Les indépendantistes cocus

PKPDuceppeBalounesLe chef du Bloc québécois Gilles Duceppe avait beau vouloir minimiser les effets de la décision de la FTQ de larguer le Bloc, il n’en demeure pas moins que le signal qu’envoient les alliés naturels syndicaux aux souverainistes est percutant et révélateur.

Après le rejet par la population québécoise du Bloc québécois à la dernière élection de 2011 (leur nombre de sièges est passé de 49 obtenus en 2008 à 4!), voici maintenant que ce sont les syndicats qui choisissent d’aller « voir ailleurs » avec le NPD, suivis quelques jours plus tard de Québec solidaire qui prend ses distances.

Au grand désarroi des indépendantistes, rien n’y fait si on se fie aux derniers sondages de Léger et de CROP. Effet Duceppe? Estompé. Effet PKP? Nul. Des « bye-bye » de la promise Julie en route vers sa cérémonie de mariage en plein site évoquant l’histoire et le patrimoine du peuple canadien français? Bon simplement pour épater la galerie et les fans de politique-spectacle.

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La revanche

N’y a-t-il pas quelque chose de malaisant dans l’ardeur que mettent les analystes politiques à couvrir la cause criminelle entourant « l’affaire Duffy »? Ne trouvez-vous pas un brin excessif le traitement qui en est fait, et bizarrement obsessive, l’attitude quasi-jouissive des journalistes?

On parle ici d’un remboursement de dépenses de 90 000 $…  Dépenses faites par le sénateur conservateur Duffy, jugées inacceptables par le bureau de Stephen Harper, mais ultimement remboursées personnellement par l’ex-chef de cabinet du PM, Nigel Wright.

Je le sais. On a voulu étouffer l’affaire (la pression médiatique se faisait sentir) en faisant croire au remboursement des dépenses par Duffy lui-même alors que cela n’a pas été le cas et en s’épargnant peut-être un scandale résultant d’une vérification externe conduite par Deloitte & Touche.

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Élection 2015 (1): Déconstruction de la propagande anti-Harper

Écoutez également ma chronique au FM 93,3 dans le cadre de l’émission Normandeau-Duhaime.

Si le commentateur Rex Murphy semble avoir décidé que la question de l’urne (la fameuse « ballot-box question ») se résume à savoir si Stephen Harper doit demeurer ou non le premier ministre du Canada, il est intéressant d’anticiper ce que nous risquons fort d’entendre ad nauseam au cours de cette première élection fédérale à date fixe.

1. Harper a démoli la réputation du Canada

Discours populaire, particulièrement chez les militants écologistes préoccupés par la lutte contre les changements climatiques et chez les soi-disant pacifistes horrifiés de l’engagement canadien au Moyen Orient et dans le combat contre l’islam radical , la réputation du Canada aurait incroyablement souffert depuis l’arrivée du Parti conservateur de Stephen Harper en 2006. Après avoir débuté la couverture de campagne avec un article intitulé Un premier ministre à deux visages (référence nette à l’expression péjorative visage à deux faces), le journal de l’indépendantiste Pierre Karl Péladeau récidive le lendemain en nous suggérant que Le Canada perd des plumes à l’international.

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