Le passeport vaccinal: toujours utile?

Une semaine chargée! Les camionneurs, des manifestations coast-to-coast de gens exaspérés devant le peu d’écoute et l’entêtement des gouvernements, un député libéral fédéral Joël Lightbound qui exprime ce que plusieurs attendaient depuis des mois, une légère réouverture du gouvernement Legault tout en nous promettant que le passeport vaccinal est là pour rester, voilà maintenant qu’on voit poindre une possibilité d’échanger sur l’utilité du passeport vaccinal.

Et ça, à mon avis, en grande partie à cause des voix de camionneurs et de citoyens qui se sont fait entendre.

Pour vous faire plaisir, écoutez le passage de Christian Dufour à Patrice Roy

Pour vous faire plaisir, écoutez ici l’excellente intervention d’Amir Khadir à #lajoute. Le vent tourne.

Ajoutez à ceci une entrevue que donnait l’analyste politique Chantal Hébert et qui conclut que:

Je ne crois plus, moi, qu’on va arriver au passeport vaccinal ou il faut trois doses.

Les contrôleurs François Legault et Christian Dubé se mettront-ils à jour sur ce que nous a appris le virus dans les dernières semaines?

À suivre…

Ma chronique à CHOI Radiox de ce matin également pour ceux que ça intéressent ou je parle du passeport vaccinal.

Voici ce à quoi je m’attends de François Legault

Le député libéral fédéral Joël Lightbound a fait une conférence de presse ce matin vers les 10h15 devant la presse parlementaire d’Ottawa.

Vous dire comment cela me fait du bien d’entendre un député élu livrer un discours aussi intelligent, sensible, vrai et à l’écoute de ses citoyens, un discours qui, bien franchement, je ne savais possible.

Voici le lien pour écouter le député Lightbound. Cliquez sur le bouton « French » sous la vidéo pour entendre en français.

En voici quelques extraits qui vous mettront sûrement l’eau à la bouche mais je vous invite à entendre l’intégral de cette présentation qui dure, en français, 14 minutes. Je vous assure. Cela vaut la peine. « Il est temps d’en finir avec les distractions et les divisions », conclut-il.

« J’ai entendu des parents inquiets de voir leurs enfants de sombrer dans la dépression. »

« J’ai entendu des pédiatres qui m’appellent en larmes en me parlant de l’anxiété, du décrochage de leurs jeunes patients, qui me disent qu’il est plus que temps qu’on laisse les jeunes vivre et qui font écho à ce que le Docteur Rousseau de la clinique de pédiatrie sociale de Lévis … quand il y allait d’un cri du coeur en disant:

Il faut regarder la réalité et les chiffres et arrêter de traiter la population de 0 à 90 ans de la manière.

« Que pour eux, à chaque année, ils voient les enfants malades d’influenza et de bronchiolite, mais que ça fait pas les manchettes. Que pour eux (les jeunes), la Covid est un virus mineur mais que les impacts en santé mentale sont majeurs. »

Le député dit avoir entendu des artistes, artisans, des entrepreneurs inquiets parce qu’ils sont en train de tout perdre ce qu’ils ont mis leur vie à bâtir.  Des gens inquiets de voir des aînés et des jeunes séquestrés. En 2022, c’est inacceptable, selon le député.

« J’ai entendu des gens qui s’inquiètent de voir que certains semblent facilement, voire jovialement, oublier qu’on n’est pas tous égaux face au confinement. Que c’est pas tout le monde qui peut gagner sa vie sur un MacBook au chalet. »

Il a entendu des enseignants qui s’inquiètent de voir leurs élèves reproduire dans les cours d’école le genre de discrimination que l’on voit dans la société entre les vaccinés et les non-vaccinés.

Il poursuit comme ça en faisant la liste de tout ce qui se passe dans les maisons, les écoles, dans les autres pays. Les gens s’entredéchirent.

Des gens qui s’inquiètent que soient normalisées des mesures qui devraient être des mesures d’exception, des mesures qui devraient limitées dans le temps, comme l’obligation de vaccination des voyageurs, comme les mandats de vaccination ou comme le passeport vaccinal.

Des gens qui s’inquiètent de ne plus savoir ou s’arrête la santé publique et ou commence la politique. Ou la science prime et ou les sondages priment.

Il suggère, à la fin, quelques pistes en déplorant la politique de division de son propre gouvernement.

  • Le gouvernement doit fournir rapidement une feuille de route quantifiée et quantifiable pour la levée de toutes les restrictions qui sont de son ressort.
  • Le gouvernement doit systématiquement publier les études épidémiologiques, les projections et les avis scientifiques qui sous-tendent l’ensemble des mesures qu’il impose.
  • Le gouvernement fédéral doit entamer sans délai des négociations avec les provinces quant aux transferts en santé, pour que les systèmes de santé n’obligent plus jamais à recourir à la « violence des confinements », dit-il.

