Projet de loi 20: Essentiellement une question d’organisation du travail

Pendant que la meute médiatique fait porter l’attention du public sur les inepties communicationnelles de certains des ministres de l’équipe Couillard, et sur la pensée évolutive du premier ministre lui-même, les consultations publiques sur le projet de loi no 20 ont cours, projet de loi portant sur l’accès aux médecins de famille et aux médecins spécialistes. Je rappelle ici que grosso modo, 50% des dépenses de programmes vont à la santé et aux services sociaux. Ce n’est pas rien.

La stratégie du ministre de la santé Gaétan Barrette est claire: faire reconnaître aux parlementaires ainsi qu’aux acteurs du réseau qu’il y a bel et bien une « capacité inexploitée, dans le réseau financé par le public, de rendre des services de santé aux Québécois ». En d’autres termes, qu’avec le nombre de médecins au Québec et les fonds publics qu’on y injecte, il y aurait moyen d’assurer la prise en charge de tous les Québécois.

Sa vision: coercitive. Son argumentaire: on est rendus là. On a tout essayé et ça marche juste pas. Sa solution:  imposer une assiduité (obligation d’être présent et de répondre aux demandes de ses patients) et des quotas de prise en charge aux médecins de famille par exemple, sans quoi il y aurait une diminution de leur rémunération. Les chiffres utilisés (quoique tout cela serait défini dans une réglementation ultérieure au projet de loi – ce qui agace profondément tout le monde): 1000 patients si un médecin fait des AMP (activités médicales prioritaires en hôpital, CHSLD, etc.) ou 1500 patients pour un médecin de famille qui n’a pas à faire des heures en dehors de sa clinique. En clair, si les médecins ne sont pas capables de s’organiser eux-mêmes pour respecter ces quotas, il y aura une diminution de leur rémunération. On souhaite que ce désagrément les pousse à revoir leurs pratiques.

Son pari n’est pas sans risque: celui de croire que les médecins qui ne respectent pas leurs quotas seront effectivement incités à adopter de meilleures pratiques, ces meilleures pratiques étant connues, éprouvées et même existantes dans certaines cliniques au Québec: un « accès adapté » ou advanced access (vs. une pratique traditionnelle de rendez-vous pris longtemps d’avance), travail d’équipe, accès à des technologies facilitantes de prise de rendez-vous et de diagnostic, etc.

Autre risque: celui de croire que le système ne générera pas des coûts supplémentaires. Ne soyons pas naïfs; j’imagine déjà des technocrates du Ministère et de la RAMQ, des gens très très intelligents qui s’attelleront à « gérer » ces quotas, à définir la pondération des patients, et à pondre des systèmes informatiques dont les coûts seront nécessairement sous-évalués… La seule attribution d’une pondération à un patient me fait craindre le pire. Rien n’est simple dans le merveilleux monde de la gestion des systèmes informatisés du gouvernement du Québec.

Il est fort probable que les chiffres qu’utilise le Docteur Barrette pour démontrer la baisse du nombre d’heures des médecins de famille aient été truqués (faites ici une recherche sur « 117 » et voyez comment le président des Jeunes médecins du Québec en fait la démonstration).

Il est aussi difficile de ne pas reconnaître qu’une grande partie des problèmes d’accessibilité aux médecins ne soit pas la conséquence des mauvaises décisions d’un État qui, dans sa nature même, imagine pouvoir « soigner » un système par des méthodes de planification centralisée: obligation aux médecins de famille de faire des heures dans des hôpitaux (n’existe pas dans les autres provinces), plafonnement des revenus trimestriels, etc.

Tout cela dit, il est trop facile pour les organisations médicales de blâmer « le système », « le Ministère », le « manque de dialogue », etc. Je vous le dis franchement, les pleurnichements des Louis Godin de la FMOQ et de Charles Bernard, PDG du Collège des médecins: on en a marre! Parce que malgré les méthodes de calcul peut-être douteuses du ministre, un constat s’impose: les Québécois n’en ont pas pour leur argent.

Et il est possible de faire mieux. À cet égard, la présentation de la directrice de l’Association des cliniques de médecine de famille est des plus percutantes. En écoutant l’histoire d’une médecin mère de famille, on apprend que son passage d’un CLSC à une clinique pratiquant l’accès adapté a résulté dans une augmentation du nombre de ses patients de 1200 à 2600. Plus du double. Nombre d’heures travaillées par semaine: de 70 heures à 50 heures. Est-elle heureuse? Oui. Ses patients sont-ils heureux? Plus encore. Ils peuvent la voir beaucoup plus rapidement.

