. Comme vous, j’ai eu honte du Pastagate, des collants obligatoires pour franciser des boutons « ON » et « OFF » sur les micro-ondes de même que de la francisation des noms de compagnies. L’Oréal porte un accent aigu sur le « e », en français comme en anglais. Je ne crois pas savoir qu’il existe un mouvement mondial pour l’éliminer. Le Cirque du Soleil ne s’appelle pas Circus of the Sun ailleurs dans le monde non plus.

Je crois qu’il est indispensable d’être bilingue pour comprendre davantage notre monde, pour pouvoir saisir toutes les opportunités qui nous sont offertes et pour briser le paradigme de la victimisation, enraciné dans la ghettoïsation linguistique. Je suis reconnaissante que la vie m’ait donné la chance de l’être et j’encourage tous les Québécois à le devenir. Cela ne fait de nous, ni des moutons, ni des colonisés.

Progrès et déceptions

Je ne peux honnêtement pas dire que, depuis L’Illusion tranquille, les choses n’ont pas changé.

  • Le gouvernement Couillard n’a-t-il pas atteint l’équilibre budgétaire?
  • N’a-t-on pas réalisé que le syndicalisme n’est plus le vecteur de changements qu’il a longtemps prétendu être pour la société? Qu’il tue l’innovation, rigidifie les relations de travail, essouffle le personnel qu’il dit défendre? Qu’il est coûteux, injuste et inefficient?
  • Ne reconnaît-on pas maintenant la vulnérabilité de nos gouvernements face aux différents groupes d’intérêts qui codirigent le Québec?
  • Ce fameux débat privé-public est bien sûr ressassé par certains professeurs de l’UQAM, mais la population, elle, l’a réglé depuis longtemps, non?
  • Ce que nous appelions la « droite fiscale » ne s’est-elle pas décomplexée?
  • La populations n’a-t-elle pas démontré qu’elle est épuisée de la cause souverainiste?

On doit reconnaître que les choses ont changé depuis une dizaine d’années.

Il n’en demeure pas moins que l’imagination de nos gouvernements est inépuisable, pour s’ingérer dans les choix de vie des citoyens et pour confisquer une part grandissante du fruit de leur travail. Impôts, taxes à la consommation, tarifs plus élevés d’Hydro pour l’éolien, taxe santé, programmes d’assurance-médicaments et parentale, taxes sur la masse salariale des employeurs, prix exorbitants à la SAAQ, etc., tout ça ne suffit même plus.

Une Commission de révision des programmes, vous dites? Laissez faire ça. Cela n’a eu aucun effet sur le fardeau fiscal des individus et des entreprises. Une Commission de révision de la fiscalité? Vous savez ce que j’en pense. Cela aurait eu pour effet d’augmenter le nombre de citoyens qui ne paient pas d’impôt et par le fait même, la charge fiscale de la classe moyenne. Tout ça, en plus d’introduire de nouvelles taxes sous le joli vocable d’écofiscalité.

Le gouvernement à court de moyens? Rassurez-vous. On subit déjà une taxe provinciale sur le carbone à laquelle s’ajoutera, d’ici peu, une taxe fédérale. De 24 cents le litre, si on en croit le Directeur parlementaire du budget d’Ottawa, un organisme indépendant qui valide les hypothèses du gouvernement Trudeau pour atteindre les cibles de COP21. J’y reviendrai.

Incapable d’assurer l’entretien et le développement de projets d’infrastructure? Qu’à cela ne tienne. La Caisse de dépôt et de placement du Québec arrive à la rescousse. Nos épargnes, soit les régimes de retraite des employés du secteur public et de la Régie des rentes du Québec serviront à payer la facture. Pas nécessairement mauvais si la Caisse érige un coupe-feu entre ses murs et le politique, mais entre vous et moi, quelle est la probabilité que le gouvernement ne tente pas d’influencer les choix des fournisseurs (Bombardier?), le développement, la tarification?