Ce discours est rassembleur, responsable, et largement dû. Je suis surprise que cela ait pris autant de temps mais suis heureuse de voir qu’il y a au moins un député qui en a eu le courage. À quand un député de la CAQ qui, en son âme et conscience, sonnera la cloche et sortira son PM de son trip de pouvoir absolu sur la vie des gens?

Je m’attends, bien naïvement, à ce que le premier Ministre du Québec, François Legault et tous les médias s’inspirent du discours de Joël Lightbound au lieu de faire perdurer inutilement les camps, les divisions et les distractions dont ils sont passés maîtres.

Ça suffit, M. Legault (2)

Monsieur Legault, il est temps pour vous de réviser votre narratif portant sur la vaccination obligatoire, qu’elle soit imposée directement ou indirectement par un passeport vaccinal, une taxe pour les non-vaccinés ou par tout autre méthode savante concoctée par vos fonctionnaires ou vos experts en communication politique.

Votre gouvernement agit sur des prémisses qui prévalaient au début de la pandémie et qui datent de deux ans avec des taux de mortalité du virus d’origine. Nageant dans l’inconnu, devant des images terrorisantes nous provenant d’outre-mer, il était compréhensible de mettre tous nos espoirs sur l’arrivée des vaccins en juillet 2021.

Seulement voilà, deux ans plus tard, le virus a évolué et son plus récent variant Omicron, quoiqu’incroyablement contagieux, affiche des taux d’hospitalisations et de décès qui n’ont rien à voir avec le virus d’origine ou le variant Delta, par exemple. Si nous avions un système de santé un tant soit peu respectable, la situation ne serait pas aussi criante qu’elle ne l’est. Si on rappelait aux gens les risques d’hospitalisations et de décès par tranche d’âges, il est probable que cela aurait un effet rassurant. Au lieu de cela, on nous gave de l’état déplorable des conditions de travail dans les hôpitaux, ce qui, avouons-le, est sous votre entière responsabilité.

À ce moment-ci, ayant fait tout ce qu’elle a pu pour participer à l’effort collectif, la population vaccinée et non vaccinée est en droit de se demander pourquoi vous ne vous concentrez pas davantage sur l’état du système de santé plutôt que de vous obstiner à distraire la galerie avec une politique aussi divisive et polarisante que celle de la vaccination obligatoire.

Pour ma part, je trouve encore fascinant la facilité avec laquelle vous réussissez à en demander autant de tout le monde alors que de votre côté, les résultats n’y sont pas. Je ne m’étendrai pas sur le sujet mais on connaît tous les ratés de la gestion gouvernementale en santé : confusion autour du masque, refus des tests rapides, refus d’opter pour l’installation d’échangeurs ou de purificateurs d’air dans les écoles, doses de rappel tardive pour les plus vulnérables, etc.

Cela dit, avec ce que l’on sait maintenant, il est franchement temps de changer de ton et d’adopter des stratégies plus ciblées, d’utiliser vos précieuses ressources de façon optimale, et de vous concentrer sur la première des priorités : que les Québécois reçoivent en tout temps des services de santé auxquels ils ont droit. L’État-employeur en santé est nul; il est temps de lui trouver des remplaçants ou d’y injecter de la concurrence qui stimulerait les troupes tout en offrant de meilleurs environnements de travail aux soignants.

Il est bien dommage pour vous qu’après 40 ans de négligence de la part des politiciens tous partis confondus, cela tombe sur vous, mais c’est la vie. Oubliez pourquoi vous avez voulu devenir premier ministre; votre mandat est maintenant très clair. À savoir si les citoyens vous croiront, c’est une autre affaire, mais vous avez le devoir, là maintenant, de préparer une offre aux Québécois en matière de santé.

Ce changement de narratif et de direction vient avec une responsabilité : celle de faire acte d’humilité, de gouverner pour l’ensemble des Québécois (rappelons que votre parti a été élu avec 37.42% des votants), et de cesser de faire de la vaccination obligatoire un « wedge-issue » des plus ignobles.

D’abord, l’atteinte d’un taux de vaccination de 100% de la population n’est pas une stratégie sérieuse. Un, parce que ce taux est inatteignable, et deux, parce qu’une telle approche relève bien plus d’une stratégie de diversion et de division populiste indigne d’un gouvernement en état de gestion de crise.

Mettons-nous donc à jour.

UN BIEN DRÔLE DE VACCIN QUI N’EMPÊCHE NI D’ATTRAPER LE VIRUS NI DE LE TRANSMETTRE 


Un, le vaccin n’empêche pas quelqu’un d’attraper la COVID ni de la transmettre. Désolant pour ceux qui ne l’auraient pas encore réalisé, mais c’est ça pareil. En d’autres mots, les vaccins que les Québécois ont reçus n’empêchent en rien d’être contaminé par le virus ni de le transmettre à autrui. Un bien drôle de vaccin, oui! Jour après jour, on le vit, Omicron contamine nos familles et collègues doublement, parfois triplement vaccinés.