Tout ça pour dire que la façon de répondre aux besoins de la population québécoise n’est plus tant liée au nombre de médecins, à leur rémunération, ni même au fait que la profession se soit féminisée (tannée de l’entendre celle-là). Elle est intimement liée à l’organisation du travail et il semble qu’il y ait des cliniques qui savent mieux s’organiser que d’autres… même à l’intérieur d’une première ligne dont les médecins sont participants et rémunérés par la RAMQ.

Gaétan Barrette a raison de demander aux groupes participants à la Consultation publique de proposer des solutions. Le temps des complaintes a fait son temps; les publicités à grandes pages dans les journaux n’y changeront rien.

Cela dit, le Ministre Barrette ne pourra pas toutefois nier qu’il reçoit des suggestions de la part des gens qui défilent devant lui. Pensons par exemple à l’idée que la prise en charge d’un patient repose sur un groupe de professionnels qui travaillent en équipe plutôt que sur un médecin individuel. Ou encore de déréglementer et libérer progressivement les médecins de l’obligation des AMP pour se rapprocher davantage de ce qui se passe dans les autres provinces. Selon le docteur Gladu de l’AJMQ, par exemple, « dans les autres provinces, les autres médecins spécialistes, donc l’équivalent de nos 10 000 médecins spécialistes ici, font rouler les hôpitaux avec l’apport des médecins de famille, à hauteur de 20 % de leurs facturations. Ici, pour une raison qui est difficile à comprendre, les médecins spécialistes des hôpitaux au Québec ont besoin d’un apport de médecins de famille à la hauteur de 40 % de leurs facturations. »

«70 % des heures travaillées par les jeunes médecins se font en établissement, et le temps passé en établissement ne cesse d’augmenter. Les activités médicales prioritaires (AMP) existent seulement au Québec et sont en grande partie responsables de la piètre performance, en termes d’accès à la prise en charge par un médecin de famille, et le système actuel d’activités médicales… », raconte le président de l’AJMQ.

Pour l’heure, rien n’est prévu dans le projet de loi no 20 pour traiter de ce problème. Mieux encore, selon l’AJMQ, il suffirait de libérer progressivement les médecins de famille des AMP pour retrouver les 800 médecins manquants en cabinet par rapport à l’Ontario. Et puis, peut-on savoir pourquoi, exactement, les hôpitaux du Québec requièrent autant de médecins de famille comparativement à ceux d’ailleurs?

« Les CLSC à salaire ont échoué », selon l’AJMQ. « On sait très bien que nos CLSC sont très peu productifs », selon l’Association des cliniques de médecine de famille. Pourquoi ne pas transformer ces organisations en y introduisant des pratiques qui augmenteraient l’accessibilité de façon significative?

Bref, tout ça pour dire qu’il est bien dommage que des médecins participants à la RAMQ qui se disent autonomes et entrepreneurs ne trouvent pas le moyen par eux-mêmes d’améliorer leur pratique pour répondre au besoin d’accès criant des Québécois. Jusqu’à ce jour, ils ont réussi à convaincre les ministres de la santé du Québec qu’ils n’avaient pas de comptes à rendre à la population et qu’il était insensé de mesurer leur rendement. Malheureusement pour eux, leur crédit politique est épuisé et la population semble vouloir donner la chance au coureur Barrette.

Alors si j’étais eux, j’arrêterais de pleurnicher et je saisirais l’occasion pour donner un petit coup de téléphone à la Directrice de l’Association des cliniques médicales du Québec. Un investissement de ce côté-là serait probablement plus profitable qu’une publicité à grands coups de pages dans les médias.

Enfin, si j’étais le ministre Gaétan Barrette, je me poserais également une question ou deux. Si le but visé est d’améliorer l’accès, et donc les soins, et donc les actes médicaux, comment entend-il financer la croissance des coûts qui en découlera? Entend-il mettre fin aux plafonnements trimestriels, par exemple? Existe-t-il seulement encore? On me dit que non. Y a-t-il d’autres moyens qu’utilise le Ministère pour plafonner les revenus des médecins?

