Neutralité religieuse de l’État et lutte à l’intégrisme (2) – À quoi s’attendre?

Dieu ce qu’on aimerait que ce soit simple de régler ça. Ce ne l’est pas. Et pour toutes sortes de raisons. Prenons par exemple, la lutte au terrorisme, à l’intégrisme ou à la radicalisation (choisissez pour l’instant, le terme qui vous convient le mieux).

Le rôle du gouvernement canadien

Pas simple d’abord parce que la solution fait appel à la contribution et à la coopération de plusieurs agences à tous les niveaux de l’administration publique. Il y a la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), son « Équipe des Enquêtes criminelles (ECSN) » et ses « Équipes intégrées de la sécurité nationale (EISN) » auxquelles participent plusieurs organismes fédéraux, provinciaux et municipaux, de même que d’autres services de police locaux et agences de sécurité.

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Neutralité de l’État et lutte à l’intégrisme (1): Pré-requis à l’aboutissement d’une solution

Ça y est. C’est reparti… dans des excès de langage surréalistes qui s’apparentent à de la diffamation, et dans le plus insupportable des climats de partisanerie politique.

La question est de savoir combien de temps allons-nous encore laisser traîner ce débat. Le chef du gouvernement Philippe Couillard s’est fait rappeler ces derniers jours, une promesse de campagne à l’effet qu’il déposerait un projet de loi rapidement après une victoire électorale de son parti. Après avoir tenté de remettre la chose « d’ici la fin du mandat », le gouvernement se ravise; il semble maintenant que la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, déposera, d’ici juin, un projet de loi portant sur la neutralité de l’État, et que la ministre de l’Immigration, Kathleen Weil accouchera d’un plan pour lutter contre l’intégrisme religieux d’ici la fin de l’année.

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Qu’est-ce qu’on ne peut pas entendre…

Qu’est-ce qu’on ne peut pas entendre… Aujourd’hui, les pro-charte sont offusqués. Ce n’est évidemment plus très « in » d’être l’ami de Bernard Drainville par les temps qui courent. Isolé, celui qu’on nommait affectueusement le « père » de la charte n’a plus d’amis. Ni chez ses anciens alliés dans la société civile, ni dans les médias, ni chez ses anciens collègues ministres.

Parfaitement surréaliste d’entendre ces pro-charte nous dire aujourd’hui « qu’ils avaient été rassurés d’entendre Bernard Drainville, le ministre nous dire: « Ne vous inquiétez pas. On a des avis et ça passe tout à fait! » (le test de la constitutionnalité) ».

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Drainville: sa charte, ses adeptes, son parti

SA CHARTE

Le projet de « charte des valeurs » péquiste a été le projet de Bernard Drainville, mais surtout l’instrument du Parti québécois pour obtenir, à terme, une majorité électorale. Voilà ce qu’on retiendra dans les livres d’histoire. Du moins, je l’espère. Encadrer les accommodements religieux n’a jamais été l’objectif. Assurer la neutralité de l’État et l’égalité entre les hommes et les femmes non plus. Ces principes sont déjà inscrits dans les chartes québécoise et canadienne des droits et libertés.

Tout le monde le sait maintenant. Si le PQ avait voulu « encadrer » les accommodements religieux, il aurait pu y arriver, s’entendre avec la CAQ, introduire dans son projet de loi les suggestions venant de Houda-Pépin pour ce qui est de nous prémunir contre l’intégrisme islamiste, et le tour était joué. Mais là n’était pas le but et cela n’a jamais été le but. Jamais! Pas le jour 1, ni tous les jours qui ont suivi. Le véritable but: se rendre au déclenchement des élections, ultime destination poursuivie par le gouvernement Marois.

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