À la fin, quel principe guidera la Caisse? Le rendement de ses déposants ou les contraintes politiques? Et puis, dans quelle mesure les activistes écolos laisseront- ils le champ libre à la Caisse dans le déploiement de ces infrastructures ? Se tairont-ils parce qu’il s’agit ici d’un projet de transport électrique? Peut-être qu’à force de chercher, ils trouveront une espèce de grenouille en voie de disparition mettant ainsi le projet en péril, comme ce fut le cas pour l’échangeur Turcot?

Interrogations diverses

Si je poursuivais mes réflexions, il y a bien des sujets que je continuerais à creuser.

Je m’inquiète par exemple, de la naïveté de nos gouvernements face au terrorisme islamique. J’en suis rendue à me dire que la Charte des droits et libertés nous sert, parfois, très mal. J’anticipe le moment où la crédulité et l’indifférence des élites seront très précisément, ce qui attisera le feu de la colère et de la discrimination. Peut-on seulement reconnaître que cette Charte, conçue à une époque où on ne pouvait imaginer le choc de civilisations auquel nous assistons, sera peut-être l’outil qui fragilisera les fondements de notre civilisation? Est-il possible d’en discuter?

Je crains également cette ère du politiquement correct, ce concept d’acceptabilité sociale qui donne, la plupart du temps, un droit de veto à de purs ignorants, guidés essentiellement par une idéologie désincarnée et sans égards aux conséquences sur la vie des gens.

J’ai parfois peur de l’insignifiance, des insignifiants et de ceux qui les adulent. Cela me désole, oui, qu’il suffise d’être beau gars et d’adopter un discours rose bonbon pour accéder à la plus haute fonction de notre pays. Plus près de chez nous, je comprends difficilement comment on peut imaginer possible un aspirant au poste de premier ministre qui serait à la fois propriétaire d’un empire de presse. Ne constatez-vous pas que de plus en plus de chroniques et des titres de journaux portent sur ce que j’appelle du « gros christie de n’importe quoi »? Et quoi penser de ces tribunaux collectifs aux heures de grande écoute où on salit la réputation des uns et des autres? Aux hyènes qui salivent à l’idée d’en rajouter, à l’idée d’arracher le petit brin de peau et de dignité qui reste…

Je discutais récemment avec un ami, professeur de philosophie. Nous constations comment le libéralisme est fragilisé. Voyez la difficulté de nos gouvernements à introduire la concurrence et l’innovation dans notre économie. Remarquez la forte dépendance des individus et même du Québec Inc. envers les fonds publics et les grands projets d’investissement public du gouvernement et de la Caisse. À écouter les grands leaders d’entreprises du Québec Inc., celui-ci serait terriblement inquiet devant ce qu’apporteront les nouvelles technologies. Voyez l’hystérie autour de la perte des sièges sociaux ou du contrôle des entreprises québécoises. Honnêtement, quel parti au Québec peut encore prétendre défendre le libéralisme?

La démocratie aboutit-elle nécessairement à un régime où tous s’arrachent les recettes gouvernementales, où chacun se déresponsabilise et où l’État assume tous les rôles: parent, assureur, entrepreneur, bref, propriétaire de tous les moyens de production? « C’est triste qu’il nous faille un Bob Rae pour vouloir un Mike Harris« , lui disais-je. « Non, Joanne. Il n’y aura plus de Mike Harris. Nous sommes allés trop loin. Nous sommes ailleurs« , me répond-t-il. Peut-être a-t-il raison ? Le libéralisme se meurt, place à l’écotopisme!

La nouvelle ère de l’écotopisme

Enfin, il y a cette nouvelle ère vers laquelle les gouvernements de l’occident nous poussent, bon gré, mal gré et que j’appelle l’écotopisme, soit le mariage de l’utopie et de l’écologie. Voilà maintenant des décennies que s’agitent les mouvements environnementalistes des pays riches. Que s’insère dans nos écoles le prêche culpabilisant où l’homme serait devenu l’ennemi de la nature. Ennuyés par la simple gestion des affaires du peuple, habités par le devoir de sauver une planète, nos gouvernants revêtent leurs plus beaux habits verts et veulent devenir les champions de la cause. Rendez-vous à COP21!