P.S. Je reviendrai dans un autre blogue sur le problème de financement des cliniques de médecine de famille.

22 réflexions sur “Projet de loi 20: Essentiellement une question d’organisation du travail

  1. Qu’on aime ou non le Docteur Barrette (et je serais plutôt dans la deuxième catégorie), il faut reconnaître que je n’ai jamais vu un Ministre de la Santé chercher des solutions avec autant d’acharnement…JAMAIS..Je ne dis pas que son approche (coercitive) soit bonne ou mauvaise,mais elle est audacieuse et met en évidence toute la détermination qui l’habite…
    Quant au plafonnement trimestriel dont vous parlez,Johanne,dans les faits,il n’existe plus réellement…c’est-à-dire qu’il a tellement été modifié que c’est tout comme s’il n’existait aps…
    Raymond Fortin

    • Mon billet portait sur la 1ère journée de consultations publiques du PL20. Si vous avez une idée des problèmes de fond, vous êtes libres de commenter de façon constructive.

    • Bonjour, je commente toujours de façon constructive, même si parfois, ma pensée est résumée afin de ne pas me répéter inutilement. En général (je dirais 85% du temps) je vais dans votre sens. Cette fois aussi, mais si je parlais de problèmes de fond (que vous connaissez) c’est parce que, selon ma perspective, rien ne servira à rien tant que cette gigantesque pyramide de Ponzi qu’est devenu le « modèle québécois » ne sera pas anéantie. Comment?
      – baisse immédiate des salaires des médecins de 35% à 80% (pour une semaine de 35 heures)
      – interdiction aux médecins de « s’incorporer »
      – baisse immédiate des salaires des juges, recteurs, chefs de police, etc. de 45% à 75%
      – baisse immédiate des salaires des policiers, infirmières, enseignants, fonctionnaires de 20% à 60%
      – baisse immédiate des salaires des pompiers, employés municipaux de 25% à 45%
      – réajustement immédiat des retraites à la baisse, dans la proportion de la baisse des salaires
      – aucun cumul retraite/salaire possible
      – aucun versement de retraite avant 63 ans
      – création d’un ordre des médecins parallèle (comme Reagan avec les aiguilleurs du ciel)
      – taxation des profits des banques
      – lutte réelle et efficiente contre la fraude fiscale et l’évitement fiscal
      – abolition immédiate de la formule Rand
      – Etc.
      En bref, mise au pas et contrôle des diverses mafias: syndicale, médicale, etc.
      Tant que ce ne sera pas fait (voir ci-dessus ou autres mesures draconiennes), le QC continuera à s’enfoncer dans le trou (créé et creusé aussi bien par les Libéraux que les Péquistes) et finira comme Haïti ou sous tutelle. Et tant que ce genre de mesures draconiennes ne sera pas prise, toute discussion de salon sera forcément stérile ou oiseuse, donc inutile, nulle et non-avenue. Les politiciens « traditionnels » sont bien connus et réputés pour leur « pelletage en avant » et tout le monde sait que le Québec est riche en pauvres et pauvre en riches (sauf les privilégiés identifiés ci-dessus).
      Je préfère partir avant, quitter le Québec. Je peux le faire et je le ferai.

  2. Avoir la capacité d’avoir une clientèle de 2600 patient ne tient pas juste de l’organisation mais aussi de la philosophie de pratique, et de la personnalité, certains sont plus vite ,certains sont plus lent…la qualité du service rendu pourrait à la limite être différente aussi…
    Il est inconcevable qu’on coupe de 30% un md pcq il prend 1/2h avec ses patients par souci de répondre à leurs questions et non pas par manque d’organisation.
    Et vous 1/2 heure par année avec votre md de famille , trouvez vous que c’est trop?

  3. Dans un système économique communiste le client est et sera toujours un fardeau. À l’intérieur de ce système vous pouvez bien faire toutes les réformes et réorganisations que vous voudrez ça restera toujours un fait. Le client n’est pas une désirable source de profit que les compétiteurs chercheront à attirer et satisfaire, il est une dépense dont on voudra se débarrasser soit en rationnant l’activité ou en offrant un service tellement pourri que les client fuiront d’eux même.

