Immigration: Le tabou du français

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Il fut un temps où la « race » du Canadien – le Canadien français – reposait sur sa foi catholique et sur son héritage francophone. Des générations de Canadiens se définissaient ainsi. Le clergé catholique aidant, les familles de petits francophones étaient nombreuses, les bancs d’Église étaient remplis et la « race » survécut.

Aujourd’hui, bien malin celui qui prétendrait que les habitants du Québec s’affichent, se distinguent et défendent encore la religion catholique. Cette époque appartient au passé. Le patrimoine religieux se transforme en patrimoine culturel et si on est chanceux, abrite aujourd’hui des bibliothèques, des centres communautaires ou encore des coopératives d’habitation. Les « bonnes soeurs » sont maintenant des « vieilles bonnes soeurs » et très probablement la dernière génération d’exceptionnelles femmes qui ont fait de leur vie, une carrière dans la transmission de valeurs telles la rigueur, la discipline et le mérite du travail bien fait.

Qu’en est-il maintenant de la langue française, autre distinction héritée de la Nouvelle-France? De la même façon que le trait religieux s’est estompé graduellement de ce que d’aucuns appelleraient « l’identité collective », le caractère francophone est-il sur le point de perdre en importance?

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