Vivre avec le risque ; apprivoiser le chaos

D’abord, moi qui suis si critique, je dois lever mon chapeau au premier Ministre François Legault. Aujourd’hui, il a pris le pari d’expliquer ce qu’il comprenait du concept d’immunité naturelle. Clairement, il a vulgarisé à sa façon qu’il est devenu nécessaire de passer à une autre étape, soit celle de nous exposer au virus. Graduellement. Lentement. Progressivement.

Ainsi, à cette étape-ci, la meilleure façon de protéger à moyen terme l’ensemble de la population est de tenter de construire un bouclier collectif. Ce n’est plus de recourir au Grand Confinement, mais d’apprendre à vivre avec l’intrus. Parmi les nombreux deuils que nous vivons, il y a maintenant celui qui vient avec une reconnaissance que nous n’en sommes qu’au début de cet épisode qui n’en finira plus de finir. En d’autres termes, le vaccin, il n’est pas pour demain. Voilà, c’est dit. Il va falloir s’y résigner.

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Tramway vs métro à Québec: La CAQ doit s’en mêler

Soyons clairs. Régis Labeaume n’a aucune légitimité en ce qui concerne le projet de tramway à Québec. Fin décembre 2017, Le Devoir rapportait même les propos du maire qui défendait son silence en campagne électorale. Tout au plus, promettait-il de prendre quelque temps (2 ans) pour élaborer le fameux projet de transport structurant . Quelle forme allait prendre ce projet? Il était à définir, nous laissait-on savoir. Il allait « consulter »…

Eh bien on s’est fait berner.

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À propos des examens de conscience

Wow! Quelle semaine, n’est-ce pas? Dimanche, on se demandait si le Québec allait être gouverné par un gouvernement minoritaire ou majoritaire. Le surlendemain, un raz-de-marée de la CAQ, un Parti québécois qui ne se qualifie même plus comme parti officiellement reconnu à l’Assemblée nationale, des libéraux du PLQ qui quittent le navire en laissant leur parti sur la rive avec moins de 25% des votes et enfin, une véritable envolée de Québec solidaire qui triple sa députation.

Les deux principaux partis des 50 dernières années arrivent maintenant en 3e et 4e position dans plusieurs comtés du Québec. Ce n’est pas rien.

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Pour qui je vais voter le 1er octobre et pourquoi

Je ne suis pas de ceux et celles qui vivent dans le rêve ni dans l’illusion qu’il existe au Québec, un parti qui répond à toutes mes valeurs et à tous mes principes. Ce deuil, il a été fait. Il a tellement été fait que je ne crois plus que les Québécois éliront un jour un parti ne serait-ce qu’un tout petit peu à la droite du centre.

Depuis ce deuil et avec un peu de distance, la maturité politique et le sens civique exigent de moi que je choisisse un parti pour des raisons autres que celles qui reposent sur mes convictions profondes.

Il n’y a pas, non, de parti à la droite du centre apte à gouverner le Québec présentement. Idéologiquement, tous se situent à la gauche du centre. Comment peut-il en être autrement lorsque presque la moitié de l’économie québécoise est générée par l’État? Avouez.

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