Vos promesses d’éradiquer le virus, celles de votre ministre de la Santé Christian Dubé, et du ministre Lionel Carmant, sont non seulement irréalisables, mais sont basées sur de fausses prémisses. Voici ce que la communauté scientifique nous apprend. Si on a déjà cru au début de la pandémie qu’un vaccin allait être « la clé pour enrayer la pandémie », il faut en faire son deuil. Le virus et ses variants seront là pour un bon moment. Et quand le nouveau Directeur de la Santé publique, le Docteur Boileau nous dit que « si tout le monde était vacciné, ça pourrait finir très vite », c’est malheureusement une fausseté.

PARENTHÈSE SUR L’EFFICACITÉ D’UN COUVRE-FEU


Autre fausseté : le Docteur Boileau, dans son tout premier avis écrit, écrit « Le couvre-feu semble avoir porté fruit puisqu’on a vu une stabilisation et une diminution des cas ». Malheureusement pour lui mais heureusement pour nous, une toute récente revue de littérature et méta-analyse provenant du John Hopkins Institute conclut ce qui suit :

« An analysis of each of these three groups support the conclusion that lockdowns have had little to no effect on COVID-19 mortality. »

Curieusement, le 30 décembre 2021, alors que le gouvernement décrète un couvre-feu au Québec, nous retrouvons sur le site du ministère de la Santé un communiqué intitulé « Pandémie de la COVID-19 – Plusieurs études démontrent les effets et l’efficacité d’un couvre-feu. »

Hmmm. Je vous laisse faire votre choix sur l’institution la plus crédible : le John Hopkins Institute ou le ministère de la Santé du Québec.

Fin de parenthèse.

LE VARIANT OMICRON QUI SE FOUT DES TAUX DE VACCINATION


Revenons à ce que nous avons appris sur l’évolution du virus depuis deux ans et le bien-fondé d’une stratégie de vaccination obligatoire alors qu’on est l’endroit qui a un des taux de vaccination les plus élevés sur la planète.

Le 21 janvier dernier, le ministre de la Défense d’Israël quadruple-vacciné (c’est 4 fois, ça!) reçoit un résultat positif à la COVID. Il est convaincu qu’il s’en sort bien à cause de ses 4 vaccins. Peut-être, mais il reste qu’il a eu la COVID.

Parlant d’Israël, le pays en est à promouvoir une 4e dose depuis le début de l’année 2022. Les vaccins, ils connaissent ça, et pourtant, les Israëliens n’échappent pas à la vague Omicron. (Source ici) Vous me direz que l’on ne peut comparer les pays dans le même espace-temps parce que les vagues n’arrivent pas tout à fait en même temps. Vous avez raison. Mais le but ici est de démontrer la puissance de contagiosité du variant Omicron, totalement indifférent au portrait vaccinal d’une région donnée. Voyez l’impressionnante courbe exponentielle!

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Une récente étude de Harvard et du MIT révèle même qu’une personne sur cinq ne recevra qu’une très faible protection contre le virus, même avec une série de vaccins incluant une dose de rappel. On doit comprendre par là qu’il y a des systèmes immunitaires qui sont plus faibles que d’autres et pour toutes sortes de raisons. Nous devons donc faire preuve d’humilité et réaliser une vérité qui fait mal : Peu importe la stratégie de vaccination, 20% de la population vaccinée ne sera protégée que très légèrement contre les variants de la COVID.

Vous voulez un exemple concret? Parlez-en aux infirmières. Certaines d’entre elles sont triple-dosées et vous savez quoi? Certaines ont eu la COVID deux fois. Deux fois !!!

De plus en plus de scientifiques l’affirment, de plus en plus de médecins (quand on ne les censure pas…) rapportent le résultat de plusieurs analyses partout dans le monde. Les « boosters » (3e, 4e, 5e doses…) n’éradiqueront pas le virus. Pas plus que les vaccins contre l’influenza n’ont réussi à l’éradiquer. Il semble bien que les solutions durables n’ont pas encore vu le jour, à part bien sûr, attraper le virus.

PARENTHÈSE SUR LA CENSURE : AMNISTY INTERNATIONAL


Parlant de censure, un article du Globe and Mail nous pointe vers une étude d’Amnesty International intitulée « Global attack on freedom of expression is having a dangerous impact on public health crisis ». Je vous en cite quelques bribes :

This study reveals how governments’ and authorities’ reliance on censorship and punishment throughout the crisis has reduced the quality of information reaching people.

The pandemic has provided a dangerous situation where governments […] attack people who have been directly critical or even attempted to look into their government’s response to Covid-19.

