Santé: Révision du Plan Dubé (webinaires)

Voici ma contribution au Webinaire organisé par l’Alliance des patients. Mon intervention est à 9:40. Également la très intéressante Dr Ruth Vander Stelt, porte-parole du Réseau québécois des médecins pour la décentralisation du système de santé à 30:45. Je vous suggère d’ailleurs de faire une recherche sur Google avec son nom. Plusieurs articles intéressant.

Je vous invite également à écouter Michel Clair sur cette vidéo à 10:10. Ce qui est intéressant dans cette présentation est la façon dont Michel Clair propose de décentraliser le système de santé, particulièrement les services sociaux. À 27:00, il y a aussi Jonathan Lapierre, maire des Îles-de-la-Madeleine et préfet de la MRC Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine qui explique en quoi l’extrême centralisation que les gouvernements ont implantée dans les dernières décennies rende très difficile l’accès aux soins.

Colloque du Parti conservateur du Québec sur le système de santé

Aujourd’hui, 30 avril 2022, je participais à la portion « panel » d’un Colloque sur la santé organisé par le Parti conservateur du Québec. Pour les intéressés, voici ma présentation Powerpoint

Le mercredi précédent, j’avais été invitée à faire une présentation dans le cadre de Webinaires organisé par l’Alliance des patients et le Regroupement de médecins du Québec pour la décentralisation du système de santé.

Pour les intéressés, voici la présentation Powerpoint: DécentralisationPDF

Le retour de Jean Charest?

Jean Charest se présente donc pour être le chef du Parti conservateur du Canada. Ce matin, Dominic Maurais m’invitait à son émission pour parler de ce qui risque de se passer dans ce parti, à mon sens, fragilisé par des factions régionales qui mineraient la possibilité du parti de s’étendre « coast-to-coast ». (Peu importe le chef, il devra évacuer de façon définitive l’aspect social-religieux des orientations du parti).

Je n’étais pas tout à fait prête pour parler de ce sujet (j’avais préparé autre chose), mais somme toute, ça donne une conversation qui ressemble à un échange de réflexions à voix haute sur toutes sortes de choses. Comme probablement vous, j’en suis à l’étape d’observer les possibles candidats, tenter de détecter leurs principes, qui ils sont exactement, et surtout quelles sont leurs réalisations dans le passé. etc.

Pour les intéressés, voici le lien vers mon entrevue de ce matin à l’émission de Maurais.

Je vous soumets également un lien vers un ancien blogue que j’écrivais en 2010. C’était une lettre ouverte à Jean Charest ou je lui demandais de donner sa démission (j’étais un p’tit peu plus cinglante à cette époque).

Ce qui est intéressant dans le blogue, ce sont les 2 articles au bas de André Pratte (le même qui écrivait récemment dans le National Post que Jean Charest était un véritable conservateur) et de Alain Dubuc. Le constat était clair. Son mandat était un échec. Que ce soit sur la santé (souvenez-vous, sa première priorité des priorités), la construction, les accommodements raisonnables, la supposée réingénierie de l’État québécois, la gestion des finances publiques, etc.

Pour vous donner une idée, j’avais rapporté un sondage portant sur l’opinion des hauts dirigeants d’entreprises du Québec. Leur appréciation de Jean Charest? 3.9/10. Lisez ici.

Une des phrases de l’article d’Alain Dubuc cité dans mon blogue et qui résume tout.

S’il y a un fil directeur dans chacun des dossiers où  le gouvernement s’est rendu impopulaire, c’est le flou et l’inaction. Cette passivité, on l’a vue à l’oeuvre …

En fait, avec le recul, mon analyse de l’an dernier était sans doute inexacte. M. Charest ne semble pas vraiment avoir une double personnalité, parce qu’il y en a une qui domine vraiment l’autre. Les apparitions du bon Jean Charest sont hélas trop rares et de courte durée. Le vrai Jean Charest, c’est bien davantage le premier ministre absent d’un gouvernement léthargique. Et c’est dommage. »

Vous pouvez également faire une recherche sur « Jean Charest » sur mon blogue. Comme on dit parfois, les gens sont ce qu’ils sont. Ils ne changent pas vraiment avec le temps.

ET VOUS, VOUS AURIEZ FAIT QUOI LE 30 DÉCEMBRE 2021?

Avant de parler de cette question lancée récemment au chef du PCQ, laissez-moi vous faire part d’un petit quelque chose qui m’agace.