Je vous le dis: l’écotopisme est la nouvelle religion que nous ne pourrons pas contester, sous peine d’être traduit en justice. Je ne blague même pas.

Ce projet, porté par nos gouvernements libéraux fédéral et provincial n’est rien de moins qu’un projet radical de transformation de l’activité humaine et économique. Il est le nouveau prétexte pour envahir davantage l’espace privé, gonfler les recettes gouvernementales à coups de taxe sur le carbone, et pour imposer un nouvel « ordre moral » libéré des énergies sales et des sacs de plastique.

L’écotopisme est aussi la nouvelle philosophie politique de gouvernements dirigistes qui, à l’aide de leurs alliés écolos et du virus de « l’acceptabilité sociale », ont désormais un droit de veto sur tout projet de développement économique.

La ferveur écotopiste bouleversera l’économie mondiale et la vie des gens, nous dit-on. Il le faut, conviennent les grands de ce monde. Que ceux qui doutent se taisent! Mais comme l’exprime le chroniqueur Rex Murphy dans un texte intitulé The High Church of Global Warmingcomment peut-on faire aveuglément confiance en des gouvernements incapables de prévoir six mois à l’avance l’état de l’économie et des finances publiques? Et ils se croiraient des acteurs importants dans la variation du climat dans 100 ans? Allons donc… Prétentieux est le mot juste dans ce cas-ci.

Cela dit, même si cela est vrai, le rôle de nos gouvernements ne serait-il pas de tenter d’adoucir la transition plutôt que de plonger toute une population dans un virage aussi radical dont seuls les citoyens feront les frais?

Au revoir et merci pour tout!

Après vous avoir confié tout ça, c’est tout de même avec un petit pincement au coeur que je prends congé de mes chroniques. Je tiens à remercier tous les animateurs qui ont eu la générosité de partager leur micro avec moi.

Je le fais parce qu’une année sabbatique de chroniques me fera grand bien et parce que je choisis, cette année, de m’investir davantage dans l’entreprise familiale. On verra pour la suite. Certes, les blogues se feront de plus en plus rares mais je ne disparaîtrai pas totalement; je demeurerai présente sur Twitter pour quelques commentaires à l’occasion…

Bref, je vous dis un gros merci. D’avoir été à l’écoute, de m’avoir lue, de m’avoir encouragée. Vous avez toute ma gratitude.

45 réflexions sur “Merci… et à une prochaine!

  1. Vos articles me manqueront ! Vos idées rejoignaient ma pensée à 100% et ce sur la plupart des sujets que vous présentiez. Je trouve tellement dommage que des journalistes comme vous, comme Daniel Lapres aussi, n’aient pas accès aux grands médias (ne vous en faites pas je connais Les raison : ceux qui dénoncent trop fort sont tassés, comme Richard Martineau et Sophie Durocher). C’est triste de voir à quel point les médias de grande masse modèle l’information, soit parce que PKP est leur bosse ou soit parce qu’on attend une belle grosse subvention de TinTin du parti Libéral. Les gens préoccupés par ce qui se passe, qui ne sont pas aveuglés par nos « Bisounours » de journalistes rampant aux pieds de nos politiciens, afin d’obtenir de l’information doivent se tourner vers vous afin de nous éclairer. Vous étiez une source d’information précieuse, c’est pour ça que vous allez me manquer ….. Au plaisir de vous relire bientôt !
    Sylvie Bélanger

  2. Chère Joanne ! Toute une chronique ! Chapeau ! Vous avez bien le droit de vous reposer après avoir tant travaillé et vous méritez grandement notre reconnaissance et notre compréhension. Cependant permettez-moi d’avoir de la peine ce matin et de trouver que mon café a un goût d’amertume car même si je ne commentais pas toujours vos chroniques je les lisais toujours avec plaisir car j’aimais bien avoir l’heure juste et à vous lire je l’avais…Je vous souhaite la sérénité, la joie et l’amour dans votre quotidien et une année sabbatique enrichissante à tous les points de vue. J’attendrai respectueusement votre retour comme beaucoup de vos lecteurs d’ailleurs, j’espère que la vie me le permettra car je suis déjà arrière-grand-mère alors j’ai moins de temps ici-bas. Au revoir Joanne ! 😍

  3. Nous sommes plusieurs à dénoncer les mêmes aberrations que vous.
    Malheureusement, nous n’avons pas tous votre audience.
    Alors, merci à vous et profitez bien de votre année!