 « Reliance on censorship and punishment »… Bien sûr, nous ne sommes ni en Chine ni en Russie, mais l’auteur de l’article du Globe and Mail témoigne de ce qui se passe en Amérique du Nord.

Physicians were vilified for questioning government policies on lockdowns, masks, aspects of vaccines, mitigation or unproven treatments – the very things that were, of course, the subject of serious continuing scientific debate.

In some jurisdictions in North America physicians are threatened by their regulating boards with suspension or revocation of their medical licenses for spreading “misinformation,” forcing some doctors to have to choose between what they – rightly or wrongly – see as their patient’s best interests, and their own livelihood.

Un Collège de Médecins qui s’en prend à des médecins qui osent prendre la parole, ça vous dit quelque chose? Ou encore, un Collège des Médecins qui se met à faire de la politique pour « punir » davantage les non-vaccinés?

Un gouvernement qui sermonne des voix médiatiques qui le critiquent ou qui osent remettre en question le ton pontifiant des interminables conférences de presse, oui, on connaît ça… ici aussi.

Fin de parenthèse.

RETOUR SUR L’ÉVOLUTION DU VIRUS ET SUR LA NATURE CHANGEANTE DU VACCIN


Pour en rajouter sur la Covid, l’Organisation mondiale de la santé estime que plus de 60% des Européens auront été contaminés par Omicron d’ici le 1er mars 2022. C’est dans un mois, ça.

Un petit coup d’œil sur le verdict du marché? Forbes rapporte que l’action de la pharmaceutique Moderna a perdu 130 MILLIARDS $. La raison? Les scientifiques trouvent que les « boosters » ne réduisent pas la contamination Omicron.

En août 2021, la directrice de la Santé publique en Israël, le docteur Sharon Alroy-Preis rapporte qu’ils ont effectivement vu une diminution de l’efficacité du vaccin à 40% chez les individus qui auraient été vaccinés depuis plusieurs mois.

« We see a drop in the vaccine effectiveness for those who have been vaccinated early on. »

On parle ici d’un constat émis avant l’arrivée de Omicron que l’on sait extraordinairement plus contagieux. Imaginez… Selon le docteur Alroy-Preis,

“What we saw prior to our booster campaign was that 60 percent of the people in severe and critical condition were immunized, heavily immunized, fully vaccinated,” she said. “And 45 percent of the people who died in the fourth wave were vaccinated.” 

Quarante-cinq pour cent (45%) des gens qui sont décédés de la COVID avant août 2021 étaient pleinement vaccinés… Quel constat décourageant…

Aux États-Unis, en août 2021 également, la Dr. Rochelle Walensky, directrice de la CDC fait état de la valeur des vaccins. Rappelons que la planète n’a pas encore côtoyé Omicron. Nous sommes dans la vague Delta ici.

« Les vaccins fonctionnent très bien avec Delta pour ce qui est de diminuer la sévérité de la maladie, les hospitalisations et les morts. Mais ce qu’ils ne peuvent pas faire, c’est de prévenir la transmission. »

Peut-on s’étonner de la confusion engendrée par toutes ces nouvelles? Cela dit, si au tout début de la pandémie, le vaccin était vu comme « le sauveur », beaucoup ont déchanté depuis, bref, ce qu’on observe rend perplexe pour qui tente de comprendre.

Par exemple, les cycles de contagion du virus et de ses variants semblent carrément se foutre du taux de vaccination d’une population donnée. On connaît l’exemple du Québec. Nous sommes probablement l’endroit au monde le plus vacciné et même le plus confiné et pourtant… Omicron ne nous a pas épargnés. Faisons-nous mieux que les provinces voisines? Il semble bien que non. Regardez plus bas la courbe des décès du Québec depuis le début de la pandémie.

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Les comparaisons entre pays pleuvent mais globalement, il est difficile de ne pas y voir ceci : vacciné pas vacciné, confiné pas confiné, couvre-feu ou pas, passeport vaccinal ou pas, les courbes de contagion se comparent et quand on y passe, c’est du solide si le système de santé ne répond plus comme c’est le cas au Québec.

CONSTAT #1 – LA POLITIQUE DE VACCINATION OBLIGATOIRE (« vaccine mandate ») A ATTEINT SA LIMITE


Désormais, affirmer que le vaccin (en tout cas le vaccin à ARN messager) peut éradiquer le virus est une fausseté. Si on ne le savait pas au début, on le sait maintenant.

En reconnaissant que les vaccins n’empêchent ni d’attraper le virus ni de le transmettre, une question s’impose? Puisque les vaccinés attrapent et transmettent la maladie, pourquoi faire tant de cas d’un si faible pourcentage de la population qui refuse, pour toutes sortes de raisons, de se faire vacciner?

Les deux raisons qui auraient pu justifier la vaccination obligatoire est que le vaccin protège de la contamination (si on est vacciné, on ne peut pas attraper le virus) et que le vaccin empêche la transmission. Ce n’est pas le cas. Voyez la vague Omicron.

