L’État islamique, l’apocalypse et les écritures

ISISApocalypseIl est presqu’impossible pour un esprit de culture occidentale de concevoir ce qui peut justifier l’intensité de la violence exercée par l’État islamique et d’en comprendre les motivations. C’est pourtant ce qu’essaie de nous faire saisir William McCants dans son ouvrage intitulé The ISIS Apocalypse: The History, Strategy, and Doomsday Vision of the Islamic State.

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Chronique: Prendre des libertés de Nathalie Elgrably

microMa chronique du lundi 19 octobre 2015 – Derniers sentiments sur l’élection 2015, tentative de prédictions + survol du dernier ouvrage de Nathalie Elgrably intitulé « Prendre des libertés – Regard insolant sur l’actualité ».

L’article dont je parle dans ma chronique touchant les maisons de sondage + Autre article sur le même sujet

TDAH: Il va où, le 2,3 milliards pour les élèves en difficulté?

TDAHLe socioéconomiste Jean-Claude St-Onge et militant dénonciateur de l’industrie pharmaceutique a récidivé la semaine dernière en lançant son dernier ouvrage TDAH? Pour en finir avec le dopage des enfants.

Mettons de côté pour l’instant le fait que St-Onge qualifie le TDAH (Trouble Déficit de l’attention et de l’hyperactivité), d’une « maladie fictive » et qu’il conteste que le TDAH soit un trouble du cerveau ou encore une maladie génétique et héréditaire. Faisons abstraction également de son profond scepticisme envers les outils de diagnostic (qu’il qualifie de subjectifs et donc, non valables) et de son aversion envers une industrie pharmaceutique dont l’influence auprès des médecins, parents et enseignants est grandissante. Tout cela dit, il demeure que St-Onge soulève une interrogation importante: Y a-t-il surdiagnostic du TDAH au Québec, maintenant champion canadien de la consommation de psychostimulants (ex: Ritalin)?

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La Grève d’Ayn Rand

QuitterLaFranceSelon l’éditorialiste du magazine français L’Express, Christophe Barbier, il n’y a pas que les riches qui veulent quitter la France. Selon lui,

« il y a une forte tentation de partir de la France uniquement pour réussir sa vie. Quand on est jeune, quand on est entrepreneur, artiste, quand on veut créer, quand on veut réussir, on se sent avec deux boulets aux pieds, ici, dans notre pays. » (Lire ici)

Ici au Québec, particulièrement depuis l’arrivée du gouvernement péquiste de Pauline Marois, il faut être drôlement déconnecté du monde industriel et des jeunes entrepreneurs pour ne pas avoir observé le même sentiment. Qui d’entre nous ne connaît pas des gens qui ont carrément fermé boutique, diminué leur rythme de travail, décroché ou même quitté le Québec?

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À lire: Le mythe de la Révolution tranquille déboulonné

DuGrandRattrapageDu Grand Rattrapage au Déclin Tranquille

Quelle merveilleuse contribution à l’histoire économique du Québec que celle de Vincent Geloso. Après 4 ans de fouilles statistiques et de données économiques, Geloso réhabilite l’époque d’avant 1960, celle que les historiens ont qualifié de « Grande noirceur ».

Notre mythologie historique entourant la « Grande Noirceur » et le moment fondateur, croit-on, de la « Révolution tranquille » ne tiennent pas tout à fait la route lorsque mis à l’épreuve par la démonstration rigoureuse et passionnée de Geloso. Vérification faite, si on voulait parler de période de Grand Rattrapage, il faudrait plutôt se référer à l’époque de l’après-guerre de 1939-45 s’étalant jusqu’au début des années 1960, selon l’auteur.

Suivant cela, la « Révolution tranquille » des années 1960 et 1970 a-t-elle vraiment été l’expression d’une accélération du Grand Rattrapage pré-1960 démontré par Geloso? Même pas, prétend-il. « Relativement aux autres, on n’a pas fait aussi bien que la narrative de la Révolution tranquille prétend. »

À titre d’exemple et de façon absolument fascinante, nous serions même en plus mauvaise posture sur le plan des diplômés universitaires qu’au début des années 1960! La période chérie des révolutionnaires tranquilles? Plutôt le début d’un Déclin Tranquille, selon l’auteur.

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