  4. Merci Joanne pour tout. Je vous souhaite beaucoup de paix et de joie durant ce retrait. J’apprécie vos commentaires. Je vous comprends parfaitement de vouloir prendre du repos de tout cela. Bonne continuité dans l’attente de vous relire ou de vous entendre à nouveau offrir un autre son de cloche que ce que les médias nous présentent. Pax !

  5. Madame Marcotte,
    Vos chroniques vont me manquer. J’étais un lecteur assidu même si je ne commentais pas sur tous les sujets.
    Comme vous je ne suis pas amateur de grands projets collectifs. Si au moins les grands projets collectifs étaient portés par des individus d’exception mais c’est loin d’être le cas.
    Je suis un fier héritier de deux grandes cultures occidentales, à l’aise dans deux langues et l’ethnocentrisme étroit n’a jamais eu d’attraction sur moi.
    Je vais continuer à chercher de vos nouvelles sur internet. On a besoin de gens comme vous.

  6. Vos commentaires sur l’actualité vont me manquer. On peut dire que l’Illusion Tranquille a été une révélation pour moi. Depuis, je m’implique plus dans des commentaires sur différentes plate-formes et tente de prouver, chiffres à l’appui, que plusieurs affirmations de la gauche ressemblent plus à des  »blanket statements » qu’à des données vérifiables. On n’a qu’à penser au supposés 70,000 retours au travail des femmes à cause des garderies par exemple.

    Je déplore aussi, sur les différents forums, le ton hargneux des gauchistes soi-disant souverainistes (eux aussi vivent dans l’utopie), et le discours fondamentalement égoïste des employés étatiques ainsi que des syndicats. La plupart des blogueurs n’ont même pas le courage de s’afficher avec leur propre identité, encore moins de chiffrer et prouver leurs élucubrations.

    Le bon côté, car il y en a un, est que votre action n’est pas inutile. Il est faux de croire qu’on ne peut rien changer; vous en êtes la preuve. À force de voir des faits vérifiables et des chiffres réels, on finit par convaincre un individu, puis un autre, et la chaîne continue. La majorité qui s’exprime moins a un poids considérable et, avec une contrepartie à la gauche totalitaire dans les opinions, elle se fait une idée plus éclairée: on n’a qu’à penser à l’article de Vincent Marissal, Le choc, la charge la charte qui a défait Pauline Marois pour s’en convaincre.

    Enfin, je conclus par un extrait d’une chanson de Renée Claude:

     »C’est le début d’un temps nouveau
    La terre est à l’année zéro
    La moitié des gens n’ont pas trente ans
    Les femmes font l’amour librement
    Les hommes ne travaillent presque plus
    Le bonheur est la seule vertu »

    46 années après, ils ont presque tous atteint 70 ans, les hommes ne travaillent presque plus (la fonction publique, la médecine, le droit, la santé) sont à 75% féminisés, et notre Bisounours a réduit l’âge de la retraite de 67 à 65 ans, ignorant de ce fait le poids énorme des baby boomers sur les finances publiques. Son ministre Morneau avait lui-même écrit dans un livre il y a 3 ans que la retraite à 66 ou 67 ans était ce qu’il fallait faire.

    Bonne année sabbatique, ce fut un plaisir de vous lire et de vous écouter.

  7. Merci pour toutes ces chroniques intéressantes et souvent décapantes que vous m’avez donné le plaisir de lire. Merci également pour votre implication envers la chose publique. Bonne année sabbatique et au plaisir de vous relire peut-être!