Autres questions légitimes. Pourquoi et en quoi les compagnons de route Trudeau et Legault peuvent prétendre à une fausse hauteur morale quand on est rendus à séparer dans les classes les jeunes vaccinés et non vaccinés et qu’on interdit aux seconds de participer à des activités sportives? Come on, man! Faut-il rappeler les insignifiants taux de risque d’hospitalisations et de décès dans cette tranche d’âge?

Comment nos décideurs et influenceurs médiatiques peuvent-ils prétendre avoir le monopole de la sagesse dans un contexte aussi flou et évolutif? Quand, bien souvent, ils ne sont pas ceux qui en paient le prix? Que dire des générations plus jeunes qui n’ont cessé d’entendre qu’ils étaient possiblement la cause du malheur de leurs parents ou grands-parents. Quelle image a-t-on projeté de l’école? Un centre de contagion? De décès? D’anxiété?

Comment ne pas se scandaliser d’énoncés publiques d’artistes, de chroniqueurs qui à peu de choses près, trouvent « normal » de priver les jeunes autant? Je n’oublierai jamais la phrase prononcée à une heure de grande écoute (lire TLMEP) par une artiste bien connue. Ça ressemblait à ceci : « C’est normal tout ça les sacrifices qu’on leur demande. Les jeunes s’adaptent à n’importe quoi. Moi, je ne veux juste pas que mes petits-enfants me tuent! » Bouleversant… Je ne suis définitivement pas « wired » pour ne pas me scandaliser devant autant d’insensibilité.

Une politique de vaccination obligatoire à l’ensemble de la population a des coûts énormes et n’est souvent pas la politique la plus payante. En effet, pourquoi avoir priorisé les enfants 5 à 11 ans au mois de décembre, alors qu’un meilleur jugement aurait peut-être été d’accélérer la 3e dose chez les patients plus vulnérables? Pourquoi, dans un contexte de rareté de ressources, sommes-nous incapables d’avoir des politiques qui ciblent les plus vulnérables? JAMAIS!!! C’est exaspérant.

Non. Une vaccination obligatoire mur à mur à triple, quadruple doses n’est pas un objectif réaliste et sain. Pour les raisons énumérées plus haut d’abord, mais surtout parce que cette obsession est terriblement génératrice d’effets pervers absolument dévastateurs : sur la santé publique au sens large, sur le plan social, économique et je dirais même politique.

Persister dans l’obligation vaccinale mur à mur dénoterait un manque de jugement flagrant du premier Ministre et une incapacité de se doter d’une politique d’allocation optimale des précieuses ressources en santé.

Enfin, au point où on en est, la seule question valable à laquelle doit répondre le gouvernement est celle-ci :Quelle est la valeur ajoutée à investir autant d’énergies dans une stratégie aussi polarisante, qui n’est justifiée ni socialement ni politiquement?

D’autres provinces comprennent plus vite que le Québec l’état de la situation. La stratégie COVID-zéro n’est plus possible. Jusqu’à présent, pour les « experts » ou « conseillers politiques médiatiques », l’heure de libérer au moins les jeunes et d’ouvrir les commerces ne viendra jamais. Seulement, le risque zéro n’existe pas. L’éradication du virus n’est pas possible. On devra vivre avec. Et l’obligation de même que le passeport vaccinal ne font qu’entretenir une plus grande méfiance envers les autorités sanitaires et gouvernementales.

Finissons-en. Les coûts sociaux et économiques d’entretenir une politique aussi polarisante sont énormes. L’obligation vaccinale et tout ce qui s’en suit (passeport vaccinal, impôt-vaccin, congédiements pour cause de ne pas être vacciné) n’est que l’expression d’une politique de diversion qu’a choisie le gouvernement du Québec pour éviter d’assumer lui-même sa part de responsabilités.

Si les Québécois et Canadiens ont été dociles de façon exemplaire depuis le début de la pandémie, le Freedom Convoy nous révèle qu’une bonne partie de la population n’est pas docile à temps plein. Au Québec, non seulement les mesures briment des droits de circuler des non-vaccinés, mais « écoeurent au plus haut point » les vaccinés aussi. Conséquence d’une politique bien-pensante dont les porteurs se sentent investis d’une fausse hauteur morale, plusieurs vaccinés sont maintenant dans le camp d’une liberté de choix par rapport au vaccin, tellement ils sont écoeurés, eux aussi, des restrictions sanitaires.

CONSTAT #2 – IL EST URGENT DE METTRE FIN À LA POLITIQUE DU MÉPRIS ET DES BOUCS-ÉMISSAIRES


Legault fonctionne bien quand il réussit à imposer ses idées. Plus souvent qu’autrement, il réussit à obtenir l’adhésion du grand nombre. Au début de la pandémie, les Québécois lui ont fait confiance. Solidaires, taux de vaccination exemplaire, docilité dans le confinement, on nageait dans l’inconnu et dans un contexte qui nous présentait des images horrifiantes.