    La réforme Barrette n’est qu’une autre variation sur le même thème, si ça fonctionne (et c’est loin d’être certain…) plus de gens pourront voir un médecin ou en tout cas seront sur la liste, mais le service sera moins bon. Au bout du compte l’implosion lente du système de santé Québécois va se poursuivre, c’est normal c’est comme ça que finissent tous les système socialistes.

    • Oui, OK, vous avez raison. Excepté que ce système pourri cumule à la fois tous les désavantages du socialisme et tous les désavantages du capitalisme (financier). Avec des salaires de multi-millionaires pour les médecins, entre autres ignominies.

    • @Philippe

      Vous avez raison les médecins sont trop payés au Québec par rapport à notre niveau de vie, mais la chose est complexe.

      Normalement comme vous savez ce sont les forces du marché qui déterminent le salaire d’une profession, celui-ci doit être suffisant pour attirer et conserver la main d’œuvre dont on a besoin pour faire le boulot. D’un autre côté quand une profession est payante plus de gens y adhèrent ce qui fait éventuellement baisser la pression à la hausse sur les salaires, ce qui n’est pas possible ici parce que c’est l’état qui contrôle qui et combien entrent.

      Mais même dans un marché contrôlé par l’état comme la santé les forces du marché fonctionnent. Si le gouvernement crée la rareté en formant moins de médecins (parce que former ça coûte cher et que les frais sont subventionnés…) il doit ensuite payer plus cher pour conserver ses ressources qui auront alors beau jeu pour négocier.

      Certes le gouvernement peut décréter que les médecins vont gagner moins mais le risque est que plusieurs quitteront pour d’autres cieux ou prendront leur retraite et la rareté et les problème d’accès demeureront voire s’aggraveront.

      En fin de compte je ne serai pas surpris que tout ceci ne soit qu’un «remake» de la fois où on avait poussé plein de monde à la retraite pour équilibrer les libre. En fin de compte on revient toujours à la même chose, dans une système communiste la priorité ce n’est pas le client, c’est la survie de la machine!