  8. Mme Marcotte,
    Oui, vous pouvez être fière de votre contribution citoyenne. Moi, comme lectrice de votre blogue, j’ai appris beaucoup à vous lire et à vous écouter afin que je puisse me faire une opinion et une idée assez claire sur les enjeux politiques.
    Merci, merci pour toutes les informations que vous avez donné très gentiment et très clairement à vos lecteurs et à vos auditeurs. J’ai été très souvent en accord avec vos propos.

    Je sens une grande désillusion dans ce dernier blogue. Les politiciens ne vous ont pas assez sérieusement écouté et n’ont pas assez éveillé leur conscience sociale.

    Merci pour tout le temps consacré à vos lecteurs. Merci pour le respect et la rigueur dans vos articles.
    Vous allez me manquer terriblement. Mes matinées vivront un manque de vous et de vos blogues.
    Mais je comprends votre besoin d’une année sabbatique et d’un repos bien mérité.
    Bonne chance pour le futur!

  9. 100% d’ accord! Tout comme vous, je remarque depuis plusieurs années, que les vrais choix de société n’ existent plus; en effet, il n’ y a plus que de des « choix de lobby », des « choix de groupe de pression ». Ce sont les écologistes qui déçident le prix sur nos factures d’ électricité, ce sont les syndicats qui déçident quant nos enfants sortent de l’ école, ce sont les médias qui déçident comment ont doit penser, qui ont doit écouter, etc. C’ était agréable de vous lire, vous qui mettiez en évidence ces discours contradictoires venant de ces bien pensants.
    En espérant qu’ on pourra vous réentendre un jour! Profitez de ce repos bien mérité!

  10. Madame Marcotte, je comprends votre lassitude. Mais sans votre contribution c’est notre conscience et notre sens critique qui s’amenuise. Triste perspective en vérité… Retrouvez votre souffle pour mieux revenir, vous nous inspirez dans l’action et ce ne sont pas de vains mots (je pourrais personnellement en témoigner).

  11. Bonne chance Joanne dans vos nouveaux projets et surtout bon repos,
    vous le méritez , je vous suis reconnaissante de nous avoir permis de
    commenter sur votre blogue et j’espère encore, qu’un jour vous allez nous
    revenir en force ; c’est découragent de voir où le Québec s’en va et cela
    va s’aggraver !!! Bravo pour votre bon travail : il était énorme et cela devait
    prendre beaucoup de votre temps, un moment donné il faut penser à vous
    et votre famille et c’est bien de le faire Merci !!!

  12. Je te souhaite une bonne année sabbatique Joanne. J’ai l’impression d’être orpheline à nouveau, suite au décès de Jean Lapierre, des opinions sensés sur la politique. Tu vas me manquer, mais je comprends.

  13. Joanne, je comprends très bien ta décision de prendre un congé, mais je ne te cacherai pas que tes chroniques vont me manquer en titi…
    C’est à nous de te dire MERCI et à bientôt j’espère! Julie

  14. Pingback: Merci Joanne et au revoir… | Contrepoids

  15. Merci beaucoup pour tout vos articles Mme Marcotte. Vous étiez une des trop rares voix de la droite économique dans nos médias. Vous nous manquerez. Je vous souhaite tout le succès dans vos futures entreprises.

  16. Un gros merci Joanne pour ton implication et tes blogs éclairant sur l’actualité.
    Bonne année sabbatique en attendant ton retour avec impatience.

  17. Merci Madame Marcotte pour votre implication, votre temps et la tribune libre que vous nous avez offerte pour nous exprimer dans vos chroniques.

    Le débat politique doit continuer de se faire ailleurs pour confronter les points de vue dans le respect de l’autre ce qui manque sur certains blogues comme les commentaires aggressifs entre les personnes dans le Journal de Montréal. Ce qui est très dommage.

    Malheureusement, les gens se traitent souvent de nom sur la division souverainiste-fédéraliste ou l’axe gauche-droite.

    Bon repos et bonne année pour vos autres projets !!!

  18. Le Québec…un champs de ruines…ou nous discutons du sexe des anges au milieu du brasier. Je lisais que Manon Massé de QS s’inquiète de l’absence de bécosses trans-genres dans les écoles publiques, voilà donc un beau sujet pour la prochaine plateforme du duo PQ-QS..Je ne partage pas l’ensemble de vos idées mais j’appréciais votre différence, une voix au milieu du pesant consensus québécois (consensus signifie que l’on abdique et non pas que l’on accepte…).