Il y a un nouveau « spin » chez quelques-uns de nos chroniqueurs médiatiques. Après avoir qualifié bon nombre de leurs concitoyens d’édentés, de covidiots, d’antivax, de non-vaccinés égoïstes, de sous-éduqués trumpistes d’extrême-droite, de nazis!!!, etc., voilà maintenant que ces grands observateurs définissent une nouvelle ligne de fracture dans nos sociétés : l’axe rationnel/irrationnel.

L’AXE RATIONNEL/IRRATIONNEL ET LA THÈSE DES UNIVERS PARALLÈLES

C’est du moins ce que nous propose la sociologue-animatrice-productrice Marie-France Bazzo dans son article La Brèche publié le 19 février dernier dans La Presse. Estomaquée devant la colonne de camionneurs qui s’est amenée à Ottawa, probablement renversée d’y voir autant d’adhésion dans la population dite ordinaire, Bazzo nous offre une savante explication.

« … on a aussi vu surgir une fracture totalement nouvelle, qui nous saute aujourd’hui au visage : l’axe rationnel/irrationnel. (…) L’irrationnel est très bien organisé, et a pour but de déstabiliser les institutions démocratiques. Pourquoi ce nouveau clivage est-il inquiétant ? C’est qu’il n’est plus ici question de visions différentes qui s’affrontent, mais du réel contre un monde parallèle. »

« Ne répétons pas l’erreur et l’affront de les ignorer, de les sous-estimer ou de les railler. Ils sont dangereux, toxiques pour des démocraties déjà très poquées. », ajoute-t-elle en conclusion de son article.

Dans sa tentative de s’expliquer les « convois de la liberté » (à mon avis, elle n’y arrive pas), Isabelle Hachey en rajoute.

« Bref, la faille créée par le séisme pandémique ne sépare pas les Québécois entre bourgeois et prolétaires. Elle semble bien davantage diviser la société en deux nouveaux camps.

L’un rationnel. L’autre pas. »

Voilà. C’est dit. Aussi simple que ça. Facile, non?

Y a-t-il des gens profondément affectés par le climat de peur, de terreur même, induit par la gestion de la pandémie? Par un dégoût profond des politiques sanitaires jugées radicales? Très certainement. Au point de devenir presqu’obsessivement adeptes de thèses complotistes? Absolument. Mais à mon avis, ce n’est pas ce que la très grande majorité des manifestants représentent et traiter de la chose comme si ce l’était n’est franchement pas honnête mais des plus simplistes.

QUI EST IRRATIONNEL AU JUSTE?

Hachey nous rappelle qu’en 1885, lors de l’épidémie de variole, des manifestants avaient pris d’assaut les rues de Montréal. « La résistance aux vaccins existe depuis que les vaccins existent », nous dit-elle. « Et les théories du complot, depuis bien plus longtemps encore. »

Sachant cela, dites-moi, comment peut-on justifier de « rationnelle » la politique de vaccination des gouvernements qui obligeait certains corps d’emploi, sinon, la population tout entière à être vaccinée? Dans une province qui atteint des niveaux inégalés de vaccination. Ne pourrait-on pas qualifier « d’irrationnels » ou de « vivre dans un univers parallèle », les gouvernements et les médias qui les ont aveuglément appuyés dans leur obsession de la vaccination obligatoire et à leur guerre aux antivax?

Qui vit dans un monde imaginaire ici? Qui est irrationnel? Qui ignore les lois les plus élémentaires de la politique du réel? Qui a été dans l’incapacité d’appréhender les conséquences d’une telle intransigeance? Qui a « bluffé » et a dû reculer?  Qui a fait appel aux plus bas instincts de l’humain à qui on a fait croire qu’il était en guerre contre son prochain?

Et puis, y aura-t-il un moment dans l’histoire ou on pourra analyser froidement la contribution des gouvernements et des médias aux divisions, aux antagonismes, aux déchirures qui découleront du mépris, de l’isolement, de l’incompréhension des influenceurs politiques et médiatiques?

Rajoutons-en une couche. Qui sème l’irrationnel quand on continue d’encourager les mesures sanitaires extrêmes (confinement, couvre-feu, fermeture de commerces) chez les gens doublement vaccinés? On est protégé ou on l’est pas, non? Et si on s’obstine dans des mesures aussi punitives, peut-on soupçonner qu’il y a, derrière les sorties gouvernementales, des objectifs de diversion dont les médias se sont faits largement complices? Cela fait-il de moi qui le pense sincèrement, une complotiste?