Le problème avec les frères d’armes que sont devenus François Legault et Justin Trudeau, c’est que la population n’est pas soumise et docile à temps complet. On l’a vu en fin de semaine avec le convoi des camionneurs auquel s’est greffé, malgré de grands froids, de nombreux concitoyens venant de partout au Canada.

La réaction du premier ministre canadien Trudeau? En gros, ces gens ne sont qu’une frange minoritaire qui tient des propos inacceptables. La réaction de François Legault? Rien vu encore. La réaction des opinieux médiatiques? On espère de la casse, des dérapages et ce sera toujours les conservateurs qui auront l’air fou. Ils vivent un suspense fou et scrutent à la loupe le fil Twitter pour y déceler des gestes inappropriés de la part des manifestants.

Ajoutons-y le fait que selon certains d’entre ces élites qui savent bien écrire, ces camionneurs sont des édentés idiots qui peinent à s’exprimer intelligemment. Plus bel exemple d’une communauté de travailleurs qui est passé de héros à zéro du fait qu’ils veulent préserver la liberté d’être vacciné dont ils ont bénéficié depuis le début de la pandémie.

Bref, peu d’entre eux s’interrogent sur la légitimité, la pertinence et l’utilité d’une politique qui pour le ministre de la Saskatchewan Scott Moe, est un non-sens. Voici quelques extraits de ce qu’il a publié sur Twitter dimanche.

« Vaccination is not reducing transmission, the current federal border policy for truckers makes no sense. An unvaccinated trucker does not pose any greater risk of transmission than a vaccinated trucker.

That is why my government supports your call to end the cross-border ban on unvaccinated truckers and it is why, in the not-too-distant future, our government will be ending our proof of negative test/proof of vaccination policy in Saskatchewan.”

Rex Murphy, un chroniqueur que j’adore, en est un qui s’indigne d’un Trudeau qui juge « inacceptable » le point de vue des camionneurs:

“Unacceptable views?” Are we in China now?

That statement of his made me genuinely wonder: have those who rule us forgotten the basis of their rule? The leaders of a democracy do not have “excommunicatory” competence. They do not get to declare what is a “fringe minority.”

There is a voice within this protest, a voice beyond the owner of the hands on the wheel, beyond the cheers coming from the side of the road or from the highway overpasses. A voice coming from the less comfortable in society, the perennially less seen or regarded. It’s the voice of dutiful, working citizens whom the past two years of shutdowns, loss of work or severe reduction of income, all kinds of pressures and anxieties, have worn them down. The truckers are emblems, stand-ins for these Canadians.

Le duo Trudeau/Legault (et à ce compte-là certains chroniqueurs qui l’ont pas mal facile ces temps-ci) n’a-t-il pas suffisamment d’expérience pour savoir qu’il n’est jamais payant à long terme de mépriser certaines franges de la population (et leurs lecteurs) avec lesquels ils ne sont pas d’accord?

Le mouvement souverainiste a payé cher la sortie de Lise Payette lorsqu’elle a parlé des partisans du NON comme des « petites Yvettes des manuels scolaires ». Autre exemple : l’expression « Basket of Deplorables » qu’utilise Hillary Clinton à la fin de sa campagne présidentielle de 2016 pour qualifier les partisans de Trump. Ça ne lui a pas servi.

Une chose est sûre.. Même un politicien peu doué devrait réaliser aujourd’hui qu’il a lui-même contribué à créer des camps qui ne font rien pour faire avancer la Santé publique. Que les abus de pouvoir (government overreach) ne sont pas payants. Reste à savoir s’ils auront le courage de trouver les mots pour apaiser cette colère qui s’exprime aussi violemment dans un camp comme dans l’autre.

CONSTAT #3 – IL EST POSSIBLE D’ÊTRE POUR LA VACCINATION MAIS ÊTRE CONTRE LA VACCINATION OBLIGATOIRE À 100% DE LA POPULATION 


Si la vaccination obligatoire et une couverture de 100% de la population ne peut se justifier pour les raisons évoquées plus haut, la double vaccination et une dose de rappel semble indiquée selon les virologues, à ce moment-ci, mais de façon ciblée, pour certaines clientèles bien spécifiques.

Ce qui se dessine est que ce vaccin, qui n’en est pas un finalement pour ce qui est de protéger contre la contagion, agit plus comme un outil qui fait diminuer la probabilité d’en décéder. C’est quand même pas négligeable.

Une compilation de l’Université d’Oxford a compilé les taux de décès en tenant compte du statut de vaccination : non-vacciné, pleinement vacciné (2 doses), vacciné avec dose de rappel (booster). Selon leurs chiffres, en Suisse, le taux de mortalité d’un double-dosé qui est atteint de la COVID est 9 fois inférieur à celui d’un non-vacciné. Ajoutez à cela que les décès surviennent en très grande majorité chez les personnes âgées de 60 ans et plus et vous auriez là, des éléments d’une politique publique intelligente et plus ciblée.