    Rien à ajouter à votre constat, sinon persister à la culture de son champ. Allez pour terminer cette excellente citation de Boris Vian, écrivain, jazzmen francais….

    La presse fait preuve d’une partialité révoltante et ne traite jamais que les mêmes sujets : les hommes politiques et les autres criminels

    Bonne chance.

  19. Merci! Joanne pour toute l’énergie que vous avez consacrée à nous partager une vision de droite en terrain aussi hostile. C’est d’autant plus louable!

    Et je suis convaincue que votre contribution n’aura pas été vaine.. vous avez su exposer vos convictions de façon concise en relevant par des analyses étoffées l’incontournable nécessité de revoir le modèle québécois.

    Je vous rejoins dans votre besoin de faire une pause. D’ici la prochaine campagne électorale, je pense que le climat politique au Québec se déroulera sous le signe de l’émotion exacerbée par nos indépendantistes « en rut »

    Il faudra être fait solide pour garder la tête froide.

    Je pense que le lynchage en cours des voix discordantes choque de plus en plus de Québécois.. Les entorses à la démocratie se multiplient.

    L’arrestation sauvage de Nathalie Normandeau, la mise en demeure de Sylvain Bouchard, le congédiement de Jeff Fillion stupéfient par leur démesure..

    Vos interventions pertinentes ont servi à n’en pas douter à éveiller les consciences. Et je pense que ce n’est pas fini.

    L’année en devenir s’annonce turbulente. Votre retour sera très attendu!

    Bonne chance dans votre entreprise familiale!

    PS. Merci à Sylvain Bouchard pour l’entrevue très touchante accordée à Joanne ce matin.

  20. Bonjour Madame Marcotte,
    Je ne sais pas ou j’etais tout ce temps, en tout cas, sur d’autres page que la votre. J’ai vu par hasard (heureux hasard) votre texte d’au revoir passer sur twitter. Et depuis 10h ce matin, je suis entrain de lire vos ecrits, un a la suite de l’autre. Ma balayeuse m’attends patiemment depuis ce temps, moi qui est en conge aujourd’hui et qui promettait de mettre en ordre ma maison. Tant pis, elle attendra….🙂 Je ne pouvais passer sur votre site sans vous laisser un commentaire, meme si je n’ecris jamais de commentaire habituellement. Je trouve vos propos interessant, rafraichissant et utile. Je me promets des lectures interessantes, j’en ai tellement a ratrapper! J’ai 34 ans, j’habite Saguenay, et je me trouve mal informer. Vous m’inspirez confiance, afin que je developpe mon esprit critique, ma capacite d’analyser les deuxieme sens des nouvelles qu’on entend et surtout que je puisse voter nos gouvernements en toute connaissance de cause, et pas seulement ce qu’on entend aux nouvelles du 17 hrs a la tv. Donc, puisque j’ ai une vie et que ma balayeuse me crie (ainsi que les boule de poils de mes deux chiens qui roulent par terre) je laisse pour le moment, mais comme je pense que vos textes peuvent m’aider, je reviendrai assurement! Merci, et bonne continuation. Amelie, de Saguenay.

  21. Pingback: Une dernière chronique… avant un petit bout de temps – Le blogue de Joanne Marcotte

  22. Désolé de voir partir une des gardiennes de la démocratie. Çà va créer un grand vide parce la relève est rare. Merci pour tout et bonne vie.

  23. Bonne sabbatique et reviens-nous vite !

    Profite bien de ces moments avec ta famille, après-tout il n’y a que ça de vrai.

    À bientôt j’espère !

  24. 24 cents le litre au fédéral seulement pour la taxe carbone

    Ce qui propulserait le prix de l`essence a plus de 1.30$ le litre a Montréal et proche 1.30 $ dans les régions.

    Imaginez si le prix du baril de pétrole remonte a 100$. On va payer proche 1.80$ le litre.

