Nationalisez les CHSLD; privatisons les écoles de la CMM!

Il y a eu l’épisode « On manque de masques toutes catégories confondues», puis « On manque de jaquettes », « On manque d’écouvillons et/ou de réactifs pour les tests ».

« Houston, we have a problem » d’approvisionnement. On aurait pu s’attendre à ce que les multiples rapports de nos gouvernements suite à l’épisode du SRAS en 2002/2003 aient produit autre chose que du papier mais coudonc. Il s’avère que le SRAS a traumatisé bien davantage les asiatiques que nous. De leur côté, stratégies payantes mises en place lorsque survient la Covid-19; du nôtre, des rapports de commissions d’enquête canadienne et ontarienne qui ont depuis été archivés.

Faites une recherche sur « Commission d’enquête SRAS » pour le fun. Vous allez comprendre pourquoi il est difficile d’encourager une Xième Commission d’enquête sur la Covid-19. Les problèmes et les solutions, on les connaît. Voilà pour ça.

Lire la suite

Port du masque et Équité: vous êtes sérieux, là?

Ceux qui m’ont déjà lue savent combien je suis allergique à tout argument basé sur l’équité, encore plus sur l’ancienneté. J’ai même fait un film, et faut-il le préciser, payé à même nos avoirs personnels qui démontrait la futilité et même la malhonnêteté de baser toute justification de politiques publiques sur l’équité ou pire encore sur la protection des plus vulnérables et une plus grande solidarité sociale. Ce film a fait fureur. Même au Québec, c’est pas peu dire.

Ces discours, si on ne l’a pas encore bien compris, ils sont utilisés par des groupes organisés, des lobbies, des syndicats et des politiciens pour convaincre la population de dépenses publiques qui serviront leurs propres intérêts. Point.

Les uns veulent faire la morale au peuple pour changer son comportement terriblement dangereux, les autres augmenter leur membership et quant aux politiciens, ils veulent se faire élire à n’importe quel prix. Je dépose, votre Honneur, la pièce à conviction du moment : Justin Trudeau.

Lire la suite

Le temps de mettre fin au confinement

On ne veut pas l’admettre. On s’y refuse. On espère pouvoir y échapper. On demande des garanties, des protections, des mesures qui vont quelques fois bien au-delà du nécessaire. Puis finalement, il n’y a rien qui puisse calmer notre peur viscérale d’être contaminé. Et pourtant.

Le virus est là pour un bon moment. On n’y échappera pas totalement. « Il ne s’agit pas seulement de traverser le « pic », comme certains semblent le croire », nous dit un épidémiologiste de la Harvard’s T.H. Chan School of Public Health. Vous « trippez » sur les courbes? Gâtez-vous. Lisez l’article du New York Times.

Mettons ça au pire, 18 à 24 mois avant d’avoir un vaccin. Au pire du pire, les scientifiques ne réussissent pas à fabriquer un vaccin efficace et le virus revient chaque année, comme d’autres virus, comme l’Influenza qui tue 3,500 personnes chaque année au Canada (nous en sommes à 4,695 décès au Canada pour la Covid-19 à ce jour). Une nouvelle ligne s’ajoute dans la liste des causes de décès.

Vous imaginez ça, une Covid-19 à tous les 4 mois? À tous les ans? Eh ben, peut-être le faut-il. Lucidement. Vous vouliez un projet de société? En voilà un : côtoyer ce virus sans pour autant se couper de nos liens familiaux, de nos gagne-pain, de nos entreprises, passions et loisirs.

Parce qu’autrement, on fait quoi? Lire la suite

Vivre avec le risque ; apprivoiser le chaos

D’abord, moi qui suis si critique, je dois lever mon chapeau au premier Ministre François Legault. Aujourd’hui, il a pris le pari d’expliquer ce qu’il comprenait du concept d’immunité naturelle. Clairement, il a vulgarisé à sa façon qu’il est devenu nécessaire de passer à une autre étape, soit celle de nous exposer au virus. Graduellement. Lentement. Progressivement.

Ainsi, à cette étape-ci, la meilleure façon de protéger à moyen terme l’ensemble de la population est de tenter de construire un bouclier collectif. Ce n’est plus de recourir au Grand Confinement, mais d’apprendre à vivre avec l’intrus. Parmi les nombreux deuils que nous vivons, il y a maintenant celui qui vient avec une reconnaissance que nous n’en sommes qu’au début de cet épisode qui n’en finira plus de finir. En d’autres termes, le vaccin, il n’est pas pour demain. Voilà, c’est dit. Il va falloir s’y résigner.

Lire la suite

Recrutement et CHSLD – Quand ça dépasse l’entendement

Avouez qu’il est très difficile de ne pas vouloir trouver comment il se fait qu’on en soit rendus là dans les CHSLD et autres résidences pour personnes âgées vulnérables. Vous allez me dire que ce n’est pas le temps de chercher des coupables. Qu’il faut d’abord se retrousser les manches pour panser la plaie béante laissée par l’abandon et la fuite d’un personnel épuisé, contaminé et terrorisé. Qu’on doit être en mode solution. Qu’il y aura post mortem en temps et lieu.

Ben non. Le post mortem n’aura pas lieu. Il n’y a pas de post mortem au Québec. Il n’y a que des rapports qu’on tablette (et j’en sais quelque chose). On dira qu’on injecte plusieurs centaines de millions de dollars, on refera des organigrammes, on proposera même de faire des soins aux personnes âgées un Ministère à part du MSSS et on voudra nous faire croire que cela résoudra quelque chose. On nous dira qu’il faut investir dans de la brique ou du béton ou dans de nouveaux modèles de résidences alors que c’est clairement les équipes soignantes qu’il faut soigner. Point. Le monde qui prend soin du monde. Dieu ce qu’on a de la difficulté à comprendre ça.

Lire la suite

Protéger les plus vulnérables : vraiment?

Devant les images retransmises de l’Italie, l’Espagne et la France, difficile d’imaginer que le PM François Legault a fait erreur en décrétant une pause de 3 semaines devant se terminer le 13 avril, soit le lundi de Pâques. Soyons clairs pour ce qui est de l’objectif de la pause : Sauver le système de santé, patient 0, afin de permettre l’arrivée de nombreux contaminés dans le besoin de soins hospitaliers et de soins intensifs, et ce, dans un discours enrobé de « valeurs québécoises » et de « protection des plus vulnérables ». L’idée? On ne verra pas à la télé des images du Québec semblables à celles qu’on voit ailleurs en Europe. Ça va bien aller.

À ce moment, personne n’avait idée de la nature de l’envahisseur. On ne savait pas que 90% des décès toucherait les gens âgés de 70 ans et plus (au Québec). En France, c’est 90% des décès pour la tranche d’âge 65+ ans. On ne prenait pas au sérieux les avertissements qu’il y avait bon nombre d’asymptomatiques, malheureusement pas encore dénombrés. Les opinions allaient du « une grosse grosse grippe » à « un virus qui atteint mortellement toutes les tranches d’âge» à « une catastrophe humanitaire incomparable à tout ce qu’a connu le genre humain depuis le début des temps ». Dernière version en liste: « Si on permettait la réouverture des écoles, ce serait se servir des jeunes comme cobayes, l’équivalent de les envoyer dans un camp de concentration. » Encouragez-vous. Écoutez ceci.

Pas de chance à prendre : on ferme le Québec. De valeureux combattants seront au front pour nous: les secteurs de l’alimentation, du transport des marchandises de la santé, des résidences de personnes âgées affrontent l’inconnu, bravement, audacieusement, généreusement.

Lire la suite