    • Les « forces du marché » comme vous dites ne sont que le résultat de deux des innombrables et néfastes mamelles « made in QC », la couardise et le laxisme. Il y a effectivement (environ) de 20% à 30% de moins de médecins au Québec que dans d’autres endroits (pays, régions) d’Occident. Cependant, comme les salaires d’ici sont de de 4 à 8 fois supérieurs comparés à ces mêmes pays, il est facile d’en déduire ce qu’on pourrait « s’offrir » en nombre de médecins si ceux-ci étaient payés à des salaires raisonnables et réalistes.
      .
      Si j’étais au pouvoir, à tous les médecins qui brailleraient et menaceraient d’aller voir ailleurs (Ontario, C.B., Alberta, etc. ou même U.S.A.) je répondrais: Allez-y donc, on ne vous retient pas. Ils verraient qu’entre l’éloignement familial, le coût de la vie et des assurances, ils sont plus que « gâtés pourris » ici.
      .
      Et si j’étais au pouvoir, je ferais comme Reagan avec les contrôleurs aériens en 1981. Vous acceptez immédiatement les baisses de salaires (voir ci-dessus) [baisses de salaires à IMPOSER plus tard aux autres « fonctionnaires, comme détaillé plus haut] ou vous perdez votre emploi à moyen terme. Et d’ici là, je prendrais ces mesures:
      — abolition de l’ordre actuel des médecins de la liste des ordres professionnels
      — baisse immédiate des retraites correspondantes (voir mon autre « post » plus haut dans le même fil)
      — création d’un ordre gouvernemental exclusif
      — ré-embauche des médecins volontaires à « nouveau salaire »
      — embauche massive de médecins immigrants (fort heureux de doubler voire tripler leur salaire, même une fois les salaires québécois révisés à la baisse)
      .
      Un médecin généraliste québécois gagne presque 3,5 fois (trois fois et demie) le salaire d’un confrère européen, six ou sept fois plus pour un médecin spécialiste, trois fois plus pour un juge, deux fois plus pour un policier ou un fonctionnaire, trois fois plus pour une infirmière, etc.
      Et pour plusieurs de ces professions, un simple diplôme de secondaire ou un simple DEC suffit au Québec
      (infirmière, policier, fonctionnaire), là où, en Europe, on exige au minimum l’équivalent d’un DEC, d’un BAC
      (Baccalauréat universitaire) quand ce n’est pas une maîtrise (commissaire de police), un DESS, DEA ou un même un Doctorat.
      .
      En moyenne, les salaires varient donc du double au quintuple en faveur du Québec. Et ce pour des retraites
      mirobolantes et moins d’années travaillées… Tout simplement intenable. Quant au secteur municipal, les écarts sont encore pires et encore bien plus élevés en faveur du Québec. Et je ne parle même pas du salaire des députés, ministres ou autres. Il faut également savoir compter un minimum et bien se représenter cette ignoble catastrophe: une retraite « moyenne » de 45000 dollars versée annuellement par l’État (ou entreprise étatique) équivaut à un capital accumulé d’un million et demi de dollars, placés à 3% d’intérêts…
      PIB/Habitant (2011/2012)
      • Canada : 40000 $
      • Québec : 35000 $
      • France : 35000 $
      • Allemagne : 40000 $
      • Royaume-Uni : 36000 $
      Ces pays et régions ne sont pas très éloignés les uns des autres en terme de richesse; mais les écarts exposésci-dessus n’ont aucune mesure commune les uns par rapport aux autres ni aucune justification réelle. La principale explication que je vois est la puissance « séculaire » des lobbies (et le gouvernement leur laisse le champ libre) qui se comportent en véritables mafias locales, en rançonneurs, en pilleurs, bandits et autres voleurs de grand chemin.
      Et grâce à la trouille « fécale » qu’en ont et qu’en ont eu tous les gouvernements qui se sont succédés au Québec, la lâcheté viscérale et atavique de changer que ce soit à ces avantages et privilèges honteux de peur de représailles, la spirale infernale ne fait que s’aggraver avec le temps en nous précipitant au fond du gouffre.
      En toute impunité, chaque mafia/lobby en demande toujours plus, en exige encore davantage à chaque « négociation », chaque fois que possible et même si ce n’est pas possible. Et comme ça ne suffit pas, histoire de bien paraître et de se justifier, on ajoute l’injure à l’insulte en avançant des contre-vérités, des sornettes, des histoires à dormir debout et à noyer le poisson en se « comparant » avec d’autres zones géographiques, d’autres milieux (secteur privé, autres provinces, etc.), en clamant haut et fort que c’est « pour la qualité des services publics », « pour le bien du public », pour « plus d’équité », etc. Conneries par dessus conneries et imbécilités par-dessus imbécilités.
      .
      Qui, au bout du compte, va payer pour ces ignobles sangsues, ces infâmes profiteurs?

    • @Phillippe

      Les coupures que vous réclamez vont finir par se produire un jour, pas de gré mais de force, quand l’argent des autres ne sera plus là.

      Pour l’instant les rapports de force en vigueur au Québec ne permettre aucune réforme significative.

      La seule chose à faire, c’est d’en être conscient et de vous assurer que votre situation individuelle est viable.

      Pour le reste, un peu de popcorn et regardons le spectacle…

  4. Je n’ai pas de médecin de famille depuis 1998, 1/2 heure par année serait déjà un progrès; c’est donc dire que je me suis organisée autrement pour répondre à mes besoins sociaux.
    Beaucoup de mauvaises solutions ont eu cours depuis des décennies pour faciliter l’accès à un médecin de famille, avec les résultats que nous connaissons. D’autres à côté de nous semblent avoir une formule gagnante; qu’est-ce qui nous empêche de l’importer? NOUS N’AVONS PLUS LES MOYENS D’ÊTRE MÉDIOCRE. Tous ceux qui multiplient des messages pour s’opposer à cette réforme ont-ils mis autant d’énergie pour proposer des correctifs? Peut-être que réintroduire EFFORT et EXCELLENCE dans nos valeurs ouvrirait les portes de l’efficacité.

  5. Ah mais ils y sont presque ces communistes de la santé… une autre réforme … allez… ça devrait être la bonne… sans mécanisme de prix entre l’offre et la demande – tu ne peux PAS allouer les ressources LIMITÉES par définition de la manière dont les consommateurs de soins veulent ou sont prioritaires. Impossible. En quoi la santé est différente? Il faudrait nationaliser la bouffe aussi car tous le pauvres citoyens ont droit de manger non? Barrette peut réarranger les chaises sur le Titanic but this sucker is going down… L’état est massivement impliqué dans 2 secteurs principaux: la santé et l’éducation (sans parler de la monnaie que l’état imprime pour financer ces 2 secteurs à la con) – résultats: ça coûte cher, c’est inefficace et médiocre. Mais les gens en veulent encore… surtout ne laissez pas le méchant marché capitaliste dans ces 2 secteurs – ce serait la fin du monde… la technologie est entrain de venir à bout du cartel des professeurs en éducation – ça va arriver en santé – juste une question de temps.