UNE GESTION DE LA PANDÉMIE TOTALEMENT IRRATIONNELLE

Il n’y avait rien de rationnel, de logique, de scientifique, d’équitable et de juste dans la gestion de la pandémie par notre gouvernement caquiste. Reconnaissons-le. La pandémie a été gérée à coups de sondages et puisque les Québécois sont de grands émotifs et plus âgés qu’ailleurs, elle a été gérée émotivement plutôt que rationnellement.

Nécessairement, nous allions avoir des politiques uniformes, mur-à-mur, gérées par l’appareil public fonctionnarisé, des politiques mal ciblées, et ultimement punitives. Nécessairement, nous allions avoir une approche paternaliste ne laissant aucun espace de liberté à des citoyens apparemment incapables de juger de leur propre risque et de faire preuve de solidarité si elle n’est pas imposée par leur Gouvernement.

Le Québec est possiblement l’endroit au monde où il y a eu le plus de confinements, de fermetures et de couvre-feux. Paradoxalement, cela ne semble pas se refléter pas dans notre bilan en termes de décès. Pire, parce qu’un grand nombre de nos scientifiques et intellectuels sont encore frileux pour prendre la parole et dénoncer les erreurs de nos gestionnaires, on peine à voir les lourdes conséquences des insanités sanitaires de nos gouvernements. Ça s’en vient.

Ce qu’on appelle la « Santé publique », quant à elle, s’est vue instrumentalisée, politisée et réduite à sa plus simple expression en confinant son rôle à des graphiques sur le nombre de cas. Quel échec!

ET POURTANT…

Il y aurait bien eu moyen de gérer différemment la pandémie de façon prudente, intelligente, logique et bienveillante en assurant ainsi une adhésion de la population tout en ne sombrant pas dans des stratégies polarisantes et divisives. Plutôt, on a opté pour des approches populistes, pour un état d’urgence qui ne se justifie absolument pas, et pour une oblitération complète de toute forme d’opposition. Si on veut s’inquiéter de la déstabilisation de nos institutions et de nos démocraties, « chais pas », Marie-France et Isabelle, mais je commencerais peut-être par là, non? Ça ne vous gêne pas? Pas du tout de voir un état d’urgence qui s’éternise à ce point et qui n’existe qu’au Québec?

Car toute tentative de remettre quoique ce soit en question est tuée dans l’œuf. Si ailleurs qu’au Québec et dans le monde, les stratégies gouvernementales pouvaient être vertement débattues, au Québec, les élites pensantes, celles qui sont censées réfléchir et contribuer constructivement à la réflexion, celles qui sont censées « contextualiser », eh bien, elles se sont tues. Elles ont fait preuve de faiblesse et de lâcheté, déshonorant leur métier. Au Québec, on ne débat pas.

C’est donc l’omerta, l’unanimisme, un accord complet en appui au gouvernement. Scientifiques, analystes, médias, gens d’affaires, intellectuels, professionnels de la santé : tous, à quelques exceptions près, se sont tus ou se sont fait taire. Et on s’étonnerait du faible niveau de confiance des citoyens envers la classe politique?

Le résultat? Une partie de la population qui vit encore dans une peur irraisonnée et qui s’isole, des jeunes extrêmement pénalisés par des mesures qui ne se justifient pas en fonction de leur niveau de risque, des parents qui n’y comprennent rien à ce qu’on impose à leurs jeunes, des entrepreneurs qui perdent un patrimoine durement acquis, des familles déchirées et des amitiés qui s’effritent.

IL EST OÙ LE DANGER?

Alors dites-moi, Marie-France Bazzo, il est où le danger? Honnêtement, quels sont les facteurs qui ont ajouté à la « toxicité pour notre démocratie déjà très poquée » comme vous dites?