En effet, il a été démontré que les doses de rappel protègent au moins les plus vulnérables de complications sévères à la suite de la COVID ou de ce que certains appellent la COVID longue.

Je suis donc triple-vaccinée et Denis l’est aussi, étant tous les deux dans une catégorie d’âge plus à risque de complications sévères et de décès.

Il est donc possible d’être contre la vaccination obligatoire mais d’être pour la vaccination des gens plus à risque (obèses, personnes plus âgées, personnes immuno-supprimées, etc.) Les enfants? Il y a de ces pays qui sont extrêment prudents. Exemple: La Norvège. Pourquoi sommes-nous si entichés de vacciner nos enfants de façon obligatoire?

Norwegian government refuses to recommend Covid vaccines for children – A vaccine will be offered to children aged 5–11 if so requested by their parents or guardians. This vaccination is provided on a voluntary basis, and there is no general recommendation to vaccinate all children in this age group.

Ce qui est farfelu pour les experts que j’ai longuement écoutés sur des podcasts spécialisés en santé publique, c’est cette idée d’avoir une dose de rappel si vous avez eu la COVID. En réalité, attraper Omicron est le meilleur booster que vous puissiez vous offrir, en espérant que les effets ne soient pas trop lourds de conséquences.

Oublions donc cette idée d’obliger une 3e dose à ceux qui ont contracté le virus pour la seule raison de faciliter la gestion gouvernementale du passeport vaccinal. Non seulement inutile, mais stupide, coûteux et complètement farfelu, selon les experts.

Dans un contexte de rareté de ressources humaines et de décrépitude du système de santé, ne serait-il pas plus intelligent d’appliquer une politique de vaccination optimale qui aurait davantage ciblé les plus vulnérables? Quand on constate le délestage, les retards à diagnostiquer des cas de cancers, les plus de 150 000 personnes qui attendent une chirurgie, peut-on seulement s’interroger sur l’efficience de la stratégie gouvernementale en matière de vaccination? De telles questions peuvent-elles se lire dans les pages de nos quotidiens traditionnels?

Selon le directeur de l’OMS Hans Kluge « avec l’explosion du nombre des contaminations, il s’agit désormais de modifier les politiques publiques pour « minimiser les perturbations et […] protéger les personnes vulnérables », et non plus de se focaliser seulement sur la diminution de la transmission.

L’URGENCE DE CHANGER DE NARRATIF


Sortir les gens et les groupes d’influence pro-vaccin-mur-à-mur de leur torpeur ne sera pas facile.

Mais à voir les questions d’un sondage d’hier, j’ai bien peur que le gouvernement lui-même n’ait rien compris du besoin de changer de narratif pour tenir compte du nouveau contexte créé par Omicron.

J’inclus ici les gens qui ont le privilège de bénéficier d’une tribune médiatique et qui ne réalisent pas la responsabilité qu’ils ont de ne pas jeter de l’huile sur le feu inutilement et d’accentuer les antagonismes.

Personne n’est savant. On recherche tous la vérité et on a tous soif de comprendre ce qui se passe. Mais sérieusement, si cette pandémie a démontré quelque chose, c’est que certains des influenceurs médiatiques et politiques ont déçu. Pour ma part, vraiment vraiment déçu.

Je suis rendue à la page 10 de ce mini-essai alors je m’arrête ici. J’aurais voulu donner mes idées sur la forme que pourrait prendre un nouveau narratif mais je garderai ça pour une prochaine fois.

Peace. Take care. Live and let live.

P.S. Et parlant de solutions durables, il semble y avoir un débat entre les virologues qui opposent les vaccins ARN-messager (qui présentent au corps humain seulement une partie du virus, soit les pics) aux vaccins qui présentent un échantillon du virus complet (comme autrefois, quoi…) On s’obstine à savoir lequel des vaccins offre la meilleure protection et stimule de façon durable le système immunitaire. Si je comprends bien, ce ne sont pas les vaccins ARN-messager qui arrivent en premier. À suivre…

Ça suffit, M. Legault!

Monsieur Legault,

Je ne fais pas partie de vos partisans. Et je n’ai aucune confiance en votre gouvernement pour ce qui est de la gestion de la pandémie. Je ne ferai pas l’étalage des nombreuses raisons ici mais la principale est que vous avez voulu, dans les premiers mois de votre mandat, prioriser le nationalisme identitaire, au lieu de prioriser ce qu’il fallait : régler le piètre état du système de santé québécois. Aujourd’hui, nous payons tous pour ça.