  6. Après avoir empoché 215000$ de primes pour « prendre en charge » des patients pour quelques mois, voilà que ce cher Bolduc va encore nous siphonner de 155000$ parce qu’il se rend finalement compte qu’il préfère la pratique médicale!!! J’imagines qu’il va encore avoir droit à des nouvelles primes pour reprendre en charge les mêmes patients! Et Couillard qui verse une larme sur son sort! Quelle belle bande d’hypocrites. Vive la rigueur libérale.

  7. Habituellement l’argument du dollar est efficace. Vous travaillez moins, vous serez moins payé. Il faut au moins l’essayer. Ce sera bien nouveau pour nos chers docteurs et docteures. Le monde ordinaire connait bien cette pratique, pas de travail, pas de paye.

    • Md sont payé à l’acte donc slmt qd ils travaillent , c’est donc deja tel que vs l’entendez , la baisse de 30% est indépendante et va même toucher plus lourdement les md les plus consciencieux qui ne tournent pas les coins ronds et qui gagnent déja moins cher si vous
      Faites un équivalent en taux horaire , ce qui est tout à fait ridicule.
      Dr Barette se fait du capital politique , à partir d’une frange de population insatisfaite, de façon bien compréhensible, à partir d’une autre portion qui aime faire du Dr bashing, et d’ une partie qui ne comprend rien des enjeux. de quel côté êtes vous?
      Les dangers : exode au privé , déstabilisation dans les milieux hospitaliers, les spécialistes ne suffiront pas à la tâches et sincèrement ils n’auront pas l’expertise globale que certains omnis auront acquises, démoralisation des troupes, augmentation de la cadence en cabinet privé avec risque d’erreur… Risque que md déconseille à son pt d’aller à l’urgence alors que ce pourrait être requis à cause de la règle de l’assiduité.
      Le md va faire revenir plus souvent son pt pour de petite chose A CAUSE de la règle de l’assiduité, le Ministre s’immisce là où il n’a pas sa place cf dans la relation patient-médecin dernier bastion où l’on pensait encore avoir encore une liberté.
      La Fmoq a ajusté son message sur le temps en cabinet et le pr numéro mais c’est bien pire et plus que cela… Et non ce n’est pas qu’une question d’argent. Pour la plupart de mes confrères… Nous y pensons tous les jours… La situation est grotesque…

  8. Dr Perreault,

    Votre pt de vue est intéressant ms difficile à comprendre ac toute vos abbréviations! C’est de la déformation professionnelle je suppose ? C’est qqc que je n’ai jamais compris, pourquoi tolérons-nous que les MD écrivent des prescriptions illisibles ? Cela engendre des pertes de temps quand le pharmacien n’est pas capable de la déchiffrer et encore pire, des risques d’erreurs. Pour moi, c’est symptomatique du mépris des MD envers leurs patients et leurs collègues du domaine de la santé.

    • mme Perreault. J comp votre point de v. Mais je n’appr ps. J suis cert que vs travaill très fort, ca se voit. Pas ts méd comme vous.

  9. Mme Perreault,
    Vous pourriez avoir au moins la décence d’écrire les mots au complet, vous n’êtes pas sur « Facebook » ou sur votre IPhone ici. Votre message est difficile à décoder. Vous n’êtes pas dans votre cabinet non plus.
    Comment expliquez-vous qu’il y ait plus de médecins qu’avant et que les gens ont toujours de la difficulté à se faire soigner et qu’ils sont obligés d’attendre des heures et des heures à l’urgence?
    Pas plus de places qu’avant!

  10. l’exode au privé, je n’y crois pas. On fera tout un plat avec quelques médecins qui partiront mais la majorité est trop bien le système. Mon médecin est payé à l’acte mais je ne vois jamais la facture qu’il envoie. Quand l’électricien vient chez moi, je peux savoir ce qu’il a fait et le nombre d’heures. Alors les médecins ne me feront pas pleurer.

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