Avant de blâmer encore une fois une population qui se faisait dire à peu près n’importe quoi, je vais m’aventurer à proposer une partie de la réponse. Le danger, la toxicité, ils sont le fruit :

  • D’avoir renoncé à une transparence complète par rapport aux décisions sanitaires.
    • Si on peut excuser ce qui s’est fait en 2020 parce que nous baignions alors dans l’inconnu, on sait maintenant qu’à partir de 2021, et surtout dès la phase de vaccination, la plupart des décisions étaient basées sur des sondages.
  • D’avoir constitué une cellule de crise essentiellement composée de politiciens et de gens en communication plutôt que d’avoir véritablement misé sur l’avancement et surtout la reconnaissance des connaissances sur tout ce qui entoure la COVID.
    • Combien d’expertises, de sages conseils, de pédiatres, de travailleurs sociaux, de médecins, représentants du milieu des affaires, ont été ignorés?
    • Pourquoi ne pas avoir créé une cellule de crise multidisciplinaire qui sache intégrer dans la prise de décision politique l’ensemble des vecteurs de la santé publique (santé physique, santé mentale) et de l’économie.
  • D’avoir instrumentalisé les équipes de Santé publique en réduisant leur rôle à celui d’un endosseur des volontés politiques.
    • La Santé publique aurait dû être l’instrument privilégié pour transmettre à la population toute l’information pertinente dont elle avait besoin : tableau sur les risques selon l’âge, veille sur différentes approches dans le monde, pédagogie sur les différents vaccins, etc.
    • En ce sens, elle aurait dû avoir ses propres conférences de presse lorsqu’elle le jugeait nécessaire.
  • D’avoir renoncé à solliciter toutes les énergies vives de la société pour répondre aux besoins.
    • Comment se fait-il que des médecins et des infirmières d’un système déjà en compote aient été tant sollicités pour la vaccination?
    • Pourquoi ne pas avoir délégué davantage au secteur privé, aux pharmacies, aux étudiants par exemple?
    • Pourquoi ne pas, comme le suggère Normand Rousseau dans cette intéressante entrevue, avoir sollicité les ordres professionnels pour les obliger à pondre une solution concertée qui aurait maximisé les services?
    • Pourquoi avoir consciemment choisi des ressources du monopole public avec pour conséquence, avoir ajouté à la déjà très longue liste d’attente en chirurgies?
  • De la faiblesse des journalistes de la tribune parlementaire et des médias à présenter une information qui aurait fait honneur à leur profession.
    • En réalité, ils ont maladivement adhéré à l’unanimisme ambiant et amplifié parfois inutilement des peurs qu’il est difficile aujourd’hui de calmer.
    • N’est-il pas curieux que les médias traditionnels qui se vantent d’être le 4e pouvoir, de représenter les différents courants de pensée dans une société, ait échoué à ce point? N’est-il pas curieux que seul un Joël Lightbound ait libéré la parole et se soit autorisé à interroger les politiques de son gouvernement?

Oh que oui. C’est très curieux. Analyser la démarche gouvernementale, sa cellule de crise, sa santé publique, c’est s’exposer à l’insulte, la méprise, à la censure, à une coupure d’aide ou une subvention dite « pandémique », au pire, c’est se faire appeler par une corporation professionnelle et même par le cabinet du premier ministre pour rectifier le tir. Au pire pire pire, c’est perdre son job! Oui, on a vu ça.


ET VOUS, VOUS AURIEZ FAIT QUOI LE 30 DÉCEMBRE 2021?

Il y a quelque temps, Mario Dumont lançait cette question au chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime. De voir Mario Dumont aussi emporté, le couteau entre les dents, aussi dérangé émotivement, à la télé, disons que ce n’est pas le traitement habituel qu’il réserve à la classe politique, mettons. Avec insistance, Dumont n’acceptait ni de laisser répondre calmement celui qui était jadis un de ces plus précieux conseillers (à l’ADQ), ni la réponse que ce dernier a tout de même réussi à offrir aux auditeurs dans les quelques secondes qu’on lui allouait.

Quelques jours plus tard, c’était au tour de Guy A. Lepage à Tout le monde en parle de soutenir que son invité ne répondait pas à la question « Mais qu’est-ce que vous auriez fait le 30 décembre? » Là encore, l’animateur de l’émission de variétés ne semblait pas intéressé à ce que Duhaime présente les trois principes de son programme pour refonder le système de santé. Ici aussi, l’animateur jugeait à tort qu’il n’avait pas répondu à la question.

Cette question m’a trotté dans la tête quelques jours. Je la sentais quelque peu trompeuse, mais je n’avais pas mis le doigt sur ce qui m’agaçait.

Je pense avoir trouvé.