Cela dit, je ne m’étale pas davantage sur ces raisons parce que ce soir, il y a plus urgent. Votre gouvernement « spin » qu’il y aura bientôt couvre-feu et confinement. Votre soi-disant cellule de crise, qui par ailleurs, n’a plus aucune crédibilité, a déjà procédé à la fermeture d’entreprises, sans aucune consultation externe ni démocratique. Sachant que pour vous, la solution est un 3e vaccin, vous n’avez même pas encore prévu à temps les ressources pour cette vaccination de masse. Autre échec. Les tests rapides? Votre stratégie est loufoque. Quel gaspillage!

Vous êtes chanceux. Vous parlez « Québécois » comme les gens aiment l’entendre et votre ton paternaliste plaît encore. Les sondages sont encore de votre côté.

Mais ce soir, voyez-vous la goutte qui fera déborder le vase? Sentez-vous le chaos, la confusion, l’exaspération et parfois même la terreur que vos discours engendrent chez les gens les plus sensibles et vulnérables? Les jeunes? Les parents? Les chefs d’entreprises qui ont pratiquement tout perdu? Sentez-vous que ce climat de quasi-terreur que vous produisez, crée un précédent qu’il sera difficile de calmer? N’avez-vous aucune sensibilité ou de sens de l’État? Réalisez-vous qu’à présent, ce soir, l’excès risque davantage d’être l’ennemi du bien?

Ça suffit!

Depuis le début, et bien malgré nous, nous sommes nombreux à comprendre les vraies raisons des mesures sanitaires : sauver le système de santé. Parce que nos gouvernements ont failli. Ils y ont été indifférents. Rien de moins. Ils préfèrent s’improviser entrepreneurs, proposer de nouvelles visions du monde, se monter des bateaux, espérer le vert plus vert, et le bleu encore plus bleu. Parce que vous, vous y êtes indifférent. Vous aimez juger aux résultats. Je me permets de juger aux résultats. Ils n’y sont pas. Ou peut-être êtes-vous impuissant sans vous permettre de l’avouer publiquement. Ce ne serait pas payant électoralement, bien sûr. Oublions ça, alors.

Depuis le début, nous sommes également nombreux à juger de la situation en fonction du nombre d’hospitalisations et de décès. N’était-ce pas ça, la raison de nous couper de toute vie sociale, économique et culturelle? Sauver le système de santé, n’est-ce pas?

Or, pour ces raisons très exactement, les mesures draconiennes de confinement, de couvre-feu et de fermetures ne sont pas justifiées à ce moment-ci. Pas pour sauver le système de santé. Regardez les courbes. Regardez ce qui se vit ailleurs, si vous en êtes capable. Sortez du dôme. Élevez-vous. Comme un homme d’État doit le faire et non plus comme un paternel qui croit encore que sa progéniture est trop jeune et peut-être pas suffisamment éduquée pour comprendre ce qui se passe réellement.

Vous avez effrayé la population à un tel point d’asphyxie. Il vous faut vous secouer et changer de registre.

Maintenant.

Les courbes d’hospitalisations et de décès ne suivent pas la courbe des cas. On le voit bien: Le décompte des cas est moins pertinent qu’il ne l’était. Vous avez une population qui accepte de se faire vacciner, plus que partout ailleurs sur la planète. Des médicaments pour contrer les effets sévères du virus sont sur le point d’apparaître sur le marché. Voilà ce qui pourrait faire sortir les gens et la classe politico-médiatique de leur torpeur.

Alors, ça suffit.

Car la vérité, elle est clairement exprimée par les gens qui écoutent ceux qui savent et qui n’y comprennent plus rien aux prétentions de votre équipe de politiciens et de communicateurs. Et lâchez-nous « la Santé publique ». On le sait maintenant. Elle est plus politisée que jamais.

Le précédent que vous avez créé par votre harcèlement médiatique est dévastateur. Tantôt, va-t-on confiner et interdire l’accès aux centres de personnes âgées parce qu’il y a 2 cas de gastro? On me raconte que c’est déjà le cas. Vous voyez ce que je veux dire? Et l’an prochain, lorsqu’on aura une solution pour traiter ce virus malfaisant, va-t-on confiner lorsqu’il y aura une vague de grippe? Pour « sauver le système de santé »?

Assez!

Ne réalisez-vous pas le précédent que vous créez en recourant trop facilement à des mesures extrêmes et radicales de la sorte ? En utilisant et en jetant continuellement de l’huile sur le feu, même quand on aurait intérêt à présenter l’ensemble des scénarios et non pas seulement les scénarios des plus pessimistes?

Secouez-vous, bon sang! Et cessez de croire que nous sommes encore tous des Québécois soumis et dociles face à une autorité aussi irrationnelle, chaotique et franchement indigne du plus petit d’entre nous. Le catéchèse des conférences de presse? Arrêtez ça.

Enfin, non au confinement. Non à un couvre-feu. Non à la fermeture des commerces.