    Ça s`est à part le prix de tout ce qu`on achète qui va augmenter. Préparez vous à être plus pauvre.

  25. Salut Joanne,

    I am an anglo-quebecer, born and raised in Montreal. Growing up, my primary exposure to Quebecois culture was through the mainstream media (Radio-Canada, TVA, La Presse, Le Devoir) and through my relationship with Francophone Montrealers. This exposure led me to believe that all francophone Quebecois’ were left-wing, separatist, anti-American, anti-capitalist, Anglophobic and in favor of a nanny-state. I discovered your work a decade ago and for the first time in my life, I heard ideas that contradicted the official narrative. I eagerly watched “I’Illusion Tranquile” in 2006, I followed your regular comments on the radio stations in Quebec City (Radio X, FM 93) and have read your blog. For the first time in my life , I heard a francophone challenging the status-quo, in French. I heard a francophone propose real solutions, other than simply larger government. It inspired me to believe that maybe Quebec could change for the better. Maybe there might be a brighter future.

    I want to thank you for your contribution to the political discourse in Quebec. I hope that you will eventually contribute again, because Quebec desperately needs more people like you.

    Thank you for your courage.

    All the best in your future endeavors

    Merci!

    Dave

  26. Merci beaucoup pour tout! Mes matinées ne seront les mêmes. Vous me manquerez c’est certain.
    Bonne chance!
    J’ose espérer votre retour.

  27. Madame Marcotte,
    Ce fut un plaisir de vous lire et par vos propos de provoquer des réflexions chez vos lecteurs.
    Vous allez faire voguer votre navire sous d’autres eaux, alors je vous souhaite  »bon voyage »!

  28. Joanne, you deserve to take time off from politics after more than 15 years of public political education life, exposing the real truth about Québec, which has always been hidden in the past. You produced a fabulous film « L’illusion Tranquille », which is soooo good and happens to still be pertinent today apart of course, from the debt which has more than doubled. You wrote a book « Le gouvernemaman » « The Nanny State », and wrote thousands of articles, did radio shows, there must have been 3 Jo Marcotte. Time has come for a well deserved break. If some unacceptable thing happens I am sure you will put your pen to paper.

    I was so happy to meet with you… as whatever you stood for, was exactly the way I was thinking and analysing. You made us realize that many other people have similar beliefs. It validated thoughtsoutside the box.. You had a magic pen and were well versed. clear on all subjects, so articulate. I had felt so alone before your passage in my life. Thank you Joanne, you have educated and conforted so many Québecois who are waiting, dying to see the day, when fresh wind will start to blow on the province. I feel confident it will come! Your contribution will have had something to do with Québec’s tansformation.

  29. Un gros merci Joanne! Vos opinions et interventions sont d’une rare lucidité. Ça fait toujours plaisir t’entendre des gens comme vous qui ont compris que la solution est rarement le gouvernement. Comme bien des choses, le gouvernement devient toxique lorsqu’on en abuse. Je suis d’accord avec vous lorsque vous dites que le projet de société dont nous avons besoin au Québec, c’est de retrouvez nos libertés économiques perdues.

    Il est dommage que les grands médias ne vous ont pas fait la place que vous méritez. Ces médias imposent ainsi le silence à une partie très importante de la population. Non seulement cela est-il injuste et extrêmement frustrant, mais c’est dangereux pour le Québec. Nous nous dirigeons vers un mur mais personne ne veut entendre parler des solutions qui nous éloignerait du sacro-saint modèle québécois, pourtant devenu néfaste.

    Depuis quelques années, Radio-Canada n’a d’oreille que pour des chroniqueurs, animateurs, experts et autres invités de gauche. Non seulement il ne semble plus y avoir de place pour une droite modérée et éclairée (ou même une centre-droite). Mais nous n’avons même plus droit à un semblant de neutralité, comme c’était le cas avant. C’est désolant.

    Ainsi, vous voir quitter de l’espace public m’attriste et m’inquiète. J’espère vous revoir bientôt et je crois qu’il faut persévérer malgré les embûches sur notre chemin.

    Merci encore,

    A.M.

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