UNE QUESTION POUR LAQUELLE ON NE VEUT PAS ENTENDRE LA RÉPONSE

De un, il y a dans ce « Et vous, vous auriez fait quoi le 30 décembre? » un petit ton qui laisse croire qu’on ne veut pas vraiment entendre la réponse, que personne n’aurait pu faire mieux que le gouvernement. Point.

Partagée par les supporters inconditionnels du gouvernement de François Legault, il y a aussi cette idée qu’il serait même dangereux, ne serait-ce que d’interroger la stratégie sanitaire gouvernementale. Selon eux, le danger serait d’introduire un doute chez le citoyen quant aux actions gouvernementales, ce qui diminuerait possiblement l’adhésion de la population aux mesures sanitaires. Comprendre ici que les gens doivent croire sans autre explication. On a appelé ça la « solidarité » et la solidarité, vous savez, ça s’impose au Québec. Littéralement ($$$) et verbalement.

En clair, quoique tu dises, quoique tu penses, « y’a personne qui aurait pu faire mieux ». Pourquoi poser la question alors?

L’autre truc pervers de cette question porte sur la fin de la question. Le « Qu’auriez-vous fait le 30 décembre 2021? » oblige la personne à qui on pose la question à hériter de tout ce qui s’est fait au préalable, ce qui est un non-sens.

Pour moi, la réponse à cette question est quelque chose que le gouvernement Legault aurait dû faire dès son arrivée au pouvoir: régler le système de santé, ce qui accapare la moitié des dépenses de programmes du budget québécois. Aucune solution n’est possible sans que ceci ne soit réglé. Le 30 décembre 2021, il était trop tard. Le gâchis était total.

DES ÉLÉMENTS DE RÉPONSE

Mais pour revenir à la question « Qu’auriez-vous fait à la place du gouvernement? » et pour terminer sur une note constructive, laissez-moi ajouter d’intéressantes propositions tirées d’un texte intitulé How to Save Science From Covid Politics.

Le virus se répand aléatoirement d’une région à l’autre sur la planète et est cyclique. Il y aura d’autres vagues. Est-ce qu’il y aura des variants plus ou moins virulents l’automne prochain? Personne ne le sait. Ce dont on se doute, c’est que notre gouvernement n’aura rien appris, trop occupé à préparer sa campagne électorale en vue des élections d’octobre prochain. Ce sera à nouveau le bordel.

Néanmoins, voici en gros quelques-unes des idées que l’auteur propose :

  • Identifier les plus vulnérables en fonction du risque (selon l’âge, par exemple)
  • Protéger les plus vulnérables avec des politiques plus ciblées. Exemple : Prioriser ces gens plutôt que d’opter pour des politiques mur à mur.
  • Libérer les moins vulnérables – Reconnaître que la santé publique des individus n’est pas limitée à la COVID.
  • Se porter à la défense d’un retour à la vie normale, particulièrement pour les enfants.
  • Apprendre des autres pays. Faire de la veille, de la pédagogie.
  • Se méfier des études non signifiantes (qui viendraient en appui à des décisions relevant essentiellement du politique)
  • Ne pas censurer le débat

Reconnaissons qu’on est loin de ça…

Une autre suggestion de lecture pour les intéressés est celle du Docteur Monica Gandhi. Parmi ses recommandations :

  • Abandonner les métriques basées sur le nombre de cas
  • Abandonner la politique uniforme du port du masque mur-à-mur.
  • Avoir des politiques de vaccination ciblées

CONCLUSION

Je termine ici en me voulant rassurante pour les Bazzo, Hachey et Grammond de chez-nous quant au danger des manifestants que vous jugez maintenant irrationnels, habitant dans un monde parallèle, en marge de la réalité, mais tout de même investis dans un parti politique…

Rassurez-vous. Les gens qui manifestent ne sont pas dangereux pour la démocratie. Ne pas reconnaître qu’au contraire, ils y participent, parce que vous ne saisissez pas leurs motivations est peut-être le vrai problème. Et si le fait qu’ils adhèrent à un parti qui veut les représenter dans l’enceinte du Parlement vous heurte, peut-être que le danger de déstabiliser nos institutions n’est pas là où vous le croyez.

Quant au bilan du gouvernement de François Legault en matière de gestion de la pandémie, il ne fait aucun doute qu’il a manqué de hauteur et d’un véritable sens de l’État. Et pour ma part, cela implique qu’on peut sérieusement se demander pourquoi il serait moins risqué de lui faire confiance pour tout autre chose.